Créer des vidéos multimédias interactives et des remix avec Popcorn Maker

Popcorn Maker est un outil en ligne qui permet d’intégrer dans des vidéos d’autres contenus web (audio, cartes, liens flux twitter, …) pour créer des documents multimédia très riches. Comme la plupart des services en ligne, Popcorn Maker fournit un code d’intégration (embed code) pour republier la vidéo remixée ailleurs sur le web sous forme de widget.

Conçu par Mozilla (qui a notamment développé Firefox) dans l’esprit c’est très proche de Thinglike un outil pour créer des images interactives, mais version vidéo.

Pour démarrer, il suffit de fournir un lien vers une vidéo en ligne issue de Youtube, Vimeo, ou d’un code HTML5 puis d’ajouter des modules (images, textes, pop-up, liens, flux Twitter, cartes Google ou des articles Wikipédia…) pour enrichir la vidéo.

Ces différents modules apparaitront alors au cours de la lecture de la vidéo.

L’interface de l’outil est très simple : Une piste avec des calques où vous positionner vos modules

popcorn-maker-video-interactives-remix

Pour enregistrer il faudra vous créer un compteauprès de Mozilla Persona. Il vous sera alors possible d’exporter votre nouvelle vidéo sous forme de widget via un code à intégrer sur un blog, un réseau social, un site web…

Voici la vidéo de présentation de l’outil (en anglais). 

J’entrevois beaucoup de possibilités pour les documentaires, les journalistes réalisant des infographies enrichies, … Au dela j’imagine que des artistes prêts à expérimenter en s’amusant comme Uniform Motion qui avait crée un jeu multimédia participatif avec Thinglike, trouveront des idées pour créer des remix inattendu.

A noter qu’il est possible de remixer des vidéos multimédia existantes, le site de Popcorn maker proposant même un bouton « Remix it » sur les plus populaires.

Cela va dans le sens de la culture du remix que l’on voit émerger de plus en plus nettement.

En fait en extrapolant on imagine qu’un jour il existera un web ouvert avec des contenus sous licences libres et des outils comme Popcorn Maker qui populariserons la création et le remix à grande échelle, n’importe qui pouvant prendre n’importe quel contenu et le combiner, le transformer avec d’autres pour créer quelque chose de nouveau en quelques minutes.

Vu la vitesse à laquelle des outils comme Facebook, Twitter, Youtube, les smartphones ont déja transformés les usages et la vitesse à laquelle la technologie continue d’évoluer, ce jour n’est probablement pas très loin.

 

Testez le: Popcorn Maker

La Culture doit-elle être libre et gratuite ?

Une question provocante et un débat très intéressant sur la culture, le droit d’auteur, le financement. Nouvel article par Lionel Maurel (aka Calimaq), juriste, bibliothécaire et spécialiste du droit d’auteur et des biens communs et qui apporte ici des arguments intéressant pour une culture accessible à tous.

 

La Culture doit-elle être libre et gratuite ?

Mardi soir,  le magazine Usbek et Rica organisait une conférence à la Gaîté Lyrique sur le thème de « La Culture doit-elle être libre et gratuite ?« . Il s’agissait de la cinquième édition duTribunal pour les générations futures, dont voici le pitch :

Parce que l’avenir n’est pas encore mort, nous avons plus que jamais besoin de l’explorer ! Chaque trimestre, accusé, procureur, avocat, témoins et jury populaire statuent sur un enjeu d’avenir… pour identifier les bouleversements d’aujourd’hui et les défis de demain.

La culture doit-elle être libre et gratuite ? La philosophie hacker dessine une nouvelle société du partage, dans laquelle la culture doit trouver un modèle économique à la fois stable et ouvert. Militants du libre et représentants des industries culturelles seront là pour en débattre, dans ce nouveau Tribunal pour les générations futures.

Le principe de ces soirées est qu’un jury, composé de personnes choisies au hasard dans la salle, est invité à se prononcer sur une question à l’issue du réquisitoire d’un procureur, de la plaidoirie d’un avocat et de la déposition des témoins.

J’ai eu le grand honneur d’être invité à participer comme avocat à cette séance,  tandis qu’Eric Walter, secrétaire général de l’Hadopi, s’est exprimé en qualité de témoin.

Voici ci-dessous la plaidoirie que j’ai prononcée à cette occasion, en faveur de la Culture libre.

A vous de juger à présent, sachant qu’à la question posée à la fin par le président du Tribunal –  « Faut-il punir les internautes qui copient, partagent et diffusent librement sur Internet ? » -,  les jurés ont répondu non, par 3 voix contre 2.

 

***

Le prix de la liberté

Mesdames, messieurs les jurés. Vous qui représentez ici les générations futures.

Vous vous souvenez sans doute de la campagne de spots vidéo, lancée l’été dernier par Hadopi pour promouvoir son label PUR. On y voyait notamment la chanteuse Emma Leprince, cartonnant avec son tube « I prefer your clone » dans les années 2020. Un flashback nous ramenait au temps présent et nous montrait Emma Leprince petite fille, chantant dans sa chambre. Une voix off énonçait alors que sans Hadopi, la fillette ne pourrait jamais devenir artiste. Suivait ce slogan : « Hadopi : la création de demain se défend aujourd’hui ».

C’est donc vous, générations futures, qui étaient invoquées et utilisées pour promouvoir le système de protection des oeuvres mis oeuvre par Hadopi.

Le raisonnement sous-jacent était le suivant : le téléchargement illégal et les autres formes de piratage représentent un mode d’accès gratuit à la culture qui lèse les artistes en les privant des revenus liés à la vente de leurs oeuvres. En les privant des moyens de subsister, cette gratuité met en danger les créateurs et l’avenir de la création. Avec le risque à terme que la création culturelle disparaisse et qu’il n’y ait plus ni livres, ni films, ni musique.

Je ne suis pas d’accord avec cette conception et je vais essayer de vous le montrer, mais je reconnais que cette question de l’avenir de la création mérite d’être posée. C’est même sans doute la question la plus importante à laquelle nous ayons à faire face dans le débat actuel sur le droit d’auteur et le partage des oeuvres en ligne.

Car c’est sur elle que les générations futures nous jugeront.

La culture doit-elle dès lors être libre et gratuite ? Je reformulerai plutôt la question ainsi : si la culture était libre et gratuite, aboutirait-on à une mise en danger et à une mort de la création ?

Je vais répondre en juriste, mais avant tout, il est nécessaire de clarifier les termes du débat, à cause de l’ambiguïté des mots libre et gratuit. En anglais, le terme free peut renvoyer à ces deux termes indistinctement, alors qu’en français, ils recouvrent deux réalités profondément différentes.

Beaucoup de choses sont gratuites sur Internet, mais peu sont réellement libres. Je peux lire certains articles gratuitement sur le site du Monde ou de Libé : les contenus sont librement accessibles, mais ils ne sont pas libres. Je peux écouter de la musique en streaming gratuitement sur Deezer ou Spotify, même sans prendre d’abonnement, mais il ne s’agit pas de musique libre. Ces exemples montrent que la gratuité est un modèle économique à part entière, qu’elle serve à dégager des recettes publicitaires ou s’articule avec des formules de freemium. La plupart des géants du Net ont construit leurs empires sur la gratuité. On peut utiliser gratuitement le moteur de recherche de Google et tous les outils que la firme met à notre disposition : Google Maps, Google Docs, Gmail, etc. Les réseaux sociaux, comme Facebook et Twitter, sont gratuits. Mais il s’agit là d’une « fausse gratuité », car les utilisateurs « payent » ces services en leur fournissant des données personnelles ou des contenus, ensuite marchandisés. La gratuité n’est pas toujours synonyme de liberté, loin de là.

En revanche, il existe des choses qui sont réellement libres et gratuites sur Internet, comme par exemple Wikipédia. L’encyclopédie collaborative est gratuite, mais elle est surtout libre et cette liberté provient de la licence libre (Creative Commons CC-BY-SA) sous laquelle elle est placée. En vertu de cette licence, il est possible de modifier et de réutiliser gratuitement les contenus de Wikipédia, y compris à des fins commerciales, à condition de citer la source, de créditer les contributeurs et de partager les contenus sous la même licence.

Cette forme particulière de liberté est d’abord née dans le monde du logiciel libre, pour  être ensuite élargie aux autres champs de la création et à tous les types d’oeuvres pouvant être protégées par le droit d’auteur. Le fonctionnement des licences libres renverse la logique traditionnelle du copyright. Au lieu de poser des interdictions (« Tous droits réservés »), les licences libres permettent aux auteurs de donner a priori des libertés aux utilisateurs pour certains usages, normalement soumis à autorisation : reproduire, représenter, modifier, etc.  Des licences comme les Creative Commons permettent en outre aux auteurs de maintenir certaines interdictions, comme celle de l’usage commercial ou de la modification, afin de conserver un contrôle plus étroit sur leur création.

Mais dans les cas couverts par la licence, l’usage est bien libre et gratuit. C’est le cas pour plus de 200 millions de photographies sur Flickr et plus de 10 millions de fichiers sur Wikimedia Commons.

Ces exemples prouvent que la culture PEUT être libre et gratuite, dès maintenant, si les auteurs font le choix d’utiliser les licences libres. Il existe d’ailleurs tout un pan de la création contemporaine – la Culture libre – qui s’est constitué en utilisant ces licences. C’est le domaine du Remix, du Mashup, de la réutilisation et de la dissémination des oeuvres, qui constitue le propre de la culture Web.

Mais générations futures, je vous entends m’adresser une objection : ces licences conviennent sans doute aux amateurs pour diffuser leurs créations, mais quid des professionnels qui voudraient en tirer revenu. Comment Emma Leprince pourrait-elle devenir une artiste si elle place ses chansons sous licence libre ?

Même si on peut comprendre ce type de réticences, l’argument en réalité ne porte pas, car il existe d’ores et déjà des créateurs qui ont réussi à construire des modèles économiques convaincants en utilisant des licences libres, et ce dans tous les domaines.

C’est le cas pour les livres avec Cory Doctorow, qui offre depuis longtemps ses ouvrages sous licence libre en ligne, mais vend (et fort bien) les même livres en papier. En matière de musique, il existe une Emma Leprince en Australie, nommée Yunyu, qui a réussi à percer en plaçant certains morceaux de ses albums sous licence libre, afin que leur circulation lui assure un marketing viral. C’est le cas également pour le cinéma avec le succès l’an dernier du film d’animation El Cosmonauta du producteur indépendant espagnol Riot Cinéma. Dans la photographie, Jonathan Worth, exposé à la National Portrait Gallery, diffuse ses clichés en ligne sous licence Creative Commons.

La culture peut être libre ; elle peut même être gratuite, mais des modèles économiques viables peuvent être construits, fondés sur la valeur du partage. Car contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, le partage donne de la valeur aux oeuvres, au lieu de les dévaloriser.

Un exemple qui le prouve est celui de Yann Arthus Bertrand, qui a choisi de diffuser gratuitement son film Home sur Internet, ce qui n’a pas empêché de rencontrer le succès pour la projection en salles et pour la vente de DVD. Au contraire, c’est PARCE QUE son oeuvre avait été diffusée gratuitement et partagée qu’elle avait acquis une valeur qui a pu ensuite être monétisée.

La culture peut donc être libre et gratuite, grâce aux licences libres. Ce n’est pas exclusif de la mise en place de modèles économiques innovants et rémunérateurs et il vous appartiendra, générations futures, de vous emparer de ces outils pour construire la culture libre de demain.

Mais la question qui nous était posée n’était pas la culture PEUT-elle être libre et gratuite, mais la Culture DOIT-elle être libre et gratuite, ce qui est différent. Elle implique que la gratuité soit appliquée comme un principe général, au-delà du cercle des artistes décidant d’utiliser les licences libres.

Cette généralisation peut paraître problématique, mais à cause du discours ambiant qui culpabilise la gratuité et le partage, on a tendance à oublier que la culture EST déjà dans de nombreuses hypothèses libre et gratuite. C’est la loi elle-même qui l’impose, y compris aux titulaires de droits, et c’est absolument essentiel pour préserver nos libertés.

Le premier exemple de gratuité et de liberté consacrées par la loi, c’est celui du domaine public. Car le droit d’auteur n’est pas une propriété comme les autres : elle est limitée dans le temps et 70 ans après la mort de l’auteur, l’oeuvre entre dans le domaine public. Il est alors possible de la reproduire, de la représenter et de l’exploiter, gratuitement et librement (moyennant le respect du droit moral).

Le domaine public est un moteur essentiel pour la création, car bien souvent, on créée en s’appuyant sur ce qui existe déjà : Bach empruntait des airs populaires traditionnels pour composer ses morceaux ; que serait Picasso sans Titien, Vélasquez ou Ingres ? ; Led Zeppelin a révolutionné le rock en réinterprétant des standards du blues, etc.

La création de demain se protège aujourd’hui, nous dit Hadopi. Mais il est tout aussi important de protéger le domaine public pour défendre la création de demain, afin de permettre aux générations futures de s’appuyer sur la création d’hier et d’y puiser leur inspiration.

Or pourtant, le domaine public est sans cesse menacé par le lobbying des industries culturelles qui réclament et obtiennent du législateur une extension de la durée des droits. Le Parlement européen vient d’accepter que les droits voisins des interprètes et des producteurs de 50 à 70 ans.

Nous venons de fêter les 100 ans de la naissance de Robert Doisneau, mais son oeuvre va rester protégée jusqu’en… 2065, l’auteur étant mort en 1994. Cela signifie que de mon vivant, je ne verrai jamais entrer dans le domaine public le Baiser de l’Hôtel de Ville, pourtant réalisé en 1950, il y a plus de 60 ans. Et peut-être vous aussi, générations futures, ne le verrez-vous jamais entrer dans le domaine public, si la durée des droits est encore allongée, comme on peut le craindre !

La culture EST-elle libre et gratuite ? Oui, grâce au domaine public, mais aussi grâce aux exceptions au droit d’auteur.

Nous pouvons par exemple heureusement faire gratuitement de courtes citations d’oeuvres, mais ce n’est possible qu’en vertu d’une exception au monopole de l’auteur. Nous pouvons écouter les CD et DVD que nous achetons chez nous (encore heureux !), mais là encore, ce n’est possible que parce qu’existe une exception pour les représentations dans le cadre du cercle de famille. Les handicapés visuels peuvent obtenir en France gratuitement des oeuvres adaptées, en gros caractères ou en braille, parce qu’une exception le leur permet.

Un monde dans lequel ces exceptions n’existeraient pas serait une dystopie digne d’Orwell ou de Bradbury. Combien nos libertés seraient fragilisées s’il nous fallait payer pour faire de simples citations ou pour chaque écoute de musique en privé ! Et pour supprimer la gratuité de l’exception handicapés, faudrait-il instaurer une taxe sur les cannes blanches et les lunettes noires !

Grâce aux exceptions au droit d’auteur, la culture EST donc libre et gratuite, et il est essentiel qu’il en soit ainsi.

Un dernier exemple va nous permettre de revenir à l’environnement numérique.

Dans le monde physique, je peux tout à fait librement et gratuitement donner un livre qui m’appartient à la personne de mon choix. Comme cet acte n’implique aucune copie, ni aucune représentation, le droit d’auteur n’a absolument rien à dire à ce sujet et les titulaires de droit ne peuvent en aucune mesure s’y opposer.

Cette forme de partage gratuite de la Culture joue un rôle essentiel. Combien de livres avez-vous découvert grâce à un ami ou à un conjoint qui vous les ont prêtés ou donnés ?

Dans l’environnement numérique cependant, cette faculté de partage est réduite à néant. Le même ouvrage sous forme numérique ne peut être envoyé par mail à un ami, car cet acte implique nécessairement une copie et une représentation. Il est donc contraire au droit d’auteur et c’est ainsi que le partage est devenu piratage.

Or pour vous, générations futures, il arrivera sans doute un moment où les livres papier disparaitront, ainsi que tous les autres supports physiques, et où toute la culture prendra une forme numérique. Peut-on accepter que ce passage au numérique ait pour conséquence une réduction tragique de la liberté de partager la culture ?

La culture Doit-elle être libre et gratuite ? La vraie question est de savoir comment nous pouvons préserver pour les générations futures la liberté de partager la culture en toute légalité qui était la notre dans l’environnement physique ?

Et là, je dis que cette liberté a nécessairement un prix et que le partage sous forme numérique ne pourra rester entièrement gratuit, si l’on veut qu’il soit reconnu comme un droit.

Plusieurs modèles ont été imaginés qui permettraient de consacrer le droit au partage dans l’environnement numérique. Ils peuvent prendre des noms et des formes différentes, qu’il s’agisse de la licence globale, de la contribution créative ou du mécénat global.

Tous reposent sur l’idée qu’en échange d’une contribution de quelques euros, prélevée sur l’abonnement Internet, les individus se verraient reconnaître un droit au partage des oeuvres, pour des échanges hors marchés, sans finalité commerciale. Le modèle est celui des échanges décentralisés du P2P ou celui de la diffusion en ligne par le biais des blogs ou des sites personnels. Il ne s’agit en aucun cas des systèmes centralisés à la MegaUpload, qui impliquent nécessairement une transaction commerciale, sous une forme ou une autre.

Ce système consacre une liberté d’échanger la culture et permet de récompenser les créateurs, en fonction du nombre de partages de leurs oeuvres, en leur reversant une part des sommes collectées à partir du surcoût à l’abonnement Internet. L’échange est alors libre tant qu’il s’effectue dans un cadre non commercial, mais même s’il n’est pas payant à l’acte, il n’est pas gratuit, puisque l’internaute doit s’acquitter de ce prélèvement mensuel.

Vous pourriez préférer, générations futures, de continuer à accéder illégalement aux oeuvres, sans avoir rien à payer pour cela. Mais vous devez prendre en considération que cette gratuité a un coût, pour chacun de vous et pour la société toute entière.

Car pour lutter contre le partage des oeuvres, le législateur s’est engagé dans une spirale répressive, qui augmente sans cesse le niveau de la violence d’Etat et fait peser une grave menace sur nos libertés et sur l’intégrité d’Internet. Depuis 20 ans, les textes répressifs s’enchaînent à un rythme alarmant : Traité OMPI sur les DRM, DMCA américain, DADVSI en europe et en France, Hadopi et la riposte graduée, SOPA/PIPA bloqués aux Etats-Unis mais aussitôt remplacés par CISPA, ACTA liberticide négocié dans le secret, mais arrivé aux portes du Parlement européen…

Cette fuite en avant du droit et ces agressions continuelles contre les libertés sont le prix à payer de la gratuité, pour nous et pour les générations futures.

Si l’on veut que le partage devienne un droit reconnu et consacré par la loi, alors il faut être prêt à en payer le prix, qui est celui de la contribution créative. Pour les individus, c’est une somme modeste de quelques euros par mois ; pour les créateurs, c’est une nouvelle manne de plusieurs centaines de millions par an. Pour la société toute entière, c’est le prix d’une paix retrouvée.

Pour qu’il devienne à l’avenir aussi simple de donner un fichier avec un ami que cela l’est avec un livre aujourd’hui.

La question n’est hélas plus de savoir si la culture doit être libre, mais si nous voulons le rester.

Nous et les générations futures.

 

Article publié sous licence Creative Commons Zéro (CC0) le 20 avril 2012 par 

MashUp Film Festival: Collaboration, partage, remix et vidéo

mashup-film-festivalLes 15 et 16 juin 2013 aura lieu à Paris le MashUp Film Festival, un événement  consacré a ce nouveau mode d’expression artistique qu’est le mashup. Organisé par le Forum des images, le festival est en entrée libre.

Culture libre, collaboration, partage, remix video musical, outils de création 3D, logiciels libres de montage, réalisation de film d’animation ou de flipbook avec un téléphone portable, crowdfunding, DIY, le tout dans des formats divers et variés, l’évènement promet d’être très très riche.

Je publie ci dessous le communiqué de presse, mais jetez aussi un oeil au site du festival, vous trouverez le programme complet, mais aussi plein d’infos sympas, notamment une section bien fournie sur l’histoire du Mashup.

 

Bienvenue au festival de la vidéo web créative, participative et collaborative !

Remix, remontages, détournements, mashup : les internautes s’approprient les images. Avec des moyens réduits, en autoproduction, ils en inventent de nouvelles. Ils créent des œuvres jamais vues, explorent des territoires jamais découverts, imaginent des processus de création jamais tentés. Le festival interroge cette pratique à travers plusieurs temps forts :

  • Conférence-manifeste « Demain, l’art sera libre et généreux ! » présentée sous forme de mashup. Une suite de rencontres, débats, projections, performances en présence d’artistes et de penseurs…
  • Grande soirée VJ « Remixons le domaine public ! » avec Matt Black (Coldcut), DJ Oof, Ouananiche et Olivier Blaecke.
  •  « Salon des arts partagés » : ateliers, installations interactives, stands… pour expérimenter concrètement et collectivement les libertés créatives les plus diverses (outils, projets, collectifs…).
  • Projections dont l’avant-première parisienne de THE FINAL CUT, LADIES AND GENTLEMEN de György PálfiUn chef-d’œuvre du mashup, présenté au Festival de Cannes 2012 (Cannes Classics).

Programmation complète sur www.mashupfilmfestival.fr
Toute l’actualité sur www.facebook.com/MashUpFilmFest

 

 

 

Everything is a remix: réflexions sur la copie, la création et l’innovation

Une documentaire vidéo qui fait réfléchir sur la création et la copie, le droit d’auteur. Une piste de reflexion sur les changements apportées par le numérique, mais aussi une source d’inspiration pour les créateurs.

Saviez vous que Led Zeppelin ne s’est pas seulement inspiré d’autres groupes de son époque, mais à carrément pompé bon nombre de ses tubes, parfois sans même prendre la peine de modifier le titre ou la chanson ?!

Saviez vous qu’en regardant attentivement Star Wars on peut deviner quelles oeuvres Georges Lucas a copié et transformé pour créer son chef d’oeuvres ?

Produite par Kirby Fergusson la série Everything is a remix est particulièrement fascinante.

A travers des exemples concrets Kirby Fergusson montre comment toute création est avant une copie modifiée d’une création précédente.

Toute création est un remix

Les vidéos sont en anglais mais proposent des sous-titres en français. Elles durent une dizaine de minutes chacune et sont très agréable regarder.

 

Le site de Kirby Fergusson
Everything is a remix

Créativité, innovation et remix

Contrairement à l’idée que l’on a du créateur, génie solitaire créant quelque chose d’entièrement nouveau dans un grand moment d’illumination, la réalité semble plus terre à terre.

Nous sommes tous influencé par le passé et que nous voulions ou non, ce que nous créons n’est jamais entièrement nouveau mais est l’aboutissement d’une série de micro-innovations qui ont démarrées par des imitations.

Mais je ne crois pas que ce soit problématique, au contraire. En l’acceptant et le comprenant on peut l’utiliser pour mieux créer.

Et c’est la que la vidéo de Kirby Ferguson est particulièrement intéressante pour les créateurs car il donne une équation simple qui résume simplement le processus créatif:

Créer = Copier + transformer + combiner

Dans toute création il y a d’abord une ou plusieurs copie. Copier est un phénomène naturel, reprendre ce que l’on aime et imiter c’est la meilleure manière d’apprendre, et se former .

Dans un deuxième temps pourtant, la copie est modifiée, transformée, elle peut changer de contexte être adaptée, rester semblable ou devenir complètement méconnaissable.

Enfin dernière phase du processus: combiner les copies transformées: c’est cet assemblage qui créer l’oeuvre originale et lui donne l’identité, le style, la patte de son créateur.

En pratique ce n’est pas aussi simple et binaire, mais globalement le processus créatif me semble fonctionner comme ca. Bien sur vous me direz certains créateurs innovent et font quelque chose qui n’a jamais été fait avant.

C’est alors intéressant de voir comment des créateurs particulièrement inventifs comme Michel Gondry parlent de leur inspirations. Bien souvent à la base, il y a eu une influence, quelque chose qu’ils ont copié mais tellement transformé par la suite que l’inspiration d’origine est méconnaissable.

Au final, je trouve ces idées plutôt rafraichissantes car elles ouvrent plein de pistes pour la création, la créativité, l’innovation, les remix…

Evidemment cela va en conflit ouvert avec une vision étroite du droit d’auteur… Kirby montre d’ailleurs très a propos que si la plupart d’entre nous n’avons pas de problèmes et a prendre et réutiliser le travail des autres, il est en revanche bien plus dur  pour nous de voir notre travail réutilisé.

« La plupart d’entre nous n’ont pas de problème avec la copie (tant que c’est nous qui copions) »

Pourtant à l’origine le droit d’auteur avait pour but de donner un avantage aux inventeurs et créateurs pendant une durée limitée avant que la création ou l’invention revienne dans le domaine public pour être librement réutilisée.

Culture du remix et innovation ouverte

 

Pourtant si la copie et le remix ont toujours existés dans l’histoire de la création et de l’innovation, c’était jusqu’alors un épiphénomène, me semble t-il. Je ne suis pas historien et je me trompe peut être, mais il me semble que si dans le passé on copiait ponctuellement quand le besoin s’en faisait sentir, la culture du remix a ceci de différent qu’elle accepte et recherche activement la copie comme principe fondamental du processus créatif.

Qu’en pensez vous ?

 

Un artiste remixe les interprétations d’une de ses chansons publiées par ses fans sur youtube

On connaissait les fans qui font de reprises de leur artistes préférés. On connaissait les artistes qui remixent les chansons d’autres artistes. On avait aussi vu un fan faire un clip pour Radiohead en mixant des vidéos publiées par d’autres fans sur Youtube.

Et bien dans la même lignée, voici un artiste dont les chansons ont été reprises par de nombreux fans et qui, plutôt que de bloquer leur diffusion comme beaucoup d’ayant-droits l’auraient fait, a choisi de remixer ces versions « pirates » pour en faire une nouvelle oeuvre.

Je reprends ici un article de Guillaume Champeau publié sur Numérama qui décrit mieux le contexte:

On savait que Gotye faisait de belles chansons. On saura maintenant qu’il les fait avec coeur et intelligence. Le musicien a mis en ligne dimanche un clip, repéré par Nikopik, qui est un remix de nombreuses reprises de son hit « Somebody that I used to know » publiées sur YouTube. « Je n’ai pas pu résister à l’énorme remixabilité que m’offrait un tel ensemble de matière première, variée et connectée à la fois« , explique l’auteur sur YouTube.

Gotye a réutilisé les chansons sans y ajouter le moindre son. Il a simplement joué sur le mixage pour réaliser cette unification, au résultat franchement très réussi. Sur son blog, l’artiste publie les adresses de l’ensemble des créations utilisées, en donnant à la fois l’URL de la vidéo, et celle de l’internaute. Une belle manière de les remercier d’avoir choisi de réinterpréter et de diffuser leur version de Somebody that I used to know, même sans en avoir demandé l’autorisation ou sans avoir versé de royalties, comme la loi américaine l’exige.

Par ailleurs, l’oeuvre de remix de l’artiste démontre le danger des DRM à outrance, s’ils étaient efficaces. Gotye explique en effet qu’il a utilisé KeepVid.com pour pouvoir télécharger les vidéos de YouTube, et les importer ensuite dans Ableton Live et After Effects. Or le fait de télécharger les vidéos est interdit par le contrat de YouTube, et Google est récemment parti en chasse contre les outils de téléchargement et de conversion pour YouTube. Si l’on vivait dans un monde où les volontés contractuelles étaient respectées et incontournables, Gotye n’aurait pas pu réaliser son hommage.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

 

Si vous êtes curieux vous pouvez voir le détail des (nombreuses !) vidéos youtube utilisées sur le site de Nikopic qui a reperé l’info en premier.

Un autre exemple de l’évolution de la culture d’un modèle basé sur un droit d’auteur fermé vers un modèle ouvert qui favorise les collaborations, les remix et la créativité.

Eteignez la TV, allumez Toc-Arts TV !

Je relance une chaine vidéo sur Toc-Arts, pour vous faire partager mes plus belles découvertes et j’espère vous inspirer dans vos créations.

J’explique ci dessous mes motivations et objectifs, mais si vous ne souhaitez pas lire, vous pouvez directement allumez Toc-Arts TV

Toc-Arts TV - vidéos pour les artistes

L’industrie s’appauvrit, mais les artistes s’enrichissent

Le but de Toc-arts c’est d’enrichir la scène artistique par la base. Un des aspects consistant à donner des astuces sur les outils web, l’autre à penser les nouveaux modèles économiques et les opportunités qui permettront aux artistes de vivre de leur art.

Un autre aspect important pour moi c’est aussi d’enrichir la scène culturelle en favorisant la découverte de nouveaux sons, images, vidéos.

Si Internet a cassé les modèles économiques de l’industrie culturelle, en revanche il a ouvert un nouveau monde d’opportunités pour s’enrichir artistiquement.

Avant si on était isolé dans un coin du monde on ne pouvait accéder qu’à ce qu’il y avait autour de soi.

Aujourd’hui que l’on soit au coeur de la silicon valley californienne, au fin fond de la campagne gersoise ou indienne, on peut accéder à une quantité infinie de contenus.

On peut accèder aux grandes oeuvres du passé et du présent en quelques clics, mais aussi à des cours, des astuces pour apprendre la musique, le dessin, …

Personnellement, grâce à Youtube, j’ai pu prendre des lecons de chant, de percussion ou de clarinette, et il ne se passe pas une semaine sans que je ne découvre une musique, un film ou une autre oeuvre fascinante.

La création s’appuie sur les influences

Tous les grands artistes qui ont existés ont été inspirés par leurs prédecesseurs. Certains débattront sur les limites entre plagiat et inspiration, moi je pense que nous sommes tous influencés par les autres, et que la copie et la réappropriation sont essentielles pour la création et globalement sont des choses positives.

L’histoire du Amen break, sample d’un break de batterie de quelques secondes qui a donné naissance ou influencé plusieurs genres de musiques est à ce propos assez instructive. (lire à ce propos: Le “piratage” favorise la créativite culturelle)

La diversité pour nourrir la créativité

Je pense aussi que la diversité est essentielle pour la créativité. Quand vous demandez à certains grands artistes comment ils en sont arrivés a produire telles oeuvres grandioses, bien souvent l’idée leur est venu de quelque chose de très different dans un autre domaine, mais qui les assez inspirés dans leur travail pour produire, après qu’il se soit réappropriés l’idée, quelque chose de nouveau et génial.

Ainsi une idée est bien souvent la juxtaposition et l’assemblage d’idées existantes sous une forme nouvelle. Souvent c’est une rencontre, une écoute, une découverte bouleversante qui a lancé une carrière.

Bref je pense que plus on est exposé à de belles et bonnes choses, plus on se nourrit culturellement, et plus on a de chance de produire soi-même de belles choses  (même si ce n’est pas garanti, et que parfois l’isolément peut être interessant pour partir dans une voie ou personne n’est allé).

C’est donc avec ces idées en tête que je relance Toc-Arts TV, projet lancé sous une autre forme il y quelques années et mis en pause pendant un moment.

Toc-Arts TV, tous les arts et pour tous les artistes

Dans Toc-Arts TV, vous retrouverez beaucoup de musique, que ce soit des concerts, des clips, ou parfois même juste une image statique si la musique le vaut, mais aussi des courts métrages, de la photos, du dessin, de la peinture, … Certains clips seront du travail de pro, d’autres du travail d’amateur.

Nous partirons dans les cultures européennes, africaines, juives, musulmanes, indiennes, sud américaines, etc … pour découvrir des arts traditionnels ou bien très contemporains et innovants.

La musique ira de la chanson francaise à l’electro en passant par du jazz, du rock, du funk, du reggae,des musiques du monde ou des fusions improbables …

J’ai hésité un moment à organiser par catégories, petits artistes découverts, vieux baroudeurs confirmés, musique, pas musique, … Au final, j’ai préféré tout mettre dans un fil unique et vous laissez l’option de zappez quand cela ne vous accroche pas.

Alors quand vous avez un peu de temps à perdre au bureau ou à la maison, venez zappez un peu sur Toc-Arts TV. La chaine contient déja plusieurs heures de vidéos, chacune avec ses spécificités (120 vidéos différentes représentant plus de 21h pour l’instant !).

Je vous recommande donc de ne vous faire quelques vidéos à la fois pour prendre le temps d’apprécier les différences.

Participez !

Je recois beaucoup de demandes de chroniques ou de promo d’artistes. Je réponds rarement par manque de temps et surtout car je me refuse à devenir chroniqueur (J’aime découvrir de la musique, mais chroniquer c’est un autre boulot!). En même temps j’aime bien filer un coup de main à un artiste de temps en temps quand j’ai un coup de coeur. Pour trouver un compromis, je propose de relayer les vidéos que je trouverai intéressantes.

Si vous souhaitez proposez une vidéo pour Toc-Arts TV, que ce soit la votre ou celle de quelqu’un d’autre:

  • envoyez un mail à lilious@toc-arts.org
  • mettez en intitulé « Vidéo pour Toc-Arts TV »
  • un lien vers la vidéo (obligatoirement Youtube) .
  • Point important: le son doit être correct. L’image peut être de qualité moyenne mais le son ne doit pas casser les oreilles, sinon la vidéo sera immédiatement rejetée.

Que je publie la vidéo ou pas, vous n’aurez pas probablement pas de réponse de ma part, mais je ferai l’effort de visionner ce que vous m’envoyez.

Eteignez la TV, allumez Toc-Arts TV !

En espérant que vous fassiez de belles découvertes !


Toc-Arts TV - vidéos pour les artistes

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Diffuser des concerts et des évènements en direct sur Youtube avec Google Hangout (Vidéo Bulles)

Google a récemment mis à jour Hangout, le chat vidéo de son réseau social Google plus et permet maintenant à n’importe qui de diffuser des évènements en direct sur Youtube. 

Diffusion de concerts et d’évènements en direct

Je vous parlais récemment de l’utilisation de Ustream pour diffuser des concerts en direct sur internet. Je vous parlai aussi de l’importance du dévelopement de la vidéo en ligne et notamment de Youtube et le futur de la musique.

Et bien nous sommes en plein dans l’actualité puisque Google propose depuis peu une option similaire à Ustream pour diffuser des concerts en direct sur Youtube grace à Vidéo bulles ( » hangouts « ) le logiciel de vidéo chat intégré à son réseau social Google plus.

Une bulle (« hangout »), est un système de chat vidéo collectif et spontané, réunissant entre 2 à 10 personnes en simultané. Chaque bulle peut potentiellement être rejointe par quiconque en possèderait l’URL unique. Ces « vidéos bulles » permettent aux internautes de retrouver entre amis ou autour d’évènements.

Il est ainsi possible de se retrouver autour d’un traitement de texte partagé, d’un dessin, ou d’une vidéo Youtube, le tout avec le vidéo chat qui permet de se voir et de discuter en direct.

Google Hangout fait partie de la suite sociale « Google Plus« , lancée par Google pour concurrencer Facebook. J’ai été longtemps sceptique quand à cet outil, en partie car Facebook avait déja conquis le terrain et que Google Plus ne semblait séduire que mes amis les plus geeks et non le grand public.

Mais je vois depuis quelque temps de signes que Google Plus devrait finir par décoller. Contrairement à Facebook qui devient de plus en plus complexe et surchargé, Google Plus est « plus » agréable à de nombreux points de vue.

Je referai donc un petite présentation dessus.

 

Exemple d’utilisation par des artistes : Les hangout parties de Uniform Motion

Expérimentateur et précurseur, le groupe Uniform Motion av déja testé le concert en direct via les vidéos bulles depuis longtemps. Ils ont d’abord commencé par inviter leur fans à une répétition, puis plus tard à un vrai concert.

Voici une traduction du récit de leur expérience:

Nous avons organisé une Vidéo bulle sur google plus pour voir si ca pouvait être une plateforme viable pour notre expérience audiovisuelle hypnotisante !

Nous étions organisé ainsi:

Renaud (notre illustrateur) partageait son écran (où il dessinait sous photoshop) dans une fenêtre.

Olivier (batterie, clavier) and Andy (guitare, voix) partageaient une webcam et l’audio. Nous avons utilisé 2 micros statiques et une table de mixage afin d’améliorer la qualité du son et simplement uilisé la caméra présente dans le mac d’Olivier.

Nous avons coupé la sortie son pour éviter les larsens. La plupart des gens ont compris très vite qu’ils pouvaient couper leurs micros, mais nous pouvions toujours voir tout le monde sur l’écran. Les applaudissement silencieux sont plutôt mignons !

Nous avons rendu la vidéo bulle publique afin que n’importe qui puisse venir, mais il fallait une invitation pour pouvoir le faire.

Chaque participant peut choisir quelle image principale il veut voir sur son écran et peut passer de l’image des dessin à celle des musiciens ou des autres spectateurs.

Les gens peuvent utiliser la fenêtre de chat pour interagir pendant que nous jouons.

Après le concert, nous sommes restés discuter avec tout le monde pour un moment et nous leur avons demandé ce qu’ils avaient pensé de la plateforme et du concept.

Tout le monde était d’accord pour dire que c’était un concept cool et que nous devrions le faire plus souvent, ce que nous allons faire.

 Quelqu’un a fait une vidéo d’une des chanson qui vous donnera une idée de l’expérience du point de vue d’un spectateur. La qualité du son et de la vidéo n’est pas géniale. Nous essaierons de de faire une capture d’écran et d’enregistrer l’audio directement en sortie de la table de mixage la prochaine fois !

 

Diffuser des concerts en direct sur Youtube avec Google Hangout (Vidéo Bulles)

Si Hangout proposait déjà aux internautes de se réunir autour de la bulle vidéo, Google vient maintenant d’ajouter une option pour diffuser les concerts en direct sur Youtube.

Aujourd’hui, nous lançons les Hangouts En Direct pour les utilisateurs de Google+ du monde entier. Alors, si vous avez quelque chose à dire ou à partager – que ce soit en tant que jeune artiste, que célébrité mondiale, ou que citoyen, vous pouvez dorénavant le faire en direct devant un public mondial. En quelques clics à peine, vous pourrez :

  • Diffuser publiquement. En cochant la case “Activer Hangouts En Direct”, vous pourrez diffuser votre Hangout directement depuis votre flux Google+, votre chaîne YouTube, ou votre site web et au monde entier.
  • Découvrir en direct combien de personnes vous regardent. Pendant la diffusion, vous pourrez découvrir directement au sein de la Hangout combien de personnes vous regardent en direct.
  • Enregistrer et re-partager. Une fois le direct terminé, un enregistrement public de la Hangout sera mis en ligne sur votre chaîne YouTube et au sein du post sur Google+ qui permettait de suivre la Hangout En Direct. Cela vous permettra de la partager simplement après qu’elle ait pris fin, et d’échanger avec d’autres sur ce qui s’y est passé.

http://googlefrance.blogspot.fr/2012/05/hangouts-en-direct-sur-google-partagez.html

Voici un exemple de concert diffusé sur Youtube via Hangout par le groupe Suite 709:

 

Comparaison de Google Hangout avec Ustream

Comme Ustream, Google Hangout permet donc de diffuser des concerts en direct. Mais il y a quelques différences qui peuvent être interessantes selon vos besoins:

  • petit plus par rapport à Ustream, Google Hangout peut afficher la vidéo des fans (10 max!). Sur la bulle elle même, il ne peut y avoir que 10 personnes connectées en même temps, c’est à dire avec chacun voyant et entendant les autres, mais la diffusion peut toucher des milliers de personnes.
  • L’intégration avec Youtube est directe, la vidéo s’affiche sur votre page Youtube, et peut être enregistrée pour être revu plus tard (Ustream aussi permet d’enregistrer pour visionner plus tard)
  • en plus de votre page youtube, l’évènement est diffusé en direct sur votre page Google plus, mais peut aussi être diffusé sur votre site web via l’intégration d’un simple widget (Ustream propose lui aussi des widget pour intégrer la vidéo dans une page web)
  • Google propose aussi une galerie d’applications qui permettent  de rajouter des fonctionnalités à Hangout, par exemple greffer des effets sur la vidéo en temps réel (ajouter un chapeau ou des lunettes sur la tête des participants), collaborer sur un document texte, ou un dessin, regarder une video youtube ensemble. Il y a peu d’applications pour l’instant, mais leur nombre devrait augmenter.
  • Ustream propose des outils plus avancés pour une diffusion plus professionnelle (mix de plusieurs caméras, …)

Un nouveau mode d’interaction

Mais la chose la plus importante qu’il faut que vous compreniez c’est que Google est en train d’explorer un nouveau mode d’interaction qui était impossible avant.

Ce que Google imagine c’est que demain, vous pourrez regarder un film, un match de foot ou un concert en direct sur votre télé, votre mobile, votre ordinateur, en même temps que vos amis, partager ces bons moments avec eux, même à distance, et discuter en même temps par chat ou vidéo chat (A ce sujet, lisez l’article de Wikipédia sur la Télévision sociale – Social TV) et regardez cette vidéo promotionnelle sur Google Hangout.

Si l’idée semble pour le moment encore un peu tenir de la science fiction, ce genre d’usage risque de se développer très vite. Il suffit de voir à quelle vitesse Facebook a conquis le grand public.

 

Si vous regardez certaines vidéos de concerts sur Hangout, vous voyez quelques fans qui remuent la tête l’air timide, certains chantant plus ou moins bien en réponse au chanteur, ou bien sur certaines vidéos, une chanteuse qui discute avec les fans et remercie tout le monde toutes les 30 secondes.

On sent que chacun, groupe et public, découvre ce nouveau milieu et n’est pas encore tout à fait à l’aise, il y a des longueurs et des sourires figés.

Uniform motion parlait aussi de ces « applaudissement silencieux », inhabituels…

L’interaction n’est pas et ne peut être la même qu’en présence. Mais je pense que nous sommes au début de quelque chose qui va devenir très gros et qu’il y a des codes et des modes d’interactions à recréer ou à inventer, comme quand les smileys sont apparus pour donner un peu d’émotions et de nuances aux textes mornes des chats qui pouvaient préter à confusion. :-p

 

Un nouveau mode de création ?

Grâce aux possibilités de Hangout (et des concurrents qui finiront par apparaitrent…) j’entrevois aussi quelques nouvelles possibilités de créations pour les artistes audacieux:

  • collaboration: l’artiste n’est plus le seul au centre de l’aréne, mais grâce à ce système plusieurs personnes peuvent devenir créateurs/diffuseurs. Verra on des « battle » entre artistes connectés en vidéos bulles ? Le remix est une tendance en hausse, verra on des créations de remix grace à G+ ? Que se passerait il si 10 artistes avec leurs instruments se connectaient pour jouer ensemble à distance et en direct ? Hangout n’est peut être pas tout à fait adapté, mais peut être qu’avec un peu de bricolage…
  • Clip multicaméras: il serait possible de tourner un clip utilisant plusieurs ordinateurs connectés avec chacun un angle différent pour avoir différentes vues d’une même scène, et mixer le tout simplement en changeant d’écran sur Hangout.
  • Grace à l’outil de dessin collaboratif de Google qui peut être couplé à Hangout, des dessinateurs pourraient se retrouver pour dessiner un tableau ou une BD en collaboration, que ce soit en même temps ou l’un après l’autre, le tout pouvant être diffusé sur Youtube en direct et enregistré.

Je ne sais pas de quoi sera fait le futur, mais je pense que Google a mis le doigt sur quelque chose d’important ici et que l’on est au début d’une nouvelle ère riche de possibilités.

Vidéo, remix et culture: un avant gout du futur

Cette vidéo présente une application iPad pour remixer des vidéos et l’audio associé en direct pour du VJ-ing.

Je répète regulièrement que le remix est une tendance lourde appelé a devenir un processus créatif à part entière dans notre culture.

C’est déja un peu le cas avec le DJ-ing consistant à remixer des samples. Or si le DJ-ing s’est popularisé depuis longtemps déja, le VJ-ing ne s’est popularisé que plus tard car la technologie était plus coûteuse et moins disponible.

Que ce se passerait-il si monsieur tout le monde pouvait mélanger et remixer sons et vidéos ?

On va le savoir bientot car de plus en plus de logiciels permettent de mixer des sons (les musiciens connaissent Fruity loops depuis longtemps), mais maintenant aussi de la vidéo.

Mieux, les outils sont maintenant hyper puissants, ultra faciles à utiliser et ne coûtent quasiment rien.

Illustration avec Algoriddim vjay,  une application iPad qui permet de mixer de la vidéo (et l’audio qui va avec) en direct en tapotant son iPad.

La démo ci dessous est un peu extrème (pas obligé d’en faire autant) mais montre justement les possibilités énormes.

 

La fenêtre du milieu montre ce que voit le public, tandis que les fenêtres des cotés montrent les samples que le VJ mixe, comme le DJ qui écoute au casque les samples qu’il a sur les platines avant de les mixer.

Bien sur c’est du boulot (ca suppose de préparer ses samples vidéos et de bien les connaitre avant jouer son set), mais les possibilités de création sont infinies. Et ce n’est que le début. On voit de plus en plus de recherches sur les interfaces permettant controller des sons.

J’attends avec impatience de voir des nouveaux créateurs repousser les limites de la technologie avec des applis pareilles.

Et j’attends aussi avec impatience la réaction des « ayant-droits » quand déferleront sur Youtube des hordes de bootlegs vidéos produit par des jeunes de 12 ans en utilisant des contenus « non autorisés ».

Si un « ayant-droit » me lis, qu’il n’oublie pas que l’Internet est par essence une machine à copier et que lutter contre la copie et le remix ne sert à rien.

Seule solution: être meilleur que le gratuit… a bon entendeur…

 

Organiser des concerts en collaboration avec vos fans… et plus encore !

Lever des fonds, pre-vendre des places de concerts, sous traiter une partie de la promotion aux fans, faire des concert chez eux, et même y dormir, l’avenir appartient aux audacieux qui sauront collaborer avec leurs fans.

Fermeture de cafés concerts, baisse des subventions aux associations, les temps sont durs et trouver des dates est de plus en plus difficiles pour les groupes. Pourtant grâce aux nouveaux outils du web les groupes peuvent maintenant collaborer avec leur fans de façon inédite, court-circuiter les routes classiques et réaliser des choses impensables avant.

Retour sur ces nouveaux modèles innovants qui commencent à apparaitrent. Notez que je focalise ici sur les concerts, mais que c’est aussi valable pour d’autres types d’évènements.

Organiser des concerts participatifs avec Plemi

Plemi est un nouveau service qui permet aux organisateurs de concert de pre-réserver (pre-booking)des places de concerts ou au fans de demander leur groupe favoris près de chez eux.

Intérêt: si on est assez nombreux on a le budget en avance et le concert peut être organisé.

C’est dans le même esprit que nous avions mis en place une fonction « request for a repeat » sur les pages artistes du site de la salle de concert blueFROG afin que les fans puissent demander à un artiste de revenir tout en étant pour nous un moyen d’avoir une baromètre de la popularité des artistes.

Mais Plemi est plus interessant puisque n’importe quel artiste ou fan peut organiser une collecte pour n’importe quel évenement. Si l’argent collecté grâce aux pré-ventes est suffisant il sera alors possible d’organiser l’évenement et de faire venir le(s) groupe(s).

Comment ca marche en pratique ?

 La création d’un concert participatif « sous-réserve », conditionné à l’obtention d’un nombre suffisant de pré-réservations.

  1. Les organisateurs s’occordent sur une date avec une salle pour monter un projet de concert participatif en fixant par avance un nombre minimum de places à vendre
  2. Le concert est proposé sur Plemi : les spectateurs pré-réservent en ligne
  3. Si le nombre de pré-réservations est suffisant, les organisateurs valident le concert
  4. Les souscripteurs ne sont débités que si le concert a lieu

Pour moi l’intérêt est double:

  • les artistes peuvent pré-vendre et donc venir en sachant que ce sera rentable ou avoir un baromètre et savoir que ce ne sera pas suffisant.
  • les fans eux mêmes peuvent être moteur de l’organisation de l’évenement. Je pense notamment a de petits associations ou des groupes de passionnés qui veulent faire venir un artiste qu’ils adorent.

Ainsi grâce à cet outil, il est plus facile d’organiser un évènement en sachant qu’on rentrera dans ses frais. Pour avoir vécu le problème lorsque nous organisions des concerts avec l’association culturelle la Mandragore, je peux vous dire que c’est un sacré soulagement pour l’organisateur.

D’habitude je n’aime pas parler de services trop récents et qui n’ont pas fait leurs preuves, mais la j’ai été séduit. En plus du bon concept, le site de Plemi a un joli graphisme, simple et efficace, comme j’aime.

Si vous tester, je serai content d’avoir des retours.

Créer votre propre site de Crowdfunding sous WordPress pour collecter des fonds pour un concert

Une alternative sur le même principe, créer votre propre site de collecte de fond pour l’organisation de vos concerts.

C’est ce qu’a fait le groupe Toulousain Uniform Motion pour son projet One city per second pour organiser des concerts en Allemagne.

Le principe: utiliser le financement participatif pour préorganiser des concerts dans différentes villes. Pour cela une campagne est crée pour chaque ville avec un objectif de financement calculé en fonction du prix du trajet et des autres coûts comme la location de la salle ou du matériel.

“Nous fixons une date et une limite pour le financement du concert. Les gens peuvent financer le concert à différents niveaux (en payant juste un ticket ou payant aussi pour du merchandising) et si nous atteignons notre objectif, nous sautons dans voiture, avion, train, jouons le concert et amenons tout le merchandising avec nous.”

Pour cela il ont simplement ajouté un module complementaire sur un site WordPress ce qui leur permet de créer leur propre système de collecte de fonds (Pour en savoir plus, lire le guide du crowdfunding – financement participatif pour les artistes).

La aussi on pourrait imaginer qu’un groupe de fans audacieux s’organisent avec un tel système pour récolter des fonds et faire venir leur artiste préféré.

Faire promouvoir un évènement par les fans

Avec la multiplication des plateformes de diffusion, des réseaux sociaux, et du nombre de groupes et d’évènements déja présent sur internet comment se faire connaître et se diffuser?

En s’appuyant sur votre communauté.

Depuis que le « 2.0 » et les réseaux sociaux sont à la mode, tout le monde veut faire du « social media marketing » (promotion sur les réseaux sociaux). Et tous de continuer avec les vielles méthodes « 1.0 », c’est à dire d’essayer pousser son message pour faire le plus de bruit possible.

Mais sur Internet où il y a une quantité phénoménale d’informations et sur les réseaux sociaux en particulier, cette technique marche de moins en moins car l’attention des gens est limitée et tout le monde est en compétition pour être visible.

Bien peu ont compris que la vrai révolution du « 2.0 », c’est que les usagers (ici les fans) peuvent être des diffuseurs et des promoteurs au service d’une organisation, d’un produit ou d’un artiste.

En étant des moteurs de promotion il permettent de démultiplier la visibilité de l’artiste sur Internet et autour d’eux dans la vie réelle.

Pour bénéficier de l’aide vos fans, quelques conseils:

  • créer des contenus intéressants que vos fans auront envie de voir et de partager
  • mettez les sur votre site dans un format qu’ils pourront partager et diffuser facilement: vidéos ou chansons téléchargeables ou partageables sous forme de widgets,
  • proposez différents supports promotionnels faciles à récupérer (photos, logos, affiches, fly, bio, presskit, widgets etc…) pour que chacun puisse choisir le format qu’ils préfèrent.
  • DEMANDEZ LEUR de vous aider ! s’ils vous aiment, ils le feront avec plaisir. Remercier les s’ils le font, valorisez vos supporters les plus actifs auprès de la communauté ou donnez leur des cadeaux ou des exclusivités.

Cela ne garantit par qu’il le feront, mais avec quelques quelques encouragements les plus motivés pourront vous donner un sérieux coup de main.

Sur le sujet, lisez cette réflexion: Le diffuseur 2.0 est l’avenir des l’artistes

Allez jouer chez les fans (concerts à la maison)

Amanda Palmer qui a fait récemment parler d’elle en collectant plus d’un million de dollars directement auprès de ses fans a ainsi pré-vendu 25 concerts accoustiques privés chez des fans pour 5000$ ou plus.

Plus près de chez nous des artistes commes Charly et sa drole de Dame, Domenico Curcio ou Exxon Valdes expériment ce nouveau mode de concerts à la maison.

Moins coûteux et plus proches des fans, il permet de s’enrichir de rencontres, mais la proximité et l’intimité crée aide aussi à vendre des CDs ou du merchandising.

Allez dormir chez les fans (Tournée de canapés)

J’avais déja parlé précédemment, de la possibilité d’utiliser Couchsurfing.org. Ce réseau met en contact des gens qui souhaitent offrir ou demander l’hospitalité.

Dans l’article Faire une tournée de canapés, je décrivais la possibilité d’utiliser une nouvelle fonctionnalité de ce service d’hébergement de personnes pour partir en tournée en économisant l’hôtel et favoriser les rencontres.

Comme je le disais précédemment, je ne sais pas si ce modèle est réaliste, mais je trouve cette idée rafraichissante et vivifiante.

Vers des nouveaux modèles collaboratifs artistes-fans

Après le grand chamboulement apporté au monde de la création culturelle qui a cassé les vieux modèles économiques de l’industrie, on a vu d’abord arriver des modèles de vente en « direct-to-fan », c’est à dire de vente directe de l’artiste aux fans sans intermédiaires.

Il est intéressant de noter que l’on voit maintenant se profiler d’autres modèles basés sur la collaboration entre artistes et fans.

Dans tous ces modèles, les fans ne sont pas de simples acheteurs/consommateurs de l’artistes, mais deviennent des partenaires qui travaillent avec les artistes.

Il y a de plus en plus de cas décrits où des amateurs passionnés ont réalisé un travail incroyable, passant des heures à bosser bénévolement pour un artiste qu’il aiment.

Quelques exemples:

De nombreuses clips musicaux sur Youtube n’ont pas été créé par les artistes, mais par des fans.

Parfois sommaires comme ce clip utilisant des images de jeux vidéos pour illustrer une chanson de Space Jahourt, parfois élaborés comme ce clip crée par un fan pour Radiohead à partir de vidéos Youtube.

Les fans peuvent aussi être acteurs du clip, comme dans ce clip de Amanda Palmer lui même tourné et édité par un fan ou ce clip tourné avec des fans par Charly et sa Drole de Dame.

Pour finir un exemple extrème: Un DVD live réalisé par des fans.

En 2008, Trent Reznor met sur le réseau de partage Bittorrent 400gb de vidéos HD non éditées de concerts de son groupe Nine Inch Nails.

Un an plus tard, après « douze mois de labeur, un noyau dur d’une dizaine d’individus reliés à un réseau de fans sur trois continents, quatre langues « de travail », cinq équipes de spécialistes et d’innombrables nuits blanches » ont produit un DVD live de Nine Inch Nails téléchargeable gratuitement et disponible sous de nombreux formats vidéos.

Lisez l’article de Numérama pour en savoir plus sur ce fascinant exemple de crowdsourcing (traduisible par externalisation ouverte ou ma version »foule-traitance »).

Conclusion

Si l’on en croit les indices que je vous décrivais plus haut nous sommes au tout début d’une nouvelle ère plein de potentiel pour les artistes. Aujourd’hui pour l’artiste qui galère avec des petits boulot pour survivre, ces modèles collaboratifs artistes-fans peuvent sembler encore utopistes ou irréalistes.

Mais de même, personne n’aurait parié sur Linux ou Wikipédia à leurs débuts. Pourtant grâce à un modèle de développement collaboratif distribué, ces projets ont réussi à rassembler le travail de milliers de contributeurs et à devenir très aboutis. Il sont aujourd’hui utilisés par des millions de personnes et concurrencent des projets portés par de très grosses entreprises.

Si tous les artistes ne peuvent pas espérer devenir Trent Reznor, il y a quand même des possibilités dans ce domaine pour ceux qui les chercheront.

Le défi majeur pour les artistes audacieux qui essaieront de se lancer dans de tels projets collaboratifs sera de trouver les conditions qui permettront de canaliser les énergies créatives des fans autour de leurs projets.

Réflexions sur l’appropriabilité des oeuvres d’arts

Un discussion sur l’appropriation de la culture par les amateurs et la culture de l’appropriation qui en découle notamment le remix des oeuvres comme fait social.

Un article un peu long, mais particulièrement intéressant pour comprendre le nouveau monde de la culture à l’heure du numérique.

Extrait:

La dématérialisation des contenus apportée par l’informatique et leur diffusion universelle par internet confère aux œuvres de l’esprit une fluidité qui déborde tous les canaux existants. Alors que la circulation réglée des productions culturelles permettait d’en préserver le contrôle, cette faculté nouvelle favorise l’appropriation et la remixabilité des contenus en dehors de tout cadre juridique ou commercial. Dans le contexte globalisé de l’économie de l’attention, l’appropriabilité n’apparaît pas seulement comme la caractéristique fondamentale des contenus numériques: elle s’impose également comme le nouveau paradigme de la culture post-industrielle.

Un des éléments clé à retenir pour moi est le fait que la copie et le remix font partie intégrante de la culture du web.

Dans ce contexte, je pense que les artistes devraient réfléchir à comment travailler avec ces usages plutot que contre afin de pouvoir les utiliser au lieu de les subir.

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