Distributeur Automatique de Culture pour des oeuvres libres

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Remplacer les friandises et autres sodas des Distributeurs Automatiques traditionnels placés dans les lieux publics par de nouveaux types de distributeurs qui favorisent la diffusion de contenus libres avec des licences libres… pour toucher directement le grand public.

Article rédigé par Jean-Luc Raymond le 23 juillet 2008 et publié sous licence creative commons.

L’éditeur de livres libres InLibroVeritas via Mathieu Pasquini lance en France un concept innovant : les Distributeurs Automatiques de Culture (DAC). L’objectif : remplacer les friandises et autres sodas des Distributeurs Automatiques traditionnels placés dans les lieux publics par de nouveaux types de distributeurs qui favorisent la diffusion de contenus libres avec des licences libres… pour toucher directement le grand public.

On peut imaginer mettre dans ce DAC non seulement de la musique, des DVD mais aussi des livres, des logiciels libres… Des oeuvres culturelles partagées et partageables qui retrouvent tout leur sens avec un mode de distribution plutôt inédit pour ce genre de créations :

“Détourner un concept, renverser les habitudes, bouger l’établi, comme toujours l’Art Libre trouve sa propre voie, et offre un nouveau mode de distribution/diffusion dans son écosystème.”

Un Distributeur Automatique de Culture peut aussi informer (brochures et guides municipaux, productions d’associations…),  mettre en place des oeuvres créées par des artistes locaux, des écoles et aussi pour donner ; oui, donner!

InLibroVeritas a présenté un prototype du Distributeur Automatique de Culture lors du Festival Libre Accès qui s’est déroulé à la Mairie du 2e Arrondissement de Paris, le 20 juin dernier. Pour personnaliser ce distributeur et en assurer sa diffusion, l’éditeur s’est associé à RSA Distribution. En standard, l’offre de Distributeur Automatique de Culture intègrera dans son catalogue des oeuvres musicales de Dogmazic, des films de Ralamax et des ouvrages de InLibroVeritas.

Il se murmure que le premier Distributeur Automatique de Culture sera mis en place à la rentrée à l’EPN du Point Cyb du Centre Information Jeunesse du Val d’Oise (France) sis à Cergy-Pontoise (1 place des Arts).

Pour plus de renseignements sur cette initiative :

Un site à visiter : ILV Distribution et un E-mail : contact@ilv-distribution.com

Merci à Olivier Lacombe du Centre Information Jeunesse du Val d’Oise pour cette information délivrée lors du Forum des Usages Coopératifs de Brest.

Article rédigé par Jean-Luc Raymond le 23 juillet 2008 et publié sous licence creative commons.

Et les majors de se demander encore pourquoi les gens n’achètent plus de CD…

Eric, de Presse-Citron, explique pourquoi le public n’achète plus de CDs en prenant pour exemple le dernier album de Laurent Voulzy, une espèce de compilation de vieux titres réchauffés. Quelles leçons en tirer ?

« Voilà pourquoi nous n’achetons plus de CD »

Extrait de l’article d’Eric

Récapitulons, nous avons :

  • une publicité louche sur les chaînes de télévision aux heures grand public vantant un nouvel album de Laurent Voulzy
  • un album inécoutable sur les sites qui le proposent à la vente
  • un Fnac.com qui s’obstine à proposer de la pré-écoute dans un format qui fait chier tout le monde
  • un site officiel de l’artiste qui ne fournit que le minimum syndical et qui donne surtout envie de fuir
  • une méthode générale essayant de faire passer du vieux pour du neuf, autrement dit un album de compilation de reprises pour un “nouvel album”

C’est sur que ça donne pas envie d’acheter…

Quelles leçons en tirer pour un musicien qui veut vendre son album?

  • évitez la communication type bombardement massif et préférer une promotion ciblée envers un public qui est susceptible d’être intéressé par votre musique. A vous de bien réfléchir où, quand, comment communiquer avec ce public. Soyez à l’écoute, communiquer, c’est un échange pas juste un monologue.
  • favoriser l’écoute en exposant votre album sur votre site et sur d’autres plateformes. Proposez un format d’écoute universel (mp3 par exemple) et plusieurs façons d’écouter (widget, téléchargement, …). Vu le prix d’un CD, on veut être sur que ça va nous plaire avant d’acheter.
  • ayez un site attractif. Pas forcement besoin d’avoir des animations flash spectaculaires qui clignotent dans tous les sens, mais plutôt un site dynamique efficace où les informations sont mises à jours régulièrement et où les visiteurs peuvent interagir avec les musiciens. N’oubliez pas d’ ajoutez une boutique en ligne sur votre site pour favoriser la vente de vos œuvres.
  • soyez original et surtout soyez authentique. Comme dit ma grand-mère, « n’essayez pas de péter plus haut que votre cul ». Mieux vaut rester simple et faire ce que l’on sait faire sans se la raconter que de créer une attente et ensuite de ne pas être à la hauteur.

Des conseils simples qui semblent évidents mais que pourtant les maisons de disque n’ont pas l’air d’avoir appris malgré leur déboires. Vous en pensez quoi ?

PS: C’est quoi ce concours sur le site de Laurent Voulzy ? « Jeu concours pour rencontrer Laurent Voulzy. A gagner un médiator collector. » C’est une blague ?  On gagne quoi ? une rencontre ou un médiator ? Si c’est un médiator c’est un peu pathétique… En plus quand on clique sur la bannière il ne se passe rien… Ça fait pitié…

Vite, demandons à l’armée colombienne d’intervenir pour libérer Laurent, pris en otage par sa maison de disques… 😉

Musique 2.0: Nine Ich Nails donne un nouveau morceau et continue à encourager les remix

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Après avoir mis Ghost en téléchargement libre, et montré qu’il gagnait de l’argent, Trent Reznor continue faire des cadeaux à ses fans. Cette fois encore, il remet un nouveau morceau en ligne et encourage ses fans à le copier et à le remixer

Télécharger « Discipline », le dernier titre de Nine Inch Nails (NIN): laissez votre adresse mail et vous recevrez un lien pour le téléchargement du morceau.

Un point particulièrement important, Trent Reznor vous encourage à remixer ses morceaux !!! Mieux, il y a sur le site internet une section entière dédiée à la communauté NIN et au remix. Après inscription, il est possible de récupérer des chansons de NIN en format multipistes, de les remixer et de le mettre en l’ecoute pour la communauté NIN. En fait Trent Reznor fait son myspace perso pour la communauté NIN et le nourrit en arrosant régulièrement avec des nouveautés et des surprises. Ce que je trouve le plus intéressant, c’est que la communauté peut écouter sur un pied d’égalité les morceaux originaux et les remix et choisir le meilleur des deux en créant leur playlist et en notant ces morceaux. Si la dynamique est bonne et la relation entre l’artiste et la communauté sincère je ne serait pas étonné de voir bientôt sortir de la des petits génies de la musique qui font des remix de fou !!! Vive les échanges !

A noter la seule restriction: les morceaux remixés ne peuvent contenir aucun son sous copyright à cause des problèmes de droits d’auteurs. On voit ici l’intérêt des licences libres qui en favorisant les échanges musicaux stimule la créativité.

Il y a des fans de NIN qui ont écoutés les remix ? Qu’en pensez vous ? Ca vous dit pas de remixer du NIN ?

Absurde: une artiste de rue censurée…par le gentil maire ump de sa commune

interdit Goudronner les mots pour faire taire les artistes. C’est la bonne idée qu’a eu le maire UMP de Cuers (Var) en découvrant dans les rues des phrases sans doute un peu trop « subversives » à son gout…

La compagnie Princesses Peluches, était programmée le 29 mars 2008 par Orphéon Théâtre intérieur dans le cadre de la Saison de l’Abattoir, organisée par la Ville de Cuers, pour présenter son spectacle Kristin. Depuis sa création, ce spectacle a été joué plus d’une quarantaine de fois dans de grands festivals, présenté en 2007 par la Ville d’Aubagne et Lieux publics – centre national de création, puis à Chalon dans la rue avec le soutien de la SACD.

Ce spectacle est un déambulatoire au cours duquel des phrases sociales et poétiques sont inscrites dans la ville. La peinture utilisée est prévue pour être effacée à l’eau chaude !

Dans le cadre du spectacle « Kristin », cinq phrases sont inscrites au sol:

« Kristin, 52 ans, cherche travail »
« Pour vivre sans se soucier de sa propre origine, il faudrait peut-être ne pas cesser de danser »
« Etre précaire, c’est subir la loi qu’un autre édicte mais ne subit pas »
« Je me révolte, donc nous sommes » (phrase d’Albert Camus)
« Je suis une peau-rouge qui jamais ne marchera en file indienne »

Pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Mais voilà, Gilbert Perugini, le Maire nouvellement élu à Cuers, fait intervenir les services techniques pour recouvrir les textes inscrits sur la chaussée avec du goudron ! Il porte plainte contre Caroline Amoros, auteure et comédienne de la compagnie Princesses Peluches pour « dégradation de la voie publique » et suspend la Saison de l’Abattoir (plus de 60% de spectacles hors les murs) pourtant labellisée par le Conseil Général du Var.

Le maire ayant donné l’ordre de recouvrir les inscriptions de goudron, Caroline Amoros décide de réécrire, faute de mieux, les cinq phrases sur sa camionnette.

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Que dire de plus ? Toute l’histoire est pathétique. Dégradation de la voie publique ? Pour un peu de peinture qui part à l’eau chaude ? Un mauvais prétexte. Il y a ici une vraie intention de causer du tort à ces artistes.

Qui donc croit il être ce petit maire pour s’autoriser à censurer ces artistes ? Le vaillant gardien de l’ordre moral qui protège ses administrés ? A quand une loi contre les escrocs qui abusent de la justice pour leur bénéfice personnel ? Bof, juste un ral le bol de tous ces petits barons qui se croient tout permis parce qu’ils ont des miettes de pouvoir.

Pour en savoir plus et soutenir la compagnie Princesses Peluches, vous pouvez aller sur ce site et signer la pétition en ligne.

Si tous les cons savaient voler, et bien maintenant il ferait nuit… Coluche

Musique 2.0: Interview de Guillaume Champeau et Ignazio Lo Faro

Interview instructive de Guillaume Champeau (Numerama) et Ignazio Lo Faro (BnFlower) deux fervents défenseurs de la musique indépendante et libre en France. Ils parlent de projets innovants pour soutenir et diffuser les artistes indépendants et évoquent brièvement l’avenir de la musique en ligne. Via le Billaut show.

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