Lien: My Major Company (NE) révolutionne (PAS) le business du disque ?

Mise à jour janvier 2013: cet article datant de 2009, une mise à jour s’impose. Controle excessif, couts énormes, opacité, depuis ses début le projet n’a jamais vraiment rien fait de sérieux et a fait beaucoup de mécontents, lire à ce sujet: . En fait l’entreprise semble avoir repris tous les travers des majors sans aucune des avantages des modèles communautaires.

Cela n’ote rien aux potentiel du modèle de financement communautaire de la création. Je laisse l’article ici, mais je vous conseille d’oublier très vite cette entreprise et d’aller lire à la place le guide du crowdfunding pour les artistes.

 

Article original:

Encore un service dont je voulais parler depuis longtemps: My Major Company est un label communautaire permettant aux internautes de produire directement leurs artistes. C’est donc un modèle de financement alternatif qui peut etre tres interessant pour les musiciens qui ont du talent mais peu d’argent pour démarrer.

Voici un article qui raconte la success-story de Gregoire dont l’album a tres bien marché avec My Major Company (MAJ: il semble que ce « succès » ait été orchestré pour le lancement, mais soit le résultat d’une manipulation). Évidemment ce n’est dit que ce modèle marche pour tous les musiciens, mais cela peut néanmoins être intéressant d’essayer pour certains.

My Major Company est devenu le principal portail de découvertes et de lancements de jeunes artistes talentueux comme Thierry de Cara, Joyce Jonathan, ou encore Agonie, une jeune rappeuse dont l’album De l’autre côté du mur vient tout juste d’arriver dans les bacs. Le principe est simple, mais révolutionnaire. Rien à voir avec MySpace, qui propose « seulement » d’écouter des chansons, le plus souvent autoproduites ; ici, on peut investir dans la production d’un album, d’un simple clic ! En amont, une équipe de directeurs artistiques évalue les candidatures, et propose aux meilleurs d’avoir une page personnalisée sur laquelle ils pourront faire découvrir leurs univers musicaux aux internautes. Et en avant les dons ! Mise minimum exigée : 10 euros. Un total de 70.000 euros est nécessaire pour être produit, et une partie des bénéfices des ventes revient ensuite aux internautes-producteurs….

Lire l’article complet: My Major Company révolutionne le business du disque

Vous avez dit piratage ? Quand le gratuit fait vendre.

Voici un article de Numérama sur le piratage et la vente de musique. Contrairement à ce qu’essaye de faire croire les industriels de la culture, le téléchargement n’est pas foncièrement mauvais pour les artistes. J’avais déjà parlé du piratage et de ses effets positifs sur l’économie, de Paolo Coehlo qui piratait ses propres livres et en vendait plus, voici un exemple de plus qui démontre comment le piratage peut augmenter les ventes:

L’album le plus vendu sur Amazon en 2008 était aussi offert gratuitement
Peer-to-Peer –

Distribué sous licence libre sur les réseaux P2P, l’album Ghosts I-IV de Trent Reznor figure en tête des albums les plus vendus en 2008 sur la plateforme de téléchargement d’Amazon aux Etats-Unis.

« La gratuité c’est le vol« , accusait Denis Olivennes dans un pamphlet qui lui a valu quelques mois plus tard de présider les accords de l’Elysée sur la riposte graduée avec les maisons de disques et les fournisseurs d’accès. « La gratuité c’est des ventes« , pourrait aujourd’hui lui rétorquer Trent Reznor, le très engagé leader de Nine Inch Nails (NiN).

Son album Ghosts I-IV est tout simplement l’album qui s’est le mieux vendu sur la plateforme de téléchargement d’Amazon en 2008, alors-même que Reznor l’avait placé sous une licence Creative Commons pour autoriser son téléchargement et son partage sur les réseaux P2P. Au moment de sa sortie, les internautes pouvaient télécharger gratuitement les neuf premiers morceaux de l’album au format MP3 320 Kbps, avec livret PDF gratuit de 40 pages et autres goodies. L’ensemble des 36 morceaux étaient ensuite vendus ensemble sur Amazon pour 5 $ seulement. Des formules premium entre 10 $ et 300 $ permettaient ensuite aux fans d’obtenir des versions plus riches, jusqu’au coffret Ultre-deluxe dédicacé par Trent Reznor, limité à 2.500 exemplaires.

Partisan du partage de fichiers, l’artiste qui avait quitté Universal pour protester contre la politique de lutte contre le piratage menée contre ses fans avait mis lui-même les neuf premiers morceaux de l’album sur les sites de liens BitTorrent. Dès la première semaine, il a pourtant enregistré 1,6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un résultat probablement très inférieur aux sommes totales collectées par l’artiste, puisqu’il reste encore très téléchargé sur Amazon, et a lancé avec succès d’autres initiatives. Il s’est notamment associé avec Tapulous pour proposer des morceaux de son album sur une version dédiée du jeu Tap Tap Revenge pour iPhone.

Après ça, il sera difficile pour les maisons de disques de prétendre que les licences libres ou la gratuité tuent le marché du disque. Mais elles continueront à le faire puisqu’ici, aucune maison de disque n’a le moindre contrat avec NiN, qui encaisse la majeure partie du chiffre d’affaires en limitant au maximum le nombre d’intermédiaires. Ce qui lui permet de proposer un album de 36 chansons à seulement 5 $, lorsque la plupart des artistes touchent moins de 2 euros sur un album vendu 16 euros dans le commerce. A méditer.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Voici donc une approche originale qui cherche à accompagner les changements liés à internet plutôt que de les combattre aveuglement.

Pour finir je vous conseille de relire l’article « Mieux que gratuit, le business model réinventé » où Kevin Kelly pose des questions interessantes sur la nouvelle économie numérique: L’Internet est une machine à copier. Que faire lorsque les copies sont gratuites ? Vous devez vendre des choses qui ne peuvent être copiées !

Lien: Le numérique est beaucoup plus favorable aux artistes

Denis Ladegaillerie, le fondateur de la maison de disques numérique Believe prédit la disparition du marché du CD physique d’ici deux à trois ans. Patricia Kaas, Soko ou les Fatal Picards ont signé avec lui pour assurer leur diffusion numérique. Interview.

Je ne crois pas à la disparition du CD, comme le vinyle, le CD a son propre intérêt et ses fans. L’objet physique reste important. Mais pour les « petits artistes » les alternatives numérique sont certainement intéressantes. D’où l’intérêt pour les musiciens de mettre en place une boutique en ligne pour vendre leur musique.

>Le numérique est beaucoup plus favorable aux artistes

Lien: 20 choses que vous devez savoir sur la musique en ligne

Ce billet est le premier d’une longue série sur la musique en ligne, traduits et adaptés du livre d’Andrew Dubber, auteur du blog ‘New Music Strategies”. Andrew a travaillé dans l’univers de la radio et pour l’industrie de la musique. Il a écrit de nombreux articles sur la musique en ligne et les stratégies de distribution qu’offrent les nouvelles technologies. Il a notamment co-écrit un livre sur les nouvelles technologies destiné au diffuseurs dans les pays émergeant pour le compte de l’UNESCO.

>20 choses que vous devez savoir sur la musique en ligne

Lien: L’inévitable mutation de l’industrie musicale: le transfert du pouvoir vers l’artiste

Ouriel Ouhayon nous dit:  » C’est l’une des présentations les plus intéressantes que j’ai eu l’occasion de lire sur l’industrie musicale et son évolution. Deux points à retenir: 1. l’industrie de la musique n’est pas en déclin au contraire 2. La clé du succès autrefois détenu par les labels est aujourd’hui à la portée des artistes exemples à la clé. »

Voir la suite sur TechCrunch…

Musique 2.0: quel avenir pour l’industrie de la musique ?

Music 2.0: a web native Music Industry, une présentation très intéressante sur l’avenir de la musique l’heure d’internet et des médias sociaux par Gerd Leonhard. Avec des réflexions sur l’économie de la rareté contre l’économie de l’abondance, et des pistes pour les futurs modèles économique de la musique…


Music 2.0: a web native Music Industry, by Gerd Leonhard

Lien: La « génération MySpace » et la consommation musicale

« Une étude britannique menée par l’Université d’Hertfordshire et la British Music Rights sur la consommation musicale des 14/24 ans témoigne des habitudes de téléchargement et d’achat de la « génération MySpace ». Les principales conclusions pointées par l’étude : les jeunes aiment la musique encore plus que les générations précédentes, et ils écoutent beaucoup, partagent et vont voir des concerts… »

-> La « génération MySpace » et la consommation musicale

L’interactivité entre auteurs et lecteurs est elle l’avenir du livre ?

« Le futur du livre n’est peut être pas dans des objets comme le Kindle ou les e-books, mais dans l’interactivité entre les lecteurs et l’auteur autour du livre. » Paolo Coehlo.

Quel avenir pour le livre papier à l’heure du numérique ? C’est la question que les auteurs et éditeurs se posent de plus en plus. Le livre papier a t-il de l’avenir ou bien va il être supplanté par le livre numérique ? Bien qu’elle soit pertinente je trouve que cette question limite la réflexion autour d’autre modèles économiques.

Livre papier OU numérique ?

Ça discute ferme en ce moment dans l’industrie du livre avec la sortie d’un rapport en France sur l’avenir du livre à l’heure du numérique. Vous pourrez d’ailleurs retrouver un dossier sur le livre 2.0 sur NonFiction.fr.

En gros on retrouve les mêmes questions. Quels sont les nouveaux supports de lecture, quels sont les modèles économiques associés, il faut développer une offre légale, protéger la propriété intellectuelle, bla bla bla…

Je trouve cette discussion intéressante, pourtant j’ai l’impression que tout le monde se focalise trop sur le « numérique contre papier » au lieu d’essayer de voir comment l’un pourrait compléter l’autre.

Livre papier ET numérique !

Heureusement on voit certains expérimenter de nouvelles approches. J’avais déjà parlé de Paolo Coehlo qui utilise les nouvelles technologies (blog, BitTorrent, Twitter, widgets, …) pour augmenter l’interactivité avec ses lecteurs.

Un autre exemple intéressant est celui de Cory Doctorrow. Co-auteur sur Boing-Boing, l’un des blogs les plus populaire du net, il s’est fait connaître en tant qu’écrivain en laissant ses œuvres en téléchargement libre. Ses livres se ont tellement bien diffusé en ligne, que sa notoriété lui a ensuite permis de les publier et de les vendre en format papier. Son livre Dans la Dèche au Royaume Enchanté,  vient ainsi d’être traduit et publié en France.

Un autre exemple qui montre comment le multimédia peut aider le papier: Le Wall Street Journal a publié récemment un article qui décrit la façon dont certains éditeurs utilisent la vidéo pour faire ce qu’ils appellent des “Book Trailers”, c’est à dire de courtes vidéos qui relatent le thème d’un livre dans un format proche des bandes-annonces de film. Ce système de promotion est tellement prometteur qu’HarperCollins, un des plus gros éditeurs, a même été jusqu’à bâtir son propre studio pour concevoir ses bandes annonces.

Vidéo + livre = book trailer

Alors a quoi ressemble ces « Book Trailers »? L’un des meilleurs exemple est la bande annonce du livre “The Shock Doctrine” écrit par Naomi Klein et dont le film a été réalisé par le talentueux réalisateur mexicain Alfonso Cuarón et son frère Jonas Cuarón.

Ce film a connu un énorme succès: plus de 600 000 vues sur YouTube et des nominations dans des festivals de cinéma ! En fait, ici la bande annonce n’est pas un publicité, mais plutôt un mini documentaire qui explique la thèse centrale du livre et permet de faire rentrer le public dans l’univers de l’auteur. Un site internet ShockDoctrine.com riche en informations permet ensuite aux visiteurs de démarrer/continuer la réflexion amorcée autour du film et du livre et de les faire rentrer plus profondément dans l’univers de l’auteur.

L’interactivité entre les lecteurs et l’auteur, et après ?

Naomie Klein a ainsi crée un univers multimédia vidéo-livre-site internet où ses lecteurs et elle se rencontrent et interagissent. Ce n’est plus simplement un livre qu’on lit et qu’on referme avant de passer à autre chose. La relation entre l’auteur et sa communauté se poursuit bien après la lecture.

Notez que comme dans la vision de Paolo Coehlo, le produit vendu (le livre papier ou numérique) n’est pas le plus important en soi. Ce qui est important c’est l’univers autour de ce livre et la relation qui se crée entre l’auteur et son public. A partir de cette relation d’autres choses découlent: une communauté se crée, la fidélité des lecteurs et plus forte et certains d’entre eux deviennent des créateurs ou même des diffuseurs qui travaillent pour l’auteur. Certains vont créer des vidéos, des revues du livre, d’autres vont faire de la diffusion prescriptive, c’est à dire une recommandation active et ciblée du livre à leur entourage.

L’avenir du livre reste à imaginer

Autant je suis un fan enthousiaste des nouvelles technologies, autant je crois que le livre papier a encore de beaux jours devant lui. Et si le numérique peut compléter le livre papier, je pense qu’il ne le remplacera jamais complètement.

Alors arrêtons de les opposer et réfléchissons plutôt comment ils peuvent se compléter, quels pourraient être le(s) nouveau(x) modèle(s) économique(s) pour que chacun, écrivains et lecteurs y trouvent leur compte.

Dans l’exemple de Naomie Klein, le numérique a contribué à favoriser les ventes pour un produit traditionnel: le livre papier. Mais comme l’envisageait Paolo Coehlo, on peut aussi imaginer que dans le futur les gens pourraient payer non pour le livre, mais pour les discussions et l’univers associé au livre, comme dans les jeux vidéo en ligne où le consommateur paye une somme pour entrer dans l’univers du jeu.

Tout reste à inventer…

Vous avez des idées sur le sujet ?


Je ne les qualifierai pas de voleurs sauf s’ils me traitent de pirate

Auteur de L’Anarchisme triomphant : Le logiciel libre et la mort du copyright, et du Manifeste du Point-Communiste, Eben Moglen est considéré comme l’un des penseurs les plus radicaux, mais aussi les plus pertinents, de la société de l’information. Internet Actu revient sur ses positions sur le copyright et l’industrie de la musique.

Je vous invite à prendre le temps de lire cet article d’Internet Actu, sur Eben Moglen, un personnage peu ordinaire. Jetez un œil en particulier aux extraits choisis, traduits, compilés et (“librement”) adaptés de ses propos sur l’industrie de la musique. J’en ai copié ici un petit morceau pour vous donner envie d’aller lire la suite:

“Je ne les qualifierai pas de voleurs sauf s’ils me traitent de pirate”

Il faudrait d’ailleurs qu’ils admettent qu’ils (les industriels de la musique) militent pour l’ignorance, pour l’acculturation, qu’ils revendiquent le fait que vous ne devriez avoir accès à la culture que dans la mesure où vous avez assez d’argent pour vous l’offrir, ou plutôt l’acheter. Et plus ils agiront de manière brutale, déraisonnable, disproportionnée, plus ils se discréditeront.

Je ne les qualifierai pas de voleurs sauf s’ils me traitent de pirate. Les artistes n’ont rien à craindre des gens qui aiment ce qu’ils font. Les amateurs de musique ne peuvent pas faire de mal aux artistes qu’ils apprécient, même si les industriels s’acharnent à le leur faire croire.

Car le problème n’est pas tant d’empêcher les gens de “voler” des fichiers que d’empêcher les artistes de découvrir qu’il existe des alternatives, et qu’ils peuvent vivre sans ce genre d’intermédiaires. On assiste en effet à un retournement d’alliance, au détriment de l’industrie, entre ceux que l’on appelait des “consommateurs” et ceux que l’on appelait des “producteurs”.

Et ce qui menace le plus l’industrie du disque, ce n’est pas l’amateur de musique et d’échanges de fichiers, c’est le fait que Madonna, et plein d’autres, commencent à quitter leurs maisons de disque car n’ont plus grand chose à leur apporter, contrairement aux tourneurs et aux organisateurs de concerts.

La suite sur Internet Actu…

Voir aussi les autres conférences, traduites en français, d’Eben Moglen sur Framablog.

Ecrivain 2.0: Paulo Coehlo lance une exposition virtuelle avec ses fans

Paulo Coehlo demande à ses fans de prendre une photo d’eux mêmes avec leur livre favori afin de réaliser une exposition virtuelle.

Pour fêter 100 millions d’ouvrages vendus, l’écrivain brésilien Paulo Coehlo lance une nouvelle initiative tournée vers son public. Il demande à chacun de ses fans de se prendre en photo avec leur livre préféré et de lui envoyer. Les photos seront publiés sur internet dans un exposition virtuelle. Pour participer envoyez votre photo à paulocoelhocovers@gmail.com (ne vous préoccupez pas de la qualité).

Vous pouvez voir l’exposition virtuelle sur le blog de Paolo Coehlo.

Après son blog, Pirate Coehlo, son widget, Twitter, Paulo Coehlo continue donc de jouer avec la technologie pour interagir avec ses fans. Il disait récemment dans une interview:

Quand j’ai donné une conférence à Munich en janvier dernier, je suis tombé sur une idée intéressante: le futur du livre n’est peut être pas dans des objets comme le Kindle ou les e-books, mais dans l’interactivité entre les lecteurs et l’auteur autour du livre. Certains pensent que dans le futur les gens pourraient payer non pour le livre, mais pour les discussions et l’univers associé au livre. Nous voyons cela aujourd’hui dans les jeux vidéo en ligne où le consommateur paye une somme pour entrer dans l’univers du jeu. Peut être est ce la futur du livre.

Idée intéressante qu’il met déjà en pratique. Ça vous inspire ?

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