Jacques Attali répond aux artistes à propos de Hadopi

Bien des artistes ne semblent pas admettre que l’Internet leur ouvre de formidables potentialités créatrices, que le projet de loi dite Hadopi, qui vise à interdire le téléchargement gratuit, ne vise pas à les protéger, mais à réserver l’essentiel de la valeur produite à quelques entreprises, et qu’un autre système de rémunération, fondé sur la nature profonde de l’Internet, leur assurerait un meilleur revenu et une bien meilleure reconnaissance sociale, s’ils s’en emparent avant que ne s’y rallient les entreprises qui la combattent aujourd’hui.

Jacques Attali répond aux artistes à propos de Hadopi

Vous avez dit piratage ? Quand le gratuit fait vendre.

Voici un article de Numérama sur le piratage et la vente de musique. Contrairement à ce qu’essaye de faire croire les industriels de la culture, le téléchargement n’est pas foncièrement mauvais pour les artistes. J’avais déjà parlé du piratage et de ses effets positifs sur l’économie, de Paolo Coehlo qui piratait ses propres livres et en vendait plus, voici un exemple de plus qui démontre comment le piratage peut augmenter les ventes:

L’album le plus vendu sur Amazon en 2008 était aussi offert gratuitement
Peer-to-Peer –

Distribué sous licence libre sur les réseaux P2P, l’album Ghosts I-IV de Trent Reznor figure en tête des albums les plus vendus en 2008 sur la plateforme de téléchargement d’Amazon aux Etats-Unis.

« La gratuité c’est le vol« , accusait Denis Olivennes dans un pamphlet qui lui a valu quelques mois plus tard de présider les accords de l’Elysée sur la riposte graduée avec les maisons de disques et les fournisseurs d’accès. « La gratuité c’est des ventes« , pourrait aujourd’hui lui rétorquer Trent Reznor, le très engagé leader de Nine Inch Nails (NiN).

Son album Ghosts I-IV est tout simplement l’album qui s’est le mieux vendu sur la plateforme de téléchargement d’Amazon en 2008, alors-même que Reznor l’avait placé sous une licence Creative Commons pour autoriser son téléchargement et son partage sur les réseaux P2P. Au moment de sa sortie, les internautes pouvaient télécharger gratuitement les neuf premiers morceaux de l’album au format MP3 320 Kbps, avec livret PDF gratuit de 40 pages et autres goodies. L’ensemble des 36 morceaux étaient ensuite vendus ensemble sur Amazon pour 5 $ seulement. Des formules premium entre 10 $ et 300 $ permettaient ensuite aux fans d’obtenir des versions plus riches, jusqu’au coffret Ultre-deluxe dédicacé par Trent Reznor, limité à 2.500 exemplaires.

Partisan du partage de fichiers, l’artiste qui avait quitté Universal pour protester contre la politique de lutte contre le piratage menée contre ses fans avait mis lui-même les neuf premiers morceaux de l’album sur les sites de liens BitTorrent. Dès la première semaine, il a pourtant enregistré 1,6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un résultat probablement très inférieur aux sommes totales collectées par l’artiste, puisqu’il reste encore très téléchargé sur Amazon, et a lancé avec succès d’autres initiatives. Il s’est notamment associé avec Tapulous pour proposer des morceaux de son album sur une version dédiée du jeu Tap Tap Revenge pour iPhone.

Après ça, il sera difficile pour les maisons de disques de prétendre que les licences libres ou la gratuité tuent le marché du disque. Mais elles continueront à le faire puisqu’ici, aucune maison de disque n’a le moindre contrat avec NiN, qui encaisse la majeure partie du chiffre d’affaires en limitant au maximum le nombre d’intermédiaires. Ce qui lui permet de proposer un album de 36 chansons à seulement 5 $, lorsque la plupart des artistes touchent moins de 2 euros sur un album vendu 16 euros dans le commerce. A méditer.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Voici donc une approche originale qui cherche à accompagner les changements liés à internet plutôt que de les combattre aveuglement.

Pour finir je vous conseille de relire l’article « Mieux que gratuit, le business model réinventé » où Kevin Kelly pose des questions interessantes sur la nouvelle économie numérique: L’Internet est une machine à copier. Que faire lorsque les copies sont gratuites ? Vous devez vendre des choses qui ne peuvent être copiées !

Lien: Le numérique est beaucoup plus favorable aux artistes

Denis Ladegaillerie, le fondateur de la maison de disques numérique Believe prédit la disparition du marché du CD physique d’ici deux à trois ans. Patricia Kaas, Soko ou les Fatal Picards ont signé avec lui pour assurer leur diffusion numérique. Interview.

Je ne crois pas à la disparition du CD, comme le vinyle, le CD a son propre intérêt et ses fans. L’objet physique reste important. Mais pour les « petits artistes » les alternatives numérique sont certainement intéressantes. D’où l’intérêt pour les musiciens de mettre en place une boutique en ligne pour vendre leur musique.

>Le numérique est beaucoup plus favorable aux artistes

Lien: 20 choses que vous devez savoir sur la musique en ligne

Ce billet est le premier d’une longue série sur la musique en ligne, traduits et adaptés du livre d’Andrew Dubber, auteur du blog ‘New Music Strategies”. Andrew a travaillé dans l’univers de la radio et pour l’industrie de la musique. Il a écrit de nombreux articles sur la musique en ligne et les stratégies de distribution qu’offrent les nouvelles technologies. Il a notamment co-écrit un livre sur les nouvelles technologies destiné au diffuseurs dans les pays émergeant pour le compte de l’UNESCO.

>20 choses que vous devez savoir sur la musique en ligne

Lien: L’inévitable mutation de l’industrie musicale: le transfert du pouvoir vers l’artiste

Ouriel Ouhayon nous dit:  » C’est l’une des présentations les plus intéressantes que j’ai eu l’occasion de lire sur l’industrie musicale et son évolution. Deux points à retenir: 1. l’industrie de la musique n’est pas en déclin au contraire 2. La clé du succès autrefois détenu par les labels est aujourd’hui à la portée des artistes exemples à la clé. »

Voir la suite sur TechCrunch…

Lien: La « génération MySpace » et la consommation musicale

« Une étude britannique menée par l’Université d’Hertfordshire et la British Music Rights sur la consommation musicale des 14/24 ans témoigne des habitudes de téléchargement et d’achat de la « génération MySpace ». Les principales conclusions pointées par l’étude : les jeunes aiment la musique encore plus que les générations précédentes, et ils écoutent beaucoup, partagent et vont voir des concerts… »

-> La « génération MySpace » et la consommation musicale

Musique 2.0: Musiciens indépendants – Les 7 « prérequis »

Je republie ici un article d’Ignazio Lo Faro le fondateur de BnFlower, qui discute ici les qualité que le musicien 2.0 doit posséder pour se faire connaître aujourd’hui (Via Numérama)

Divers –
Par Ignazio Lo Faro : Sept conseils pour mieux évoluer dans la musique indépendante sur Internet.
La musique indépendante et Libre devient une réalité sur le Web. Depuis plusieurs années, emmené récemment par les Creatives Commons, un large mouvement redéfinit les contours de ce que sera la place des musiciens indépendants dans le monde de la musique en ligne.Du coup, il serait bon d’essayer (je dis bien essayer) de tirer quelques « prérequis » pour mieux évoluer dans la musique en ligne. Ces « prérequis » permettront au musicien indépendant de mieux appréhender et argumenter sa propre réflexion. Certains de ces « prérequis » sont évidents. D’autres moins.

L’ensemble de cette réflexion est directement issue de l’observation et de l’analyse de ce que je peux vivre au sein de la communauté Bnflower.
Il s’agit donc d’une observation du réel. Des besoins et frustrations que peut rencontrer aujourd’hui un musicien indépendant qui se penche sur Internet et les réseaux mobiles pour faire découvrir sa musique. L’ensemble n’est pas exhaustif et devra être amélioré. Il ne s’agit ici que d’un premier jet qui nécessairement est déjà incomplet.

Je ne fais que tracer brièvement ces 7 principes premiers pour que l’ensemble tienne sur un seul article. Je reviendrai sur chacun de ces principes individuellement dans les semaines qui viennent.

1. Penser « diffusion prescriptive » plutôt que « distribution »

Il y a une différence essentielle entre la distribution de ses œuvres et leur diffusion. La distribution peut se définir par ce que l’on pourrait appeler le modèle HEC (Hosting, Editorial, Content). C’est ce que font des sites comme Vitaminic et de nombreux autres. Ce modèle permet au musicien indépendant de placer sa musique sur une plateforme Internet où des centaines d’autres musiciens se présentent eux aussi. Ce modèle souffre donc d’un effet dit de « goulot d’étranglement ». L’artiste n’est plus visible, car noyé dans la masse.

La « diffusion prescriptive » peut être résumée ainsi : « J’aime ta musique alors je la défends et je la diffuse ». On parle de diffusion, car le principe n’est pas d’entreposer sur une plateforme unique ses oeuvres, mais plutôt de les placer sur des structures qui favoriseront sa diffusion. Les blogs et les radioblogs, les podcasts, le P2P, les radios web, etc., sont d’excellentes technologies qui permettent de pratiquer la diffusion. Cette diffusion est dite prescriptive, car il y a prescription d’un artiste par un fan.
Un fan aime la musique d’un artiste alors il la place en première page de son site/blog, bien en vue.
De plus, il permet l’écoute de cette musique (par Radioblog) mais aussi sa diffusion (par Podcast par ex).
Il ne s’agit pas simplement d’une promotion d’un artiste, mais d’une prescription. La différence tient à ceci. En faisant de la diffusion prescriptive, le gérant d’un site exprime ses goûts. Du coup, ceux qui visitent son site et qui ne sont pas là par hasard, ont de grandes chances d’avoir les mêmes affinités que lui. Il s’agit, un peu, de ce que nous faisons tous lorsque nous recommandons un artiste à un ami qui partage les mêmes goûts et centres d’intérêts que nous.

2. Approfondir la proximité avec les amateurs de musiques (les fans)

La proximité est l’enjeu essentiel que les musiciens vont devoir approfondir dans les années qui viennent. La proximité se construit peu à peu entre un artiste et ceux qui découvrent son talent. Cette proximité est largement facilitée aujourd’hui par Internet et l’ensemble des réseaux fixes et mobiles.
Pour un artiste indépendant, ce qui compte c’est de développer son potentiel à réunir autour de lui des personnes qui vont aimer sa musique. Internet permet cela presque naturellement ; il faut offrir à l’internaute ce que Alban Martin appelle une expérience Il s’agit en fait de construire un espace virtuel (cet espace devra être simple et pratique) où le fan et l’artiste vont tour à tour apprendre à se connaître. De cette connaissance et de cette proximité émergera forcément des liens qui permettront à l’artiste d’être réellement à l’écoute de son public. De plus cette proximité et cette compréhension mutuelle permettront aux fans de rentrer plus dans le détail dans leur compréhension de l’univers de l’artiste.
Le tout formera une dynamique qui forcément produira (avec du temps et du travail) l’adhésion d’autres fans ; et ainsi de suite…

3. Utiliser les licences libres plutôt que la Sacem.

Lorsqu’un artiste doit diffuser sa musique, il doit à tout prix faciliter cette diffusion. Sur le BnFlower nous avons vu le cas d’artistes dont la diffusion était altérée, car ces artistes étaient affiliés à la Sacem. Et pour cause. Lorsque vous êtes « déclarés à la Sacem », il faut payer pour pouvoir diffuser sa musique. L’artiste qui veut diffuser sa musique paye, mais celui qui veut diffuser la musique de cet artiste paye aussi. Du coup, c’est un frein important pour la diffusabilité de l’œuvre. Peu de gens sont prêts à payer pour diffuser la musique d’un autre.
Par contre, des licences comme les Creative Commons permettent une libre diffusion. Nul besoin de payer, ce qui donne un coup de fouet à la diffusion de l’artiste. Donc pour bien diffuser sa musique le musicien indépendant doit favoriser juridiquement cette diffusion. C’est ce qu’il fait s’il opte pour des licences libres, Creative Commons, Art Libre…

4. Miser sur l’international.

Il faut avoir une démarche internationale. C’est un prérequis évident.
La France, c’est 24 millions d’internautes. Le monde, 1 milliard. Les musiciens indépendants peuvent déjà commencer une traduction anglophone de leurs sites. Et pourquoi pas une version chinoise (103 millions d’internautes) le plus vite possible.

5. Se rapprocher des communautés.

Seul, un musicien indépendant ne peut diffuser efficacement sa musique. Le relais par une communauté est donc fondamental. Le mieux est de créer sa propre communauté, mais cela n’est pas chose simple. D’autant plus qu’il commence à exister de nombreuses communautés. Autant en profiter. Là aussi la proximité fan/artistes sera essentielle.

6. Favoriser les concerts et le régionalisme

La représentation publique est pour l’artiste un point essentiel. C’est un prérequis évident.
Il faut à tout prix augmenter les concerts. Mais chacun sait que ce n’est pas facile. Internet permet une meilleure visibilité pour l’annonce de ses concerts. Les communautés ont là aussi un rôle primordial à jouer. Et on trouve de plus en plus de communautés régionales . Il faut donc investir, en temps et en énergie, pour augmenter sa visibilité dans ce type de communauté.

7. Avoir du Talent.

Si vous avez du talent c’est le public qui vous le dira, personne d’autre. C’est un prérequis évident là aussi. Avoir du talent pourrait s’exprimer (pour faire simple) par « le potentiel fédérateur d’un musicien indépendant ».
Ce potentiel fédérateur représente la capacité d’un artiste à réunir autour de lui un public qui apprécie sa musique et qui est prêt à se mobiliser pour la faire découvrir à d’autres .

Très difficile à cerner, ce prérequis est la base fondamentale. Sans talent, aucunes technologie, aucunes communauté, aucune réflexion ne pourront vous aider. Le talent est à la base de tout. C’est la condition sine qua non de tout ce qui précède.

De nombreux artistes indépendants ont du talent.

Ignazio Lo faro
Fondateur de Weedfrance et de la communauté BnFlower.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Et les majors de se demander encore pourquoi les gens n’achètent plus de CD…

Eric, de Presse-Citron, explique pourquoi le public n’achète plus de CDs en prenant pour exemple le dernier album de Laurent Voulzy, une espèce de compilation de vieux titres réchauffés. Quelles leçons en tirer ?

« Voilà pourquoi nous n’achetons plus de CD »

Extrait de l’article d’Eric

Récapitulons, nous avons :

  • une publicité louche sur les chaînes de télévision aux heures grand public vantant un nouvel album de Laurent Voulzy
  • un album inécoutable sur les sites qui le proposent à la vente
  • un Fnac.com qui s’obstine à proposer de la pré-écoute dans un format qui fait chier tout le monde
  • un site officiel de l’artiste qui ne fournit que le minimum syndical et qui donne surtout envie de fuir
  • une méthode générale essayant de faire passer du vieux pour du neuf, autrement dit un album de compilation de reprises pour un “nouvel album”

C’est sur que ça donne pas envie d’acheter…

Quelles leçons en tirer pour un musicien qui veut vendre son album?

  • évitez la communication type bombardement massif et préférer une promotion ciblée envers un public qui est susceptible d’être intéressé par votre musique. A vous de bien réfléchir où, quand, comment communiquer avec ce public. Soyez à l’écoute, communiquer, c’est un échange pas juste un monologue.
  • favoriser l’écoute en exposant votre album sur votre site et sur d’autres plateformes. Proposez un format d’écoute universel (mp3 par exemple) et plusieurs façons d’écouter (widget, téléchargement, …). Vu le prix d’un CD, on veut être sur que ça va nous plaire avant d’acheter.
  • ayez un site attractif. Pas forcement besoin d’avoir des animations flash spectaculaires qui clignotent dans tous les sens, mais plutôt un site dynamique efficace où les informations sont mises à jours régulièrement et où les visiteurs peuvent interagir avec les musiciens. N’oubliez pas d’ ajoutez une boutique en ligne sur votre site pour favoriser la vente de vos œuvres.
  • soyez original et surtout soyez authentique. Comme dit ma grand-mère, « n’essayez pas de péter plus haut que votre cul ». Mieux vaut rester simple et faire ce que l’on sait faire sans se la raconter que de créer une attente et ensuite de ne pas être à la hauteur.

Des conseils simples qui semblent évidents mais que pourtant les maisons de disque n’ont pas l’air d’avoir appris malgré leur déboires. Vous en pensez quoi ?

PS: C’est quoi ce concours sur le site de Laurent Voulzy ? « Jeu concours pour rencontrer Laurent Voulzy. A gagner un médiator collector. » C’est une blague ?  On gagne quoi ? une rencontre ou un médiator ? Si c’est un médiator c’est un peu pathétique… En plus quand on clique sur la bannière il ne se passe rien… Ça fait pitié…

Vite, demandons à l’armée colombienne d’intervenir pour libérer Laurent, pris en otage par sa maison de disques… 😉

Je ne les qualifierai pas de voleurs sauf s’ils me traitent de pirate

Auteur de L’Anarchisme triomphant : Le logiciel libre et la mort du copyright, et du Manifeste du Point-Communiste, Eben Moglen est considéré comme l’un des penseurs les plus radicaux, mais aussi les plus pertinents, de la société de l’information. Internet Actu revient sur ses positions sur le copyright et l’industrie de la musique.

Je vous invite à prendre le temps de lire cet article d’Internet Actu, sur Eben Moglen, un personnage peu ordinaire. Jetez un œil en particulier aux extraits choisis, traduits, compilés et (“librement”) adaptés de ses propos sur l’industrie de la musique. J’en ai copié ici un petit morceau pour vous donner envie d’aller lire la suite:

“Je ne les qualifierai pas de voleurs sauf s’ils me traitent de pirate”

Il faudrait d’ailleurs qu’ils admettent qu’ils (les industriels de la musique) militent pour l’ignorance, pour l’acculturation, qu’ils revendiquent le fait que vous ne devriez avoir accès à la culture que dans la mesure où vous avez assez d’argent pour vous l’offrir, ou plutôt l’acheter. Et plus ils agiront de manière brutale, déraisonnable, disproportionnée, plus ils se discréditeront.

Je ne les qualifierai pas de voleurs sauf s’ils me traitent de pirate. Les artistes n’ont rien à craindre des gens qui aiment ce qu’ils font. Les amateurs de musique ne peuvent pas faire de mal aux artistes qu’ils apprécient, même si les industriels s’acharnent à le leur faire croire.

Car le problème n’est pas tant d’empêcher les gens de “voler” des fichiers que d’empêcher les artistes de découvrir qu’il existe des alternatives, et qu’ils peuvent vivre sans ce genre d’intermédiaires. On assiste en effet à un retournement d’alliance, au détriment de l’industrie, entre ceux que l’on appelait des “consommateurs” et ceux que l’on appelait des “producteurs”.

Et ce qui menace le plus l’industrie du disque, ce n’est pas l’amateur de musique et d’échanges de fichiers, c’est le fait que Madonna, et plein d’autres, commencent à quitter leurs maisons de disque car n’ont plus grand chose à leur apporter, contrairement aux tourneurs et aux organisateurs de concerts.

La suite sur Internet Actu…

Voir aussi les autres conférences, traduites en français, d’Eben Moglen sur Framablog.

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