Articles de la catégorie ‘cinéma’

Le téléchargement gratuit est bon pour la promotion des œuvres culturelles sur internet.

Mercredi, décembre 2nd, 2009

Un cinéaste a vu la notoriété de son dernier film prendre une ampleur insoupçonnée. La raison ? Le long-métrage s’est tout simplement retrouvé sur les réseaux peer-to-peer. Après Trent Reznor qui encourage ses fans à télécharger sa musique gratuitement et se retrouve en tête des ventes sur Amazon, et Paolo Coehlo qui pirate ses propres livres et en vend plus, voici un exemple de plus qui montre que le téléchargement gratuit peut être bon pour la promotion des œuvres sur internet.

Un article écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com et diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0
Le piratage, meilleur vecteur d’exposition pour une oeuvre culturelle ?
Peer-to-Peer -

Un cinéaste a vu la notoriété de son dernier film prendre une ampleur insoupçonnée. La raison ? Le long-métrage s’est tout simplement retrouvé sur les réseaux peer-to-peer. Le réalisateur reconnait que s’il n’est pas vraiment enthousiaste à l’idée de savoir que des internautes profitent son oeuvre gratuitement, il est quand même ravi de l’exposition offerte par le P2P.

Le peer-to-peer, fléau du droit d’auteur ou excellent outil marketing ? Si les avis ne manqueront pas de diverger sur la question, selon si l’on se place du côté des ayants droits ou des internautes adeptes du téléchargement, Jamin Winans a désormais une opinion bien tranchée. Réalisateur et scénariste sur le film Ink, le cinéaste estime que « s’il n’est guère enthousiaste de voir des personnes découvrir son film sans payer« , est cependant ravi de voir BitTorrent offrir à son oeuvre « une exposition absolument exceptionnelle« .

« Ce week-end, quelque chose d’assez extraordinaire s’est produit » explique Jamin Winans dans un e-mail envoyé aux personnes impliquées dans ce projet. « Ink a été piraté. Quelqu’un l’a publié sur différents sites dédiés au piratage, et nous savions que cela arriverai. Ce que nous n’avions pas prévu, c’est son succès fulgurant (en moins de 24 heures). Ink est devenu le film le plus téléchargé sur plusieurs sites spécialisés, avec parfois 150 000 à  200 000 internautes« .

« Résultat, Ink est désormais classé 16e sur IMDB et fait parti des 20 films les populaires au monde » s’exclame le cinéaste. « Tout a commencé à la suite d’un buzz totalement souterrain que vous nous avez aidé à créer. Nous n’avions pas de distributeur, pas de véritable plan publicitaire, mais le bouche à oreille que vous avez débuté à fait exploser le film dès lors qu’il été disponible en ligne » analyse-t-il. « Nous ne savons pas exactement ou tout cela va nous mener, mais une telle exposition est incontestablement une chose positive » termine-t-il.

Ce n’est pas la première fois qu’un contenu culturel piraté a propulsé ou relancé les ventes et l’exposition d’un artiste. Cet été, nous vous rapportions l’histoire d’un groupe de musique, Barcelona, qui a vu son succès exposer suite à l’utilisation illégale d’un de leurs morceaux de musique dans une vidéo vue plus de trois millions de fois sur YouTube. Et ce n’est pas un cas isolé : Moby et Coldplay avaient expérimenté une diffusion gratuite de certains morceaux. Résultat, l’un et l’autre s’étaient retrouvés en tête des ventes sur les plates-formes musicales… peut-être qu’un jour, les ayants droits en tireront les conclusions qui s’imposent…

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Le cinéma en pleine réinvention face au web

Vendredi, mars 27th, 2009

Two Fists One Heart, un film Australien de Shawn Seet produit par Disney/Buena Vista propose pour sa promotion une opération infiniment plus originale que l’inévitable site web dédié accompagné de la promo habituelle : ses producteurs ont décidé de mettre les scènes tournées et non montés lors du final cut sous licence Creative Commons (avec Attribution, ce qui leur permet d’obtenir un lien en retour vers le site du film).

Le cinéma en pleine réinvention face au web | ReadWriteWeb France

Perkins 14: le premier film écrit par Internet

Lundi, janvier 5th, 2009

Electron Libre nous signale le premier film « user-generated »

Une première : un film a été réalisé aux Etats-Unis entièrement avec la participation des fans. Sur Massify, un site de networking pour l’industrie du cinéma, les internautes ont voté depuis un an les différentes étapes de la production et de la réalisation du film, jusqu’à l’affiche et le choix des acteurs. Le résultat, Perkins 14, un film d’horreur sur des enfants kidnappés qui terrorisent une petite ville, sera diffusé au HorrorFest du 9 au 15 janvier.

Selon Massify, cultiver un public avant la sortie d’un film permet de s’assurer une meilleure réception ainsi que d’augmenter les revenus liés à la publicité. Une idée qui permet aussi d’impliquer les fans dans un processus créatif de façon interactive et démocratique. Reste à voir si la qualité sera à la hauteur des attentes.

Cette implication des fans dans le processus créatifs mais aussi promotionnel et commercial, n’est pas sans rappeler certaines initiatives de co-création dans la musique ou l’édition.

Ceci me renforce dans mon idée que l’avenir de la culture est dans l’interactivité entre les créateurs et les fans.