Du DIY au DIT: La coopération pour la culture et aller vers une culture de la coopération

Si la tendance actuelle est au DIY (do-it-yourself), je pense que le futur sera le DIT (do-it-together), une réinvention du faire ensemble, non pas comme le faisaient les entreprises traditionnelles, mais une collaboration en réseau ouvert entre artistes et autres artistes, fans, partenaires, professionnels, amateurs, … où les moyens sont mutualisés, les informations partagées, les contenus réutilisés. Des artistes comme Amanda Palmer, Trent Reznor ou Uniform Motion préfigurent/prototypent ce genre de nouveaux modèles. Pourtant ces nouveaux modes de collaboration ne sont pas évident et il faut apprendre à penser et à agir autrement.
Pour aller vers cette culture de la coopération et la mettre au service de la culture, voici une liste de ressources librement réutilisables sur le travail collaboratif en réseau ouvert.

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Pourquoi il est temps de se préparer à quitter Facebook

Cela fait deux ans que je vois Facebook devenir de plus en plus comme Myspace et que j’entrevois son déclin. Aujourd’hui un nouvel argument me pousse à vous prévenir: préparez votre sortie !

De la fin de Myspace…

Quand j’ai commencé Toc-Arts sous sa forme blog en 2008, Myspace était au sommet de sa gloire. Bien que le site avait un design « discutable » et était d’un usage pas si aisé que ça, il avait réussi à attirer une communauté musicale très riche et c’était un élément essentiel pour tout musicien et programmeur, LE lieu ou tout le monde pouvait trouver et écouter un groupe.

Mais déjà à l’époque je critiquais ce service qui pour moi avait accumulé trop de mauvais choix et ne pourrait pas redresser la barre. Même si je ne l’ai jamais écrit et que je donnai des astuces pour son utilisation, alors indispensable, j’entrevoyais sa mort prochaine, j’informais sur ses défauts et essayai de trouver des alternatives à Myspace (Artistes 2.0: Pourquoi vous devez absolument NE PAS utiliser MySpace, Nouveau design de MySpace: le même fouillis en version 2.0, Alternatives à MySpace pour les musiciens: tousenlive.com). Aujourd’hui même si le site existe encore et ses pages sont toujours bien référencées, le « réseau social » affiche un encéphalogramme plat.

…A la fin de Facebook

Aujourd’hui Facebook est au sommet de sa gloire, plus d’un milliard d’utilisateurs actifs, des milliards de bénéfices, un incontournable… et pourtant depuis deux ans je vois les mêmes signes de déclin que Myspace avant son effondrement. Vous aurez peut être remarqué que Toc-Arts ne possède pas de page Facebook. C’est un choix délibéré.

Trop d’info, trop de pubs, trop de « bruit », la fuite des jeunes, l’arrivée des parents et la fuite des jeunes, la maturation du web et la concurrence d’une nouvelle génération de plateforme nées sur les mobiles, plus ergonomique, plus spécialisées, des effets psychologiques pervers, une lassitude, une culture de trahison des utilisateurs sur l’autel du profit qui est ancrée dans les gènes de l’entreprise depuis sa naissance,  … je vois de nombreuses raisons qui me font dire que Facebook va subir une mort à la Myspace.

J’aurai voulu écrire un article très construit et argumenté pour vous expliquer pourquoi je pense cela . Mais essayant de toujours bien documenter et rendre accessible mes articles, l’écriture d’un article moyen me prends généralement 4h, celui ci m’aurait pris au moins le double.

Pour rester simple je vais m’arrêter sur le point le plus important.

Faire sa promotion sur Facebook est de plus en plus compliqué

Aujourd’hui sur Facebook, il y a plus d’infos que jamais. Il y a plus de deux ans je vous avertissais de la mise en place du filtre edgerank qui masquait une partie des mises à jour de vos amis, et donc d’une partie de vos mises à jour auprès de vos amis.

Je vous expliquai que

Pour que vous ne soyez pas noyés par la quantité énorme de contenus publiés par vos contacts, Facebook utilise un système de filtrage qui décide quels sont les contenus que vous voyez s’afficher dans votre flux global d’actualités (le mur que vous voyez en vous connectant).

Ce filtre appelé Edgerank observe vos gouts, vos habitudes et détermine quels sont les contacts les plus importants pour vous et quels sont les contenus qui devraient apparaitre plus souvent que d’autres.

Conséquence lorsque vous publiez, en pratique vous n’êtes vraiment visible que pour les personnes qui sont particulièrement intéressées par vous. 

(…) Conséquence pour les artistes et les assos et tous ceux qui font de la promotion sur Facebook: la plupart des messages que vous postez ne ne sont pas vus par vos contacts.

Aujourd’hui vous avez du remarquer que vous ne voyez plus les mises à jours de certains de vos amis. Si vous gérez une page Facebook pour votre promotion vous avez du noter que le pourcentage de personnes qui ont vu vos mises à jour chute de plus en plus. En parallèle les boutons vous permettant de « promouvoir » vos mises à jour (= payer pour diffuser) sont de plus en visibles.

« Quand c’est gratuit, c’est vous le produit »

Facebook « c’est gratuit et ça le restera toujours ». C’est ce ce que l’on vous dit quand vous signez. Seulement, sachez aussi que sur Internet il y a un adage qui dit que « Quand c’est gratuit, c’est vous le produit ».

Comme la majorité des sites et services web, Facebook finance entièrement ses (énormes) coûts par la publicité. Facebook traque le moindre de vos faits et gestes, interactions, pages, images, vues, liens cliqués à la fois sur le réseau social, mais aussi sur tous les sites tiers utilisant un module Facebook que vous visitez.

Ceci pour pour dresser un profil et vous fournir de la publicité « ciblée » que vous êtes plus susceptible de cliquer. Or, depuis son entrée en bourse Facebook a accentué/accéléré sa stratégie de monétisation.

Depuis plus d’un an, les mises à jour postées par des propriétaires de pages ne touchaient plus que 15-20% des abonnés de ces pages. Si vous vouliez touchez les 80-85% restant de vos abonnés, il était conseillé de « promouvoir » (=payer de la publicité) vos mises à jour (Lire Facebook Wants You To Pay To Talk To Your Fans).

Je répète au cas où vous n’auriez pas compris: vous faites de la promotion pour votre page Facebook afin que vos fans s’abonnent, sans préavis Facebook décide que seul un cinquième de ces abonnés sur cinq pourra voir les mises à jour que vous postez sur votre page. C’est embêtant mais heureusement, en payant, tout s’arrange et si vous filez un pot de vin à Facebook, vous pouvez de nouveau être visible (temporairement) auprès de vos abonnés.

Fin de la récré

C’était pas terrible, ca ne s’arrange pas car les choses risquent bientôt d’empirer pour tous ceux qui font de la promotion sur Facebook.

Selon le site ValleyWag qui cite une source (anonyme) connaissant bien la stratégie marketing de Facebook, le réseau social serait en train de modifier son système ce qui aurait pour effet de ne permettre aux propriétaires de pages de ne toucher que 1-2% de leur abonnés (Lire Facebook is about to make everyone pay « Facebook va bientôt faire payer tout le monde »).

En pratique si vous avez 1000 abonnés, seuls 10 à 20 verront vos mises à jours !

Bien sur, encore une fois, vous pouvez payer… si vous en avez les moyens, car à chaque fois il vous faudra débourser quelque chose… Sinon ça reste gratuit, oui, mais sans garantie de visibilité…

Même si l’information est à prendre au conditionnel (ValleyWag est plus un magazine sur les personnalités et les ragots de la Silicon Valley, qu’un journal d’investigation) la menace est réelle.

Le site Musformation.com a pris la chose assez au sérieux pour annoncer que vous devriez arrêter des bâtir une communauté de fans sur Facebook (Why You Should Stop Trying To Build A Fanbase On Facebook).

mise a jour 14/04/14: d’autres rapports de baisse de visibilité confirment, le site Boom qui possède 155 000 fans annoncent des mises à jours 400 vues (soit moins de 1%) alors qu’a une époque il en avaient 60 000 avec moins de fans. voir http://www.booooooom.com/2014/02/25/end-facebook/

Sur Facebook, vous ne possédez pas vos contacts.

Tout cela nous ramène à l’importance du choix des outils et de votre (in)dépendance vis à vis d’eux.

Si pour une raison quelconque, Facebook décide de fermez votre page, vous perdez tout vos contacts.

Si comme beaucoup de groupes de musique vous utilisez un profil perso pour votre groupe (chose interdite par les règles d’utilisation de Facebook) Facebook est en droit de fermer ce profil et la aussi vous perdez tout (c’est ce qui était arrivé à Wax Taylor qui avait failli perdre ses 146 000 contacts).

Si vos fans décident de quitter Facebook et ne reviennent plus, la encore vous perdez les contacts.

Si Musformation vous conseille d’abandonner Facebook et d’utiliser des outils plus effectifs comme Twitter ou Youtube qui restent gratuits, ce la ne résous pas le problème : la encore, ce n’est pas vous qui possédez pas les contacts de vos fans mais la plateforme.

Reprenez votre indépendance

Bien sur les résseaux sociaux sont utiles, mais n’oubliez jamais leur limites. Si vous batissez une communauté de fans sur Facebook, il est à mon avis temps de focaliser sur votre site web et votre mailing list. C’est le seul moyen d’avoir une activité pérenne.

Il ne s’agit pas seulement de votre carrière à court terme. Si vous êtes bon dans ce que vous faites vous pouvez espérer tisser une relation avec vos fans pour une vie entière, une base de contacts qui grandira et sera de plus en plus utile au fur et à mesure du temps au lieu d’une campagne de pub qui vous oblige à payer chaque fois.

Il est aujourd’hui très facile de faire un site web gratuit ou pour un cout très faible avec WordPress. En fait WordPress.com à tout ce qu’il faut pour devenir le nouveau Myspace. Dans WordPress il est possible d’ajouter en quelque clics un module pour pouvoir ajouter un formulaire d’abonnement et proposer à vos fans de s’inscrire.

Mais contrairement à Facebook il est très facile de sortir de WordPress.com pour créer votre propre site utilisant le logiciel libre WordPress. Vous n’êtes donc pas pieds et poings liés.

Des outils comme MailChimp ou Bandcamp vous permettent aussi de collecter des mails et gerer une liste d’envoi (et d’exporter vos données).

Préparez vous à quitter Facebook

Alors oui Facebook est encore incontournable, mais préparez vous dès maintenant à des alternatives, commencez à reprendre votre indépendance, car sinon vous risquez de vous retrouver rapidement coincés.

Personnellement, je donne entre deux et 5 ans a Facebook avant qu’il ne commence à ressembler à Myspace. Rendez vous dans 5 ans pour voir où on en est 😉

 

Modèles économiques pour les artistes: quels modèles pour la culture libre ?

Comment est il possible de financer la création culturelle tout en autorisant le partage ? Lionel Maurel (aka Calimaq), juriste, bibliothécaire et spécialiste du droit d’auteur et des biens communs étudie depuis longtemps les modèles ouverts. Dans cet article il revient sur son travail en cours de documentation des modèles économiques des projets sous licences libres. Point intéressant il s’attache a essayer d’identifier les particularités liées à chaque domaine (musique, cinéma, photos, livre, …) ou les problématiques sont différentes et les modèles ne peuvent pas être exactement les mêmes.

Cet article initialement a été publié le par sous Licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 non transposé

7 modèles économiques pour l’Open dans l’Art et la Culture

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Des modèles économiques ouverts dans l’art, pari impossible ?

Je me souviens clairement d’une discussion que j’ai eue avec un producteur de films qui soutenait que les licences libres ne pouvaient réellement fonctionner que dans le domaine des logiciels et des encyclopédies en ligne. En dehors des logiciels libres et de Wikipédia, la création culturelle, qu’il s’agisse de livres, de films, de musique ou de jeux vidéo, présentait  selon lui de trop fortes spécificités pour autoriser la mise en place de modèles économiques viables, capables d’assurer une diffusion de l’oeuvre au public et de rémunérer les créateurs.

C’est sans doute en partie à cause de cette conversation que j’ai accepté de me joindre au projet Open Experience, initié par Louis-David Benyayer dans le cadre de Without Model en partenariat avec Mutinerie à Paris. L’idée consiste à organiser des soirées thématiques pour réfléchir collectivement sur la question des modèles économiques de l’Open, dans différents secteurs (Logiciel, Science, Manufacturing, Data, etc). La première soirée aura lieu le 21 janvier prochain et sera consacrée à l’Art et à la Culture.

Une cartographie et 7 modèles économiques

Cet événement est pour moi l’occasion d’essayer de dresser une cartographie détaillée des différents modèles économiques repérables dans les multiples champs de la création : films/vidéo, musique, livres, photographie, jeux vidéo, télévision, presse. Sous le terme d’ »Open », je me suis concentré sur des projets qui placent les créations sous des licences libres ou des licences de libre diffusion, notamment les licences Creative Commons qui sont les plus répandues.

Ce panorama est le résultat de la veille que je conduis en matière d’usage des licences ouvertes depuis plusieurs années :

Create your own mind maps at MindMeister

A la lumière de cette cartographie, on peut constater que de nombreux expériences ouvertes existent en matière de création culturelle, bien au-delà des seuls domaines du logiciel libre et des encyclopédies, avec toute une palette de modèles économiques.

Chaque champ de la création (musique, cinéma, édition, jeux vidéos, etc) possède ses propres spécificités, mais on peut repérer quelques modèles récurrents :

  • Le recours au crowdfunding (financement participatif), qui permet aux créateurs de faire financer leur projet en amont de leur réalisation directement par le public, en contrepartie de quoi ils s’engagent à libérer leurs oeuvres sous licence ouverte. Cette formule passe par l’intermédiaire de plateformes comme Kickstarter aux États-Unis, Ulule ou KissKissBankBank en France.
  • Le recours au crowdsourcing dans lequel le public est invité cette fois à produire des contributions au niveau du contenu, généralement rassemblées sur une plateforme ou un site (Exemple : Flickr pour la photographie).
  • Des modèles de désintermédiation qui permettent de raccourcir la chaîne de diffusion des oeuvres afin que les créateurs puissent entrer en relation directe avec leur public, sans passer par les intermédiaires classiques de la création (éditeurs, producteurs, diffuseurs, etc). (Exemple : Bandcamp pour la musique).
  • Des modèles de double diffusion dans lesquels les versions numériques des oeuvres sont offertes gratuitement sous licences libres, tandis que des supports physiques continuent à être commercialisés (Exemple : l’auteur de romans Cory Doctorow).
  • Différentes formules de « Freemium » dans lesquels l’oeuvre « brute » est mise en partage gratuitement par le biais d’une licence ouverte, tandis que des versions enrichies ou des services liées à l’oeuvre sont proposés contre rémunération (Exemple : le modèle économique hybride du film Le Cosmonaute).
  • Des modèles jouant sur la réservation de l’usage commercial. Ici, on s’écarte de l’approche du « libre », puisque les licences autorisent la circulation des oeuvres, mais pas leur usage commercial et c’est la monétisation auprès d’acteurs économiques qui assure un modèle économique, tandis que les particuliers sont autorisés à partager l’oeuvre (Exemple : le photographe Trey Ratcliffe).
  • Différents modèles de dons, soit directement effectués par le public au profit des créateurs, soit versés à une structure comme une association ou une fondation, sans but lucratif, organisant la création des contenus (Exemple : la plateforme Humble Bundle pour le jeu vidéo).

 

La carte heuristique ci-dessus contient de nombreux exemples concrets, avec des liens pour explorer les diverses branches.

Elle vous est proposée en mode wiki afin que vous puissiez y contribuer d’ici au 21 janvier. N’hésitez pas à suggérer d’autres exemples et à participer à l’élaboration de ce panorama !

Les limites de l’open dans l’art et la culture

Au-delà de ce travail de repérage et de classification, un des aspects qui m’a aussi intéressé consiste à repérer les limites ou les blocages rencontrés par la démarche de l’Open en matière de création culturelle. Et là aussi, on se rend compte que ces limites varient grandement selon les secteurs de la création.

Dans la musique par exemple, il pourra s’agir de la difficulté à s’articuler avec les systèmes de gestion collective des droits, qui sont très importants pour les créateurs du secteur. Pour le cinéma, les blocages tiennent plutôt au fait qu’il est difficiles pour les créations sous licence ouverte de bénéficier des aides à la création, essentielles dans ce secteur et d’entrer dans les circuits de distribution classique, notamment la diffusion en salles. Pour le livre, c’est plutôt l’absence de plateformes centralisées permettant aux auteurs de gagner en visibilité qui fait défaut (il n’existe pas encore de Bandcamp du livre, par exemple). D’autres secteurs, comme la presse ou la photographie se heurtent à des difficultés de monétisation qui affectent de manière générale ces filières sur Internet et qui frappent aussi bien les projets classiques que les projets libres.

Plus largement, on peut repérer que les projets « ouverts » commencent à rencontrer la concurrence de démarches initiées par les filières classiques des industries culturelles, articulant le gratuit et le payant. Or tous les modèles économiques de l’Open reposent en dernière analyse sur des déclinaisons du modèle du Freemium : offrir certaines choses gratuitement pour en monétiser d’autres. Mais aujourd’hui, cette « tactique hybride » se retrouve, parfois à très large échelle, mise en oeuvre par la culture « propriétaire ». Par exemple, des sites de streaming musicaux comme Deezer ou Spotify misent largement sur une forme « d’ouverture », qui ne se traduit pas par l’usage de licences libres, mais permettent un usage gratuit très large de contenus. Dans le domaine du jeu vidéo, l’explosion du modèle des Free-to-play repose lui aussi sur une forme d’ouverture, sans pour autant que des jeux très populaires comme League of Legends ou World of Tanks soient en Open Source.

Quelque part, cela montre qu’il existe de l’Open au-delà de l’Open au sens juridique du terme : le chanteur coréen Psy par exemple a crowdsourcé le pas de danse du Gangnam Style et il a volontairement laissé circuler le clip de sa chanson sur YouTube pour la faire gagner en popularité et monétiser cette circulation par le biais de la publicité. Il y a bien ici une forme d’ouverture, alors que l’on reste dans un système classique de « Copyright : tous droits réservés ».

L’Open dans le secteur culturel subit donc aujourd’hui une forme de « concurrence » par l’évolution des industries culturelles, qui s’adaptent peu à peu à l’environnement numérique en récupérant sa logique. Sans doute pour trouver un second souffle, l’Open en matière d’art et de culture doit-il aujourd’hui miser sur l’adhésion à des valeurs et notamment le fait de pouvoir tisser grâce à l’ouverture juridique des relations privilégier entre les créateurs et le public ?

C’est ce type de questions que nous voulons creuser avec vous à l’occasion de la soirée du 21 janvier. Au-delà de la présentation de cette cartographie, nous organiserons une table-ronde avec l’auteur de nouvelles Neil Jomunsi, porteur du projet Bradbury et Camille Domange du Ministère de la Culture. Without Model proposera également des ateliers collaboratifs pour inventer des modèles économiques autour de créations ouvertes.

Et il y aura également une surprise, très particulière, autour d’un invité de marque… Je ne vous en dis pas plus que ce tweet !

[tweet https://twitter.com/WithoutModel/status/421357467881058304]

Illustration de couverture : TipJar par Brij

 

A propos de l’auteur:

Lionel Maurel, Juriste & bibliothécaire lionel

Par thesupermath. CC-BY-SA. Source : Wikimedia Commons, remix by Guénaël Boutouillet)

  • Décrypte et analyse les transformations du droit à l’heure du numérique : #PropriétéIntellectuelle #Droitd’Auteur#Droitdel’Internet #Droitdel’Information, #DroitdelaCulture#CultureLibre #LicencesLibres #LibertésNumériques #EditionNumérique
  • Traque et essaie de faire sauter (y compris chez lui) le DRM mental qui empêche de penser le droit autrement
  • Engagé pour la défense et la promotion des biens communs, de la culture libre et du domaine public
  • Veut rendre à l’intelligence collective tout ce qu’elle lui donne, notamment ici :twitter.com/Calimaq /http://fr-fr.facebook.com/Calimaq
  • Co-fondateur du collectif SavoirsCom1, politique des biens communs de la connaissance
  • Administrateur de La Quadrature du Net, organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet
  • A eu le grand honneur de tenir une chronique hebdomadaire sur le site d’information OWNI, durant l’année 2012
  • Conservateur des bibliothèques, en poste à la Bibliothèque d’Histoire Internationale Contemporaine (BDIC) – Université Paris X Nanterre : http://www.bdic.fr/

Le Bibliothécaire. Par Arcimboldo. Domaine public.

Le Bibliothécaire. Par Arcimboldo. Domaine public.

Je suis également formateur sur les questions juridiques et numériques, pour divers organismes de formation professionnelles (ENSSIB, Mediadix, CNFPT,  etc). Voyez mes supports de formation sur Slideshare.

http://scinfolex.com

Donner sa musique reste le meilleur moyen de la vendre

La plateforme de marketing musical Topspin vient de livrer des données sur ce ce que rapporte un fan en moyenne à un groupe. Cela semble confirmer que la mailing list reste un bon moyen de vendre sa musique et au dela, que donner sa musique reste le meilleur moyen de pouvoir la vendre.

 

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Charly & Sa Drôle de Dame, le musicien DIY qui sort des sentiers battus.

Retour sur le parcours de Charly & Sa Drôle de Dame, musicien DIY qui trace sa voie hors des sentiers battus. Je vous avais déja parlé de Charly et de ses concerts à la maison. Suite à son dernier clip, qui en musique revient sur sa démarche non conventionnelle, je voulais revenir sur son parcours. Coup de chance, Numérama a déjà fait un bon travail, que je republie ici:

 

 

Article initialement publié par Numérama  sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Charly & Sa Drôle De Dame : Artiste ? Mieux, artisan

Il confectionne lui-même, à la main, les pochettes des différents volumes de son album qui, ensemble, forment un sémaphore. Il ne se produit jamais dans les bars mais directement chez ses fans qui veulent bien l’accueillir. Charly & Sa Drôle de Dame, qui a décidé de se passer de maisons de disques, a choisi d’assumer son statut d’artisan. Et de le défendre avec fierté, et talent.

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Il s’appelle Charly, et il ne se sépare jamais de sa « drôle de dame », une guitare née à Boston en 1890. Charly & Sa Drôle de Dame sort aujourd’hui le troisième volume de son album L’ART-IF-ICE, qui est au moins autant un projet musical qu’une déclaration d’indépendance à l’égard des maisons de disques, y compris des labels indépendants.

« Faire de la musique son métier est un réel choix de vie. C’est accepter d’être sur le fil constamment et de parfois tomber. Et la meilleure façon de ne pas trop tomber, c’est de trouver son propre équilibre, son propre modèle« , explique-t-il à Numerama. « La maison de disques aura forcément plus de facilité sur de nombreux domaines (communication, promo, réseaux, attaché de presses, radios, etc…) par rapport à l’artiste indé. C’est pour ça que ça me parait toujours aberrant de voir des indés bosser leurs projets comme des majors… ça ne sert à rien de se caler sur leurs stratégies« .

Alors, au moment où les producteurs luttent pour continuer à exister dans une nouvelle ère où il devient impossible de vivre de la seule musique enregistrée, Charly a fait le pari du Do It Yourself (DIY), de l’artisanat au plus proche de son public, de ses clients. Il fait tout lui-même, de l’interprétation au mixage, en passant par la promotion de son album ou la réalisation du coffret. « L’avantage de l’artiste DIY, c’est justement la polyvalence, la flexibilité. Ce n’est pas plus facile mais différent. On communique autrement, on rencontre différemment. Notre communication fait partie de notre création. C’est un peu comme les hypermarchés et les maraîchers« .

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« Cassons les codes ! »

Pour redonner du sens artisanal à l’objet dans un monde où la musique est dématérialisée, les trois pochettes de L’ART-IF-ICE, finement confectionnées à la main, peuvent être réunies pour former un sémaphore. Ceux qui souhaitent l’acheter devront payer 30 euros. Les autres peuvent se contenter de payer ce qu’ils veulent pour télécharger les chansons, même zéro euro.

« Je préfère que les gens se procurent mes chansons gratuitement que pas du tout. Et puis il y a cette idée de participation active qui me plait. Le fait de choisir son prix est plus engageant que de se contenter de mettre un produit étiqueté dans un caddie« , explique Charly.

Plus radical encore, Charly & sa Drôle de Dame ne se produisent jamais dans les salles de concert ou les bars. « Communiquer, devoir convaincre pour remplir soi-même un lieu qui payera les musiciens au lance   pierre, au black ou à coups de « 2 boissons par musicien, pas plus j’ai dit!!! », tel est le combat quotidien d’un groupe en développement. C’est le serpent qui se mord la queue… Gérant de salles ET musiciens qui acceptons ces conditions sommes responsables de cette absurdité« , dénonce-t-il. A la place, Charly propose des concerts en appartement. « Petit, grand ? peu importe la taille. Une dizaine d’amis ? Invitez-les et je   viendrai jouer chez vous ! Une petite heure d’apéro et de discussion, puis le concert commence puis on retrinque, on regrignotte et on rediscute !« . Là encore, pas de tarif fixé à l’avance. Un chapeau circule à la fin du concert, pour remercier l’artiste. Pour récompenser l’artisan.

« Soyons curieux. Inspirons-nous de tous les domaines (musique, arts plastiques, cinéma, pubs, marques, artisans) pour nous enrichir et trouver notre propre modèle. Cassons les codes« .

C’est tout cela ce que raconte son nouveau clip, qui est en réalité un documentaire sur son expérience de DIY, qui a débuté en 2011 sur Ulule, avec la levée de 560 euros de dons auprès des internautes :

Article initialement publié par Numérama  sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

 

De la préhistoire au streaming, tour d’horizon de la distribution de musique

Dans cette présentation très complète, Andy du groupe Uniform Motion retrace l’histoire de la distribution de la musique, afin de mieux comprendre le contexte actuel du streaming et du téléchargement.

Outre l’historique qui remet bien les choses en contexte, on y trouve beaucoup de chiffres très interessant sur les différentes sources de revenus issues du streaming (Spotify, Deezer, mais aussi Youtube), le role et l’attitude des sociétés de collecte de droits, …

La présentation est en CC-BY-SA, qui permet sa réutilisation, à condition bien sur de citer la source et d’écouter sa musique 😉

Fora do Eixo un réseau culturel collaboratif distribué

Au Brésil, un circuit culturel qui a démarré loin des grandes villes et dépends en grande partie d’une monnaie basé sur l’échange de faveurs promeut à présent plus de 6000 spectacles par an. Cet article est une traduction et une adaptation d’un article de Thiago Borges pour Infosurhoy.com et qui revient sur le réseau Fora do Eixo (qui se traduit par « déporté, hors de l’axe principal ») et son fonctionnement original.

Fora do Eixo promeut la culture à travers le Brésil

Par Thiago Borges pour Infosurhoy.com – 06/12/2012 SÃO PAULO, Brésil – En février et Mars cette année, 500 000 personnes ont assistés au Grito Rock, l’un des plus gros festivals du Brésil. Contrairement à des festivals très en vue comme Rock in Rio qui a accueilli 700 000 fans en 2011, Grito Rock a decentralisé le concept du mégashow en amenant des musiciens dans plus de 200 villes. C’est la partie la plus visible d’un circuit qui offre 6000 spectacles annuellement à travers le Brésil. Ces spectacles font partie de Fora do Eixo, un mouvement culturel national qui a opéré indépendamment des 2 plus grosses villes du pays, Rio de Janeiro et São Paulo. Le mouvement a démarré à Cuiabá, la capitale du Mato Grosso, qui a une population de 551 000 résidents. Comme la plupart du Brésil, la ville était éclipsée par le développement culturel, politique, économique et social dans les zones urbaines de Rio de Janeiro et São Paulo. « Nous sommes en bout de ligne recevant la culture de São Paulo, Rio de Janeiro et, à l’occasion de Belo Horizonte et Recife, » dit Thiago Dezan, 22 ans, qui a été impliqué dans Fora de Eixo depuis 2008. « Nous ne pensions pas être capable de produire quelque chose nous même. » La graine a été planté en 2000, quand un groupe de jeunes étudiants en communication ont créé Cubo Mágico, un groupe avec l’objectif commun de promouvoir les fêtes et la culture locale à Cuiabá avec des groupes de toute la région. Cubo Mágico a rapidement commencé à échanger des idées et des expériences sur l’organisation de festivals avec des groupes ou collectifs similaires à Uberlândia (Minas Gerais), Londrina (Paraná) et Rio Branco (Acre). En 2005, cet échange d’idées a conduit à la création de la tournée Fora de Eixo. Fora do Eixo fonctionne maintenant comme un collectif de collectifs, avec l’implication de plus de 200 groupes et 2000 personnes.

Plus de 100 festivals

Le réseau, qui est présent dans 88 villes s’étale sur 25 états brésiliens, promeut annuellement 107 festivals musicaux impliquant plus de 30 000 artistes. Avec un financement minime, Fora do Eixo dépend des contributions de tous les participants pour se maintenir à flot. A la plupart des spectacles du Grito do Rock par exemple, les musiciens n’avaient pas de cachets pré-déterminés, mais un pourcentage des ventes de tickets. A la plupart des évènements Fora do Eixo, à la place d’argent, les artistes sont payés avec des photographies et des vidéos de leur performances, des relations presse, du temps de studio pour répétitions et enregistrements, des services légaux, parmi des dizaines d’autres produits et services.

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Tenu chaque octobre à Ribeirão das Neves dans l’état du Minas Gerais, Pá de Pedra est l’un des 100 festivals qui composent le circuit indépendant Fora do Eixo (Image: Fora do Eixo).

Démocratie culturelle

Si la musique était le coeur de Fora do Eixo et reste le principal travail du groupe, d’autres domaines se sont dévelopés autour de la musique, comme le théatre, les arts visuels, la production audiovisuelle et les médias libres. Les initiatives du groupes touchent 8 millions de personnes chaque année. « En portant des « initiatives médias », nous developpons de nouvelles façons de s’engager dans la politique, discuter la ville et connecter des gens qui ne sont jamais rencontré,  » dit Rafael Vilela, 23 ans de Florianópolis. Récemment, Vilela et Dezan ont voyagé à Mato Grosso do Sul pour suivre les difficultés des peuples indigènes Guarani-Kaiowá, qui se battent pour leur terres. En plus d’être témoin direct des évènements qui se déroulent dans la région, ces médiactivistes, comme ils se nomment eux mêmes, ont portés plusieurs « initiatives médias. » Ils ont créés une page Facebook sur le problème, tenu des débats avec les leader indigènes, transmis un proramme sur Internet et mis en ligne 30 heures d’enregistrements. « Nous avons réalisés que nous sommes plus qu’un réseau de musique, de théatre ou d’audio visuel,  » dit Dezan. « Nous sommes un réseau de technologies. »

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Durant la campagne pour les municipakes de 2012, Fora do Eixo a produits des programmes dans plusieurs villes à travers le Brésil, incluant São Paulo (ci dessous), qui étaient transmis en direct sur Internet via #posTV (Image: Fora do Eixo).

Amener l’extérieur à l’intérieur

Le réseau pouvait être uniquement trouvé dans les villes de moins d’un million d’habitant jusqu’en 2011, où il a ouvert un lieu dans l’une des plus grandes villes du Brésil. Casa Fora do Eixo qui est située dans le centre ville de São Paulo, héberge 17 personnes venant de tous les coins du Brésil. Les résidents gèrent les aspect opérationnel de Fora do Eixo et fournisse un soutien au 30 collectifs de l’état de São Paulo. Quatre maisons de plus – à Belo Horizonte, Porto Alegre, Porto Velho et Fortaleza – couvrent le reste du Brésil. Les résidents n’ont pas d’heures de travail fixes et ne rendent pas de compte à un patron, mais il travaillent entre 8 et 16h par jour. « Chaque individu est son propre chef, dit Dríade Aguiar, 22 ans et reponsable communication de Fora do Eixo, qui a déménagé de Cuiabá à São Paulo en 2011. « Ce n’est pas un travail, c’est la vie. »

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A la Casa Fora do Eixo, personne ne reçoit de salaire, le revenu est partagé par tous les membres, qui ont accès au compte en banque. Les achats, cependant, doivent être justifiés (Source de l’image Fora do Eixo).

Comme pour toutes les autres initiatives portées par le réseau, l’argent est un problème secondaire à la Casa Fora do Eixo. Personne ne reçoit de salaire. Tous les membres sont autorisés à utiliser de l’argent d’un fond collectif, qui reçoit de l’argent via des projets gouvernementaux ou des sponsors. Cependant, tous doivent justifier pourquoi leurs achats sont importants pour le groupe. Et pour éviter l’individualisme, ils partagent leurs vêtements. A coté des festivals et des débats, la maison accueille aussi les étrangers qui passent au Brésil. Fora do Eixo est connecté à des collectifs dans 15 pays, tel que l’Argentine, la Colombie, le Vénézuela, le Mexique et le Cap Vert.

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En plus d’héberger les administrateurs du réseau, les cinq résidences Fora do Eixo offre un abri aux artistes qui participent au circuit évènementiel, mais aussi à des « étrangers » d’autres collectifs. La photo ci dessus est la maison de Belo Horizonte, la capitale du Minas Gerais (source image: Fora do Eixo)

En décembre, ce réseau global sera le point d’orgue du 5eme congrès Fora do Eixo, qui aura lieu à Rio de Janeiro et inclut la participation de groupes du Brésil et au dela. « Comme au Brésil, il y a d’autres pays en amérique latine et d’autres endroits du monde où il y a des producteurs et des groupes locaux qui ont besoin d’un break » dit le journaliste Gabriel Ruiz, 28 ans.  » Les réseaux ont montrés leurs incroyables capacités ».

Pour aller plus loin je vous conseille cette publication en anglais qui détaille la démarche de mise en place de la monnaie complementaire du réseau Fora Do Eixo:

La BD-tek, une bibliothèque partagée de BDs

Courte présentation d’un projet original, la BD-tek une bibliothèque partagée et ambulante de BDs.

La BD-TEK fonctionne comme une bibliothèque, on peut emprunter jusqu’à 10 BD pour un mois.

Le principe est d’une inscription annuelle payante mais qui diminue quand on met des BDs en partage. Plus on mets de BD en partage et moins on paye.

La BD-TEK tient des permanences dans des lieux associatifs et publics mais intervient aussi sur des manifestations culturelles ponctuelles, en proposant un espace de consultation sur place des ouvrages et des animations.

Les BDs sont stockées dans des caisses spécialement fabriquées pour être facilement transportées et exposées.

BD-tek-caisses-transport

Une méthode originale pour diffuser la culture et créer du lien et du partage dans les territoires.

Ce projet est porté par l’ association Tout Azimut à Cordes sur Ciel (81) qui organise aussi notamment des « cadavres exquis de BDs » où une personne commence à dessiner quelques cases d’une BD qui est complétée par d’autres.

Pour en savoir plus, jetez un oeil à ce web-documentaire (7 min):


laVoieduPeuple – Guilaume Pelletier, BDtek Tout… par LaVoieDuPeupleWebdoc

Note cette vidéo est tirée de la « La voie du peuple« , une intéressante série de Webdocs qui présente des portraits de citoyens qui agissent (habitat solidaire, logement social, agriculture urbaine, troc,…)

 

Guide: comment créer un site web gratuit avec WordPress.com

wordpressCe guide vous explique comment créer un site web d’aspect professionnel sans connaissances techniques, gratuitement et en quelques minutes, et  grâce au service WordPress.com. Je vous montre l’exemple d’Artistes Podor, un petit site WordPress que j’ai crée en moins d’une heure lors de mon passage à Podor au Sénégal,  pour mettre en valeur les artistes locaux.

C’est quoi WordPress ?

WordPress est un outil de publication de contenu  sur Internet (en anglais Content Management System). En gros c’est un kit qui vous permet de créer un site web et de poster ou mettre à jour du contenu en quelques secondes sans avoir d’être webmaster. WordPress est à la fois un logiciel libre (WordPress.org) que vous pouvez installer sur votre propre serveur pour créer votre site internet mais c’est aussi un service d’hébergement utilisant ce même logiciel (WordPress.com).

WordPress.com ou WordPress.org ?

Si l’installation de WordPress sur votre serveur vous permet de tout contrôler (graphisme, fonctionnalités…) en profondeur, cela demande quelques compétences techniques (ou alors un peu de patience et une envie d’apprendre). D’un autre coté la société Automattic qui pilote et accompagne la développement de WordPress et de sa communauté propose un service d’hébergement de site WordPress qui permet à n’importe qui de créer un site web d’aspect professionnel en quelque minutes. Dans cet article je vous présente comment créer rapidement et facilement un site web avec WordPress.com. Je présenterai comment créer un site web auto-hébergé plus complexe avec le logiciel libre disponible sur WordPress.org dans un prochain article. WordPress permet d’importer ou d’exporter du contenu très facilement et il donc possible de démarrer sur WordPress.com et de migrer plus tard facilement sur votre propre hébergement.

Pourquoi utiliser WordPress ?

Il existe aujourd’hui de nombreux outils similaires pour créer des sites Internet facilement. WordPress est mon préféré pour plusieurs raisons:

  • facilité d’utilisation: De ceux que j’ai pu tester WordPress est l’un de ceux qui a le plus travailler sur l’ergonomie de son interface. Tout a été pensé pour être le plus simple à utiliser. Il n’ y a rien de trop et tout est fait pour ne pas vous saturer d’information. Quand vous ne savez pas comment faire quelque chose, regardez bien les options disponibles et lisez bien les intitulés. Vous verrez vous devriez trouver rapidement.
  • riche communauté de développeurs et d’utilisateurs: De plus, la communauté de WordPress est très riche et si vous avez d’autres besoins il existe quantité des tutoriels, guides ou forums d’aide.
  • facile de rentrer ou de sortir: l’expérience m’ a appris qu’un artiste devrait prisonnier d’un service comme ça peut être le cas avec MySpace, Facebook ou un autre outil de création de site. Si ce service ferme ou clos votre compte il difficile de récupérer vos données pour les transférer ailleurs. Avec WordPress il est ultra facile de passer de la version hébergée chez Automattic et votre propre hébergement, ce qui vous laisse une grande liberté. Par exemple vous pouvez démarrer gratuitement et rapidemment maintenant, prendre des options payantes demain puis dans quelques années décider de basculer sur votre propre hébergement avec un developpeur qui vous aidera a créer votre propre boutique en ligne sur votre site WordPress auto-hébergé.
  • éthique de l’entreprise: Contrairement à Myspace ou Facebook où les choix de l’entreprise montrent clairement que leurs vrais clients sont les publicitaires et que l’entreprise est prète à trahir ses utilisateurs pour gagner de l’argent, Automattic (la société qui gère WordPress.com) a un modèle économique plus intelligent avec une philosophie « create more value than you can capture » (« créez plus de valeur que celle que vous pouvez monétiser/capturer »), proposant différentes options et prix pour différents usages et un service de qualité avec une vrai valeur ajoutée.

WordPress.com: démarrer

Comme je l’indiquai plus haut, WordPress.com vous permet de créer un site web. Pour cela, il vous faut d’abord vous inscrire pour créer un compte WordPress. Il existe une version gratuite et des versions payantes. Prenez la version gratuite pour commencer, je reviendrai sur les options payantes plus tard.

wordpress-com-inscription

  Remplissez votre nom, adresse email, choisissez un mot de passe et l’adresse de votre site et vous êtes prèts à démarrer. Pour mon site j’ai choisi l’adresse artistespodor.wordpress.com Après validation c’est fini, le site est créé et il est en ligne ! Vous disposez d’un compte utilisateur pour gérer vos sites (vous pouvez en créer plusieurs!)

wordpress-com-compte-utilisateur

Maintenant il va vous falloir le remplir. Pour chaque site vous disposez d’un tableau de bord dans lequel se trouve toutes les options que vous avez besoin pour ajouter des pages et du contenu.

wordpress-com-tableau-de-bord

le tableau de bord qui vous accueille lorsque vous commencez a gérer votre site

Même si il reste quelques mots anglais non traduits, ne vous laissez pas arreter par cela, l’interface est très facile à utiliser. Le menu situé dans la partie de gauche contient toutes les options pour gerer votre site. Ici vous allez pouvoir ajouter des pages, des images, des actualités, changer l’apprence de votre site, gérer les commentaires, …

wordpress-com-menu-admin

le menu contient toutes les options importantes pour gérer votre site et publier

 

Créer des pages et ajouter du contenu dans WordPress

Pour ajouter des pages dans votre site, il suffit simplement de cliquer sur l’option « Page ». Vous pourrez alors choisir d’ajouter une page nouvelle ou bien de voir les pages existantes et de les modifier.

wordpress-com-page

le menu page permet d’ajouter une nouvelle page ou de gérer les pages existantes

Lorsque vous choisissez d’ajouter une page vous vous retrouver dans une interface d’écriture très simple:

wordpress-com-ajouter-page

l’interface de publication de pages

Ajoutez un titre, ajoutez du texte et cliquer sur le bouton publier (en bleu a droite du champ principal) et votre première page sera en ligne.

wordpress-com-page-2

Après la première publication le bouton « publier » devient « mettre à jour »

Ajouter une image

Pour ajouter une image, utiliser le bouton « ajouter un média » situé au dessus du champs de texte principal

wordpress-com-ajouter-image

le bouton de chargement de fichier

Sélectionner votre fichier ou faites un glisser-déposer pour que le fichier soit envoyé en ligne.

wordpress-com-ajouter-image-1

le menu qui permet de charger des images et autres fichiers

Vous pourrez ensuite l’ajouter à votre page avec le bouton « insérer dans la page » (bleu en bas à droite). Avant de l’insérer vous pouvez modifier certaines options comme le nom de l’image (pratique pour se rappeler plus tard de quoi il s’agit), sa description ou sa taille.

wordpress-com-ajouter-image-2

quand le fichier est en ligne il est possible de changer son nom, sa description, … et de l’inserer dans une page

L’image apparait alors dans la zone d’édition de la page:

wordpress-com-ajouter-image-3

Pour voir à quoi ressemble votre site, cliquez sur le bouton « aperçu des modification » (à droite au dessus du bouton publier) et voici ce  que les visiteurs verront: wordpress-com-page-apercu

Formater le texte, ajouter un lien

La barre d’outil au dessus du champs de texte principal contient plusieurs options pour formater votre texte.

wordpress-com-barre-outils

la barre d’outils d’édition simplifiée

N’oubliez pas de cliquer sur la denière icone à droite pour déplier la barre d’outil et obtenir plus d’options.

wordpress-com-barre-outils-depliee

déplier la barre d’outil d’édition

Pour ajouter un lien, sélectionner le texte ou l’image qui doit servir de lien et cliquer sur l’icone en forme de chaine pour indiquer la cible du lien (une page du site ou située sur un autre site)

wordpress-com-lien

creer un lien à partir d’un mot

Créer l’architecture du site

Lorsque vous créer un site, généralement vous avez des pages principales situées dans le menu et des pages secondaires qui apparaissent comme sous pages.

Pour choisir si les pages apparaissent comme page de premier niveau ou comme sous pages mais aussi leur ordre d’apparition dans le menu, il vous faut utiliser les options « Attributs de la page » situées sous les options de publication.

wordpress-com-page-ordre

les options de publication et de gestion des pages

Il y a plusieurs options disponibles pour votre page.

  • choisir si la page à un « parent » (et apparait comme une sous page) ou pas (dans ce cas la page apparait dans le premier niveau du menu). Pour changer cela, cliquez sur « (pas de parent ») pour placer une page comme sous page d’une page existante.
  • choisir l’ordre d’apparition (si vous numérotez chaque page).

Ajouter des actualités

Les articles sont des contenus identiques aux pages à une différence près. Ces articles sont liés à l’actualité et apparaissent sur la page d’accueil en fonction de leur date de publication.

Au bout d’un certain temps quand plusieurs autres articles ont été publiées, les articles plus anciens disparaissent de l’accueil et sont archivés par dates et par catégorie. Pour ajouter une actualité, choississez « article  » > ajouter.

wordpress-com-article

le menu Article permet d’ajouter des actualités ou des gérer les articles existants

Vous arriverez alors dans la même interface que pour les pages et pourrez ajouter texte, images, liens de la même façon.

wordpress-com-article-2

interface de publication d’articles d’actualité

Seule différence la possibilité de choisir des catégories ou des tags (mots clés) pour chaque article.

wordpress-com-article-tags

les options pour publier, catégoriser ou tagger les articles d’actualité

Changer le graphisme du site: les thèmes

WordPress utilise un système de chartes graphiques (aussi appelés thèmes) qui permettent de modifier l’apparence de l’ensemble du site sans avoir à modifier le contenu.

Il est ainsi possible de créer des sites très variés, de passer d’un simple blog à un portail journalistique ou encore un site de portfolio avec beaucoup de visuels. Pour cela il faut aller dans le menu Apparence qui permet de gérer ces thèmes.

wordpress-com-themes

Le menu de gestion de thèmes permet de prévisualiser ou d’activer un nouveau thème.

Il existe de nombreux thèmes gratuits librement réutilisables, mais aussi des thèmes dits « premium » plus élaborés qui peuvent être achetés pour un coût abordable (20-100$).

Si vous cherchez quelque chose de particulier vous pouvez effectuer une recherche avec certains critères (couleurs, nombre de colonnes, …) Quand vous avez trouvé une charte graphique qui vous plait, vous pouvez avoir un aperçu:

wordpress-com-apercu-theme

prévisualisation d’un thème

Si vous êtes satisfait, activez cette charte graphique et tout l’aspect du site sera modifié.

Autres options d’apparence

Le menu Apparence contient d’autres option pour affiner l’aspect de votre site.

wordpress-com-apparence

les options pour personnaliser l’aspect de son site

Il est ainsi possible de personnaliser dans une certaine mesure votre thème (arrière plan, en tête, …). Notez l’option Widgets qui vous permet de gérer les contenus qui s’affichent dans les barres latérales ou dans le pied de page.

Pour mon site, je voulais quelque chose de rapide et suis resté sur un classique, le thème twenty twelve (2012). Un intérêt de ce thème est qu’il est « responsive » c’est à dire qu’il s’adapte à la taille de l’écran du visiteur pour lui présenter le contenu de la manière la plus adapté qu’il soit un ordinateur de bureau, un portable, une tablette ou un smartphone.

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le site vu sur un grand écran

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le même site sur un écran plus réduit, notez comme le texte se replie automatiquement pour s’adapter à la taille de l’écran.

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le même site avec un petit écran. Le menu se replie automatiquement tandis que la barre latérale disparait et va se positionner en bas de page après le contenu, ce qui permet une consultation aisée, même avec une tablette ou un smartphone.

 

Options avancées

Le menu de gauche du tableau de bord contient de nombreuses autres options. Parmi celle ci:

  • Commentaires: comme son nom l’indique, permet de gérer les commentaires sur le site
  • Utilisateurs: si vous voulez avoir plusieurs auteurs sur le site, vous pouvez ajouter des comptes utiliateurs et leur donner des droits spécifiques (par exemple  leur donner la possbilité d’écrire des articles, mais les soumettre a votre modération)

Je ne rentrerai pas dans le détail et je vous laisse découvrir les autres options.

Les options payantes

Comme je l’évoquai au début, si WordPress est gratuit à la base, il propose aussi des options payantes qui offrent des fonctionnalités plus avancées. La aussi il y a de nombreuses options, je n’en citerai que quelques unes les plus susceptibles de vous intéresser:

  • retirer la pub: pour avoir un site qui fait plus sérieux, vous pouvez payer pour que votre site n’affiche pas de publicités
  • extension d’espace: si vous avez beaucoup de contenus, il y a plusieurs options pour ajouter de l’espace de stockage
  • ajouter un domaine: si vous souhaitez avoir un nom de domaine pour votre par exemple artiste.fr au lieu de artiste.wordpress.com, il est possible d’enregistrer pour votre site un nom de domaine personnalisé, ou d’ajouter celui que vous possédez déjà.
  • thème premium: si la plupart des chartes graphique sont gratuites dans certains il pourra être interessant de payer pour avoir une charte graphique d’aspect très professionnel

Notez que le pack premium rassemble plusieurs de ces options (nom de domain personnalisé, pas de pub, augmentation de l’espace de stockage et +…) Les options payantes sont visibles dans le menu boutique, la aussi je vous laisse découvrir le reste.

Pour finir

Dans cet article, je vous ai parlé du service d’hébergement  WordPress (WordPress.com). Dans un prochain article, je vous décrirai comment créer votre site sur votre propre serveur d’hébergement avec le logiciel libre WordPress (WordPress.org).

En attendant, je vous laisse voir l’exemple du site Artistes Podor que j’ai crée et qui vous permettra peut être de découvrir la scène de Podor au Sénégal.

15 bonnes idées d’Uniform motion que vous devriez copier

Uniform motion dont je vous ai déja parlé pour ses nombreuses innovations revient avec un nouvel album et encore plein d’idées inspirantes. La encore, le groupe a pas mal innové et j’ai noté 15 idées que vous devriez songer à copier et adapter pour votre stratégie. 

Un jeu multimédia et participatif

Il y a quelque mois Uniform Motion avait demandé a ses fans d’envoyer des sons qu’il réutiliseraient dans l’album. C’est chose faite ! Mieux le groupe a imaginé une chasse au trésor auditive, en cachant ces sons dans ses morceaux et en demandant aux fans d’essayer de les retrouver.

Pour faire durer le suspense et permettre a tous de participer (et aussi faire vivre le buzz), le groupe sort un morceau par jour. La première personne à dire exactement à quel endroit démarre le son dans la chanson, gagne un CD ou un vinyle (au choix). Pour brouiller les pistes certains sons ont été très modifiés et certaines chansons en contiennent plusieurs.

chasse-au-tresor-musique

Uniform motion fait ici un bel usages de services en ligne puisqu’il utilisent une image interactive Thinglink pour faire afficher les morceaux sur l’image de la carte et utilise la possibilité qu’offre Soundcloud de commenter dans les morceaux pour que les fans notent ou sont cachés les sons.

Notez que ce n’est pas le premier jeu que Uniform motion fait pour ses fans (voir plus bas)

Un site web WordPress

WordPress, c’est le couteau suisse de gestionnaire de site web.

Le nouveau site WordPress a été utilisé par le groupe pour regrouper en un seul lieu plein de choses éparses (notamment l’actu qui était auparavant publié sur un tumblr) et ça été l’occasion de faire le ménage et de remettre en valeur les contenus publiés précédemment en les réorganisant.

En utilisant WordPress, il est possible de créer un site très puissant et de rajouter des fonctionnalités très spécifique, vous le verrez plus bas.

Une ergonomie soignée

L’ergonomie c’est un discipline qui consiste a rendre un système ou un appareil fonctionnel et facile à utiliser intuitivement. Uniform motion a soigné son ergonomie. Regardez le site, tout est rangé à sa place, pas de confusion.

Notez que le groupe a pris la peine de faire le tour de tout ce qu’il avaient accumulé depuis des années  et organisé le site pour réutiliser mettre en valeur de choses éparpillées auparavant.

Un graphisme simple et beau

uniformation-graphisme-site-web

Bien sur cela aide qu’un des membres du groupe soit graphiste. Mais même si ce n’est pas votre cas, pensez y ! le graphisme c’est une des première choses que vous projetez. Mais c’est aussi un éléments qui donne envie de revenir voir votre site… ou pas!

Un graphisme adapté pour les appareils mobiles

De plus en plus de gens accèdent au web via des interfaces mobiles (smartphones, tablettes). Or, naviguer sur Internet avec ces petits écrans n’est pas évident. Depuis quelque années est apparue une nouvelle tendance appelée « responsive design » et consistant à concevoir des sites web qui vont apparaitre de façon élégante sur des écrans de diverses tailles.

site-web-wordpress-responsive-uniform-motion

Uniform motion a conçu son site en utilisant de tels principes. Pour voir l’effet aller sur le site et réduisez la largeur de votre fenêtre pour la rendre très étroite.

Sachez qu’en utilisant WordPress, vous pouvez vous aussi créer un site adapté au mobiles en quelques clics (je vous en reparlerai).

Un « call to action » clair

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Sur internet faire passer un message est difficile, les gens sont pressés et saturés d’infos. Il est important d’optimiser un « call to action » un message qui demande à l’utilisateur d’agir avec un message clair (c’est très utilisé en e-commerce).

Ici sur la page d’accueil le groupe appelle les fans les soutenir. On le fait ou on ne le fait pas, mais au moins le message est clair.

Des goodies

Le groupe offre aussi des bonus comme ces BD de Reuno, l’illustrateur qui a avait été crées pour le tout premier album :

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Il y a aussi plusieurs jeux vidéos musicaux:

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Mis en valeur ces contenus anciens reprennent une deuxième vie.

Intégration parfaite avec Bandcamp

Bandcamp est le service préféré des musiciens DIY, je n’ai jamais eu l’occasion d’en parler (j’attendai une hypothétique traduction en français avant de le reocmmander), mais c’est l’un des meilleurs services pour les musiciens qui veulent créer une boutique pour vendre leur musique.

Uniform motion a parfaitement intégré son site web et la page Bandcamp et la navigation entre les deux se fait sans que l’on se rende compte que l’on passe d’un site à l’autre.

Un aspect autre intéressant de Bandcamp, outre la facilité de vendre de la musique, c’est la possibilité de collecter des adresses mails pour batir sa mailing list.

Une licence creative commons pour faciliter le partage et le remix

Toutes musiques et les sons du site sont sous licence Creative Commons, ce qui permet aux fans de diffuser librement les musiques, mais aussi de les remixer (le groupe avait mis à disposition des « remix-kits » à une époque).

Ecouter les fans

Lors du dernier album, des fans avaient demandé s’il était possible de faire un vinyl. Le groupe a écouté et a pris le risque de suivre ses fans (même si beaucoup avaient manifestés leur intéret, ca restait un investissement et un pari).

Au final le format vinyl s’est révélé être un grand succès auprès de fans et a permis au groupe de générer des bonnes ventes en concert.

Aider les autres musiciens

Le groupe publiait depuis longtemps un compte rendu de ses expériences. Un transparence pour les fans mais aussi un contenu intéressant pour les autres musiciens et les analystes de tout poil. Ceci leur a permis d’être repris par Mike Masnick (TechDirt), Hypebot, MTV et d’autres grands noms internationaux de la musique en ligne.

A l’occasion du lancement du nouvel album et du nouveau site, ce contenu a été rapatrié de son tumblr d’origine et mis en valeur dans une section dédiée aux musiciens DIY (note: j’ai déja traduit certains de ces articles en francais, d’autres viendront prochainement).

Autre idée simple et intéressante, le groupe propose une section qui accueillera des tablatures de ses morceaux. En attendant il y a déja un vidéo tutoriel et il est possible de leur en demander d’autres.

De beaux produits pour donner une raison d’acheter

si vous vous rappellez l’équation magique pour vendre sa musique il y a « give a reason to buy », c’est à dire « donner une raison d’acheter ». Uniform motion soigne le look de ses produits (mais aussi les photos les présentant) pour en faire quelque chose de beau qui donne envie d’être acheté.

 

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Utiliser l’aide des fans

Uniform Motion veut aider les fans mais n’hésites pas aussi à demander de l’aide aussi. Ils avaient  déjà utilisé l’aide d’amis et de fans pour organiser leur tournée en Allemagne et avait réussit à se verser un salaire décent. Aujourd’hui, ils lancent un campagne de crowdfunding (financement participatif) pour vendre leur album sous différentes formes et rembourser leurs frais.

L’utilisation de WordPress leur a permis de créer leur propre plateforme de crowdfunding sans intermédiaires (voir le détail dans cet article)

crowdfunding-musique-uniform-motion

 

Même si l’album a déja été financé par le groupe, cette campagne sert à montrer aux fans l’investissement en leur demandant de filer un coup de main. Pour que les fans se voient à quoi ils participent et leur donner des raisons de soutenir le groupe, la vidéo résume bien le cheminement et le travail qui a abouti à la fabrication de l’album.

Autre bénéfice pour les fans, l’album étant déja produit et pressé, pas de risque que le projet échoue et qu’on ne reçoivent rien (chose qui peut arriver quand on on investit dans un projet en financement participatif).

Créez plus de valeur que vous ne capturez

Tim O Reilly, un des gurus de la silicon valley a popularisé cette notion:

Créez plus de valeur que vous ne capturez.

D’après son analyse ce qui réussissent le mieux dans un monde connecté ne sont ceux qui mettent toute leur énergie pour tout verrouiller en cherchant à maximiser le profit immédiat, mais ceux qui ceux qui cherchent d’abord à créer beaucoup de valeur pour les autres pour ensuite prendre une fraction des bénéfices engendrés.

Sur le long terme, en nourrissant et en faisant grandir un écosystème autour d’eux ils réussissent mieux.

Cela peut semble un pari risqué, mais c’est ce qu’ont fait Trent Reznor, Google, Amazon, Automattic (la société qui porte WordPress) Linux, et de nombreux autres…

C’est aussi ce que fait Uniform motion quand ils créent des jeux pour leur fans, des webconcerts, des concerts à la maison,  qu’ils mettent la musique à disposition, écoutent les commentaires, cherchent, partagent, … ils cherchent d’abord à apporter de la valeur à ceux qui les suivent avant de chercher à maximiser le profit et je pense que dans notre monde en réseau cela va être de plus en plus important pour réussir .

Avoir la volonté de travailler, d’expérimenter et de s’amuser

Si vous regardez tout ce que je vous ai décrit rappelez vous que derrière il ne sont pas nombreux, mais tout est fait maison. Je ne sais pas si vous rendez compte de la masse de travail et du souci du détail: que ce se soit l’album auto-produit, les visuels, le site, la stratégie, … tout a été fait avec grand soin.

Il y a énormément de travail derrière mais il y aussi une envie de faire quelque chose de différent, de chercher, d’expérimenter, mais aussi de prendre du temps pour jouer et inventer des choses nouvelles avec les fans.

Plus que tout le reste, je crois que c’est cette attitude, à la fois travail et fun, être sérieux sans se prendre trop au sérieux, qui est essentielle pour réussir.

 

Je vous laisse méditer ça avec de la musique.

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