Artistes 2.0: Pourquoi vous devez absolument NE PAS utiliser MySpace

Dans un précédent article, je discutai pourquoi les artistes et les associations devraient utiliser le service MySpace. Aujourd’hui je prends le parti inverse, non que j’ai changé d’avis, mais juste afin de vous informer un peu plus sur le coté obscur de MySpace

Edit Janvier 2011: Virginie nous informe que MySpace a commencé à une mise à jour forcée de TOUS les profils artistes, de l’ancien MySpace vers le nouveau My__ depuis le 29 novembre. Si vous n’avez rien fait, vous allez donc vous retrouver avec un profil standard et le thème par défaut. Si vous aviez codé votre page MySpace afin que celle-ci soit différente d’une page classique et si vous n’avez pas sauvegardé votre code quelque part, vous perdrez tout votre design. Merci Myspace d’etre aussi bete et insensible envers les artistes qui ont contribués à ton succès.

MySpace, c’est nul !

Chaque fois que je vais sur MySpace, c’est la même frustration. C’est moche. Fenêtres carrées, couleurs criardes, des liens dans tous les sens, la page qui met des plombes a charger, la musique qui démarre automatiquement sans crier gare (avec les baffles de l’ordinateur à fond, bien sur), impossible de trouver quoi que ce soit sur le site. Je ne parle même pas de bannières de pub qui clignotent dans tous les sens (heureusement avec firefox et le module adblock plus, la pub ne me dérange plus).

Et quand on crée une page perso c’est pire. A chaque fois je galère pour poster une info sur la page principale ou les bulletins. On dirait que les concepteurs se sont dis: « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. »

Des millions d’amis ?

Un des jeux favoris sur MySpace, c’est la course aux amis. Cela consiste d’abord à créer des liens vers les pages de vos amis, puis de vos vedettes, et enfin de n’importe qui qui passe par la ou que vous croisez. Si cela peut avoir une utilité au début, communiquer avec vos amis, affichez vos stars préférés, faire découvrir vos œuvres a tous les gens qui deviennent vos amis, et créer du contact, cela fini ensuite souvent par du grand n’importe quoi. C’est a dire la course aux amis. « Ouais, moi j’en 3000 », ou « aidez moi à atteindre les 10000 amis », … Mieux il existe des logiciels qui vous permettent de rajouter des milliers d’amis d’un coup. A ce niveau la, outre que le mot « amis » perd son sens, l’utilité d’avoir une liste d’amis aussi. Quand vous avez 10000 amis, explorez votre liste est quasi-impossible et d’autre fonctions comme les bulletins qui permettent d’annoncer les événement dans votre réseau d’amis perdent aussi leur sens (si vos 10000 « amis » vous envoient des bulletins chaque semaine, c’est impossible de suivre quoi que ce soit).

Derrière les amis, les vautours

Un point important à rappeler, c’est que MySpace est la propriété de News Corp, un énorme groupe de média qui possède Fox New, Le Times, Le Sun et beaucoup d’autres, qui est dirigé par Ruppert Murdoch un milliardaire proche de G.W. Bush. On est donc en plein gros business et loin de la communauté d’amis de Tom.

Pour finir, un article très instructif de Numérama:

MySpace n’est pas votre propre espace, et vous le fait savoir

Divers –

MySpace marche sur des oeufs. Alors qu’il a bâti son succès sur la possibilité offerte aux internautes de créer librement leur page Internet, le site communautaire multiplie les assauts à l’encontre des widgets concurrents. L’idole va-t-elle être brûlée aussi vite qu’elle fut adorée ?

C’est un succès que les regards extérieurs ne peuvent pas expliquer. Rien n’est plus moche et moins ergonomique qu’une page réalisée sur MySpace. Le bordel ambiant (il n’y a pas de mot plus précis), le chaos qui règne à chaque recoin du site est pourtant l’essence même qui a contribué à faire de MySpace le premier site au monde avec 90 millions de visiteurs par mois et 40 milliards de pages vues. Ce côté sans cesse underground malgré un succès populaire énorme, cette possibilité offerte de construire et de personnaliser son propre squat et de visiter celui des amis a contribué à faire de MySpace une mine d’or posée sur des fondations d’argile.MySpace, c’est d’abord la promesse de son nom : « mon espace ». C’est l’appropriation de sa propre page, de son son propre site créé par soi pour les autres et pour communiquer ses propres passions. Ca devait être un espace de liberté et d’autonomie… mais ça n’en était pas moins, en fait, My MySpace’s Space : « mon espace chez MySpace ».

Depuis la fin de l’année 2006, News Corp. multiplie les tentatives de réappropriation de MySpace. Le groupe de Rupert Murdoch, qui a racheté MySpace plus d’un demi milliard de dollars en 2005, compte bien transformer l’essai et s’assurer l’essentiel des recettes générées par les millions d’utilisateurs de la plate-forme. Il a négocié un accord important avec Snocap pour distribuer de la musique payante sur MySpace et en toucher des commissions. Il a créé son propre label MySpace Records et organise des concerts à travers le monde. Récemment, il a annoncé que les films et séries TV de la Fox (autre filiale de News Corp.) pourront être diffusées par les utilisateurs de MySpace sur leur page. Une manière de capitaliser sur l’audience pour multiplier les recettes publicitaires.

Désormais, News Corp cherche à tuer dans l’oeuf toute concurrence qui voudrait se lancer à travers MySpace. Le site avait déjà tenté de bannir les vidéos de YouTube en décembre 2005, pour réserver l’exclusivité des vidéos à son propre service MySpace Video. Mais c’était trop tard, le service avait déjà gagné une telle popularité que les utilisateurs de MySpace se sont immédiatement rebiffés et ont exigé le retour de YouTube sur la plate-forme. Les hommes de Rupert Murdoch se sont exécutés, à regrets. « Nous aurions probablement dû arrêter YouTube », a indique récemment Michael Barrett, le directeur financier de Fox Interactive Media. « YouTube n’existerait pas s’il n’y avait pas eu MySpace. Nous avons créé des sociétés sur notre dos », se plaignait-il. Leçon apprise, il s’agit désormais d’agir au plus vite, dès que la moindre menace apparaît.

Du MySpace sinon rien

Ces derniers mois, MySpace a banni l’ajout des widgets de nombreuses jeunes pousses : Stickam (qui propose de la communication par webcam), VideoCodeZone (une sorte de YouTube), Project Playlist (sorte de Radioblog), Revver (partage de vidéo), Vidilife (partage de vidéo), Imeem (playlists multimédia),… et désormais Indie911, un site de musique indépendante. Brad Greenspan, le fondateur de la société qui avait créé MySpace avant sa revente, est parti en guerre contre son acquéreur. En novembre, il a monté le blog CensorSpace pour dénoncer la censure exercée par MySpace, et porté plainte contre le site.

Tila Tequila, dont nous reparlions encore ce mardi matin, est elle-même passablement énervée. Elle « possède » l’une des pages les plus populaires de MySpace, et pensait comme beaucoup d’autres utilisateurs qu’elle avait le droit, dans les limites de la loi et de la bienséance, d’en faire ce qu’elle voulait. Elle a donc ajouté le widget Hoooka proposé par Indie911. Celui-ci lui permet de vendre sa musique directement à partir du widget, sur sa page MySpace. Un outil précieux pour l’artiste qui veut profiter de sa notoriété sur MySpace pour vendre ses chansons… mais un outil qui déplaît à News Corp, car il entre en concurrence frontale avec le widget Snocap. La top modèle reconvertie dans la chanson a dû retirer le Hoooka de sa page, car il est réputé contraire aux conditions générales du site qui interdisent aux utilisateurs d’utiliser MySpace pour vendre des « produits » sans l’accord du site ou sans signer de partenariat avec lui.

Faut-il quitter MySpace ?

« La raison pour laquelle je suis si déprimée de MySpace maintenant c’est qu’ils ont récemment abattu notre liberté et retiré progressivement nos droits« , écrit Tila Tequila sur son blog personnel, hors de MySpace. Elle rappelle qu’elle avait quitté Friendster (alors de loin le réseau social le plus populaire aux Etats-Unis) pour MySpace très tôt, et contacté 40.000 personnes de son réseau pour la suivre sur le site qui allait être racheté par Murdoch. « J’ai le sentiment qu’ils sont devenus si entrepreneuriaux désormais et qu’ils ne vont même plus me permettre de faire des trucs cools sur ma page comme de poster de nouveaux widgets sympas d’autres sites. MySpace ne vous permettra plus d’utiliser que des choses « MYSPACE » maintenant et ça veut dire que vous ne pouvez pas trouver d’autres façon de faire votre promotion. En d’autres mots… vous êtes simplement coincé là-bas et seulement là-bas« , regrette t-elle. Elle supplie MySpace de ne pas céder à cette tentation mais se dit prête à quitter le site s’il le faut. Elle y a gagné près de 2 millions d’amis.

Une porte-parole de MySpace a indiqué hier que MySpace n’avait rien retiré de la page de Tila Tequila. « Un représentant de MySpace l’a contactée et lui a dit qu’elle avait violé les conditions générales du service au regard de l’activité commerciale », a-t-elle précisé. « Elle a retiré le matériel d’elle-même, après avoir réalisé qu’il n’était pas approprié pour MySpace ». En fait, c’est le fondateur de MySpace en personne, Tom Anderson, qui aurait contacté Tila Tequila. Il est devenu un ami personnel de la starlette. Mais en affaires, il n’y a pas d’amitié qui tienne. Soit Tequila retirait le widget d’elle-même, soit MySpace fermait sa page et donc une grosse partie de son fonds de commerce.

Et si la solution était effectivement un web 3.0 avec P2P, où chaque artiste est non seulement créateur mais aussi hébergeur de sa propre page ?

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Voir aussi:

Artistes 2.0: C’est quoi MySpace et pourquoi vous devez l’utiliser absolument

MySpace c’est l’un des sites les plus ma foutu du web et c’est pourtant devenu l’un des outils incontournable de l’artiste 2.0… Même si c’est moche et parfois galère a utiliser, c’est un formidable outil pour découvrir et se faire découvrir…


C’est quoi ?

MySpace (« mon espace ») est un service qui permet de créer gratuitement votre page web personnelle (le site est financé par la pub). après inscription, vous pouvez choisir un modèle et démarrer une page ou vous pourrez vous présenter, ajouter des images, des vidéos, de la musique, afficher vos gouts, … Bref être présent en ligne. Dans les mots d’une utilisatrice: « moi j’imagine que c’est ma pièce à moi ou je met mes films mes musiques, mes photos et j’invite mes amis. Puis cette pièce, j’essaie de la faire le plus possible à mon image et tous les jours (ou semaine) je la modifie, j’arrange des choses et mes amis sont les bienvenue et aiment voir ce que j’ai mis dedans« .

Ergonomie zéro

Pour une utilisation basique, le système est relativement facile a prendre en main, il vous suffit de remplir les cases proposées. Par contre, très vite des que l’on veut personnaliser un peu sa page ou utiliser des fonctions avancées, ça devient un peu galère. Le site manque en effet beaucoup d’ergonomie et les nombreuses options disponibles (et les nombreux liens dans la page) déroutent un peu au début. Le tout dans un design carré, triste et moche comme la zone industrielle de Glasgow en hiver. Cependant, on arrive quand même à mettre de l’information sur le web, ce qui est le but.

logo myspace

Le site est nul, mais la communauté géniale

Le principal intérêt de MySpace, c’est sa communauté et en particulier son système de gestion des amis. Le site permet en effet de naviguer sur les profils des autres utilisateurs et de les ajouter a son réseau d’amis, ce qui a pour effet de rajouter dans votre page un lien vers le profil de vos amis, et sur les pages de vos amis un lien vers votre profil. Très vite le site a attiré des artistes en tout genres. De l’illustratrice au groupe de rock qui joue dans son garage, de l’amateur à la star professionnelle, on trouve des millions d’artistes sur MySpace.

Un écosystème artistique

Ainsi une page MySpace n’est jamais isolé, mais fait partie d’un réseau de page aux affinités communes. Généralement, les utilisateurs se regroupent d’abord par amitié, puis par gouts ou idoles communes. Ainsi on peut partir du profil d’un dessinateur de BD et de fil en aiguille découvrir plein d’autres dessinateurs, graphistes, illustrateurs, infographistes, … et plus encore !

Myspace favorise les contacts: l’exemple de la Mandragore

Ainsi, la Mandragore, association dont je fais partie, a beaucoup d’amis musiciens (évidemment on organise des concerts et tous les groupes qui ont joués avec nous sont ajoutés a nos amis) mais aussi d’autres associations culturelles que ce soit des associations avec des programmations musicales similaires ou bien dans des styles complètement différents, dans notre région ou ailleurs. Ceci favorise énormément les contacts. Ainsi, depuis que nous sommes sur MySpace, nous recevons beaucoup de demandes de groupes qui souhaitent jouer chez nous, et nous pouvons les écouter sur leur page MySpace pour réfléchir a notre programmation. Nous avons aussi découvert des associations très proches de chez nous grâce à MySpace.

Les fonctionnalités à connaître

Voici une sélection des fonctionnalités indispensables pour utiliser au mieux MySpace.

  • la messagerie pour discuter avec vos amis qui sont en ligne

  • les commentaires, permettent de laisser un message dans la page de vos amis (et donc de discuter, mais surtout de faire passer de l’information)

  • les bulletins permettent d’annoncer vos évènements a vos amis et a l’inverse de suivre leur actualité.

  • le blog permet de poster des messages sur votre page

  • les fonctionnalités multimédia: MySpace propose un lecteur musical, une galerie photo et un lecteur vidéo

  • les applications externes: il est possible d’insérer du code HTML dans les pages MySpace ce qui permet de rajouter vos propres modules dans votre page (une galerie photo plus élaborée, une carte google, des widgets… ).

MySpace Music:bientôt votre boutique en ligne?

Diverses sources annoncent pour très bientôt un accord entre MySpace et l’industrie du disque et le lancement d’un service MySpace Music qui proposera des téléchargements payants de chansons sans DRM et du streaming audio et vidéo gratuit financé par la publicité, mais aussi des billets de concerts, des produits dérivés et des services pour mobiles tels que des sonneries. Nous en reparlerons…

Pour finir

Si vous ne deviez choisir qu’un endroit ou être sur le web, c’est MySpace, un très bon moyen de découvrir et de se faire découvrir par des gens proches localement ou culturellement. C’est un lieu de rencontre formidable pour les artistes, les associations culturelles et leur public.

Voir aussi:

Reflexion: Mieux que gratuit, le business model réinventé

Après « la gratuite est elle l’avenir de l’économie ? » voici un autre texte à lire et à méditer dans la série réflexion pour les artistes. Le texte s’intitule Better than free et écrit par Kevin Kelly. Cette traduction a été publiée par Biologeek sous licence Creative commons.

L’Internet est une machine à copier. À son niveau le plus bas, il copie chaque action, chaque caractère, chaque pensée que nous faisons lorsque nous surfons dessus. Lorsque vous envoyez un message d’un bout à l’autre de l’internet, les protocoles de communication exigent la copie complète du message en de nombreux points. Les entreprises dans les TIC font beaucoup d’argent en vendant des infrastructures facilitant cette copie incessante. Chaque bit de donnée jamais produit sur un ordinateur est copié quelque part. L’économie digitale surfe sur une vague de copies. Contrairement aux copies issues des productions de masse, ces copies ne sont pas juste bon marché, elles sont gratuites.

Notre réseau de communication numérique a été conçu de façon à ce que le flux de copies circule avec le moins de frictions possibles. En fait, les copies circulent si librement que l’on pourrait considérer internet comme un système super-distribué dans lequel dès qu’une copie est introduite, elle est copiée incessamment au sein du réseau, un peu comme l’électricité dans un composant supraconducteur. Nous en avons des preuves dans la vie réelle. Lorsque n’importe quoi qui puisse être copié est mis en contact avec internet, ça va être copié, et ces copies ne vont jamais disparaître. Même un simple d’esprit sait que vous ne pouvez pas l’effacer une fois que c’est sur internet.

Ce système de super-distribution est devenu le fondement de notre économie et de la richesse. La réplication instantanée des données, des idées et des media est la clé de voûte de tous les secteurs majeurs de notre économie, en particulier ceux impliqués dans l’exportation : ces industries dans lesquelles les États-Unis ont un avantage concurrentiel. Notre richesse est fondée sur un très grand appareil qui copie aléatoirement et constamment.

Pourtant, l’âge précédent de cette économie était consacré à la vente de précieuses copies, la libre circulation de copies gratuites tend donc à renverser l’ordre précédemment établi. Si la reproduction de nos meilleurs efforts est gratuite, comment pouvons-nous continuer ? Pour dire les choses plus simplement : comment peut-on faire de l’argent en vendant des copies gratuites ?

J’ai une réponse. La façon la plus simple que j’ai de l’exprimer est la suivante :

Lorsque les copies sont très nombreuses, elles perdent leur valeur. Lorsque les copies sont surabondantes, les choses qui ne peuvent être copiées deviennent rares et précieuses.

Lorsque les copies sont gratuites, vous devez vendre des choses qui ne peuvent être copiées.

Soit, qu’est-ce qui ne peut être copié ?

Il y a un certain nombre de qualité qui ne peuvent être copiées. Prenons « la confiance ». La confiance ne peut être copiée. Vous ne pouvez pas l’acheter. La confiance doit être gagnée, au fil du temps. Elle ne peut pas être téléchargée. Ou falsifiée. Ou contrefaite (du moins pour l’instant). Toutes choses égales par ailleurs, vous préférerez toujours traiter avec quelqu’un en qui vous avez confiance. La confiance est donc un élément immatériel qui a de plus en plus de valeur dans un monde saturé de copies.

Il y a de nombreuses autres qualités similaires à la confiance qui sont difficiles à copier, et prennent donc de la valeur dans ce monde en réseau. Je pense que la meilleure manière de les appréhender n’est pas de les voir avec l’œil du producteur, fabricant ou créateur mais via les yeux de l’utilisateur. On peut commencer avec une simple question à un utilisateur : pourquoi serions-nous prêts à payer pour quelque chose que nous pourrions obtenir gratuitement ? Lorsque quelqu’un achète une version de quelque chose qu’il aurait pu avoir gratuitement, qu’achète-t-il ?

D’après mon étude de l’économie de réseau, je vois à peu près 8 catégories de valeurs immatérielles que nous achetons lorsque nous payons quelque chose que nous aurions pu obtenir gratuitement.

En réalité, ce sont 8 choses qui sont mieux que gratuit. 8 valeurs incopiables. Appellons-les « génératrices ». Une valeur génératrice est une qualité ou un attribut qui doit être généré, cultivé, entretenu. Une génératrice ne peut être copiée, clonée, contrefaite ou reproduite. Elle est unique, à un endroit donné, à un instant t. Dans le domaine numérique, les qualités génératrices ajoutent de la valeur aux copies gratuites et sont donc quelque chose pouvant être vendu.

Huit génératrices meilleures que gratuit

Immédiateté

Tôt ou tard, vous pouvez trouver une copie gratuite de ce que vous voulez, mais avoir une copie envoyée dans votre boite de réception au moment de la sortie – ou même mieux, de la production – de la part des créateurs est un avantage indéniable. Beaucoup de gens vont au cinéma le jour de la sortie pour voir un film qu’ils vont payer au prix fort alors qu’ils pourraient l’obtenir ensuite gratuitement, ou presque, en le louant ou en le téléchargeant. Les livres reliés sont achetés pour leur immédiateté, déguisée en une reliure. Les premières versions requièrent bien souvent un prix plus important pour le même bien. Étant une qualité vendable, l’immédiateté a de nombreux niveaux, incluant l’accès à des versions beta. Les fans font partie intégrante du processus génératif lui-même. Les versions beta sont souvent dévaluées car elles sont incomplètes, mais elles possèdent aussi des qualités génératrices qui peuvent être vendues. L’immédiateté est relative, c’est pourquoi elle est génératrice. Elle doit correspondre au produit et au public. Un blog n’a pas la même perception du temps qu’un film ou une voiture. Mais l’immédiateté peut être retrouvée dans tous les médias.

Personnalisation

Une version générique de l’enregistrement d’un concert peut être gratuite, mais si vous souhaitez une copie qui a été modifiée pour rendre un son parfait pour votre salon – comme si vous y étiez – vous seriez certainement prêt à payer beaucoup. La copie gratuite d’un livre peut être personnalisée par l’éditeur pour coïncider avec votre connaissance de l’œuvre. Un film gratuit que vous avez acheté peut être paramétré pour ne diffuser que ce que vous souhaitez voir (pas de violence, pas d’injures). L’aspirine est gratuite, mais l’aspirine adaptée à votre ADN est très coûteuse. Bien sûr, la personnalisation requiert une communication constante entre le créateur et le consommateur, l’artiste et ses fans, le producteur et l’utilisateur. C’est très génératif car c’est itératif et ça prend du temps. Vous ne pouvez pas copier la personnalisation issue d’une relation. Les marketeux l’appellent « stickiness » car elle signifie que les deux côtés de la relations sont liés (investis) dans cet atout génératif, et seront réticents à repartir de zéro.

Interprétation

Comme le dit la bonne vieille blague : logiciel = gratuit, manuel = 10 000 €. Mais ce n’est pas une blague. Certaines entreprises, comme Red Hat, Apache et d’autres gagnent leurs vies en faisant exactement ça. Ils procurent du support payant pour des logiciels libres. La copie du code, réduite à des bits, est gratuite – et ne devient utile qu’à travers le support et l’aide. Je pense qu’une bonne partie de l’information génétique va prendre cette voie. Actuellement, obtenir la copie de votre ADN est très coûteuse, mais bientôt cela ne sera plus le cas. En fait, bientôt les entreprises pharmaceutiques vont vous payer pour avoir votre séquence de gènes. La copie de votre séquence va donc devenir gratuite, mais l’interprétation de ce qu’elle signifie, ce que vous pouvez faire avec, et comment l’utiliser – le manuel de vos gènes finalement – sera coûteux.

Authenticité

Vous allez pouvoir récupérer un logiciel gratuitement, mais même si vous n’avez pas besoin du manuel, vous voudrez être certain qu’il est exempt de bugs, fiable et certifié. Vous allez payer pour l’authenticité. Il y a presque un nombre infini de variantes autour de Fatals Arlésiens, mais l’achat d’une version authentique du groupe lui-même vous garantira l’obtention de celui que vous désiriez. Ou que c’était effectivement réalisé par les Fatals. Les artistes ont fait face à ce problème depuis longtemps. Les reproductions graphiques comme les photographies et les lithographies possèdent souvent avec le sceau d’authenticité de l’artiste une signature pour augmenter la valeur de la copie. Les filigranes numériques et autres technologies de signature ne marcheront pas en tant que protection anti-copies (je vous rappelle que les copies sont sur un composant supraconducteur) mais ils peuvent servir de qualité génératrice d’authenticité pour ceux qui accordent de l’importance à ça.

Accessibilité

L’appartenance pose problème. Vous voulez garder les choses clean, à jour, et dans le cas du numérique, sauvegardées. Et dans ce monde mobile, vous devez le transporter avec vous. Beaucoup de gens, moi inclus, seraient heureux de déléguer ces « possessions » à d’autres. Nous paieront Truc Digital Warehouse pour nous donner accès à n’importe quel morceau de musique dans le monde, quand et où nous le souhaitons, de même que n’importe quel film ou photo (de nous ou d’autres photographes). Idem pour les livres et les blogs. Truc sauvegarde le tout, paye les créateurs, et concrétise nos désirs. On peut en profiter sur nos téléphones, PDA, portables, grands écrans, d’où l’on veut. Une bonne partie de ce matériel devenant disponible gratuitement, notre souhait de vouloir le sauvegarder, le modifier, l’organiser, deviendra de plus en plus désuet.

Incarnation

Intrinsèquement, une copie digitale est immatérielle. Vous pouvez prendre une copie gratuite d’une œuvre et la projeter sur un écran. Mais peut-être souhaitez-vous l’observer en haute résolution sur un immense écran ? Peut-être en 3D ? Les pdf c’est bien mais il est parfois bon d’avoir les mêmes mots imprimés sur un papier blanc cotonneux, relié de cuir. Ça sent si bon. Pourquoi ne pas jouer à votre jeu (gratuit) préféré avec 35 acolytes dans la même pièce ? Une meilleure incarnation n’a pas de limites. Bien sûr, la haute résolution d’aujourd’hui peut se retrouver demain dans votre salon, mais il y aura toujours la dernière technologie non accessible au grand public. Projection laser, écran holographique, le holo-bureau lui même ! Et rien ne donne plus d’âme à la musique qu’une performance live, avec de vrais corps. La musique est gratuite, la performance humaine coûte cher. Cette formule est rapidement devenue le quotidien non seulement des musiciens, mais aussi des auteurs. Le livre est gratuit, la conférence à son sujet est onéreuse.

Mécénat

Je suis convaincu que l’audience souhaite payer les créateurs. Les fans veulent récompenser les artistes, musiciens, auteurs et autres à la hauteur de leur appréciation car ça leur permet de maintenir un lien. Mais ils ne vont payer que si c’est très facile à faire, d’un montant raisonnable et en étant sûr que l’argent ira directement aux créateurs. L’expérience récente très médiatisée de Radiohead laissant les fans payer ce qu’ils souhaitent pour une copie gratuite est une excellente illustration de la puissance du mécénat. Le lien immatériel et insaisissable entre ce que les fans apprécient et l’artiste vaut quelque chose. Dans le cas de Radiohead, il valait environ 5$ par téléchargement. Il existe de nombreux autres exemples pour lesquels l’audience est prête à payer pour ce qu’elle apprécie.

Trouvabilité

Alors que les autres génératrices résident dans les œuvres digitales, la trouvabilité est un atout qui se positionne à un niveau supérieur d’agrégation. Un prix descendu à zéro n’aide pas à attirer l’attention sur un travail et peu même parfois lui être préjudiciable. Mais quel que soit son prix, une œuvre n’a aucune valeur si elle n’est pas visible, les chefs-d’œuvres perdus n’ont plus aucun intérêt. Lorsqu’il y a des millions de livres, des millions de morceaux, des millions de films, des millions d’applications, des millions de choses qui requièrent votre attention – et la plupart gratuites – être trouvé a de la valeur.

Les agrégateurs géants comme Amazon et Netflix génèrent du profit en partie en aidant leur public à trouver les œuvres qu’ils aiment. Ils rendent accessible le bénéfique phénomène de la « longue traîne », que nous connaissons tous, connectant un public de niche à une production de niche. Malheureusement, la longue traîne n’est intéressante que pour ces agrégateurs géants et ceux de tailles plus modestes comme les éditeurs, les studios, et les labels (ÉSL). Elle ne profite guère aux créateurs eux-mêmes. Mais puisque la trouvabilité ne peut être appliquée qu’au niveau des systèmes, les créateurs ont besoin de ces agrégateurs. C’est la raison pour laquelle les éditeurs, studios et labels (ÉSL) ne disparaîtront jamais. Ils ne sont pas nécessaires pour la distribution des copies (la machine Internet s’occupe de ça). Au contraire, les ÉSL sont nécessaires pour la distribution de l’attention des utilisateurs vers les œuvres. À partir de l’océan des possibilités, les ÉSL trouvent, enrichissent et affinent le travail des créateurs pour lesquels ils pensent que les fans vont être prêts à établir un lien. Les autres intermédiaires comme les critiques et les commentateurs permettent aussi de canaliser l’attention. Les fans font confiance à ces paramètres croisés de recherche pour trouver les œuvres de valeurs à travers ces nuées produites. Il y a de l’argent à se faire (indirectement pour les créatifs) en trouvant les talents. Pendant de nombreuses années, la publication papier TV Guide a fait plus d’argent que les 3 plus grands réseaux TV réunis vers lesquels elle « guidait ». Le magazine orientait les téléspectateurs vers le meilleur de la semaine sur le petit écran. Meilleur, il est important de le rappeler, qui était gratuit pour les téléspectateurs. Il y a peu de doutes qu’en dehors des méga-agrégateurs, dans un monde de gratuité, les ÉSL vont faire de l’argent en vendant de la trouvabilité – en plus des autres qualités génératrices.

Ces 8 qualités requièrent de nouvelles compétences. La réussite dans le monde de la libre copie ne dérive pas des compétences acquises dans la distribution puisque la grande machine à copier s’en occupe. Ni les compétences juridiques entourant la propriété intellectuelle et le droit d’auteur qui ne sont plus vraiment utiles. Au contraire, ces 8 nouvelles génératrices demandent une compréhension de la façon dont l’abondance engendre un nouvel état d’esprit, comment la générosité peut devenir un business model, à quel point il est devenu indispensable de cultiver des qualités qui ne peuvent être reproduites en un clic de souris.

En bref, dans cette économie de réseau, l’argent est décorrélé du nombre de copies. Il suit la voie de l’attention, et l’attention a ses propres mécaniques.

Les lecteurs attentifs noteront une absence. Je n’ai pas parlé de la publicité. Les annonces sont largement considérées comme la solution, presque la seule solution, au paradoxe de la gratuité. La plupart des solutions suggérées que j’ai vu tendant à aller vers la gratuité incluent la publicité à un niveau ou un autre. Je pense que les publicités ne sont qu’une des voies de l’attention, et à long terme, ne seront à l’origine que d’une partie de la nouvelle rémunération associée à une copie gratuite.

Mais c’est une autre histoire.

Bien plus que la publicité bête et méchante, ces huit génératrices fournissent de la valeur aux copies gratuites omniprésentes, ce qui permet d’ajouter de la pertinence à la publicité. Ces génératrices s’appliquent à toutes les copies digitales, mais aussi à toute sorte de copies dont le coût s’approche de zéro (voir mon billet Technology Wants to Be Free). La constatation est la même dans les industries où les coûts de réplication sont proches de zéro, ils se comportent alors comme pour ces copies gratuites. La cartographie a atteint ce seuil. La génétique ne va pas tarder à y arriver. Les gadgets et les petits appareils (comme les téléphones portables) empruntent doucement cette voie. La pharmaceutique y sont déjà, mais ne veulent pas le faire savoir. Ça ne coûte rien de produire une pilule. On paye les médicaments pour l’authenticité et l’immédiateté. Un jour on paiera pour la personnalisation.

Maintenir ces génératrices demande bien davantage de travail que de reproduire des exemplaires dans une usine. Il reste encore beaucoup à apprendre. Beaucoup de choses à comprendre. Écrivez-moi si c’est votre cas.

Cette traduction a été publiée par Biologeek sous licence Creative commons.

Concernant la publicité, je pense qu’a moyen terme celle ci va être remplacée par la diffusion prescriptive ou chacun de nous sera un média (via nos sites web, emails, SMS, discussions, …) avec le pouvoir de relayer une information ou pas et d’être ainsi, un consom’acteur, a la fois, consommateur, diffuseur, mécène, ….

Ca vous inspire ?

Issuu: un outil pour illustrateurs, dessinateurs de BD, graphistes, peintres, photographes

Jacinthe a testé Issuu, un service qui permet de transformer un PDF en “livre virtuel” (au format Flash) tout en ayant la possibilité de le partager avec d’autres internautes que se soit dans son blog ou sur le site de Issuu.
Elle suggère une très bonne solution pour les photographes ou graphistes ne pouvant se faire un site web: la possibilité de créer un widget ou une page personnalisable avec Issuu. Nous avions déjà vu l’intérêt d’avoir un widget. Cela permet aux fans d’afficher les couleurs de leurs artistes préférés sur leurs sites persos et aux artistes d’être diffusés tout en gardant un certain contrôle sur leur contenu. Le format « livre virtuel » de Issuu semble parfait pour les illustrateurs, dessinateurs de BD, graphistes, peintres ou photographes.

En voici un exemple, qu’en pensez vous ? (cliquer sur la flèche pour tourner la page)

Le service est en anglais, mais il a l’air très facile d’usage. Pour en savoir plus sur Issuu, jette un œil à l’ergospeed de Issuu qui contient de bonnes explications et une démo en images.

Mise à jour: Sébastien me signale l’existence de Wobook un service similaire à Issuu et disponible en français. Wobook permet aussi de rajouter des vidéos, de créer des sommaires interactif, de personnaliser votre charte graphique pour rajouter votre logo et site internet, de faire des recherche de texte, contrôler l’accès et les droits d’impression, et d’obtenir des statistiques d’usage via google analytics. Bref un service très complet pour vos publications en ligne (Journaux, magazines, catalogues, livres, brochures, documentations…).

Associations: un jour, une photo, une action associative

Mettre en valeur une association par jour, c’est le concept de ce blog photo qui propose chaque un jour un article consacré a une association pour mettre en valeur la richesse du mouvement associatif français :

«  Donnez envie aux autres de s’investir – Faites nous parvenir une photo (150 Ko maxi) de votre activité associative, un court texte de présentation de votre association ainsi que l’adresse internet de celle-ci si elle en possède un. Vous pouvez également choisir la date de publication de votre photo. N’hésitez pas à la faire correspondre avec un événement important de votre association. N’oubliez pas, ce site est le votre. N’hésitez pas à créer du lien »

Une association par jour

Artiste du web: Improv’Everywhere, le collectif d’agitateurs qui créent du chaos et de la joie

Improv Everywhere est un groupe inclassable de New York qui organise des rassemblement de foules pour créer des événements surprenants et délirants dans des lieux publics. Malgré un fonctionnement proche des flash mobs (ils recrutent les « agents »pour leurs « missions » par internet), ils s’en distinguent par la qualité de leur organisation et le sens des évènements, toujours très pensé. Le but de tout ça ? Causer « du chaos et de la joie ».

A leur actif, plus de 70 évènements dont:

  • La boucle temporelle – un groupe d’agents se retrouvent dans un café et exécutent pendant une heure une séquence d’actions qui se répètent toutes les 5 minutes.

 

  • Best Buy – un groupe de 80 agents déguisés en employés débarquent en même temps dans un magasin Best Buy de New York et sèment la confusion.

 

  • No Pants – 900 agents enlèvent leurs pantalons et parcourent le métro de New York en sous vêtements. Si on leur demande pourquoi, ils disent qu’ils ont simplement oublié de mettre un pantalon. Cette opération est organisée chaque année depuis 2002.

  • Leur meilleur concert Improv’everywhere choisit un groupe complètement inconnu qui joue un dimanche soir à 22h. 40 agents apprennent les paroles des chansons, impriment des tee-shirts, se font des tatouages et vont acclamer le groupe qui n’en revient pas d’être aussi populaire.

 

  • Comédie MusicaleUtilisant des micros sans fil branché sur un système d’amplification, 16 agents créent une comédie musicale dans une galerie marchande de Los Angeles.

 

  • Frozen Grand Central207 agents s’immobilise soudainement au milieu de la gare centrale de New York. Cette opération a été très populaire, la vidéo youtube a été vue plus de 7 millions de fois et l’opération a même été copiée à Paris (avec moins de réussite, trop d’agents, prèt de 3000, par rapport au public présent).

Super bon esprit, non ? Ca fait du bien d’avoir un peu de légèreté dans un monde qui se prend trop au sérieux…

No pants 2008

Un rapport sur le marketing du disque à l’ère du web 2.0

Voici un rapport écrit par Diane Drubay sur le marketing du disque à l’ère du web 2.0 qui donnera de quoi réfléchir aux musiciens.  Au programme:

  • > L’industrie de la musique n’a pas changée, elle est en train de changer.
  • Evolution de l’industrie du disque
  • Etat actuel de l’industrie du disque
  • Etude sur le devenir de l’industrie du disque
  • > Les approches marketing du disque classiques
  • Créer des points de contacts à travers les médias traditionnels
  • Créer un artiste en fonction des attentes du public
  • Créer une rencontre entre l’artiste et le public via le lieu de vente (marketing promotionnel)
  • Créer une rencontre entre l’artiste et le public via les moyens de fidélisation
    (marketing relationnel / fidélisation / marketing direct)
  • Créer une rencontre entre l’artiste et le public via l’événementiel et les
    concerts (marketing événementiel + marketing générationnel)
  • > Les approches marketings 2.0 du disque
  • Les artistes se vendent seuls
  • Les internautes se prennent pour des majors
  • Une promotion novatrice des artistes via Internet
  • Les majors ouvrent leurs catalogues
  • L’industrie musicale sur Internet
  • > Un marketing mariant le traditionnel et les nouvelles technologies adapté à l’environnement actuel du marché du disque
  • A quelles stratégies répond le marketing de la musique traditionnelle ?
  • A quelles stratégies répond le marketing de la musique sur Internet ?

Le rapport contient aussi des exemples de marketing d’artistes ou de services internet à découvrir.
Télécharger le rapport.

Comment faire une vidéo sous Windows avec Windows Movie Maker

Voici un tutoriel proposé par Dis Moi TIC pour débuter dans le montage vidéo avec le logiciel gratuit Windows Movie Maker. Vous y apprendrez ce qu’est Windows Movie Maker, comment Importer une Vidéo dans WMM, Afficher un générique, en début et/où fin de vidéo, et comment Mettre une transition entre deux clips.

Nous verrons une prochaine fois VirtalDub (et VirtualDubMod) un logiciel libre qui permet lui aussi de faire du montage vidéo.

Ami artiste, amie asso, ami amateur d’art, bienvenue sur Toc-Arts !

Logo TocArtsPour commencer je vais te tutoyer, car des que je vouvoie, je deviens très ennuyeux (mééheu, pourquoi tu dors ?)

Ensuite, je vais te faire une petite présentation.

L’idée de Toc-Arts, c’est d’être un lieu d’entraide et de partage pour les artistes et ceux qui les aiment.

Avant tout, sache que Toc-Arts n’est pas une multinationale comme MySpace, mais un projet porté par des bénévoles, sans publicité et sans but lucratif. Tout est donc fait maison, par et pour les membres, avec les moyens du bord.

A l’heure actuelle nous sommes quelques membres d’une association culturelle du sud ouest de la France et nous essayons de mettre des moyens et des connaissances en commun avec d’autres associations et artistes locaux. Le portail Toc-Arts a donc été créer pour nous aider à nous connecter entre nous et avec les autres.

Concrètement nous avons mis plusieurs outils en place et nous sommes en train de tester ce qui fonctionne le mieux.

A l’origine il n’y avait qu’un wiki. Le wiki est modifiable par tous les membres et sert aussi bien à créer des pages personnelles qu’à rédiger en collaboration des guides pour les autres artistes ou associations. Mais le langage wiki (même si c’est plus facile que myspace) peut être rebutant au premier abord pour les débutants .

A coté, nous venons donc tout juste de mettre en place d’autres outils plus faciles à utiliser pour compléter le wiki :

* le blog pour échanger des astuces sur comment se faire connaitre quand on est artiste, comment, organiser des événements culturels ( s’il n’y a pas de scènes ou jouer, il n’y a pas de groupes de musique…), etc … il va remplacer la boite à outils du wiki.
* l’annuaire cartographique. Sur cet annuaire nous essayons de recenser les salles de concerts et d’expo, les assos et les artistes, sur une carte googlemap. L’idée est de découvrir nos voisins, proches ou lointains et d’avoir des échanges et éventuellement d’organiser des concerts, des expos, …

* la chaine TV. une sélection très sympa de vidéos en ligne (youtube, dailymotion). Les membres pourront créer leur chaine personnelle avec leur sélection vidéo.

* il y aura aussi bientot un labo ou nous testerons des idées et des services nouveaux (web 2.0, voire web 3.0, si tu es sages)
Voila un peu le topo.

Si tu veux rencontrer du monde, myspace est peut être plus approprié (nous sommes une dizaine de personnes autour de Toc-Arts et pour l’instant nous discutons plus en dehors du site) mais si tu veux échanger des astuces, des idées, des adresses, des gouts, bienvenue sur Toc-Arts !

Pour démarrer, tu peux:

* t’inscrire dans l’annuaire (tu peux aussi inscrire des salles, des assos, des artistes près de chez toi)

* jeter un oeil au blog ( et laisser des commentaires)

* jeter un oeil aux vidéos

* participer au wiki (qui est un peu endormi en ce moment).

* envoyer des questions ou des suggestions

bienvenue chez toi et à bientôt !

Annuaire géographique de la scène culturelle locale et globale

Vous cherchez des concerts, des groupes de musique à coté de chez vous ? Un groupe de théâtre, des salles d’exposition ? Regardez sur la carte google !

En utilisant le service Zeemap, qui permet de mettre des listes sur des cartes google maps, j’ai crée un annuaire d’artistes, d’associations culturelles, de salles. Il contient pour l’instant 400 entrées, principalement liées à la musique et situées le sud de la France (mes domaines de prédilection), mais pas uniquement; On trouve aussi des peintres, des compagnies de théâtre, et même des artistes du web.

Attention, l’annuaire est un peu lourd et cela peut prendre beaucoup de temps à ouvrir si votre ordinateur est un peu vieux…

Consultez l’annuaire

Voir en pleine page

Pour l’utiliser cliquez et tirez la carte pour vous déplacez, double cliquez pour zoomer (ou utilisez la barre de zoom sur le cote gauche). Je vous conseille de zoomer beaucoup pour voir les marqueurs individuellement. Quand le grossissement est faible et les marqueurs trop nombreux, ils apparaissent collectivement sous formes d’étoiles. Ainsi, si vous cliquez sur une étoile cela peut mettre du temps a s’ouvrir car vous ouvrez une fiche de plusieurs artistes à la fois. Donc zoomer jusqu’à bien voir les villes et villages individuellement.

Survoler un marqueur avec la souris pour voir les informations de base (titre) et cliquez pour voir la fiche complète.

Si un son se déclenche cliquez sur le petit (et pas très visible) bouton pause pour arrêter ce son ou bien cliquez sur la carte pour fermer la fiche.

S’inscrire dans l’annuaire

Vous pouvez si vous le souhaitez vous inscrire et inscrire d’autres artistes en remplissant un tableau à télécharger ici.

Remplissez les cases en remplaçant les 2 exemples par vos informations (vous pouvez inscrire plusieurs groupes, assos, … à la fois, en ajoutant une fiche par ligne du tableau). Remplissez les champs obligatoires (titre, adresse postale, contact mail ou téléphone et description) . Particularité du système, vous pouvez ajouter a votre fiche, une photo, un mp3 ou une vidéo youtube déjà présent sur le web, simplement en ajoutant le lien vers le document (voir les exemples dans le tableau).

Enfin, renvoyez le nouveau fichier à annuaire@toc-arts.org et attendez la validation (cela peut prendre plusieurs jours) .

Emportez l’annuaire avec vous

Comme youtube, Zeemap vous permet de créer un widget de l’annuaire Toc-Arts. C’est à dire que vous pouvez exporter cette carte sur vos blogs, myspace, pages web, … Pour cela allez sur Zeemap et cliquez sur Publish en haut à droite de la page. Récupérez le code et insérez le dans votre page web pour le proposer à vos visiteurs.

Maintenant si vous cherchez des dates sur votre route pendant votre tournée, cherchez les salles de concerts ou les associations présentes dans la région et contactez les directement.

mise à jour: j’ai rebaptisé l’annuaire: « Carte des artistes et des associations culturelles« , et j’ai crée une rubrique spéciale sur Toc-Arts.

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