Lense: un site de référence pour les photographes

Un site informatif, agréable et intelligent qui intéressera les photographes.

Je suis tombé sur ce site via le twitter de Lionel Maurel qui pointait vers une discussion sur la difficulté pour les photographes de se faire attribuer la paternité d’une photo.J’ai pu trouver d’autres articles intelligents et pertinents.

Polémique : les photos de mariage à la portée de tous ?

Polémique : doit-on payer les photos de concert ?

Avec Internet,  la démocratisation de la photographie numériques et des smartphones, la technologie remet pas mal de choses en questions pour les photographes et j’ai pu lire plusieurs discussions intéressantes sur ces sujets, où les auteurs, ne donnent pas forcément une réponse, mais encouragent les lecteurs à se questionner.

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Ergonomique, agréable à consulter, le site propose plein de choses intéressantes:

  • des guides: aussi bien sur les réseaux sociaux et services en ligne liés à la photo que sur l’utilisation d’appareils Reflex
  • des chroniques sur certains photographes pour l’inspiration
  • des tests et revues de matériel,
  • mais aussi un forum, des petites annonces et une base de données d’appareils et objectifs vieux ou récents qui est sous format wiki pour pouvoir être enrichie de façon participative.

Lense organise même des rencontres en présence entres photographes dans toute la France.

Le site se décrit comme:

Un projet photo ambitieux et ludique, melant évènements et ateliers gratuits, des news inspirantes, une communauté active et créative, des petites annonces et la plus grande base de donnée photo au monde, rien que ça.

Je sais pas si c’est eux qui ont « la plus grosse », mais pour le reste ça ne m’a pas l’air exagéré et je conseille aux photographes d’aller y faire un tour: http://www.lense.fr/

Pour les non photographes, je vous laisse avec une vidéo magnifique que j’ai trouvé sur Lense et qui vous donnera peut être envie d’aller y jeter un oeil.

Paris by Night en time lapse sur une musique d’Amon Tobin.

L’explosion du visuel dans les médias sociaux

Les usages des médias sociaux évoluent. Après les blogs, les micro-blogs, les réseaux sociaux basés sur le visuel explosent. Facile à consommer, facile à partager, les images sont en train de devenir un élement clés d’une stratégie de contenu.

Une évolution majeure des médias sociaux

Au début des médias sociaux il y a eu les blogs qui permettaient d’écrire des articles, puis sont venus les mises à jour Facebook et Tumblr dont l’usage consistait à publier plus régulièrement des informations plus courtes, puis le contenu s’est encore réduit pour arriver à 140 caractères dans les messages Twitter (les tweets)

Depuis quelque temps on observe une tendance grandissante: l’attrait massif des images et élements visuels comme éléments de partage et la croissance explosive de réseaux sociaux très récents basés sur le visuel, comme Instagram, un service qui permet de partager des photos depuis son smartphone ou Pinterest, un réseau social vedette de sélection et de partage d’images (voir le guide Pinterest pour les artistes).

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En fait cet attrait pour les images n’est pas un phénomène complétement nouveau, ce n’est pas un hasard si 4chan le forum où est né le mouvement Anonymous était à l’origine (et c’est toujours le cas) un site de partage d’images autour desquelles se font les discussions.

La nouveauté c’est que les contenus visuels deviennent un élement central des contenus postés, consommés et surtout diffusés.

Le règne des infographies

Vous avez du voir depuis un petit moment que de plus en plus d’infographie circulent. Les infographies sont de plus en plus populaires car elles permettent de visualiser et de comprendre de grandes quantités de données très rapidement.

Regardez par exemple l’infographie ci dessous qui synthetise beaucoup d’informations sur le « piratage ».

 

Instagram: le réseau social d’images sur mobile

Instagram est un service qui permet aux utilisateurs de prendre des photos sur leur mobile, de les enjoliver en quelques secondes en choisissant des effets parmi les filtres proposés par l’application (effets type sépia, etc…), puis de diffuser l’images auprès de ses contacts sur Instagram et via d’autres réseaux sociaux (twitter, facebook, …)

Les utilisateurs partagent ainsi en quelque secondes des moments de leur vie, payasages, concerts, repas, …

A la différence de ses prédecesseurs cette entreprise rachetée récemment par Facebook est née sur mobile, c’est a dire que si l’on peut voir des photos sur le web, l’essentiel de l’utilisation se fait sur un smartphone.

Apparu très récemment ce réseau a eu une croissance explosive (100 millions d’inscrits en septembre 2012!) au point que Facebook l’a racheté récemment au prix fort pour neutraliser un concurrent qui aurait pu se révéler dangereux.

Pinterest

Pinterest c’est un outil hybride à mi-chemin entre l’hébergeur d’images Flickr, le réseau d’information Twitter, et le gestionnaire de favoris collaboratif Delicious.

Pinterest permet de sauvegarder ses images favorites issues du web et de les épingler (“pin” en anglais) sur un tableau en ligne ( les “boards” classés par catégorie) et ainsi de les partager de manière visuellement attractive.

Dans le guide Pinterest pour les artistes je vous expliquai que au dela du site lui même, l’intérêt de Pinterest résidait dans sa communauté de passionnés d’images très impliqués dans la promotion et la valorisation des plus beaux contenus, ce qui représente une grande opportunité pour les artistes.

 

Facebook et les images

Comme je vous l’expliquai dans l’article Facebook Edgerank filtre les contenus que vous voyez parmi ceux postés par vos contacts, or:

 tous les contenus ne génèrent pas le même intérêt et n’ont donc pas le même poids pour Facebook

D’après ce qui est connu, voici l’ordre d’importance relatif des contenus:

  1. Photo/Vidéo
  2. Links
  3. Status updates (simple message texte de mise à jour)

Il semble que Facebook attribue plus de poids aux interactions avec les contenus images et vidéos, probablement car ceux ci générent beaucoup de clics et attirent et retiennent bien les internautes.

Plus d’infos sur le filtre Edgrank de Facebook

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Twitter

Historiquement Twitter était centré autour de messages textes de 140 caractères maximum. Mais depuis peu Twitter se transforme pour intégrer directement du contenu multimédia dans ses pages ou ses applications (comme Tweetdeck).

Les images postées sont ainsi souvent visibles directement dans le flux Twitter, où elle peuvent être repostées (retweets) ou commentées.

 

Mise à jour 25/01/13: encore plus vrai depuis quelque jours, puisque Twitter vient de lancer Vine, qui permet de « tweeter »  des clips vidéo très courts (6 secondes max).

Youtube et l’explosion de la vidéo

Dans le domaine visuel, la vidéo est elle aussi de plus en plus omniprésente et la consommation de vidéos sur le web, mais aussi sur mobile explose. Lisez ces articles pour mieux comprendre l’importance que la vidéo en ligne et Youtube vont avoir sur le web.

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Le visuel: élement clé d’une stratégie de contenu

Comme le dit Fast company, avant le dicton en vogue c’était: « le contenu est roi », aujourd’hui c’est « une image vaut mieux que 1000 mots ».

De plus la combinaison d’élement visuels ajoutés a du texte peut avoir un impact plus fort. Voyez par exemple cette image dans l’esprit du mouvement Occupy Wall street et qui permet de faire passer facilement un message.

 

 

Avec la fragmentation de l’attention des internautes, la quantité incroyable de contenus publiés, l’attention des internautes baisse et est de plus en plus dure à obtenir. Il faut beaucoup de temps pour lire des textes et pour l’internaute saturé d’info, une image est plus attractive et plus facile à consommer.

La tendance est aussi influencée par les innovations technologiques, notamment la démocratisation des smartphones et des connexions mobiles de plus en plus rapides. De plus en plus de personnes utilisent maintenant les médias sociaux via leur smartphones.

C’est plus facile de prendre une photo avec son téléphone et de la poster que de taper une mise à jour sur le clavier minuscule de son téléphone.

Les images sont devenus un moyen de communiquer beaucoup d’information rapidement et succintement. Dans un monde où le contenu est infini et l’attention des gens limitée, c’est un avantage clé.

Quelques idées pour les artistes

L’image est et va être de plus en plus importante, alors soignez vos images !!!

Pour être visible sur les médias sociaux, il faudra créer des contenus qui attirent et intéressent vos fans et que ceux ci auront envie de diffuser.

Pour tout ceux qui n’ont pas le temps ni l’envie de bloguer, vous pouvez utiliser les images pour partager des informations avec vos fans.

Pas besoin de raconter votre vie, mais une image peut en dire beaucoup, vous n’êtes pas obligé de tout montrer non plus.

Si vous avez un site web ou tout autre page en ligne, soignez l’esthétique, cela va compter de plus en plus. Pas besoin de quelque chose de complexe, mais agréable visuellement (ou à l’inverse désagréable pour sortir du lot ?).

Les images peuvent aussi agir comme une bande annonce (trailer) pour un contenu écrit, et donner une idée à l’internaute de ce qu’il va trouver et de décider si cela va l’interesser. Cela peut être un bon moyen de générer de l’intérêt.

Attention à un point cependant:  rappelez vous que si mettez du texte dans une image Google ne peut pas le lire (donc pas d’utilité pour le référencement) et les malvoyants non plus. Si votre image contient un texte destiné a être lu, pensez à proposer une version texte quelque part.

Si vous êtes musicien, collaborez avec autres artistes (photographes, illustrateurs, …). Il y a aussi peut être des formats inventer comme les concert de dessins ou ce que fait Uniform Motion qui combine musique et dessin.

Enfin, dernier point la vidéo va elle aussi être de plus en plus importante, surtout à mesure que les connexions mobiles sont plus puissantes et moins chères.

La guerre pour l’attention du public va être de plus en plus dure. Plus que jamais il faudra proposer des contenus de qualité.

Préparez vous !

Un guide de survie pour les musiciens

Voici un guide à télécharger pour les musiciens et les professionnels de la musique. Synthétique, couvrant un large panel de sujets et agréable à lire, ils donnent pas mal d’infos et interessera aussi bien artistes, associations, labels, organisateurs de spectacles.

Au sommaire:

  • Pour les musiciens:
    • La connexion avec un public
    • Construire son spectacle
    • Creer un environnement propice au developpement de son projet
    • Se faire accompagner
    • La logistique
    • Le matos
    • Le live
    • Quel statut juridique pour un groupe
    • Question budget
    • Les premières scènes
    • Chercher ses concerts
    • Comment toucher un programmateur
    • Les circuits de diffusion alternatifs
    • Le disque
    • Apprendre à communiquer
    • conquerir et fidéliser un public
    • Vivre aujourd’hui de sa musique
  • Pour les professionnels de la musique
    • Mode d’emploi pour l’utilisation des bases de données
    • L’envers du décor: La dure réalité d’un secteir en pleine mutation
    • Le contexte au Royaume Uni et en France
    • Internet et la nécessité de trouver de nouveaux business models
    • Les réalités économique du secteur en France
    • Stratégies de développement franco-britanniques de groupes

http://fr.scribd.com/doc/114129166/Collectif-Tomahawk-Le-Pack-du-Zikos-2012-FR
Collectif Tomahawk – Le Pack du Zikos 2012 [FR]

Ce guide est édité par le collectif Tomahawk, un collectif de groupes basé en Bretagne, « menant une guérilla culturelle contre le Music Business de masse et pronant la mutualisation de réseaux et de compétences ».

Merci à Bub des Bijoux de Famille pour l’info.

 

 

Les Amaccas, des « AMAPs » pour la culture et la création artistique.


Les Associations pour le Maintien des Alternatives en matière de Culture et de Création Artistique (AMACCA) sont une préfiguration d’organisation sociale alternative pour soutenir la scène culturelle fondées sur le modèle des AMAP : elles permettent aux citoyens de sortir de leur rôle de simple consommateur et de s’emparer des projets culturels. Ils deviennent ainsi des « spect’acteurs », à travers un dispositif de développement local participatif.

 

 

Comment marchent les AMACCA ?

Extrait d’un article publié par le labo ESS: Les AMACCA replacent la culture entre les mains des citoyens

Les AMACCA sont des associations qui s’organisent en espaces participatifs à l’échelle territoriale. Elles instaurent un circuit court entre les citoyens et les artistes. De ces collaborations naissent des projets représentatifs de la créativité et de la volonté locale. Ils permettent ainsi d’affirmer l’identité et les besoins authentiques des territoires, face à une « culture globale » tendant à uniformiser les expressions culturelles et artistiques.

Ce sont les citoyens qui financent directement le projet. De cette manière, ils gardent toute leur indépendance décisionnelle sur le contenu. L’objectif ainsi poursuivi est de « dé-marchandiser » la culture : les projets culturels ne sont pas décidés en fonction de leur rentabilité, mais de leur utilité sociale et citoyenne. Les habitants deviennent ainsi des contributeurs à part entière participant à la préservation et au développement de la diversité culturelle. Les AMACCA permettent ainsi à tous, et plus seulement au plus petit nombre, d’assumer les prises de décision. Cette gouvernance culturelle élargie est indispensable pour rendre à la culture son statut de bien commun.

Lire l’article complet

 

Comment démarrer une Amacca ?

Le site du réseau des Amacca propose un kit de démarrage:

 

Une intiative prometteuse pour soutenir les scènes artistiques locales et qui, je l’espère, donnera naissance à beaucoup d’évenements.

Compte rendu de concert: Comment nous avons gagné un salaire minimum de musiciens pour 9 jours

Suite de la série sur le groupe Uniform motion et ses initiatives innovantes pour promouvoir et vendre sa musique.

Je vous présente ici une traduction de l’article: Tour Report: how we earned minimum wage as musicians for 9 days où Andy de Uniform Motion raconte sa tournée en Allemagne qui a démarré par un financement participatif qui n’a pas marché, mais a déclenché l’organisation d’une tournée alternants dates dans des cafés et concerts à la maison. Au final entre les cachets et les ventes le groupe a réussi à se payer convenablement. 

Je trouve intéressant ce compte rendu, car il donne à voir de manière concrète la difficulté de gagner sa vie comme musicien, mais aussi ce qu’il est possible de faire en travaillant avec ses fans.

Compte rendu de concert: comment nous avons gagné un salaire minimum de musiciens pour 9 jours

Nous avions lancé un site de financement participatif de concert (gigstarter) appellé OneCityPerSecond.com il y a quelques mois.

L’idée était de voir si nous pouvions pré-financer quelques concerts pour réduire le risque financier des tournées.

Après une campagne réussie pour un concert unique à Gothenbourg en Suède et 2 concerts avec le groupe complet à Saragosse en Espagne, qui étaient des conséquences indirectes de la mise en place du site, nous avons décidé d’essayer d’organiser une tournée en Allemagne.

La campagne elle même n’a pas été si réussie, mais elle nous a aidée à communiquer le fait que nous avions envie et que nous étions prêt à jouer, ce qui a incité des amis et des fans à nous aider.

Jour 1: Dikkenek Café, Lyon

Nous démarrons notre voyage avec 6 heures de route de Toulouse à Lyon.

Le Dikkenek Café est un café belge assez récent dans un quartier populaire de la ville. Quand nous regardons le site web du bar sur Google, le premier résultat est un blog qui a été mis en place par des voisins en colère et qui donne des instructions pour faire fermer le bar. Nous avions mis un lien vers le site en pensant que les belges avaient un sens de l’humour assez particulier.

Nous avons appris plus tard que le blog avait été crée 6 semaines avant même que le bar soit ouvert ! Ils ont des voisins sympas.

Nous arrivons à trouver un concert la via des vieux amis d’Olivier (notre batteur, qui habitait Lyon). Ils s’appellent Paloma à l’orange et ils sont un groupe de première partie vraiment sympa. Nous répétons rapidemment avec eux une reprise de Deus pendant les balances et nous les rejoignons sur scène le soir juste pour chanter. On s’est bien amusé.

 

Il n’y a pas eu beaucoup de public, mais nous n’attendions pas tant de monde que ca, car nous n’avons pas beaucoup de fans sur Lyon et personne n’a avait vraiment fait de promo pour le concert.

Nous finissons par vendre un vinyle et nous récuperons assez de dons pour mettre un peu d’essence dans la voiture. Nous avons aussi eu de la bonne nourriture saine avant le conert (pizza). 🙂

Distance parcourue: 600km.
Finances après le concert: – 141€

Jour 2: Hafen2, Offenbach

Hafen2 est une salle assez grande juste à la sortie de Francfort.

Renaud et moi avions joué là il y a 2 ans et le concert s’étant très bien passé, nous pensions avoir du monde. Nous avions tort !

Cependant les gens de Hafen2 ont bien pris soin des groupes et nous ont préparé un repas végétalien délicieux (sérieux, c’était délicieux!). Il y a de la bière en quantité et un endroit propre et sympa pour dormir. Le paiement était pas terrible, mais c’etait un bon spot car nous partions pour Leipzig le lendemain.

Nous avons joué avec les Hungry Kids of Hungary, un groupe australien en tournée européenne. Ils ont fait un super concert, malgré le public peu nombreux.

Nous espérions qu’ils nous montreraient ce que font les vrais groupes de rock après les concerts (faire la fête jusqu’à 5h du matin, boire comme des trous, jeter la télé par la fenêtre), mais grosse déception, non seulement ils se sont très bien comportés, mais se sont aussi révélés être des gars très sympas.

Nous avons vendu quelques CD et vinyles ce soir la. Nous avons aussi eu la deuxième demande de dessin la plus bizarre de la tournée. Quelqu’un nous a demandé un dessin de Angela Merkel avec l’ex president Sarkozy a sa gauche, et le nouveau président Hollande à sa droite. Bizarre!

Le matin, nous avons passé une heure dans une grande pièce (très haute de plafond) derrière la scène où nous pris quelques vidéos. Les gens de la salle de concert ne savaient pas que nous étions la et nous enfermés ! Et ce qui est génial avec des portes insonorisées, c’est qu’on n’entends pas les gens frapper dessus !

Nous avons réussis a nous échapper après avoir frappé à la porte sans espoir pendant plusieurs minutes puis nous avons pris des nouvelles photos de presse à la sortie de la salle. Nos photos presse actuelles sont de 2008 !

Au final, c’était pas si mal pour un début de tournée.

Distance parcourue: 1300 km
Finances après le concert: – 132€

Jour 3: Essential Existence Gallery, Leipzig

1er juin, nous jouons dans une ancienne usine qui a été convertie en gallerie d’art dans la 2eme plus grosse ville d’Allemagne de l’est, Leipzig.

Le concert a été organisé par le netlabel qui a sorti notre premier album en 2009 (Aaahh Records) et nous avons joué avec Entertainment for the Braindead (alias Julia) qui a fait un super set, créant des boucles avec beaucoup d’instruments différents (guitare, banjo, flute, etc…) et disant beaucoup de choses en allemand que j’étais incapable de comprendre.

Ils avaient un vidéo projecteur bien cool et un énorme mur blanc derrière la scène et les visuels étaient géniaux ce soir là. Nous étions un peu inquiets que l’écho dans le batiment soit un problème, mais c’était agréable d’entendre toute cette reverb naturelle sur la batterie et le chant.

Le paiement n’était pas trop mal non plus et nous avons vendu un peu de merch. Nous avons même réussi à équilibrer les comptes ce soir là.

Le lendemain matin, nous avons eu un super petit déjeuner anglais dans le Cantona Café avec notre ami Patrick.

Après avoir écouté presque tous les CDs que nous avions dans la voiture, nous avons demandé à Patrick de nous indiquer un magasin de musique. Nous avons fini dans un endroit étrange juste à coté de Cantonna café et pris quelques albums de Beach House (excellent), Spain (pas mal) et Poliça (pas terrible). Nous ne savions pas que la musique de BeachHouse allait être nous suivre toute la tournée.

Distance parcourue: 1750 km
Finances après le concert: + 16 €

Jour 4: Aaltra Vox Festival, Chemnitz

Renaud et moi avions joué au Aaltra bar en 2009 et avions passé de très bon moments, et nous étions impatient de jouer à Aaltra Vox 2012 (un petit festival en plein air avec 4 groupes), particulièrement parce que nous avions du annuler un concert là bas en 2011.

Jörg, le propriétaire, avait loué un gros vidéo projecteur professionnel pour l’évènement, donc nous avions de nouveau un grand écran.

Nous avons joué un assez bon concert, même s’il faisait un temps glacial ce soir la. Nous avons aussi eu pas mal de succès à la table de merch, vendant beaucoup de CDs et de vinyles (avec des dessins personnalisés dessus).

Le cachet pour le concert était plutôt bien aussi, donc après Chemnitz, nous avions de l’argent en poche et commencions à nous sentir bien content de la tournée.

Jörg a de très bon gout musicaux et nous a donné quelques pistes. Fenster et Wooden Peak (2 groupes de Berlin, tout 2 géniaux).

Distance parcourue: 1865 km
Finances après le concert: + 530 €

Jour 5: Zukunftvisionen2012, Görlitz

Le dimanche 2 juin, nous partond pour Görlitz à la frontière Pologne-Allemagne. Robert, le gars qui organise le concert est un ami de Jörg d’Aaltra. Il nous a contacté quand il a appris que nous jouions à Chemnitz et a réussi à organiser quelque chose.

Le concert a eu lieu dans une maison abandonné (il y en a quelques unes à Görlitz apparement) transformée en galerie d’art.

La reverb naturelle et les planchers en bois nous ont donné un son organique vraiment agréable, ce qui nous a fait vraiment apprécier le concert, même si le sonorisateur m’a forcé a utiliser un micro auquel je n’était pas du tout habitué. Il a eu raison d’insister, car c’était un micro très funky.

Nous avons de nouveau pas mal réussi avec nos CDs et vinyles. Le fait que les gens puissent acheter un CD/Vinyle et avoir un dessin unique fait spécialement pour eux, devant leur yeux, semble vraiment bien passer et nous commencions a suspecter qu’il y a avait un espèce d’effet viral en marche. Une fois que quelque gens commencaient à montrer leur leur CD/Vinyles personnalisés à leur amis, la queue s’est allongée et le pauvre Renaud a du passer des heures au stand de merch à dessiner des petits chevaliers, des princesses et même parfois des politiciens !

Notre récompense pour avoir joué un bon concert ? De la malbouffe, ouais !

Nous avons eu une longue discussion avec Robert chez lui après le concert. Vu que Görlitz était très près de la Pologne, nous avons décidé de traverser la frontière pour une visite rapide.

Distance parcourue: 2045 km
Finances après le concert: + 808 €

Jour 6: Morph Club, Bamberg

Comme la plupart de musiciens le savent, ce n’est pas facile de manger correctement quand vous êtes en tournée? Nous avons fait de notre mieux pour trouver de la nourriture saine chaque fois que nous avons pu. Pas d’exception pour le 6eme jour.

Quand nous avons su que nous allions jouer quelque concerts en Allemagne, nous avons posté un message ou deux sur Facebook demandant de l’aide pour trouver quelque dates. Armin le programmateur du Morph club nous a contacté via un type sympa appelé Daniel, qui était un ami avec un des gens qui ont organisé pour nous le concert à Freibourg.

Morph club était une salle de concert / boite de nuit très correct avec des lumières très clinquantes.

Il n’y a pas eu énormément de monde (c’était un lundi soir et nous avions très peu de fans dans la région) mais c’était un super concert concert et nous avons passé un bon moment. Nous avions fait une sorte de pari entre nous ce soir la pour savoir si nous pouvions faire rouler quelqu’un au sol pendant la chanson « Roll Over ». Ce soir la notre voeux a été exaucée quand non pas un mais deux personnes ont fait des roulades magnifiquement synchronisées pendant la chanson. Génial ! J’aurai aimé vous montrer une photo, mais j’avais les 2 mains occupées quand c’est arrivé.

Le cachet était pas trop mal ce soir et nous avons vendu nos 5 derniers vinyles (merde, nous aurions du en amener plus avec nous!)

Comme nous n’avions pas nous lever tôt le lendemain et les gens étaient cool, nous sommes resté pour quelque verres. Renaud a aussi pu faire le barman un petit moment.

Et nous avons eu la demande la plus bizarre que nous avions jamais eu ce soir la de la part de Andy notre nouveau pote sonorisateur. Oui c’est une saucisse que vous voyez !

Distance parcourue: 2525 km
Finances après le concert: + 1032 €

Jour 7: Concert à la maison, Berlin

La prochaine étape était un concert à la maison à Berlin, organisé par Julia de Entertainment of the Braindead et diffusé live sur les réseaux par Christian de Aaahh Records.

C’était un peu étrange de jouer dans l’appartement de quelqu’un mais le public était très sympa. Il y avait deux groupes avant nous. Un gars appellé Maxim Vaga, qui jouait du piano et chantait avec une voix qui me rappelleait un chanteur-compositeur appellé Brian Straw. Et puis Phia, venat d’Australie, qui faisait des boucles de Kalimba. Super funky ! allez l’écouter.

Nous avons été payés par donations et vendu quelque CDs.

Un de nos passeports a disparu… Nous avons appellé l’inspecteur Derrick, mais il n’a pas répondu.

Sur une note plus légère, nous avons eu un boeuf vraiment sympa après le concert où nous avons probablement écrit la meilleure chanson jamais écrite au monde, mais nous l’avons oubliée ensuite. Bof!

Distance parcourue: 2990 km
Finances après le concert: + 933 €

Jour 8 Ä, Berlin

Renaud et moi avions joué à Ä en 2009 alors c’était assez facile de rejouer la. Ils avaient des règles très strictes pour les instruments bruyants alors nous avon pas pu jouer avec la batterie malheureusement. Même le cajon était trop bruyant !

Nous étions un peu crevé ce jour la et nos copines/femmes et familles commencaient à nous manquer, mais ca ne se voyait pas …

Pendant les balances, ils n’arrétaient pas de baisser le volume et j’étais incapable d’entendre ce que je jouais. Heureusement le concert s’est vraiment bien passé et même si c’était un peu comme un match de boxe des années 50 dedans (plein de fumée et blindé de monde), l’atmosphère était géniale et nous avons bien réussi avec quelques dons et vente de CDs.

Distance parcourue: 2992 km
Finances après le concert: + 1053 €

Jour 9: Swamp Club, Freiburg

Nous avons du nous lever tôt pour conduire jusqu’à Freiburg et avec l’état de routes allemandes, nous étions vraiment inquiets d’arriver en retard. Nous avons réussi a arriver avec une heure d’avance et à nous relaxer une heure à l’auberge de jeunesse ou nous logions.

Le concert avait été organisé par un groupe de fans qui étaient derrière la campagne Vinyles sur Facebook (celle qui a commencé avec un gars demandant si nous aurions pu presser des vinyles et qui s’est terminé par le financement participatif du pressage de 250 vinyles).

Juste après les balances, nous sortions de la salle et nous allions visiter le centre ville (sous la pluie) quand un groupe de 6 personnes s’est arrêté et nous a demandé si nous parlions français et si nous étions Uniform Motion. Ils avaient fait toute la route depuis Strasbourg pour venir nous voir. Cool !

La salle était relativement petite et le temps que nous soyons rentrés, c’était complet. Ils ont même du refuser du monde et laisser 40 personnes à la porte ce qui est un peu triste pour eux, mais un peu cool en même temps ! 🙂

C’était notre dernier concert et particulièrement spéciale pour Olivier car ses grands-mères étaient toutes deux originaires de Freiburg.

Les gars qui organisaient le concert n’attendaient pas tant de monde et finirent par offrir à nous, l’ingénieur son et le groupe qui ouvrait, plus d’argent que ce qui était prévu à l’origine, ce qui a très gentil de leur part.

Renaud a fait beaucoup de dessins sur CDs ce soir la et a même dessiné une image sur le teeshirt du jeune cousin de Jack Bauer !

La première partie était un gars appelé Godot, musique mellow, vraiment sympa. Je suis sur que les paroles sont géniales, mais je pourrait pas dire car il chantait en allemand.

Distance parcourue: 3832 km
Finances après le concert: + 1513 €

A noter: Les gens la était géniaux et pour la toute première fois, une chose étrange est arrivée. Le public a chanté avec nous ! Bizarre, mais sensation agréable.

Jour 10: Maison !

Distance parcourue: 4852 km
Finances après le concert: + 1258 €

Si nous prenons en compte l’argent que nous avons dépensé durant la tournée (il faut manger où que vous soyez), nous avons gagné 522€ chacun (le salaire minimum en France pour 9 jours de travail est environ de 457€). Bien sur il y a des choses comme l’assurance maladie, la retraite et d’autres bénéfices qui rendent la comparaison difficile, mais ca veut quand même dire que nous avons été capable de tourner pour 9 jours, et non seulement nous n’avons pas perdu d’argent, mais nous avons gagné une salaire décent.

C’est très clair pour nous que nous aurions juste équilibré les comptes si nous n’avions pas vendu de merch durant la tournée. Les CDs et les vinyles ont donc été essentiels pour rendre notre tournée viable financièrement.

La chose importante que nous avons ramené avec nous à la maison, c’est que nous avons vraiment connecté avec le public et qu’ils ont appréciés nos spectacles autant que nous?

C’est une chose sur laquelle Mastercard ne pourra pas mettre ses sales pattes !

 

D’autres lectures

Les autres articles sur les démarches d’Uniform Motion:

Liste de programmes d’aide et financement de projets musicaux professionnels

Initiative intéressante portée par les principales sociétés de gestion de droits et organisations professionnelles de la filière musicale, MonProjetMusique.fr, est site dédié au financement des projets musicaux professionnels qui ambitionne de devenir une référence dans le secteur.

Il répertorie les aides financières publiques et celles de la filière musicale, pour tous les projets, toutes les structures, toutes les musiques, sur tout le territoire et propose aux organisations qui offrent des programmes d’aide (région, département, ville, agence culturelle…) de contribuer à enrichir le site avec:

  • les financements proposées
  • les données des aides attribuées les années précédentes

Le site liste aussi des catégories principales pour aider chacun à trouver ses aides:

  • artiste & créateur, 
  • producteur de spectacle vivant, 
  • organisateur de festival, 
  • producteur de musique, 
  • producteur audiovisuel, 
  • formateur, éditeur, enseignant.
Le site permet aussi de voir les projets financés les années précédentes et de filtrer les différents programmes d’aide, par genre musical, par région…

Plutot joli et pas mal foutu, il aidera a y voir plus clair et pourra peut être apporter un peu de transparence quand à l’usage qui est fait de ces aides.

Lien: MonProjetMusique.fr (trouvé via Combustible)

En complément jetez aussi un oeil à cet article qui vous donne d’autres adresses pour trouver des aides et subventions pour la musique.

Le jeu comme outil de storytelling transmédia: l’exemple de Guillaume Barraband

Pour faire connaitre et vendre sa musique, il ne suffit pas d’avoir une boutique en ligne et de faire de la publicité sur Facebook. Le storytelling transmédia, c’est à dire raconter une histoire autour de votre univers musical via plusieurs supports multimédia, est un moyen de faire rentrer les auditeurs dans votre univers. Dans ce contexte, le jeu est un outil intéressant. Illustration avec un livre jeu musical interactif proposé par l’artiste toulousain Guillaume Barraband.

 

 

Un monde de musique jetable

Aujourd’hui la musique est un produit de consommation courante. Que ce soit Youtube, les sites de streaming ou les réseaux de téléchargement, on trouve toute la musique du monde sur Internet.

Paradoxalement, on écoute moins qu’avant. Si dans le passé, on se devait de choisir un album, on l’écoutait dans les rayons quand on pouvait ou bien on faisait le pari de l’acheter uniquement par rapport à sa couverture, et on rentrait chez soi pour l’écouter.

Parfois on regrettait son choix. Parfois on devait passer plusieurs écoutes avant d’accrocher. Mais souvent ceux la mêmes que l’on avait du mal à apprécier aux premières écoutes devenaient ceux qui restaient ensuite longtemps avec nous.

Aujourd’hui le choix est est infini, on peut passer d’une musique à l’autre en un clic. A tout moment, on peut choisir la musique qui correspond à notre humeur présente.

On n’accroche pas au bout de quelques secondes ? On zappe !

Conséquence pour les artistes ? Quand on a un univers musical un peu complexe ou original, ca peut être dur de faire rentrer les auditeurs dans la musique.

Doit on écrire uniquement des chansons dont les 5 premières secondes sont spécialement travaillées pour accrocher les youtubers qui souffrent de déficit chronique de l’attention ?

Cela peut marcher pour certaines musiques, mais pas pour toutes.

Le jeu comme outil de storytelling transmédia

Pour faire connaitre et vendre sa musique, il ne s’agit pas donc juste d’avoir une boutique en ligne et de faire de la publicité sur Facebook. Il faut arriver à faire prendre le temps aux gens de rentrer votre univers musical et si possible de les y faire rester le temps de les faire accrocher.

Raconter des histoires multimédias/transmédia (lire: c’est quoi le storytelling transmédia ?), c’est à dire des histoires racontées via différents supports (blog, réseaux sociaux, images, sons, vidéos) en tirant partis des spécificités de chaque support  mais en jouant sur les complémentarités pour créer une expérience unifiée, globale et originale, est un moyen de faire découvrir un album ou un projet musical mais aussi de faire vivre la musique au dela du concert ou de l’album.

Dans une stratégie de storytelling transmédia, le jeu est un outil très puissant et qui peut être décliné sous de nombreuses formes.

Voici un exemple intéressant de jeu interactif proposé par l’artiste toulousain Guillaume Barraband.

Le livre-jeu dont vous êtes le héros

Pour offrir un autre moyen de découvrir sa musique et son nouvel album, Guillaume Barraband propose un jeu interactif original et centré autour de l’univers musical de son nouvel album L’Épopée Rustre.

Voici une description par Guillaume:

(…) ce livre-jeu est né de l’envie de vous faire découvrir l’album en vous amusant et de manière interactive. Fini la navigation passive ou vous cliquez sur un média pour entendre, lire ou voir quelque chose en rapport avec un disque que vous voulez découvrir…

L’idée a donc été d’imaginer un scénario aux multiples facettes, des petites histoires, une aventure, différente de celle du spectacle mais avec le même matériau de base : les 13 chansons de l’album l’Épopée Rustre.

Ainsi, chaque chapitre de ce livre-jeu, lié aux plages du disque, vous immergera dans l’imaginaire des différents titres qui le composent. Vous aurez par ailleurs la possibilité d’entendre la BO du livre-jeu tirée de l’album, en laissant le son de votre ordinateur allumé.

(…)

Oui, L’Épopée Rustre, ce n’est plus seulement un album et un spectacle, c’est aussi un livre-jeu dont vous pouvez être le héros, en vous glissant dans la peau d’un personnage aux troubles mémoriels légèrement handicapants : moi! En effet, il se trouve que « J’ai des absences » et en m’incarnant, tel un ongle de pied contrariant et vigoureux, vous entrerez au cœur des chansons de ce disque et de mon esprit sinueux…

Vous serez en quête de ma mémoire perdue et d’une demoiselle, la douce « Alice », susceptible de permettre de la retrouver. Il vous faudra être attentif aux indices, bien lire toute l’histoire pour pouvoir déjouer les pièges ou les absurdités de certains chapitres. Ce périple sera semé d’embuches, de détournements, de décalages et de contrepieds. Il y aura des méchants bien sûr, mais vous ne serez pas forcément le gentil vous-même ! Certains « mondes » ne vous seront accessibles qu’à partir d’un nombre de points minimum réalisés dans le chapitre précédent. Dextérité, réflexes et perspicacité vous seront indispensables pour arriver au bout d’une histoire que vous construirez vous-même en fonction de vos choix et de vos performances.

Il est probable que vous croisiez souvent le spectre de Charles Baudelaire en atterrissant malgré vous au chapitre de la « Charogne ». Cela ne devra pas vous décourager…

 

Ainsi tout à tour au cours de différents chapitres, vous aurez à répondre à des quizz, tirer sur des personnages en mouvement, jouer à la roulette, voir des stip teases ou attraper des canapés au vol ! Le tout évidemment en rapport avec la musique, l’univers de l’album et l’humour de Guillaume.

 

 

 

Plutôt bien fait et amusant, le jeu vous permet de gagner des points qui vous permettent d’accéder à différents chapitres et si vous êtes parmi les meilleurs scores, de gagner l’album et des goodies.

Pour finir…

Je vous laisse découvrir le jeu interactif de Guillaume, l’Épopée Rustre.

Et ce clip sympa que je vous avais déja fait voir:

Combien gagne un musicien DIY sur les plateformes de streaming et de vente en ligne ?

Voici un témoignage du groupe Uniform motion qui était revenu il y a quelques temps sur ce qu’ils gagnent sur le le streaming et les ventes en ligne  en tant que musiciens DIY.

Je regroupe ici 2 articles originellement publiés en anglais sur le blog d’Uniform Motion et que j’ai traduit. Le premier donne des chiffres des ventes et de stream sur la période 2010 tandis que le deuxième fait une mise à jour des chiffres pour 2011.

Je trouve ces articles intéressants car il donnent à voir une réalité du métier de musicien de nos jours et sur la difficulté de vendre assez de musique pour faire un bénéfice réel.

Si l’abondance de plateformes de vente et la facilité d’utilisation permettent de vendre sur toute la planète, en pratique il faut vendre un certain volume pour que cela devienne rentable de vendre sa musique.

Le streaming, présenté comme une alternative possible, semble lui aussi limité dans sa capacité à soutenir la scène musicale, au moins à l’heure actuelle.

Note: J’ai traduit rapidement et vous m’excuserez s’il reste des fautes ou du franglais (suggestions bienvenues en commentaires)

 Combien gagne un musicien DIY sur ses ventes en ligne

Article original Release day economics écrit par Andy du groupe Uniform Motion.
 
Notre nouvel album est « officiellement » sorti aujourd’hui. Cela veut dire que vous retrouverez une version digitale sur les différents sites de vente en ligne comme iTunes, AmazonMP3 et eMusic, et que vous pourrez les lire en streaming depuis des seevices comme Spotify ou Deezer.

Les versions physiques (CD et vinyles) sont seulement disponibles depuis notre Bandcamp et aux concerts.

Malheureusement, vous ne pourrez trouver notre album dans aucun magasin de musique. La raison: nous n’avons pas de label, ce qui signifie que nous n’avons pas accès à la distribution. Sans distributeur, vous ne pouvez pas vendre votre CD dans les magasins de musiques.

Si vous travailler pour un distributeur et que vous êtes interessé pour distribuer notre CD, vinyle ou les deux, n’hésitez pas à nous contacter !

Si vous acheter notre musique ou utiliser un des services « légaux » de streaming, voici un aperçu de là où va l’argent.

Spotify

Sur Spotify, le ppaiement par stream est en moyenne de 0,003€.
Donc si vous écoutez notre album en entier, nous obtiendrons 0,029€
Si vous écoutez l’album 10 fois sur Spotify, nous obtiendrons 0,29€
Si vous écoutez l’album 100 fois, nous obtiendrons 2,94€
Si vous écoutez l’album 1000 fois (une fois par jour pendant 3 ans!), nous obtiendrons 29,47€ !

Si vous utilisez la version gratuite de spotify, cela ne vous coutera rien. Spotify gagnera de l’argent avec les publicités. Si vous utilisez une des versions payantes, nous ne savons pas du tout comment ils calculent le partage de revenus. Ils livrent seulement cette informations aux majors…

Deezer

Deezer semble payer un peu plus. Nous avons reçu 0,006€ par lecture de leur part. Ca fait 0,052€ par album écouté.

Si vous écoutez l’album 10 fois sur Deezer, nous obtiendrons 0.52€
Si vous écoutez l’album 100 fois, nous obtiendrons 5,2€
Si vous écoutez l’album 1000 fois (une fois par jour pendant 3 ans!), nous obtiendrons 52€ !

Nous ne savons pas non plus comment eux partagent les revenus.
 
 

eMusic

eMusic est un service sur abonnement. Le coût d’un album dépend du plan que vous avez. Nous recevons à peu près 0.29$ par chanson ou 2.60$ par album (9 chansons).
 
 

Amazon MP3

Vous payez 7.11€ pour télécharger les mp3s. Nous recevons 4.97€ la dessus. Cela fait un partage 70/30.
 
 
 

iTunes

L’album vous coutera 8.91€ si vous l’achetez chez Apple. Il y a un partage 70/30 la aussi, nous garderons donc 6.28€ par album. Cela dit, cela nous coute aussi 35€/an pour garder un album sur iTunes, Spotify et Amazon (105€/an pour tout nos 3 albums).

Nous gagnons donc pas d’argent tant que 24 personnes n’ont pas acheté une version digitale de l’album sur iTunes ou 150 chansons, ou si nous obtenons pas des dizaines de milliers d’écoute sur Spotify !

En fait, dans la plupart des cas, ce n’est pas du tout viable économiquement de vendre sa musique [Note du traducteur, c’est un des argument de Ian Roger dans sa stratégie pour vendre sa musique comme une rockstar]

Mais si vous achetez directement chez nous ?

 

Vente directe avec Bandcamp

Digital:

Nous laissons les gens choisir ce qu’il veulent payer pour la version digitale. Si vous choisissez de payer 5€, Paypal prend 0,37€, Bandcamp prends 0.75€. Uniform Motion garde 3.88€. Cela ne nous coûte rien d ‘avoir une page sur Bandcamp.

Si vous décidez de ne rien payer, et bien nous n’avons rien, mais au moins vous n’avez donné aucun argent indirectement à une major, comme cela semble être le cas avec Spotify !

CD:

si vous achetez un CD directement chez nous pour 10€, Paypal prends 0.515€, Bandcamp prends 1.5€. Il y a donc un peu moins de 8€ pour nous. Mais, attendez une seconde, cela coûte un peu plus de faire un CD.

Le CD lui même coute 1.2€, le livret coute environ 50 centimes, le packaging du CD est 1.8€ et le stocker sur le devant coûte 35 centimes. Ca fait un total de 3.65€.

Donc en réalité, il reste 4.34€ pour nous.

Vinyle:

Si vous achetez un vinyle 12 » à 15€ chez nous, Bandcamp prends 2.25€, Paypal prends 0,646€. Il nous reste donc 12€10.

Le coût du vinyle lui même est 3,06€, les étiquettes coutent 1.3€, soit un total de 4.36€.

Il reste donc 7.75€ pour nous. Cependant nous avons du presser 250 copies (commande minimum). Nous devons vendre 72 exemplaires avant de rétablir la balance sur la production de vinyles. Nous en avons vendus 30 jusqu’à présent.

Si nous arrivons à l’équilibre financier, nous baisserons un peu les prix. 🙂

Modification (14/09/2011)
Quelques personnes nous ont posés des questions sur les chiffres des vinyles. Ces chiffres peuvent être un peu confus, alors alors voici des précisions.

Nous avons commandé 250 copies parce que c’est le nombre minimum pour une commande de vinyles (la plus petite quantité que nous avons pu trouver).

Pour garder les coûts le plus bas possible nous avons choisi une pochette blanche sans rien puis nous l’avons personnalisée avec un sticker.

Il y a donc un sticker sur le devant de chaque vinyle. Et nous avons décidé d’en mettre un avec le nom du fan sur le dos de chaque album pour les 50 premières commandes.

250 copies (vinyle noir double face avec pochette blanche) nous ont couté 775€. Soit 3,1€ par copie.
Le sticker du devant coute 0.6€, celui de derrière 0.70€. Les chiffres sont bizarres parceque nous n’avons pas commandés 250 stickers. Nous en commanderons plus si nous vendons assez de copies de l’album, mais si nous n’en vendons que 50 ou 100 pourquoi en acheter plus. Nous n’avons pas eu le choix avec les vinyls, mais nous l’avons eu avec les stickers. Nous avons donc commandé seulement 75 stickers pour le devant et 50 stickers personnalisés pour le derrière, mais mes chiffres sonr basés sur 75 de chaque.

775 + 45 (0.6 X 75) + 52.5 (0.7 X 75) = 872.5 €
872.5 / 12.1 (prix net pour chaque copie) = 72.107

C’est de la que vient le chiffre 72. Ca aurait probablement du être 73 copies pour équilibrer les comptes, mais hé, je suis un musicien pas un comptable ! 🙂

Combien gagne un musicien DIY sur ses ventes en ligne ? La suite…

Article original Update to Release day economics écrit par Andy de Uniform Motion.
 

Mise à jour de l’article Release day economics

Les données for iTunes, eMusic, etc n’ont pas changé depuis que nous avons publié Release day economics en septembre 2011, mais les paiement de services de streaming comme Spotify et Deezer ont augmentés de facon significative alors nous avons pensé vous donner une mise à jour des chiffres.

Spotify

Les paiements de Spotify ont augmentés de 56% en 2011 comparé à 2010. Le paiement par stream etait en moyenne 0,003€ en 2010. En 2011 la moyenne est monté à 0,0047€ par lecture.

Donc si vous écoutez notre album en entier, nous obtiendrons 0,042€
Si vous écoutez l’album 10 fois sur Spotify, nous obtiendrons 0,42€
Si vous écoutez l’album 100 fois, nous obtiendrons 4,23€
Si vous écoutez l’album 1000 fois (une fois par jour pendant 3 ans!), nous obtiendrons 42,30€

 

Deezer

Les paiements de Deezer ont augmentés de 116% en 2011 comparé à 2010. Récemment, nous avons reçu 0,0127€ par lecture.
Ca fait 0,11€ par album écouté.

Si vous écoutez l’album 10 fois sur Deezer, nous obtiendrons 1,14€
Si vous écoutez l’album 100 fois, nous obtiendrons 10,14€
Si vous écoutez l’album 1000 fois (une fois par jour pendant 3 ans!), nous obtiendrons 100,14€ !

A suivre

Je vous laisse découvrir leur musique, et maintenant que vous avez où va l’argent, n’hésitez pas à acheter.

Comment faire connaitre sa musique: les expériences d’Uniform Motion

Comment se faire connaitre quand on est un « petit » groupe inconnu ? Les expériences de Trent Reznor ou de Radiohead qui collaborent avec leurs fans sont très instructives, mais ces groupes avaient déjà une base de fans conséquente. Comment faire connaitre sa musique quand on débute un nouveau projet musical et que, par définition, on n’a pas ou peu de fans ? Pour tenter de répondre à ces questions, les expériences de Uniform Motionsont particulièrement intéressantes.

J’avais déjà parlé de Uniform Motion groupe toulousain de « folk illustrée » très innovant ( ici et icila et la). J’ai eu la chance de rencontrer récemment Andy, guitariste et chanteur du groupe mais aussi particulièrement actif dans la promotion. Outre que Andy connait très bien le monde de la musique sur internet, il aime beaucoup expérimenter et travailler avec ses fans et partage beaucoup de retours d’expériences sur le blog du groupe.

Depuis 4 ans il ainsi a testé beaucoup d’outils en ligne (Tumblr, Bandcamp, Mailchimp, Facebook, Twitter, Spotify, Deezer, Grooveshark, …)  mais aussi de nombreuses manières de collaborer avec ses fans, du financement participatif aux Hangout parties (des webconcerts diffusés en direct), en passant par les remix kits et clips participatifs…

Coup de chance, Andy avait préparé une présentation résumant ses diverses expériences pour la rencontre Sudweb et me l’a transmise. Regardez la c’est très très intéressant.


 

Je vous avais déja encouragé à lire leur blog, qui revient dans le détail sur ces initiatives. Mais comme les articles sont en anglais et que je sais que ça peut rebuter certains,  j’ai décidé de vous faciliter la tache et de traduire plusieurs articles particulièrement pertinents pour approfondir ce que Andy décrit dans sa présentation.

J’ai déjà fait quelques traductions que je publierai dans les semaines qui viennent.

En attendant, jetez une oreille sur la musique qui vaut elle aussi le détour.

Le guide Pinterest pour les artistes

Voici un petit guide en francais sur Pinterest et son potentiel pour les artistes (et les associations).

C’est quoi Pinterest ?

Pinterest c’est un outil hybride à mi-chemin entre l’hébergeur d’images Flickr, le réseau d’information Twitter, et le gestionnaire de favoris collaboratif Delicious.

Pinterest permet de sauvegarder ses images favorites issues du web et de les épingler (« pin » en anglais) sur un tableau en ligne ( les « boards » classés par catégorie) et ainsi de les partager de manière visuellement attractive.

Ce mode de partage très visuel a beaucoup de succès et ont voit de plus en plus d’utilisateurs partager leurs images favorites avec ce site. Comme son nom l’indique Pinterest permet d’épingler et partager ce que l’on trouve intéressant.

Mieux, comme sur Twitter, la republication est une pratique très répandue. Ainsi on peut re-épingler (« repin ») c’est à dire republier une image déja publié par un autre utilisateur dans son propre tableau. Cette pratique très populaire permet la diffusion des meilleures images de manière virale.

Comme sur Twitter toujours, il existe un système de « followers », c’est à dire qu’il est possible de s’abonner pour suivre l’activité des personnes que l’on trouve intéressantes.

Le site se synchronise facilement avec les principaux réseaux sociaux (envoyer des infos, retrouvez ses amis) et permet notamment d’envoyer ses images épinglés sur son journal (Timeline) Facebook.

Enfin, comme sur Facebook,  les utilisateurs peuvent « aimer » les images épinglés (ce qui les ajoutent dans un dossier de favoris), ou bien encore les commenter.

D’après des statistiques récentes, Pinterest serait le 5eme plus gros site pourvoyeur de visites sur le web, juste derrière des poids lourds comme Facebook, Stumbleupon, Google, Twitter, et même devant Youtube.

Pour l’instant le site n’est pas disponible en francais, mais je pense que cela devrait arriver prochainement.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, quelques stats sur Pinterest:

Débuter avec Pinterest

Pour ne pas réinventer la roue, voici quelques tutoriaux bien fait qui vous expliqueront tout ce que vous avez besoin de savoir sur Pinterest

Tutoriel vidéo « Guide Pinterest : mode d’emploi » : http://autourdututo.fr/guide-pinterest-mode-demploi/

Le Guide Pour Bien Débuter Sur Pinterest: http://www.emarketinglicious.fr/marketing-reseaux-sociaux/guide-pour-bien-debuter-sur-pinterest

Un tableau Pinterest de resources sur Pinterest: http://pinterest.com/tomatejoyeuse/tout-pinterest-en-francais/

 

Pinterest pour les artistes, quelles possibilités ?

L’intérêt vous l’aurez compris est d’être vu et découvert, car si les gens épinglent vos photos, elles apparaitront sur leurs tableaux, visibles par leurs connections qui pourront elles-mêmes les re-épingler.

Mieux quand un utilisateur épingle une image du web, celle ci garde un lien vers le site original. Un moyen de générer du traffic, mais aussi probablement un bonus pour le référencement (Google utilise les données issues des réseaux sociaux pour identifier les meilleures pages et nul doute que s’il n’utilise pas encore des données de Pinterest, cela ne saurait tarder).

Autre particularité de Pinterest: une importante communauté d’artistes et d’amateurs d’art très passionnés, et comme sur Twitter, cette culture du partage visant à faire ressortir les meilleurs contenus.

C’est donc un endroit très intéressant pour diffuser ses oeuvres et devenir plus visible car si vos oeuvres touche un public, vous avez des chance que celui ci les diffuse pour vous.

Le potentiel est évidemment plus important pour les arts visuels (BD, peinture, photo).  Ainsi les peintres, sculpteurs, illustrateurs, photographes, designers, pourront se créer un book en quelques clicks sur une plateforme de diffusion déja très fréquentée par des amateurs de belles choses.

Mais il pourra intéresser d’autres artistes comme les cinéastes (il y a une possibilité d’épingler des vidéos) ou même les musiciens utilisant Soundcloud (voir ci-dessous)

Dernier point, c’est un bon endroit pour se ballader et s’inspirer de belles images.

De la musique sur Pinterest avec Soundcloud

Si Pinterest était initialement centré sur les images, si vous utilisez Soundcloud, il est possible d’épingler de la musique.

Pour cela vous pouvez utiliser le bookmarklet ‘Pin It’, (un lien dynamique à ajouter à votre navigateur utilisé pour épingler images et pages) ou copier l’URL Soundcloud du son que vous voulez partager sur Pinterest.

Quand vous épinglez un son, l’image associée apparaitra dans vos tableaux Pinterest et le widget Soundcloud se lancera quand le Pin est cliqué. Les sons partagés sont attribués à l’auteur original avec un lien vers sa page.


Exemples d’artistes utilisant Pinterest

 

Je n’ai pas vu de galerie de musiciens, mais avec la possibilité ajoutée récemment par Soundcloud, on devrait en voir arriver bientôt.

Diffuser sur Pinterest, vendre sur Etsy

Etsy est une plateforme de vente d’objets et de créations artisanales qui permet à n’importe qui de vendre ses créations. Il est ainsi possible d’achetez des objets faits main uniques directement auprès de vendeurs indépendants dans le monde entier.

On trouve de tout surt Etsy: chaussures, peluches, vêtements, objets de décoration, bijoux, peintures, sculptures…

Les images les plus publiés sur Pinterest sont des images de créations issues de Etsy. Il y a donc un gros potentiel pour les artistes et artisans d’utiliser Pinterest pour être plus visible et Etsy pour vendre ses oeuvres comme le fait Robin Maria Pedrero (citée plus haut).

Quelle stratégie sur Pinterest ?

D’abord décider si c’est important pour vous.

Pas la peine de vous rajouter du boulot si ce n’est pas absolument nécessaire. Ensuite décidez votre degré d’implication et combien de temps vous voulez y passer. voici quelques possibilité du plus simple au plus complexe:

  • Une option simple pour commencer serait de juste optimiser votre site en ajoutant un bouton Pinterest pour favoriser la diffusion de vos contenus par les visiteurs (si vous utilisez wordpress pour votre site, lisez ce tutoriel pour installer un bouton Pinterest pour wordpress).
  • Regardez aussi vos statistiques de visites pour voir si Pinterest vous amène déja du traffic et si certains fans vous ont épinglé. Si vous avez déja du traffic en provenance de Pinterest, cela peut valoir le coup de passer plus de temps dessus.
  • Vous pouvez aussi ajouter un onglet Pinterest sur votre page Facebook (voir le tutoriel).
  • Pour les plus motivés, Pinterest peut être une source d’inspiration et vous aurez surement beaucoup de plaisir à épingler vos images préférés sur un tableau Pinterest.
  • Si vous postez vos contenus sur Pinterest, n’oubliez pas d’optimiser mots clés, descriptions, lien vers votre site, etc… Si vos contenus sont visuellement attractifs, ils trouveront surement leur public et se verront diffusés.
  • Essayez aussi de trouver des personnes aux goûts communs et de les suivre, faites vous plaisir, épingler commentez et explorez.
  • Projet à plus long terme: devenir un curateur, c’est à dire quelqu’un dont les recommandations sont reconnues et les choix sont appréciés et qui attirent beaucoup de « followers » qui suivront votre activité.

Conclusion

J’ai hésité un moment à parler de Pinterest, car je me méfie toujours des dernières modes et j’aime plutôt sélectionner des services ayant fait leur preuves. Mais pour avoir vu de plus en plus de gens l’utiliser dans divers contextes, de Bombay à Toulouse, je pense qu’il y a un potentiel important pour les artistes.

Le plus intéressant à mon avis, c’est que contrairement à Facebook dont le contenu est avant tout auto-centré (mes photos, mes actus, mes amis…), sur Pinterest tout comme sur Twitter, il y a une une culture de curation de contenus artistiques très forte. Cette culture visant à sélectionner, éditer et partager les contenus les plus pertinents présente de grandes opportunités pour se faire promouvoir par les internautes.

J’imagine aussi que l’on verra apparaitre des usages innovants,  pas exemple un illustrateur qui créerai une BD case par case en publiant une image par jour sur son tableau… L’ajout de musique via Soundcloud a aussi un potentiel pour les musiciens…

Si vous connaissez de tels usages hors normes de Pinterest par des artistes, je serai content de les connaitre. Laissez un commentaire et je les ajouterai dans cet article.

 

 

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