Articles de la catégorie ‘musique’

Les sites internet pour les musiciens: une sélection par Zik’n'Blog

Lundi, avril 27th, 2009

Une sélection de sites  utiles pour les musiciens: vendre son CD physique, vendre sa musique au format mp3, diffuser sa musique librement, des concours, annoncer vos concerts. Beaucoup de sites Canadiens, mais les musiciens français y trouveront aussi des liens utiles:

Les sites internet pour les artistes | Zik’n'Blog

Jeter un oeil au passage au reste du site (en particulier la liste d’archives qui remonte jusqu’à septembre 2000, « aaah, le bon vieux temps de Napster, … » ). Zik’n'blog est une mine d’informations et de réflexions intéressantes sur la musique en ligne.

Et pour ceux qui sont sur Twitter, suivez la veille culturelle de Caroline Fontaine @sincever

Twitter et la rencontre d’un groupe musical : une approche originale

Vendredi, avril 24th, 2009

Un groupe de musique utilise twitter pour rencontrer ses fans et créer une relation différente avec eux: “Nous avons choisi de rencontrer les gens en tête-à-tête plutôt que via le traditionnel agencement artiste/public », poursuit le duo. « En suivant notre localisation sur Twitter, les personnes pouvaient nous trouver et nous approcher, on utilisait cette opportunité pour distribuer nos écrits et parler de nos projets pour 2009 avec nos fans. À la fin du festival, nous avons trouvé des versions photocopiées ou usagées de nos manuscrits originaux entre les mains de centaines de personnes. Nous considérons cela comme un formidable succès”.

Voir l’article: Twitter et la rencontre d’un groupe musical

Approche intéressante qui favorise avant tout la relation et l’interactivité avec les fans. Ce n’est pas sans rappeler ce que disait Paolo Coehlo à propos du futur du livre:

« le futur du livre n’est peut être pas dans des objets comme le Kindle ou les e-books, mais dans l’interactivité entre les lecteurs et l’auteur autour du livre. Certains pensent que dans le futur les gens pourraient payer non pour le livre, mais pour les discussions et l’univers associé au livre ».

Ça vous inspire quoi ?

DU Caf’ Conc’ aux cafés culture – Quelles perspectives pour les cafés-concerts ?

Mercredi, avril 22nd, 2009

Lieux de vie essentiels à l’émergence artistique, les cafés-concerts éprouvent aujourd’hui de plus en plus de difficultés à exercer leurs activités. Sous l’effet d’un arsenal juridique contraignant (nuisances sonores, pratiques en amateur, horaires de fermeture…), nombreux sont les caf’ conc’ qui ont arrêté la programmation musicale ou fermé boutique.

DU Caf’ Conc’ aux cafés culture – Quelles perspectives pour les cafés-concerts ?

Un problème important et une réflexion intéressante sur les causes et les solutions possibles à ce problème.

Where is my song, un nouveau blog sur la musique en ligne

Lundi, avril 20th, 2009
« Olivier, fondateur de Mystar.tv, pour ceux qui connaissent (peut-être !) vient d’ouvrir www.whereismysong.net, un « blog » (rhaaa ce mot ») bref un site total perso avec des idées dedans rapport à la musique en ligne, son avenir et  et tout ça.
La chose a pour vocation de parler (beaucoup) des initiatives intéressantes / innovantes, des nouveaux modèles, des nouveaux artistes, malins et hors circuits traditionnels, plus quelques coups de cœur perso, parce que bon … L’idée étant de rester dans le bien fichu et constructif, vu que tout ça est passionnant. »

Des thèmes qui, évidemment, m’intéressent particulièrement… ;-) bon démarrage à Where is my song, en espérant que l’on aura plein d’échanges d’idées constructives…

Quelles stratégies pour mettre sa musique en téléchargement

Vendredi, avril 17th, 2009

Je l’ai dit et redit: barricader sa musique ne sert à rien, internet est un réseau et une musique écoutable est toujours copiable d’une manière ou d’une autre. D’autre part, est ce que le “pire-ratage” pour les artistes ce n’est pas d’être ignoré ? Donc plutôt que de lutter contre la copie, mieux vaut l’utiliser.  Nous allons réfléchir ici à quelques stratégies pour mettre sa musique en téléchargement et la diffuser de façon intelligente.

Avant de démarrer : SACEM vs licences libres

Il faut savoir que lorsque vous êtes « déclarés à la Sacem », il faut payer pour pouvoir diffuser votre musique. L’artiste qui veut diffuser sa musique paye, mais celui qui veut diffuser la musique de cet artiste paye aussi.

[EDIT voir commentaires]

L’inscription à la Sacem a un coût important pour un petit artiste qui ne peut espérer que peu de retours de collecte de droits. De plus ceux qui diffusent la musique de cet artiste payent aussi.

Du coup, c’est un frein important pour la diffusabilité de l’œuvre. Peu de gens sont prêts à payer pour diffuser la musique d’un autre. Par contre, des licences comme les Creative Commons permettent une libre diffusion tout en gardant la paternité de l’artiste. Nul besoin de payer, ce qui donne un coup de fouet à la diffusion de l’artiste.

Où mettre sa musique en téléchargement ?

Il faut que vous soyez là où votre public est déjà:

  • plateformes d’écoute en ligne: itunes, jamendo, last.fm, deezer. Ce sont des lieux dédiés à l’écoute de musique. Il y a beaucoup de choix et cela peut être dur d’être repéré, mais c’est quand même important d’être présent pour vous donner une chance d’être écoutés.
  • réseaux sociaux: myspace, facebook, skyblogs, twitter… Ce sont des lieux de passage, de discussion et de détente importants, comme les cafés en ville. Vous pouvez toucher beaucoup de gens ici. Mais comportez vous de manière sociale. Il ne vous viendrait pas à l’idée de rentrer dans un café et de bombarder aveuglément tout le monde avec vos prospectus ou de leur crier dans les oreilles que votre musique est la meilleure. Comme dans la vie réelle, repérez les personnes les plus susceptibles d’être intéressées et/ou de relayer vos infos, puis engagez la discussion.
  • réseaux p2p: BitTorrent, Emule, … ce sont des lieux ou les gens téléchargent de la musique. Cela peut donc être intéressant d’y être et d’y placer certains morceaux. L’écrivain Paolo Coehlo s’est piraté lui même avec un certain succès. N’oubliez pas de mettre des infos sur le groupe et un lien vers le site dans la description du fichiers et aussi dans l’archive contenant la musique, ça permettra aux gens de revenir vers vous plus facilement.
  • site de partage de vidéos: youtube, dailymotion. Un autre endroit populaire et de rencontre que de plus en plus de gens utilisent. En plus le fait d’avoir des images ou vidéos apporte un plus à la musique. Pas besoin d’avoir forcement une vidéo hyper léchée (vous pouvez faire un diaporama ou mettre une vidéo de concert) mais attention par contre à avoir un son correct, sinon vous ferez fuir tout le monde. Essayez surtout d’être originaux (Voir des conseils pour créer une vidéo virale).
  • sites de diffuseurs: BnFlower, blogueurs, … ils sont intéressés par la musique et veulent vous aider à diffuser la votre. BnFlower est une communauté de diffusion prescriptive dont les membre ont pour but de promouvoir des musiciens qu’ils apprécient. Il y a aussi de nombreux blogueurs qui partagent leurs goûts en ligne. Repérez les prescripteurs qui sont susceptibles d’être intéressés par votre son et envoyez leur un message personnalisé (et non un copier/collé) avec un moyen d’écouter votre musique. S’ils aiment ils vous feront beaucoup de promotion !
  • web radios: une piste que je n’ai jamais explorée, mais je pense qu’il doit y avoir un filon ici: démarcher des webradios et leur proposer de découvrir votre musique pour qu’elles la diffuse. Certaines webradios comme Sing Sing (la meilleure webradio du monde et de St-Malo) ont des auditeurs très fidèles et très à l’affût de nouveautés.
  • votre site web / blog: le point central de votre stratégie de diffusion. Votre musique doit être absolument facile à écouter (et éventuellement à télécharger). Ça semble évident, mais de nombreux sites de musiciens ne proposent pas ou peu de musique à écouter. Pour avoir souvent galeré à chercher à écouter des morceaux sur des sites d’artistes, il m’arrive maintenant de chercher directement le myspace d’un artiste pour être sur de pouvoir écouter sa musique sans tourner en rond. Choisissez une solution qui fonctionne sur la plupart des navigateurs et ne nécessite pas de plugins spéciaux pour écouter.
  • dans la salle de concert: proposez aux gens de repartir d’un avec un ou plusieurs de vos morceaux de l’album ou bien de l’enregistrement du live sur leur clé USB. Ils viennent d’entendre la musique, ils ont aimé, si vous leur donner du matériel, il y a de grandes chances qu’ils continuent à la faire tourner sur leur platines chez eux, la fassent découvrir à leur entourage et continuent à danser :-) .

Quelles stratégies pour la diffusion

Je trouve dommage de surprotéger sa musique, autant je trouve aussi dommage de mettre sa musique en téléchargement sans réfléchir avant à une façon de le faire. Il y a pour moi deux idées clés à garder en tête dans une stratégie de diffusion:

La première idée, c’est de tout faire pour faciliter l’appropriation et la diffusion de votre musique par vos fans. Les gens qui vous aiment peuvent et veulent vous aider de multiples façons. Aidez les à vous aider.

La deuxième idée, c’est d’être en contact avec vos fans, parler, écouter, discuter, échanger. Comme vous, ce sont des êtres humains qui aime discuter avec ceux qu’ils apprécient et avoir des nouvelles de temps en temps. Arrêtez le monologue, soyez à l’écoute et engagez une vraie discussion. Vous serez étonné de toutes les choses intéressantes que vous découvrirez.

Quelles stratégies pour mettre de la musique en téléchargement

  • simple téléchargement libre: le plus simple, les gens écoutent en ligne ou téléchargent. Le format doit être mp3 (universel) mais vous pouvez aussi proposer une qualité supérieure (formats wave ou ogg). Les gens prennent, peuvent copier sur leurs baladeurs mp3, téléphones et échanger avec leurs amis.
  • téléchargement après inscription: vous demandez aux gens qui téléchargent leur contact et quelques informations avant de les laisser télécharger. C’est ce que fait Nine Inch Nails. Cela permet de se constituer un carnet d’adresses important et d’annoncer ses nouveautés (nouveaux morceaux, nouveaux concerts, …) à un public ciblé.
  • mettez des morceaux complets, pas des extraits: Un extrait est frustrant. Si on aime, on veut l’écouter jusqu’au bout et le partager. Une chanson complète aura des chances d’être copiée et donnée à des amis. En revanche il y a peu de chances qu’un extrait soit diffusé, car ça vaut rarement le coup.Même si vous ne voulez pas mettre beaucoup de musique en téléchargement, mettez au moins une chanson complète.
  • sortir des news à intervalles réguliers: rien de tel pour garder le contact, les fans savent à quoi s’attendre et reviennent vous voir, ne vous oublient pas. Rien de pire que de faire une grosse com’ puis de tous laisser tomber au bout de 3 mois sans donner de nouvelles. On revient une ou 2 fois sur le site, puis quand on voit que rien ne bouge, on se dit que le groupe est mort et on passe à autre chose.
  • sortir des épisodes musicaux à intervalle réguliers: regarder la stratégie originale de Uniform motion pictures, c’est simple, c’est bon esprit et c’est bien fait. Ça donne envie de faire découvrir à d’autres. L’idée ici c’est de « casser » le format CD, 10-12 titres, sur un album qui ne sort que tous les ans au mieux, sortir de la musique sur la durée, avec un format original (vidéo + graphisme) suscite la curiosité des fans et aide à conserver l’intérêt dans la durée.
  • originalité, remix, détournements, humour, … le public aime les surprises, les idées originales, regardez les points qui vous caractérise et utilisez les pour vous différencier des autres. Chacun est unique. Jouer avec vos forces, mais aussi vos faiblesses…
  • observez et écoutez: regardez les statistiques de musiques écoutées et téléchargées, les vues de vidéos. Écoutez ce que les gens disent ou demandez leur directement.

J’ai mis beaucoup de possibilités dans cet article. Certaines fonctionneront mieux pour certains artistes que pour d’autres. A vous de faire vos choix et vos essais. Combinez certaines de ces stratégies selon vos besoins et vos capacités pour maximiser vos chances de toucher vote public. L’idée générale étant de tisser un filet sur internet en étant partout où les auditeurs passent ou s’arrêtent pour permettre à « ceux qui ne savent pas encore qu’ils adorent votre musique » de la découvrir. ;-)

Vous avez déja essayé certaines choses dans ce sens ? Vous pensez à d’autres idées ?

Être référencé sur iTunes sans les frais d’intermédiaire

Lundi, avril 6th, 2009

WaTunes permettait aux artistes d’être référencés dans des plates-formes numériques en prenant une quôte de 10% de frais. Mais cette compagnie a décidé de renverser l’industrie puisqu’elle est la première à le proposer : elle supprime ces frais. On peut donc en conclure qu’un artiste peut à présent se retrouver sur iTunes, Napster et eMusic (juste 3 plates-formes là où d’autres agrégateurs ratissent plus largement les sites existants) sans les frais de l’intermédiaire agrégateur. De plus, tout se fait très simplement et rapidement puisque l’envoi se fera par FTP….

Être référencé sur iTunes sans les frais d’intermédiaire | Zik’n'Blog

Astuce: Comment importer un player Myspace dans un blog ou site web

Vendredi, avril 3rd, 2009

Astuce pratique pour ceux qui ont leur musique sur MySpace et voudrait pouvoir l’exporter ailleurs sur leur site ou leur blog. Voici un petit tutoriel pour importer un player Myspace dans un blog ou n’importe quelle autre page qui accepte du html. Astuce fournie par notre super référenceur et webdesigner Aymeric , merci à lui.

  • Allez sur la page Myspace de l’artiste et trouvez le player.
  • Cliquez sur “ouvrir le player” en haut à droite et affichez la popup.
  • Et là, il y a une feinte, il faut utiliser firefox et son magnifique outil en clic droit : Code source de la sélection.
  • Cliquez sur une chanson du player Myspace affiché dans la popup.
  • Posez votre souris en haut de la popup la ou il n’y a ni logo ni info en flash.
  • Faites clic droit > Code source de la sélection.
  • Copiez tout le code affiché (pas seulement celui sélectionné à l’ouverture de la fenêtre code source) .
  • Passez à l’éditeur de votre blog (ou votre éditeur html préféré), passez en mode code (ou html) et insérez le code du player que vous avez copié.
  • Enregistrez la page.

Et là, devant vos yeux ébahis, tout fonctionne.

Et petit bonus, si vous ne voulez pas que la musique démarre automatiquement (ce qui est particulièrement énervant, même avec Keren Ann), changez la variable suivante dans le code : ap=1 en ap=0.

PS : sous wordpress, évitez de repasser en mode d’édition “Visuel”, ça va va vous détruire le code.

Voir l’article original Comment importer un player Myspace dans un blog publié initialement par Aymeric Jacquet sous licence créative commons by-nc-sa

Un exemple pratique: le player des Bijoux de Famille

N’étant pas fan de Keren Ann, j’ai remplacé l’exemple d’Aymeric par les Bijoux de Famille. Le code du player ressemble à ça:

<embed type="application/x-shockwave-flash" 
src="http://musicservices.myspace.com/Modules/
MusicServices/Services/Embed.ashx/ptype=3,ap=0,
plid=45553,artid=6401378,profid=167890924,sindex=2.2,
shuffle=true,sseed=78984,amix=false,pmix=false" 
style="" id="shell" name="shell" bgcolor="#101010"
quality="high" allowscriptaccess="always" 
wmode="transparent" flashvars="e=http%3A//music.myspace.com/
index.cfm%3Ffuseaction%3Dmusic.popupplayer%
26sindex%3D2.2%26shuffle%3Dtrue%26amix%3Dfalse%26
pmix%3Dfalse%26plid%3D45553%26artid%
3D6401378%26profid%3D167890924%26friendid%
3D167890924%26sseed%3D78984%26ptype%3D3%26stime
%3D4.884920634920635%26ap%3D1" height="485" width="300">

pas très sexy, mais une fois collé dans une page ça donne ça:

Le lecteur met un peu de temps à s’ouvrir sur ma machine, mais fonctionne bien (en espérant que MySpace ne trouve pas moyen de bloquer ce genre de diffusion hors de leur chasse gardée… ).

Mise à jour: Une autre astuce pour récupérer le code et exporter le player MySpace

Allez faire un tour sur le générateur de code MySharingSpace pour exporter un lecteur MySpace en 2 coups de clics. On pouvait pas faire plus simple. Merci à Raildecom !

Une parenthèse pour finir

J’avais déjà discuté de comment j’avais piraté mon frère et volé les bijoux de famille. Cette astuce montre aussi un autre moyen de « pirater » la musique d’un artiste pour la rediffuser (même si dans ce cas la, l’artiste reste maître des chansons qui sont diffusées dans son player).  Musiciens, ne barricadez pas votre musique, ça n’empêchera jamais une personne motivée de récupérer votre musique, par contre cela empêchera vos fans de la découvrir et de vous faire de la promo.

Facilitez plutôt l’accès pour favoriser la diffusion prescriptive.

Par exemple, utilisez un widget multimedia comme Sprout et qui permet une diffusion virale par les fans

Comment trouver des dates de spectacles rémunérées ?

Vendredi, mars 20th, 2009

Comment trouver des dates quand on est musicien ? Et surtout comment trouver des dates payées ? Avec les budgets qui se réduisent aussi bien pour les organisateurs de spectacles que pour le public, les artistes peuvent ils vivrent de leur art ?

J’ai reçu dans ma boite aux lettre ce texte de la Tormenta, groupe de musique colombienne basé sur Toulouse et que je republie ici pour ouvrir le débat.

Je vous écris car vous nous avez déjà programmés ou bien vous êtes organisateurs de spectacle, comités des fêtes, festivals, mairies…que j’ai contactés pour vous proposer notre groupe de musique colombienne : La Tormenta.
Je suis un autodidacte en ce qui concerne la prospection et la diffusion de mon groupe, nous avons eu une petite centaine de dates depuis notre création en septembre 2006. Nous avons parfois accepté des conditions financières très limites en contre-partie d’éventuelles retombées ou de communication, qui n’ont pas toujours été suivies d’effet, mais nous avons eu aussi souvent fait de chaleureuses rencontres.
Je passe tout mon temps à la recherche de programmateurs, envois de mails, annonces sur le net, envois de plaquettes et de CD, je téléphone des journées entières, bref, un vrai boulot de marketing et au final je passe moins de 10 % de mon temps à mon instrument et à la musique….ce n’était pas le but recherché au départ, je suis musicien !
Cependant, La Tormenta est appréciée, le public est vraiment enthousiaste, et il commence à se créer sur Toulouse un petit noyau de personnes qui nous suivent.
Malgré tout cela, c’est insuffisant pour que l’on puisse vivre réellement de notre musique, le calendrier est plein de trous (surtout en aout), la crise est là, et les budgets culturels rétrécissent comme une peau de chagrin…
Le but de ce courriel est de vous demander quelques conseils, merci de bien vouloir prendre 2 minutes de votre temps pour une courte réponse, vous pouvez simplement renvoyer ce mail en indiquant les réponses dans les espaces libres:

Note de Lilious: J’ai mis en place un sondage pour les organisateurs de spectacles à partir des questions de la Tormenta.

Merci de voter et de transmettre autour de vous.

Je vous remercie de votre précieuse participation, et si vous voulez nous aider davantage, parlez de nous à vos connaissances: pour avancer dans ce monde, je pense que l’entraide est nécessaire, et j’espère ne pas avoir tort en privilégiant les rapports humains, plutôt que les réseaux payants de communication….Mais là encore, vous avez peut-être un avis sur la question ?

je n’aurai pas dis mieux. Merci de voter, de nous faire part de votre avis et de faire tourner autour de vous…
Je referai un article prochainement avec les résultats du sondage.

Vous avez dit piratage ? Quand le gratuit fait vendre.

Mercredi, mars 11th, 2009

Voici un article de Numérama sur le piratage et la vente de musique. Contrairement à ce qu’essaye de faire croire les industriels de la culture, le téléchargement n’est pas foncièrement mauvais pour les artistes. J’avais déjà parlé du piratage et de ses effets positifs sur l’économie, de Paolo Coehlo qui piratait ses propres livres et en vendait plus, voici un exemple de plus qui démontre comment le piratage peut augmenter les ventes:

L’album le plus vendu sur Amazon en 2008 était aussi offert gratuitement
Peer-to-Peer -

Distribué sous licence libre sur les réseaux P2P, l’album Ghosts I-IV de Trent Reznor figure en tête des albums les plus vendus en 2008 sur la plateforme de téléchargement d’Amazon aux Etats-Unis.

« La gratuité c’est le vol« , accusait Denis Olivennes dans un pamphlet qui lui a valu quelques mois plus tard de présider les accords de l’Elysée sur la riposte graduée avec les maisons de disques et les fournisseurs d’accès. « La gratuité c’est des ventes« , pourrait aujourd’hui lui rétorquer Trent Reznor, le très engagé leader de Nine Inch Nails (NiN).

Son album Ghosts I-IV est tout simplement l’album qui s’est le mieux vendu sur la plateforme de téléchargement d’Amazon en 2008, alors-même que Reznor l’avait placé sous une licence Creative Commons pour autoriser son téléchargement et son partage sur les réseaux P2P. Au moment de sa sortie, les internautes pouvaient télécharger gratuitement les neuf premiers morceaux de l’album au format MP3 320 Kbps, avec livret PDF gratuit de 40 pages et autres goodies. L’ensemble des 36 morceaux étaient ensuite vendus ensemble sur Amazon pour 5 $ seulement. Des formules premium entre 10 $ et 300 $ permettaient ensuite aux fans d’obtenir des versions plus riches, jusqu’au coffret Ultre-deluxe dédicacé par Trent Reznor, limité à 2.500 exemplaires.

Partisan du partage de fichiers, l’artiste qui avait quitté Universal pour protester contre la politique de lutte contre le piratage menée contre ses fans avait mis lui-même les neuf premiers morceaux de l’album sur les sites de liens BitTorrent. Dès la première semaine, il a pourtant enregistré 1,6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un résultat probablement très inférieur aux sommes totales collectées par l’artiste, puisqu’il reste encore très téléchargé sur Amazon, et a lancé avec succès d’autres initiatives. Il s’est notamment associé avec Tapulous pour proposer des morceaux de son album sur une version dédiée du jeu Tap Tap Revenge pour iPhone.

Après ça, il sera difficile pour les maisons de disques de prétendre que les licences libres ou la gratuité tuent le marché du disque. Mais elles continueront à le faire puisqu’ici, aucune maison de disque n’a le moindre contrat avec NiN, qui encaisse la majeure partie du chiffre d’affaires en limitant au maximum le nombre d’intermédiaires. Ce qui lui permet de proposer un album de 36 chansons à seulement 5 $, lorsque la plupart des artistes touchent moins de 2 euros sur un album vendu 16 euros dans le commerce. A méditer.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Voici donc une approche originale qui cherche à accompagner les changements liés à internet plutôt que de les combattre aveuglement.

Pour finir je vous conseille de relire l’article « Mieux que gratuit, le business model réinventé » où Kevin Kelly pose des questions interessantes sur la nouvelle économie numérique: L’Internet est une machine à copier. Que faire lorsque les copies sont gratuites ? Vous devez vendre des choses qui ne peuvent être copiées !

Lien: Le numérique est beaucoup plus favorable aux artistes

Mardi, février 10th, 2009

Denis Ladegaillerie, le fondateur de la maison de disques numérique Believe prédit la disparition du marché du CD physique d’ici deux à trois ans. Patricia Kaas, Soko ou les Fatal Picards ont signé avec lui pour assurer leur diffusion numérique. Interview.

Je ne crois pas à la disparition du CD, comme le vinyle, le CD a son propre intérêt et ses fans. L’objet physique reste important. Mais pour les « petits artistes » les alternatives numérique sont certainement intéressantes. D’où l’intérêt pour les musiciens de mettre en place une boutique en ligne pour vendre leur musique.

>Le numérique est beaucoup plus favorable aux artistes