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Quelles stratégies pour mettre sa musique en téléchargement

Quelles stratégies pour mettre sa musique en téléchargement

Je l’ai dit et redit: barricader sa musique ne sert à rien, internet est un réseau et une musique écoutable est toujours copiable d’une manière ou d’une autre. D’autre part, est ce que le “pire-ratage” pour les artistes ce n’est pas d’être ignoré ? Donc plutôt que de lutter contre la copie, mieux vaut l’utiliser.  Nous allons réfléchir ici à quelques stratégies pour mettre sa musique en téléchargement et la diffuser de façon intelligente.

Avant de démarrer : SACEM vs licences libres

Il faut savoir que lorsque vous êtes « déclarés à la Sacem », il faut payer pour pouvoir diffuser votre musique. L’artiste qui veut diffuser sa musique paye, mais celui qui veut diffuser la musique de cet artiste paye aussi.

[EDIT voir commentaires]

L’inscription à la Sacem a un coût important pour un petit artiste qui ne peut espérer que peu de retours de collecte de droits. De plus ceux qui diffusent la musique de cet artiste payent aussi.

Du coup, c’est un frein important pour la diffusabilité de l’œuvre. Peu de gens sont prêts à payer pour diffuser la musique d’un autre. Par contre, des licences comme les Creative Commons permettent une libre diffusion tout en gardant la paternité de l’artiste. Nul besoin de payer, ce qui donne un coup de fouet à la diffusion de l’artiste.

Où mettre sa musique en téléchargement ?

Il faut que vous soyez là où votre public est déjà:

  • plateformes d’écoute en ligne: itunes, jamendo, last.fm, deezer. Ce sont des lieux dédiés à l’écoute de musique. Il y a beaucoup de choix et cela peut être dur d’être repéré, mais c’est quand même important d’être présent pour vous donner une chance d’être écoutés.
  • réseaux sociaux: myspace, facebook, skyblogs, twitter… Ce sont des lieux de passage, de discussion et de détente importants, comme les cafés en ville. Vous pouvez toucher beaucoup de gens ici. Mais comportez vous de manière sociale. Il ne vous viendrait pas à l’idée de rentrer dans un café et de bombarder aveuglément tout le monde avec vos prospectus ou de leur crier dans les oreilles que votre musique est la meilleure. Comme dans la vie réelle, repérez les personnes les plus susceptibles d’être intéressées et/ou de relayer vos infos, puis engagez la discussion.
  • réseaux p2p: BitTorrent, Emule, … ce sont des lieux ou les gens téléchargent de la musique. Cela peut donc être intéressant d’y être et d’y placer certains morceaux. L’écrivain Paolo Coehlo s’est piraté lui même avec un certain succès. N’oubliez pas de mettre des infos sur le groupe et un lien vers le site dans la description du fichiers et aussi dans l’archive contenant la musique, ça permettra aux gens de revenir vers vous plus facilement.
  • site de partage de vidéos: youtube, dailymotion. Un autre endroit populaire et de rencontre que de plus en plus de gens utilisent. En plus le fait d’avoir des images ou vidéos apporte un plus à la musique. Pas besoin d’avoir forcement une vidéo hyper léchée (vous pouvez faire un diaporama ou mettre une vidéo de concert) mais attention par contre à avoir un son correct, sinon vous ferez fuir tout le monde. Essayez surtout d’être originaux (Voir des conseils pour créer une vidéo virale).
  • sites de diffuseurs: BnFlower, blogueurs, … ils sont intéressés par la musique et veulent vous aider à diffuser la votre. BnFlower est une communauté de diffusion prescriptive dont les membre ont pour but de promouvoir des musiciens qu’ils apprécient. Il y a aussi de nombreux blogueurs qui partagent leurs goûts en ligne. Repérez les prescripteurs qui sont susceptibles d’être intéressés par votre son et envoyez leur un message personnalisé (et non un copier/collé) avec un moyen d’écouter votre musique. S’ils aiment ils vous feront beaucoup de promotion !
  • web radios: une piste que je n’ai jamais explorée, mais je pense qu’il doit y avoir un filon ici: démarcher des webradios et leur proposer de découvrir votre musique pour qu’elles la diffuse. Certaines webradios comme Sing Sing (la meilleure webradio du monde et de St-Malo) ont des auditeurs très fidèles et très à l’affût de nouveautés.
  • votre site web / blog: le point central de votre stratégie de diffusion. Votre musique doit être absolument facile à écouter (et éventuellement à télécharger). Ça semble évident, mais de nombreux sites de musiciens ne proposent pas ou peu de musique à écouter. Pour avoir souvent galeré à chercher à écouter des morceaux sur des sites d’artistes, il m’arrive maintenant de chercher directement le myspace d’un artiste pour être sur de pouvoir écouter sa musique sans tourner en rond. Choisissez une solution qui fonctionne sur la plupart des navigateurs et ne nécessite pas de plugins spéciaux pour écouter.
  • dans la salle de concert: proposez aux gens de repartir d’un avec un ou plusieurs de vos morceaux de l’album ou bien de l’enregistrement du live sur leur clé USB. Ils viennent d’entendre la musique, ils ont aimé, si vous leur donner du matériel, il y a de grandes chances qu’ils continuent à la faire tourner sur leur platines chez eux, la fassent découvrir à leur entourage et continuent à danser :-) .

Quelles stratégies pour la diffusion

Je trouve dommage de surprotéger sa musique, autant je trouve aussi dommage de mettre sa musique en téléchargement sans réfléchir avant à une façon de le faire. Il y a pour moi deux idées clés à garder en tête dans une stratégie de diffusion:

La première idée, c’est de tout faire pour faciliter l’appropriation et la diffusion de votre musique par vos fans. Les gens qui vous aiment peuvent et veulent vous aider de multiples façons. Aidez les à vous aider.

La deuxième idée, c’est d’être en contact avec vos fans, parler, écouter, discuter, échanger. Comme vous, ce sont des êtres humains qui aime discuter avec ceux qu’ils apprécient et avoir des nouvelles de temps en temps. Arrêtez le monologue, soyez à l’écoute et engagez une vraie discussion. Vous serez étonné de toutes les choses intéressantes que vous découvrirez.

Quelles stratégies pour mettre de la musique en téléchargement

  • simple téléchargement libre: le plus simple, les gens écoutent en ligne ou téléchargent. Le format doit être mp3 (universel) mais vous pouvez aussi proposer une qualité supérieure (formats wave ou ogg). Les gens prennent, peuvent copier sur leurs baladeurs mp3, téléphones et échanger avec leurs amis.
  • téléchargement après inscription: vous demandez aux gens qui téléchargent leur contact et quelques informations avant de les laisser télécharger. C’est ce que fait Nine Inch Nails. Cela permet de se constituer un carnet d’adresses important et d’annoncer ses nouveautés (nouveaux morceaux, nouveaux concerts, …) à un public ciblé.
  • mettez des morceaux complets, pas des extraits: Un extrait est frustrant. Si on aime, on veut l’écouter jusqu’au bout et le partager. Une chanson complète aura des chances d’être copiée et donnée à des amis. En revanche il y a peu de chances qu’un extrait soit diffusé, car ça vaut rarement le coup.Même si vous ne voulez pas mettre beaucoup de musique en téléchargement, mettez au moins une chanson complète.
  • sortir des news à intervalles réguliers: rien de tel pour garder le contact, les fans savent à quoi s’attendre et reviennent vous voir, ne vous oublient pas. Rien de pire que de faire une grosse com’ puis de tous laisser tomber au bout de 3 mois sans donner de nouvelles. On revient une ou 2 fois sur le site, puis quand on voit que rien ne bouge, on se dit que le groupe est mort et on passe à autre chose.
  • sortir des épisodes musicaux à intervalle réguliers: regarder la stratégie originale de Uniform motion pictures, c’est simple, c’est bon esprit et c’est bien fait. Ça donne envie de faire découvrir à d’autres. L’idée ici c’est de « casser » le format CD, 10-12 titres, sur un album qui ne sort que tous les ans au mieux, sortir de la musique sur la durée, avec un format original (vidéo + graphisme) suscite la curiosité des fans et aide à conserver l’intérêt dans la durée.
  • originalité, remix, détournements, humour, … le public aime les surprises, les idées originales, regardez les points qui vous caractérise et utilisez les pour vous différencier des autres. Chacun est unique. Jouer avec vos forces, mais aussi vos faiblesses…
  • observez et écoutez: regardez les statistiques de musiques écoutées et téléchargées, les vues de vidéos. Écoutez ce que les gens disent ou demandez leur directement.

J’ai mis beaucoup de possibilités dans cet article. Certaines fonctionneront mieux pour certains artistes que pour d’autres. A vous de faire vos choix et vos essais. Combinez certaines de ces stratégies selon vos besoins et vos capacités pour maximiser vos chances de toucher vote public. L’idée générale étant de tisser un filet sur internet en étant partout où les auditeurs passent ou s’arrêtent pour permettre à « ceux qui ne savent pas encore qu’ils adorent votre musique » de la découvrir. ;-)

Vous avez déja essayé certaines choses dans ce sens ? Vous pensez à d’autres idées ?

13 Comments

  1. Bonjour, qu’entends-tu par « L’artiste qui veut diffuser sa musique paye » ? je suis membre de la SACEM (ouh le vilain) et de la SACD depuis très longtemps (pour ce qui est de la Sacem c’est vrai que ca peut quelquefois poser problème, par ex un petit label « underground » qui aimerait produire et diffuser un disque de toi mais n’a pas les moyens de payer les droits à la Sacem, ca m’est arrivé), j’ai fait depuis environ 25 ou 30 ans des centaines ou milliers de concerts, spectacles musicaux ou transdisciplinaires, été diffusé sur France Musique ou Inter ou FIP ou web radios françaises et étrangères, et de ma vie je n’ai JAMAIS eu à payer pour diffuser ma musique, absolument jamais (ce sont les programmateurs qui te font jouer _ ou pour la radio et la télé les diffuseurs _ qui payent). Je tenais à préciser ce point pour rétablir les choses, et d’autre part à te féliciter et remercier pour ce blog et pour son but. Pour ce qui est du débat sur la musique qui devrait être gratuite pour tous -(une chose m’amuse en passant, ceux qui sont absolument pour et qui écrivent par ailleurs poésie ou littérature sur le web sont très pointilleux et quelquefois carrément menacants en ce qui concerne LEURS droits d’auteur, j’ai parcouru en tant qu’amateur de ces disciplines assez de blogs pour pouvoir l’affirmer, je ne parle pas de toi évidemment)-, il faudrait plus de place et je n’ai pas le temps maintenant, mais j’aimerais un jour en parler car j’ai une réticence certaine face aux consensus massifs et béats qui empêchent de réfléchir un peu sérieusement, et j’ai lu assez d’énormités, contre-vérités et arguments simplistes, et constaté une tellement énorme méconnaissance de la réalité du terrain, sur Techcrunch et à peu près partout ailleurs, un seul refrain, pour ne pas avoir envie de réagir (je ne défends pas la politique des gros labels ni celle du gouvernement bien sûr, mais je n’aime pas non plus l’absence de réflexion moutonnière curieusement liée + ou – discrètement aux porte-monnaie, pourtant souvent largement ouverts quand il s’agit de payer très cher des anti-virus et firewalls, comme me le faisait remarquer un réparateur informatique très sympa). Pour finir et revenir au débat initial, Myspace c’est bien pour se faire connaître, mais pour les musiciens Facebook (dont perso je n’aime pas du tout l’esprit) est devenu incontournable pour les capacités de communication qu’il offre (avec les groupes et les évènements, beaucoup + efficaces souples et réactifs que sur Myspace, et les « Pages »), et il faut être sur les 2, et Twitter, je le sens depuis un peu + d’un mois, va quitter le cercle « geek » et devenir grand-public très rapidement. Amitiés, Marin.

  2. Hello Marin

    Merci de ta fidélité et de ton commentaire.

    A propos de « L’artiste qui veut diffuser sa musique doit payer »: c’est une remarque très juste.

    C’est un raccourci un peu trop rapide et je m’en excuse. Dès que j’ai un peu plus de temps, je poste un nouveau commentaire pour développer le fond de ma pensée…

  3. je suis un jeune rappeur de montreal et j’aimerais mettre mes morceaux en telechargement dans itune etc…

  4. @Dreacks: Pour les plateformes de vente type iTunes, voici des pistes:

    Regarde cet article de ZikNblog: Être référencé sur iTunes sans les frais d’intermédiaire.

    Une autre piste, c’est de passer par le service Yozik qui en plus de la création de boutique en ligne permet aussi de mettre tes morceaux en ligne sur plusieurs réseaux de téléchargement

    Le service Tunecore permet aussi de mettre de la musique sur iTunes et Rhapsody, Amazon mp3 et d’autres….

    Bebo est un site du style MySpace ou les artistes peuvent créer leur page, poster musique ou vidéos. Les musiciens vendre leur musique sur le iTunes music store.

    Pour les plateformes d’écoute, Jamendo, Deezer & Lastfm, je pense qu’il faut s’inscrire directement chez eux.

  5. @Marin: j’ai un peu plus de temps pour te répondre maintenant.

    Le contexte d’écriture de l’article:
    - un article sur les stratégies de téléchargement
    - peu de temps
    - un manque d’objectivité évident ;-) (je n’aime pas vraiment la Sacem, pas la fonction de collecte de droits pour les artistes qui est très utile, mais l’institution conservatrice, monopolistique et la façon dont elle fonctionne)

    Quand je disais « il faut payer pour pouvoir diffuser votre musique. » je pensais notamment à l’inscription à la sacem qui coûte 120€.

    Pour un artiste très diffusé, c’est peu pour la collecte des droits. Pour un petit artiste c’est payer bien cher pour diffuser sa musique (sous entendu sans crainte que quelqu’un fasse de l’argent dans son dos). Bien sur l’adhésion à la sacem n’est pas obligatoire, mais pour beaucoup le font par crainte de perdre leur paternité. Mais comme ils ne sont diffusés nulle part, ils payent, mais ne gagnent rien.

    J’avais aussi en tête les freins à la diffusion qui a mon avis représente un coût indirect et important pour les petits artistes.

    J’aurai donc du parler du coût important que représenter pour un petit artiste l’inscription à la sacem. Je corrige l’article en conséquence.

    Bref désolé pour ce raccourci et merci de l’avoir pointé.

    Pour revenir au sujet initial, je serai intéressé d’en savoir plus sur ton expérience de musicien que ce soit avec la sacem ou dans l’utilisation de myspace, facebook, ou twitter. Serais tu prêt à écrire des articles pour Toc-Arts ?

    Le but initial de Toc-Arts c’est les partage d’expériences pour le bien de tous. Je pense que l’intérêt c’est justement de multiplier les points de vues particulièrement sur des sujets ou il y a des désaccords (la sacem, le téléchargement, …).

    amitiés

  6. Bonjour lilious, excuses le retard de ma réponse (en fait c’est ce soir que j’ai vu ton message sur Twitter, où j’ai la mauvaise habitude d’oublier la plupart du temps de lire les messages directs..), tu sais je n’aime pas non plus la Sacem, sa stratégie monopolistique, l’opacité de son fonctionnement financier, le fait qu’ils fassent « travailler » ton argent en le plaçant (d’où le délai de paiement aux artistes) et donc en se sucrant sur ton dos. Il faudrait d’ailleurs aussi parler de la Spedidam et de l’Adami, censés défendre les intérêts des interprètes, mais qui ont, je le sais de source sûre, un train de vie pharaonique. En fait c’est la SACD (pour les musiques écrites pour les arts de la scène, danse, théâtre, opéras../et cinéma) que je trouve la plus honnête et transparente, il faut aussi payer une adhésion annuelle, moins chère que la Sacem, mais je leur fais confiance, ils rénumèrent mieux et travaillent mieux et + vite que la Sacem – j’ai pu comparer car dans certains cas on peut déclarer au choix soit à la Sacem soit à la SACD – alors qu’ils sont beaucoup moins nombreux. Mais sinon je trouve normal – je crois avoir compris que toi aussi – qu’il y aie des droits d’auteurs pour les compositeurs (merci Beaumarchais), de même que pour les photographes, écrivains, poètes etc , car c’est un gros travail d’écrire de la musique, beaucoup de temps, sans parler du reste, c’est à dire de tout ce qu’il faut faire pour que cette musique soit jouée et entendue, et là c’est énorme. Que ceux qui peuvent se permettre financièrement de se passer totalement des droits d’auteur (soyons clair, seuls quelques artistes en France peuvent vivre de leurs droits d’auteur, mais pour ceux qui tournent un peu c’est un petit complément bienvenu qui aide à survivre) et utilisent certaines licences Creatives Commons qui ne leur apportent aucun centime d’euro le fassent, c’est vraiment leur droit et ca ne regarde qu’eux, mais dans ce cas précis ne pas la jouer « rebelle », car quand on fouille un peu on constate qu’ils passent (ou ont passé) sagement leurs examens et thèses de musicologie ou autre à la Fac et s’assurent (ou se sont assuré) un avenir tranquille de fonctionnaire, rien de mal à celà mais ca n’a rien à voir avec la situation d’un musicien qui peut du jour au lendemain se retrouver sans un centime devant lui, on ne peut pas jouer sur tous les tableaux c’est juste ce que je voulais dire… Voilà, là je n’ai pas du tout le temps mais si un jour je l’ai je répondrai à ta proposition avec plaisir, bravo encore pour ton blog, amitiés, Marin.

  7. Pour quelqu’un qui n’as pas de temps, tu écris des longs commentaires… ;-) j’aurai presque pu faire un article avec ce commentaire :-)

    L’autre problème c’est le nombre d’agences, il y SACEM, SACD, SPEDIDAM, ADAMI, mais il y a aussi le SESAM qui s’occupe des droits des artistes multimédia… chacun avec leur règles, leurs papiers, ….

    « c’est un gros travail d’écrire de la musique, beaucoup de temps, sans parler du reste, c’est à dire de tout ce qu’il faut faire pour que cette musique soit jouée et entendue, et là c’est énorme. »

    C’est pour ça que je pense que pour un artiste qui démarre, la sacem est un frein à la diffusion et ne rapporte rien.

    Par définition, un artiste qui démarre n’est pas diffusé, donc pourquoi donner de l’argent à la sacem pour collecter des droits de diffusion inexistants ?
    Et l’inscription à la sacem est un frein à la diffusion, donc un frein de plus à la découverte de l’artiste par le public. Dans ce sens, les creative commons peuvent être une bonne idée pour démarrer.

    Pour un artiste plus connu et dont la musique est diffusé en revanche c’est différent. La, ça a du sens que quelqu’un recense les diffusions et collecte les droits.

    Après chacun doit trouver son équilibre, le musicien qui travaille à coté ou celui qui ne fait que ça et doit trouver le moyen de vivre de sa musique à plein temps.

    Tiens pour en finir sur la sacem, une autre raison pour laquelle j’ai une dent contre cette institution:

    Il y a quelques temps, j’ai participé a l’organisation de plusieurs concerts au sein d’une association de bénévoles.

    Notre but était de fournir une scène a des groupes locaux et régionaux et une entrée accessible et pas chére au public (5€! pour 3-4 groupes).

    Plusieurs fois, alors qu’aucun de nos groupes n’étaient à la sacem, nous avons du payer une somme forfaitaire de ~60€ . Et encore c’était le tarif concert en salle, en plein air c’est plus cher.

    Je comprends qu’il soit plus facile pour eux de faire payer un forfait. Mais 60€ pour une petite association, c’est de quoi défrayer un groupe…

    Et donner 60€ a une grosse boite comme la sacem alors qu’on fait jouer de petits groupes ou seulement parce qu’on joue quelques chansons d’un CD entre 2 groupes, je trouve ça excessif, injuste, et arriéré.

    S’ils sont la pour aider les artistes, comme ils le disent, il faudrait donc qu’un jour ils se remettent en question (on peut rêver ;-) )

    Bref, on continuera la discussion au cours des articles suivants… ;-)

    à bientôt

  8. Oui, là je suis entièrement d’accord avec tes arguments, à + , Marin.

  9. sur WowYoOo, premier réseau social
    Hip-Hop Français sur Ning !
    Partagez vos informations,
    musiques images
    et videos avec vos amis et vos fans, de plus chattez en direct sur le site !

  10. Bonjour,
    Merci pour cet article très intéréssant.
    J’aurais quand même une demande d’approfondissement :
    Tu parle de « téléchargement après inscription » et c’est ce qui m’interesse fortement.
    As tu des exemples de sites internet qui proposerait ce genre de services?
    Je m’explique, je suis artiste notre prochain album va sortir en e-téléchargement gratuit, simplement j’aimerais pouvoir imposer la collecte d’information afin de créer une base de donnée.
    Quelles solutions s’offrent à moi?

    Merci de ta réponse,

    Musicalement,

    Thomas

  11. Il y en a plusieurs mais Bandcamp est le plus connu. Sur un projet récent (http://bijouxdefamille.fr) j’ai utilisé WordPress avec l’extension « Easy digital download » qui permet de faire la même chose. Je compte écrire un article décrivant cela dans le détail quand j’aurai le temps.

  12. bonjour lilian, je suis un rappeur africain, et je veux poster mes sons sur le net. Du coup je me démande où et comment les poster pour que les fans puissent télécharger facilement et gratuitement.
    Aide nous stp

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