Twitter et la rencontre d’un groupe musical : une approche originale

Un groupe de musique utilise twitter pour rencontrer ses fans et créer une relation différente avec eux: “Nous avons choisi de rencontrer les gens en tête-à-tête plutôt que via le traditionnel agencement artiste/public », poursuit le duo. « En suivant notre localisation sur Twitter, les personnes pouvaient nous trouver et nous approcher, on utilisait cette opportunité pour distribuer nos écrits et parler de nos projets pour 2009 avec nos fans. À la fin du festival, nous avons trouvé des versions photocopiées ou usagées de nos manuscrits originaux entre les mains de centaines de personnes. Nous considérons cela comme un formidable succès”.

Voir l’article: Twitter et la rencontre d’un groupe musical

Approche intéressante qui favorise avant tout la relation et l’interactivité avec les fans. Ce n’est pas sans rappeler ce que disait Paolo Coehlo à propos du futur du livre:

« le futur du livre n’est peut être pas dans des objets comme le Kindle ou les e-books, mais dans l’interactivité entre les lecteurs et l’auteur autour du livre. Certains pensent que dans le futur les gens pourraient payer non pour le livre, mais pour les discussions et l’univers associé au livre ».

Ça vous inspire quoi ?

Artiste contre Hadopi: Orbor persifle et signe

Contre la loi Hadopi, qui veut enrégimenter internet au nom des artistes, Orbor, chanteur 2.0 se bat en utilisant le web et sa musique. Après avoir sorti une première video qui pose des questions sur le piratage et les artistes, Orbor récidive et sort une nouvelle chanson en détournant une vidéo des artistes qui chantent pour les restos du coeur pour faire entendre son point de vue. Il continu a proposer sa musique gratuitement (en écoute sur son site et sur demande email) car il pense que artistes et gratuité peuvent faire bon ménage.

Artistes contre hadopi, pas tous des enfoirés comme Orbor
Orbor appelle, les « enfoirés »,les artistes dépendants et indépendants à se désolidariser de cette loi « création et Internet » sous peine de boycott massif et légitime des internautes. A force de lire leurs arguments, il ressort qu’il est insultant de les traiter de pirates et qu’ils n’ont jamais mis autant d’argent que maintenant dans la musique. Tout le monde sait maintenant que c’est la dématérialisation de la musique et non le piratage qui fait baisser le CA de l’industrie du disque. Que se passera-t-il dans un an quand 100000 internautes seront privés de net et que leur CA baissera encore, on dira la répression tue les artistes ?

Cordevocalement
Orbor, chanteur 2.0

Loi contre le piratage: le point de vue d’un artiste 2.0

Au moment où l’on débat une nouvelle fois d’une loi contre le « piratage » (la fameuse Hadopi), voici un point de vue intéressant. Il s’agit d’un argumentaire de Orbor, chanteur et artiste indépendant, « très connu du petit public ».

Je l’appelle « Artiste 2.0 » car, comme dans la philosophie du Web 2.0, il pense ouverture plutôt que fermeture et partage plutôt que contrôle. Il a déjà lancé des initiatives web originales comme un parodie de la vidéo de David Blaine ou propose d’envoyer gratuitement par mail son album « Tais toi et chante ».

Il revient en vidéo et en musique avec une critique humoristique et originale qui fait avancer le débat:

Je n’ai pas discuté de Hadopi avant, tellement il me semble évident qu’une telle loi est inutile et d’avance vouée à l’échec. Internet est un réseau mondial décentralisé et toute tentative de contrôle centralisé est vouée à échouer tôt ou tard (et la Chine me direz vous? Je vous dirai que leur filet va craquer tôt ou tard, mais c’est un autre débat…)

Il me semble que Orbor pose de très bonnes questions que les politiques et les industriels, mais aussi les artistes devraient tous se poser… :

  • En défendant l’industrie du disque, Hadopi défends elle les artistes ?
  • les internautes sont ils des pirates ou des nouveaux consommateurs ?
  • Est ce que le « pire-ratage » pour les artistes ce n’est pas d’être ignoré ?
  • Les artistes eux mêmes ne seraient ils pas les plus gros consommateurs de fichiers ?
  • Quel est le rôle de l’état dans la politique culturelle ?
  • Quel peut être le rôle d’internet pour les artistes ?

Ça ferait avancer la réflexion et nous économiserait une nouvelle loi dépassée avant même d’être votée.

PS: si comme moi vous avez bloqué sur les textes, repassez vous la vidéo et écoutez aussi les paroles ça vaut le détour 🙂

Vous avez dit piratage ? Quand le gratuit fait vendre.

Voici un article de Numérama sur le piratage et la vente de musique. Contrairement à ce qu’essaye de faire croire les industriels de la culture, le téléchargement n’est pas foncièrement mauvais pour les artistes. J’avais déjà parlé du piratage et de ses effets positifs sur l’économie, de Paolo Coehlo qui piratait ses propres livres et en vendait plus, voici un exemple de plus qui démontre comment le piratage peut augmenter les ventes:

L’album le plus vendu sur Amazon en 2008 était aussi offert gratuitement
Peer-to-Peer –

Distribué sous licence libre sur les réseaux P2P, l’album Ghosts I-IV de Trent Reznor figure en tête des albums les plus vendus en 2008 sur la plateforme de téléchargement d’Amazon aux Etats-Unis.

« La gratuité c’est le vol« , accusait Denis Olivennes dans un pamphlet qui lui a valu quelques mois plus tard de présider les accords de l’Elysée sur la riposte graduée avec les maisons de disques et les fournisseurs d’accès. « La gratuité c’est des ventes« , pourrait aujourd’hui lui rétorquer Trent Reznor, le très engagé leader de Nine Inch Nails (NiN).

Son album Ghosts I-IV est tout simplement l’album qui s’est le mieux vendu sur la plateforme de téléchargement d’Amazon en 2008, alors-même que Reznor l’avait placé sous une licence Creative Commons pour autoriser son téléchargement et son partage sur les réseaux P2P. Au moment de sa sortie, les internautes pouvaient télécharger gratuitement les neuf premiers morceaux de l’album au format MP3 320 Kbps, avec livret PDF gratuit de 40 pages et autres goodies. L’ensemble des 36 morceaux étaient ensuite vendus ensemble sur Amazon pour 5 $ seulement. Des formules premium entre 10 $ et 300 $ permettaient ensuite aux fans d’obtenir des versions plus riches, jusqu’au coffret Ultre-deluxe dédicacé par Trent Reznor, limité à 2.500 exemplaires.

Partisan du partage de fichiers, l’artiste qui avait quitté Universal pour protester contre la politique de lutte contre le piratage menée contre ses fans avait mis lui-même les neuf premiers morceaux de l’album sur les sites de liens BitTorrent. Dès la première semaine, il a pourtant enregistré 1,6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un résultat probablement très inférieur aux sommes totales collectées par l’artiste, puisqu’il reste encore très téléchargé sur Amazon, et a lancé avec succès d’autres initiatives. Il s’est notamment associé avec Tapulous pour proposer des morceaux de son album sur une version dédiée du jeu Tap Tap Revenge pour iPhone.

Après ça, il sera difficile pour les maisons de disques de prétendre que les licences libres ou la gratuité tuent le marché du disque. Mais elles continueront à le faire puisqu’ici, aucune maison de disque n’a le moindre contrat avec NiN, qui encaisse la majeure partie du chiffre d’affaires en limitant au maximum le nombre d’intermédiaires. Ce qui lui permet de proposer un album de 36 chansons à seulement 5 $, lorsque la plupart des artistes touchent moins de 2 euros sur un album vendu 16 euros dans le commerce. A méditer.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Voici donc une approche originale qui cherche à accompagner les changements liés à internet plutôt que de les combattre aveuglement.

Pour finir je vous conseille de relire l’article « Mieux que gratuit, le business model réinventé » où Kevin Kelly pose des questions interessantes sur la nouvelle économie numérique: L’Internet est une machine à copier. Que faire lorsque les copies sont gratuites ? Vous devez vendre des choses qui ne peuvent être copiées !

Un artiste peintre sur la toile

didier-leveille1Didier LEVEILLE est un artiste peintre qui a ouvert son blog et il semble être très content de son expérience. Voici le récit qu’il en a fait sur le site zevillage. Cela pourra intéresser les autres artistes peintres.

 » Voilà maintenant plus de deux ans que Xavier a ouvert mon blog au sein du village. Moi qui étais très sceptique devant la moindre boite à mails et encore plus frileux pour surfer sur les eaux profondes du web et bien me voilà converti et plus que cela encore, complètement adepte.

Il y a bien des gènes de gourou chez l’ami Xavier et j’en suis une preuve vivante. Je le remercie donc pour ce coup de pouce, voire une claque dans le dos.

Je reconnais toutefois être un être faible et je me suis très facilement laissé prendre au jeu. Grisant et même un peu mégalo de pouvoir présenter son œuvre à toute la planète.

Je ne suis pas un télétravailleur au sens propre du terme, mais depuis que j’écris des articles et publie des images sur mon travail d’artiste peintre, grand nombre de mes contacts et de mes clients me viennent par le blog.

Il est aussi une vitrine fantastique par laquelle je peux m’auto exposer et ce dans le monde entier et 24h/24 !

En 2007, le blog a frôlé les 100 000 visiteurs, robots compris et il aurait même pu les atteindre si Google n’avait pas remis à zéro son référencement des images (ce qu’il fait régulièrement chaque année à la même époque).

Voilà pourquoi je suis très reconnaissant et enchanté de faire partie de votre communauté.

Ne reste plus qu’à faire plus ample connaissance. Alors Zevillageois(es) je vous dis @ bientôt. »

Didier LEVEILLE.

Le blog de Didier LEVEILLE.

Lien: Comment se faire connaitre en tant que peintre ?

Michèle Wolff, artiste peintre dans le Sud de la France nous donne ses conseils pour se faire connaître en tant qu’artiste peintre !

« Je m’appelle Michèle-Chantal Wolff alias Michane et je vais vous expliquer mon parcours du combattant en tant qu’artiste peintre, avec les bonnes comme les mauvaises choses qui arrivent lorsque l’on cherche à se faire connaître en tant que peintre… »

-> Comment se faire connaitre en tant que peintre ?

Artistes 2.0: la musique multimédia d’Uniform motion pictures

Y a t-il une alternative au parcours classique enregistrement studio, pressage de CD et sortie d’album ? Uniform Motion Picture est un collectif d’artistes toulousains qui fusionnent musique, vidéo et bande dessinée avec un concept original: sortir un album sous forme de série internet multimédia.

Une musique multimédia

Le principe: lors de l’enregistrement des chansons, ils filment des séquences live tandis qu’un graphiste dessine une histoire.

Comme pour une série télé, ils sortent ensuite des épisodes à intervalles (plus ou moins) réguliers sur leur site internet. Chaque épisode contient une nouvelle chanson fraîchement mixée et téléchargeable au format mp3, accompagnée d’une mini BD à feuilleter en écoutant la chanson et une vidéo de l’enregistrement.

Voici la vidéo d’un de ces épisodes:

Voir l’épisode entier (vidéo + mp3 + livret)

La musique d’Andrew Richards accompagné de Trevor O’Neill-Walsh et de quelques autres invités se laisse bien écouter et les dessins de Renaud Forestié rajoutent une bonne ambiance.

Pour info, l’album a été enregistré au studio CDM par Marc Dubézy et Damien Dumont et le film réalisé par Soline Rampillon.

Cette approche originale leur a permis de se faire repérer: ils ont eu droit à une citation sur i-Télé.

Conclusion

Une bonne zique, des dessins sympas, un concept original avec une collaboration et une fusion des genres, tout m’a bien plu. Au final rien d’extravagant, mais une bonne idée et surtout une bonne exécution. Vous en pensez quoi ?

L’interactivité entre auteurs et lecteurs est elle l’avenir du livre ?

« Le futur du livre n’est peut être pas dans des objets comme le Kindle ou les e-books, mais dans l’interactivité entre les lecteurs et l’auteur autour du livre. » Paolo Coehlo.

Quel avenir pour le livre papier à l’heure du numérique ? C’est la question que les auteurs et éditeurs se posent de plus en plus. Le livre papier a t-il de l’avenir ou bien va il être supplanté par le livre numérique ? Bien qu’elle soit pertinente je trouve que cette question limite la réflexion autour d’autre modèles économiques.

Livre papier OU numérique ?

Ça discute ferme en ce moment dans l’industrie du livre avec la sortie d’un rapport en France sur l’avenir du livre à l’heure du numérique. Vous pourrez d’ailleurs retrouver un dossier sur le livre 2.0 sur NonFiction.fr.

En gros on retrouve les mêmes questions. Quels sont les nouveaux supports de lecture, quels sont les modèles économiques associés, il faut développer une offre légale, protéger la propriété intellectuelle, bla bla bla…

Je trouve cette discussion intéressante, pourtant j’ai l’impression que tout le monde se focalise trop sur le « numérique contre papier » au lieu d’essayer de voir comment l’un pourrait compléter l’autre.

Livre papier ET numérique !

Heureusement on voit certains expérimenter de nouvelles approches. J’avais déjà parlé de Paolo Coehlo qui utilise les nouvelles technologies (blog, BitTorrent, Twitter, widgets, …) pour augmenter l’interactivité avec ses lecteurs.

Un autre exemple intéressant est celui de Cory Doctorrow. Co-auteur sur Boing-Boing, l’un des blogs les plus populaire du net, il s’est fait connaître en tant qu’écrivain en laissant ses œuvres en téléchargement libre. Ses livres se ont tellement bien diffusé en ligne, que sa notoriété lui a ensuite permis de les publier et de les vendre en format papier. Son livre Dans la Dèche au Royaume Enchanté,  vient ainsi d’être traduit et publié en France.

Un autre exemple qui montre comment le multimédia peut aider le papier: Le Wall Street Journal a publié récemment un article qui décrit la façon dont certains éditeurs utilisent la vidéo pour faire ce qu’ils appellent des “Book Trailers”, c’est à dire de courtes vidéos qui relatent le thème d’un livre dans un format proche des bandes-annonces de film. Ce système de promotion est tellement prometteur qu’HarperCollins, un des plus gros éditeurs, a même été jusqu’à bâtir son propre studio pour concevoir ses bandes annonces.

Vidéo + livre = book trailer

Alors a quoi ressemble ces « Book Trailers »? L’un des meilleurs exemple est la bande annonce du livre “The Shock Doctrine” écrit par Naomi Klein et dont le film a été réalisé par le talentueux réalisateur mexicain Alfonso Cuarón et son frère Jonas Cuarón.

Ce film a connu un énorme succès: plus de 600 000 vues sur YouTube et des nominations dans des festivals de cinéma ! En fait, ici la bande annonce n’est pas un publicité, mais plutôt un mini documentaire qui explique la thèse centrale du livre et permet de faire rentrer le public dans l’univers de l’auteur. Un site internet ShockDoctrine.com riche en informations permet ensuite aux visiteurs de démarrer/continuer la réflexion amorcée autour du film et du livre et de les faire rentrer plus profondément dans l’univers de l’auteur.

L’interactivité entre les lecteurs et l’auteur, et après ?

Naomie Klein a ainsi crée un univers multimédia vidéo-livre-site internet où ses lecteurs et elle se rencontrent et interagissent. Ce n’est plus simplement un livre qu’on lit et qu’on referme avant de passer à autre chose. La relation entre l’auteur et sa communauté se poursuit bien après la lecture.

Notez que comme dans la vision de Paolo Coehlo, le produit vendu (le livre papier ou numérique) n’est pas le plus important en soi. Ce qui est important c’est l’univers autour de ce livre et la relation qui se crée entre l’auteur et son public. A partir de cette relation d’autres choses découlent: une communauté se crée, la fidélité des lecteurs et plus forte et certains d’entre eux deviennent des créateurs ou même des diffuseurs qui travaillent pour l’auteur. Certains vont créer des vidéos, des revues du livre, d’autres vont faire de la diffusion prescriptive, c’est à dire une recommandation active et ciblée du livre à leur entourage.

L’avenir du livre reste à imaginer

Autant je suis un fan enthousiaste des nouvelles technologies, autant je crois que le livre papier a encore de beaux jours devant lui. Et si le numérique peut compléter le livre papier, je pense qu’il ne le remplacera jamais complètement.

Alors arrêtons de les opposer et réfléchissons plutôt comment ils peuvent se compléter, quels pourraient être le(s) nouveau(x) modèle(s) économique(s) pour que chacun, écrivains et lecteurs y trouvent leur compte.

Dans l’exemple de Naomie Klein, le numérique a contribué à favoriser les ventes pour un produit traditionnel: le livre papier. Mais comme l’envisageait Paolo Coehlo, on peut aussi imaginer que dans le futur les gens pourraient payer non pour le livre, mais pour les discussions et l’univers associé au livre, comme dans les jeux vidéo en ligne où le consommateur paye une somme pour entrer dans l’univers du jeu.

Tout reste à inventer…

Vous avez des idées sur le sujet ?


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