Après le microblogging, la microvidéo ?

vine-micro-videoLes services de partage de microvidéos se multiplient. Dernier arrivé Twitter, qui lance son propre service microvidéos.

Alors que nous sommes de plus en plus saturé d’informations et que notre attention diminue, les médias sociaux visuels, plus facile à consommer que les contenus texte, explosent. Précédemment, une des raison du succès de Twitter tient dans la contrainte qui impose de ne pas poster des messages de plus de 140 caractères et permet ainsi de publier et consulter un grand nombre d’infos très rapidemment.

Signe d’une nouvelle évolution, Twitter vient de lancer Vine, un nouveau service de partage de vidéo ultra courtes (moins de 6 secondes). Pour l’instant disponible uniquement pour l’iphone, l’appli devrait arriver sur android prochainement.

Petit détail mais qui a son importance le son des vidéos jouées est coupé par défaut, signe que Twitter a pensé à ne pas embarrasser tous ses spectateurs qui  vont regarder des vidéos un peu partout (bureau, lieux publics, …)

Les microvidéos un format d’avenir ?

Twitter n’est pas le premier à se lancer la dedans. Plusieurs services Viddy que certains appellent l’instagram de la vidéo, propose déjà un service de partage de microvidéos (15 secondes max). Comme Instagram, Viddy propose des filtres pour bricoler un peu ses vidéos, chose que ne propose pas Vine.

Facile à charger, télécharger, rapides à produire ou à consommer, les microvidéos pourraient se multiplier.

Quelles possibilités pour les artistes ?

Le Huffington post explique comme ca marche. Une fois l’appli installé sur votre iphone,

À vous de gérer votre micro-tournage, de faire plusieurs plans, ou de penser votre clip façon stop-motion, c’est à dire image après image. Et pour permettre ceci, l’application ne filme que lorsque votre doigt est posé sur l’écran. Levez le doigt et la caméra s’arrête, appuyez à nouveau pour reprendre le film.

Une fois que votre temps de tournage est écoulé, l’application crée une boucle à partir de ces 6 secondes et le résultat ressemble bien souvent à un GIF. Vous pouvez ensuite choisir de partager sur votre profil Vine, votre compte Twitter ou votre profil Facebook (selon Mashable, Facebook aurait déjà bloqué certains liens de l’application vers son réseau social, comme Twitter l’a fait avec Instagram, l’application photo racheté par Facebook). Si vous ne choisissez aucune de ces trois options, et sélectionner « done » ‘ »terminé ») quand même, votre film sera seulement enregistré sur votre iPhone.

Ce qui semble simple mais en même temps permet d’être créatif.

Vidéo microblogging

A mon avis l’usage le plus important va être le vidéo blogging à partir de mobiles qui ne demande aucune connaissance technique et très peu de temps.

Comme je l’écrivais dans cet article sur le vidéo blogging,  la vidéo peut être un moyen très simple pour communiquer avec ses fans au quotidien (en tournée, en studio, pendant la création d’une oeuvre…) et partager très facilement un peu de la vie et de l’intimité du groupe pour créer du lien. Vous pouvez ainsi, montrer, commenter, …

En faisant voir un lieu, un visage, beaucoup peut être dit. On peut faire passer un vrai ressenti.

Vidéos Stopmotion

voici des aperçus de stop-motion réalisés avec Vine:

Dessin animé

Vers des « micro-métrages » ?

Je n’ai pas encore vu de micro vidéos vraiment géniale sur Vine, mais cette micro vidéo publiée de « micro-film d’action parodique » n’est pas mal (mettez le son pour en profitez au mieux)

Mieux cette microvidéo publiée sur Youtube il y a plusieurs années montre qu’il est possible d’être créatif et de réaliser des « micro-métrages » plutôt sympas (elle m’a bien fait rire et c’est quand je l’ai vu que je me suis dit qu’il y a un vrai potentiel pour les vidéos très courtes).

Il est ainsi possible d’imaginez des micro-comédies ou de micros film d’épouvante 🙂

On n’en est pas encore la, mais qui sait si un jour le micrométrage ne deviendra pas un genre à part entière comme le court métrage ?

En tout cas, signe que la plateforme a du potentiel, on trouve déja des microvidéos pornos.

Quels changement pour les usages ?

CNN a publié un article intéressant sur les changement que Vine et les microvidéos pourraient amener:

Augmenter la créativité par la contrainte: en 6 secondes il faut être immédiatement percutant. La contrainte de texte de Twitter a fait son succès. En ayant une contrainte qui oblige à être bref, une simplicité de publication mais aussi le coté visuel qui permet de montrer des choses au lieu de les dire, Vine pourrait catalyser la créativité et faire exploser le partage de vidéos.

Augmenter le bruit et le spam dans nos flux: vous vous rappellez quand Farmville ou Foursquare sont apparus ? Le nombre de messages inutiles et ennuyeux qui a suivi ? Si certaines vidéos seront interessantes, on risque aussi d’être pollué par beaucoup de « déchets ».

Faire de Twitter un concurrent plus direct de Facebook et Tumblr: Deux sites où les partage de contenus visuels sont déja un éléments important. A terme cela pourrait modifier le rapport de force entre ces réseaux.

Augmenter le nombre de #fail: si comme avec Twitter ou Instagram les gens prennent l’habitude de publier depuis en quelques secondes leur mobile, sans prendre de recul pour réfléchir, on peut s’attendre à ce que nombre de moments embarassants (pour celui qui filme ou son entourage) se retouvent en ligne.

La retour de l’effet « GIFs animés »: vous vous rappelez les premieres années du web et ses images animées qui fleurissaient sur tous les sites ? La microvidéos pourrait capitaliser sur notre interets de regarder choses bêtes et rapides en boucle (Vine joue sur ce qui a fait le succès des GIFs animés en lisant les vidéos en boucle)

 

Ca vous inspire ? D’autres idées d’usages pour les artistes ? Vous avez vu des vidéos sympa ?

 

Lense: un site de référence pour les photographes

Un site informatif, agréable et intelligent qui intéressera les photographes.

Je suis tombé sur ce site via le twitter de Lionel Maurel qui pointait vers une discussion sur la difficulté pour les photographes de se faire attribuer la paternité d’une photo.J’ai pu trouver d’autres articles intelligents et pertinents.

Polémique : les photos de mariage à la portée de tous ?

Polémique : doit-on payer les photos de concert ?

Avec Internet,  la démocratisation de la photographie numériques et des smartphones, la technologie remet pas mal de choses en questions pour les photographes et j’ai pu lire plusieurs discussions intéressantes sur ces sujets, où les auteurs, ne donnent pas forcément une réponse, mais encouragent les lecteurs à se questionner.

lense-site-web-photographes

Ergonomique, agréable à consulter, le site propose plein de choses intéressantes:

  • des guides: aussi bien sur les réseaux sociaux et services en ligne liés à la photo que sur l’utilisation d’appareils Reflex
  • des chroniques sur certains photographes pour l’inspiration
  • des tests et revues de matériel,
  • mais aussi un forum, des petites annonces et une base de données d’appareils et objectifs vieux ou récents qui est sous format wiki pour pouvoir être enrichie de façon participative.

Lense organise même des rencontres en présence entres photographes dans toute la France.

Le site se décrit comme:

Un projet photo ambitieux et ludique, melant évènements et ateliers gratuits, des news inspirantes, une communauté active et créative, des petites annonces et la plus grande base de donnée photo au monde, rien que ça.

Je sais pas si c’est eux qui ont « la plus grosse », mais pour le reste ça ne m’a pas l’air exagéré et je conseille aux photographes d’aller y faire un tour: http://www.lense.fr/

Pour les non photographes, je vous laisse avec une vidéo magnifique que j’ai trouvé sur Lense et qui vous donnera peut être envie d’aller y jeter un oeil.

Paris by Night en time lapse sur une musique d’Amon Tobin.

Vers des expériences artistiques interactives avec le public grâce aux smartphones

mobile-synhcronisation-artisteLors de ses concerts, Dan Deacon utilise une application mobile pour synchroniser les smartphones des fans et créer des jeux de sons et de lumières dans le public pendant l’évènement.

En pratique les fans doivent télécharger au préalable une application (disponible pour android ou iphone) sur leur smartphone. Quand les fans se rendent au concert de Dan Deacon, l’application lui permet de synchroniser les téléphones avec la musique pour faire changer la couleur de l’écran ou leur faire émettre des flash lumineux. Mieux l’application permet de piloter l’émission de sons par les téléphones ce qui pourrait être utilisé par l’artiste pour jouer d’un nouvel « instrument » de musique distribué.

D’après ce que j’ai compris le système n’utilise pas de wifi ou le réseau mobile pour faire cela, mais des signaux sonores inaudibles qui font réagir les smartphones. Mieux selonvotre emplacement dans la salle, votre téléphone ne réagira pas pareil que ceux des autres personnes éloignées de vous, ce qui offre des possibilités de mise en scène plutôt élaborée.

Voici le teaser de l’application. Bien que je trouve la musique et la vidéo pas bien terribles, cela donne beaucoup d’idées d’expériences visuelles et sonores interactives.

 

Vivement que des hackers s’emparent de l’idée pour proposer une appli open source réutilisables par n’importe quel artiste !

 

via Springwise

L’explosion du visuel dans les médias sociaux

Les usages des médias sociaux évoluent. Après les blogs, les micro-blogs, les réseaux sociaux basés sur le visuel explosent. Facile à consommer, facile à partager, les images sont en train de devenir un élement clés d’une stratégie de contenu.

Une évolution majeure des médias sociaux

Au début des médias sociaux il y a eu les blogs qui permettaient d’écrire des articles, puis sont venus les mises à jour Facebook et Tumblr dont l’usage consistait à publier plus régulièrement des informations plus courtes, puis le contenu s’est encore réduit pour arriver à 140 caractères dans les messages Twitter (les tweets)

Depuis quelque temps on observe une tendance grandissante: l’attrait massif des images et élements visuels comme éléments de partage et la croissance explosive de réseaux sociaux très récents basés sur le visuel, comme Instagram, un service qui permet de partager des photos depuis son smartphone ou Pinterest, un réseau social vedette de sélection et de partage d’images (voir le guide Pinterest pour les artistes).

bank-rob-world

En fait cet attrait pour les images n’est pas un phénomène complétement nouveau, ce n’est pas un hasard si 4chan le forum où est né le mouvement Anonymous était à l’origine (et c’est toujours le cas) un site de partage d’images autour desquelles se font les discussions.

La nouveauté c’est que les contenus visuels deviennent un élement central des contenus postés, consommés et surtout diffusés.

Le règne des infographies

Vous avez du voir depuis un petit moment que de plus en plus d’infographie circulent. Les infographies sont de plus en plus populaires car elles permettent de visualiser et de comprendre de grandes quantités de données très rapidement.

Regardez par exemple l’infographie ci dessous qui synthetise beaucoup d’informations sur le « piratage ».

 

Instagram: le réseau social d’images sur mobile

Instagram est un service qui permet aux utilisateurs de prendre des photos sur leur mobile, de les enjoliver en quelques secondes en choisissant des effets parmi les filtres proposés par l’application (effets type sépia, etc…), puis de diffuser l’images auprès de ses contacts sur Instagram et via d’autres réseaux sociaux (twitter, facebook, …)

Les utilisateurs partagent ainsi en quelque secondes des moments de leur vie, payasages, concerts, repas, …

A la différence de ses prédecesseurs cette entreprise rachetée récemment par Facebook est née sur mobile, c’est a dire que si l’on peut voir des photos sur le web, l’essentiel de l’utilisation se fait sur un smartphone.

Apparu très récemment ce réseau a eu une croissance explosive (100 millions d’inscrits en septembre 2012!) au point que Facebook l’a racheté récemment au prix fort pour neutraliser un concurrent qui aurait pu se révéler dangereux.

Pinterest

Pinterest c’est un outil hybride à mi-chemin entre l’hébergeur d’images Flickr, le réseau d’information Twitter, et le gestionnaire de favoris collaboratif Delicious.

Pinterest permet de sauvegarder ses images favorites issues du web et de les épingler (“pin” en anglais) sur un tableau en ligne ( les “boards” classés par catégorie) et ainsi de les partager de manière visuellement attractive.

Dans le guide Pinterest pour les artistes je vous expliquai que au dela du site lui même, l’intérêt de Pinterest résidait dans sa communauté de passionnés d’images très impliqués dans la promotion et la valorisation des plus beaux contenus, ce qui représente une grande opportunité pour les artistes.

 

Facebook et les images

Comme je vous l’expliquai dans l’article Facebook Edgerank filtre les contenus que vous voyez parmi ceux postés par vos contacts, or:

 tous les contenus ne génèrent pas le même intérêt et n’ont donc pas le même poids pour Facebook

D’après ce qui est connu, voici l’ordre d’importance relatif des contenus:

  1. Photo/Vidéo
  2. Links
  3. Status updates (simple message texte de mise à jour)

Il semble que Facebook attribue plus de poids aux interactions avec les contenus images et vidéos, probablement car ceux ci générent beaucoup de clics et attirent et retiennent bien les internautes.

Plus d’infos sur le filtre Edgrank de Facebook

recette-du-post-facebook-parfait

Twitter

Historiquement Twitter était centré autour de messages textes de 140 caractères maximum. Mais depuis peu Twitter se transforme pour intégrer directement du contenu multimédia dans ses pages ou ses applications (comme Tweetdeck).

Les images postées sont ainsi souvent visibles directement dans le flux Twitter, où elle peuvent être repostées (retweets) ou commentées.

 

Mise à jour 25/01/13: encore plus vrai depuis quelque jours, puisque Twitter vient de lancer Vine, qui permet de « tweeter »  des clips vidéo très courts (6 secondes max).

Youtube et l’explosion de la vidéo

Dans le domaine visuel, la vidéo est elle aussi de plus en plus omniprésente et la consommation de vidéos sur le web, mais aussi sur mobile explose. Lisez ces articles pour mieux comprendre l’importance que la vidéo en ligne et Youtube vont avoir sur le web.

youtube-mix-interface

Le visuel: élement clé d’une stratégie de contenu

Comme le dit Fast company, avant le dicton en vogue c’était: « le contenu est roi », aujourd’hui c’est « une image vaut mieux que 1000 mots ».

De plus la combinaison d’élement visuels ajoutés a du texte peut avoir un impact plus fort. Voyez par exemple cette image dans l’esprit du mouvement Occupy Wall street et qui permet de faire passer facilement un message.

 

 

Avec la fragmentation de l’attention des internautes, la quantité incroyable de contenus publiés, l’attention des internautes baisse et est de plus en plus dure à obtenir. Il faut beaucoup de temps pour lire des textes et pour l’internaute saturé d’info, une image est plus attractive et plus facile à consommer.

La tendance est aussi influencée par les innovations technologiques, notamment la démocratisation des smartphones et des connexions mobiles de plus en plus rapides. De plus en plus de personnes utilisent maintenant les médias sociaux via leur smartphones.

C’est plus facile de prendre une photo avec son téléphone et de la poster que de taper une mise à jour sur le clavier minuscule de son téléphone.

Les images sont devenus un moyen de communiquer beaucoup d’information rapidement et succintement. Dans un monde où le contenu est infini et l’attention des gens limitée, c’est un avantage clé.

Quelques idées pour les artistes

L’image est et va être de plus en plus importante, alors soignez vos images !!!

Pour être visible sur les médias sociaux, il faudra créer des contenus qui attirent et intéressent vos fans et que ceux ci auront envie de diffuser.

Pour tout ceux qui n’ont pas le temps ni l’envie de bloguer, vous pouvez utiliser les images pour partager des informations avec vos fans.

Pas besoin de raconter votre vie, mais une image peut en dire beaucoup, vous n’êtes pas obligé de tout montrer non plus.

Si vous avez un site web ou tout autre page en ligne, soignez l’esthétique, cela va compter de plus en plus. Pas besoin de quelque chose de complexe, mais agréable visuellement (ou à l’inverse désagréable pour sortir du lot ?).

Les images peuvent aussi agir comme une bande annonce (trailer) pour un contenu écrit, et donner une idée à l’internaute de ce qu’il va trouver et de décider si cela va l’interesser. Cela peut être un bon moyen de générer de l’intérêt.

Attention à un point cependant:  rappelez vous que si mettez du texte dans une image Google ne peut pas le lire (donc pas d’utilité pour le référencement) et les malvoyants non plus. Si votre image contient un texte destiné a être lu, pensez à proposer une version texte quelque part.

Si vous êtes musicien, collaborez avec autres artistes (photographes, illustrateurs, …). Il y a aussi peut être des formats inventer comme les concert de dessins ou ce que fait Uniform Motion qui combine musique et dessin.

Enfin, dernier point la vidéo va elle aussi être de plus en plus importante, surtout à mesure que les connexions mobiles sont plus puissantes et moins chères.

La guerre pour l’attention du public va être de plus en plus dure. Plus que jamais il faudra proposer des contenus de qualité.

Préparez vous !

Un guide de survie pour les musiciens

Voici un guide à télécharger pour les musiciens et les professionnels de la musique. Synthétique, couvrant un large panel de sujets et agréable à lire, ils donnent pas mal d’infos et interessera aussi bien artistes, associations, labels, organisateurs de spectacles.

Au sommaire:

  • Pour les musiciens:
    • La connexion avec un public
    • Construire son spectacle
    • Creer un environnement propice au developpement de son projet
    • Se faire accompagner
    • La logistique
    • Le matos
    • Le live
    • Quel statut juridique pour un groupe
    • Question budget
    • Les premières scènes
    • Chercher ses concerts
    • Comment toucher un programmateur
    • Les circuits de diffusion alternatifs
    • Le disque
    • Apprendre à communiquer
    • conquerir et fidéliser un public
    • Vivre aujourd’hui de sa musique
  • Pour les professionnels de la musique
    • Mode d’emploi pour l’utilisation des bases de données
    • L’envers du décor: La dure réalité d’un secteir en pleine mutation
    • Le contexte au Royaume Uni et en France
    • Internet et la nécessité de trouver de nouveaux business models
    • Les réalités économique du secteur en France
    • Stratégies de développement franco-britanniques de groupes

http://fr.scribd.com/doc/114129166/Collectif-Tomahawk-Le-Pack-du-Zikos-2012-FR
Collectif Tomahawk – Le Pack du Zikos 2012 [FR]

Ce guide est édité par le collectif Tomahawk, un collectif de groupes basé en Bretagne, « menant une guérilla culturelle contre le Music Business de masse et pronant la mutualisation de réseaux et de compétences ».

Merci à Bub des Bijoux de Famille pour l’info.

 

 

Les Amaccas, des « AMAPs » pour la culture et la création artistique.


Les Associations pour le Maintien des Alternatives en matière de Culture et de Création Artistique (AMACCA) sont une préfiguration d’organisation sociale alternative pour soutenir la scène culturelle fondées sur le modèle des AMAP : elles permettent aux citoyens de sortir de leur rôle de simple consommateur et de s’emparer des projets culturels. Ils deviennent ainsi des « spect’acteurs », à travers un dispositif de développement local participatif.

 

 

Comment marchent les AMACCA ?

Extrait d’un article publié par le labo ESS: Les AMACCA replacent la culture entre les mains des citoyens

Les AMACCA sont des associations qui s’organisent en espaces participatifs à l’échelle territoriale. Elles instaurent un circuit court entre les citoyens et les artistes. De ces collaborations naissent des projets représentatifs de la créativité et de la volonté locale. Ils permettent ainsi d’affirmer l’identité et les besoins authentiques des territoires, face à une « culture globale » tendant à uniformiser les expressions culturelles et artistiques.

Ce sont les citoyens qui financent directement le projet. De cette manière, ils gardent toute leur indépendance décisionnelle sur le contenu. L’objectif ainsi poursuivi est de « dé-marchandiser » la culture : les projets culturels ne sont pas décidés en fonction de leur rentabilité, mais de leur utilité sociale et citoyenne. Les habitants deviennent ainsi des contributeurs à part entière participant à la préservation et au développement de la diversité culturelle. Les AMACCA permettent ainsi à tous, et plus seulement au plus petit nombre, d’assumer les prises de décision. Cette gouvernance culturelle élargie est indispensable pour rendre à la culture son statut de bien commun.

Lire l’article complet

 

Comment démarrer une Amacca ?

Le site du réseau des Amacca propose un kit de démarrage:

 

Une intiative prometteuse pour soutenir les scènes artistiques locales et qui, je l’espère, donnera naissance à beaucoup d’évenements.

Compte rendu de concert: Comment nous avons gagné un salaire minimum de musiciens pour 9 jours

Suite de la série sur le groupe Uniform motion et ses initiatives innovantes pour promouvoir et vendre sa musique.

Je vous présente ici une traduction de l’article: Tour Report: how we earned minimum wage as musicians for 9 days où Andy de Uniform Motion raconte sa tournée en Allemagne qui a démarré par un financement participatif qui n’a pas marché, mais a déclenché l’organisation d’une tournée alternants dates dans des cafés et concerts à la maison. Au final entre les cachets et les ventes le groupe a réussi à se payer convenablement. 

Je trouve intéressant ce compte rendu, car il donne à voir de manière concrète la difficulté de gagner sa vie comme musicien, mais aussi ce qu’il est possible de faire en travaillant avec ses fans.

Compte rendu de concert: comment nous avons gagné un salaire minimum de musiciens pour 9 jours

Nous avions lancé un site de financement participatif de concert (gigstarter) appellé OneCityPerSecond.com il y a quelques mois.

L’idée était de voir si nous pouvions pré-financer quelques concerts pour réduire le risque financier des tournées.

Après une campagne réussie pour un concert unique à Gothenbourg en Suède et 2 concerts avec le groupe complet à Saragosse en Espagne, qui étaient des conséquences indirectes de la mise en place du site, nous avons décidé d’essayer d’organiser une tournée en Allemagne.

La campagne elle même n’a pas été si réussie, mais elle nous a aidée à communiquer le fait que nous avions envie et que nous étions prêt à jouer, ce qui a incité des amis et des fans à nous aider.

Jour 1: Dikkenek Café, Lyon

Nous démarrons notre voyage avec 6 heures de route de Toulouse à Lyon.

Le Dikkenek Café est un café belge assez récent dans un quartier populaire de la ville. Quand nous regardons le site web du bar sur Google, le premier résultat est un blog qui a été mis en place par des voisins en colère et qui donne des instructions pour faire fermer le bar. Nous avions mis un lien vers le site en pensant que les belges avaient un sens de l’humour assez particulier.

Nous avons appris plus tard que le blog avait été crée 6 semaines avant même que le bar soit ouvert ! Ils ont des voisins sympas.

Nous arrivons à trouver un concert la via des vieux amis d’Olivier (notre batteur, qui habitait Lyon). Ils s’appellent Paloma à l’orange et ils sont un groupe de première partie vraiment sympa. Nous répétons rapidemment avec eux une reprise de Deus pendant les balances et nous les rejoignons sur scène le soir juste pour chanter. On s’est bien amusé.

 

Il n’y a pas eu beaucoup de public, mais nous n’attendions pas tant de monde que ca, car nous n’avons pas beaucoup de fans sur Lyon et personne n’a avait vraiment fait de promo pour le concert.

Nous finissons par vendre un vinyle et nous récuperons assez de dons pour mettre un peu d’essence dans la voiture. Nous avons aussi eu de la bonne nourriture saine avant le conert (pizza). 🙂

Distance parcourue: 600km.
Finances après le concert: – 141€

Jour 2: Hafen2, Offenbach

Hafen2 est une salle assez grande juste à la sortie de Francfort.

Renaud et moi avions joué là il y a 2 ans et le concert s’étant très bien passé, nous pensions avoir du monde. Nous avions tort !

Cependant les gens de Hafen2 ont bien pris soin des groupes et nous ont préparé un repas végétalien délicieux (sérieux, c’était délicieux!). Il y a de la bière en quantité et un endroit propre et sympa pour dormir. Le paiement était pas terrible, mais c’etait un bon spot car nous partions pour Leipzig le lendemain.

Nous avons joué avec les Hungry Kids of Hungary, un groupe australien en tournée européenne. Ils ont fait un super concert, malgré le public peu nombreux.

Nous espérions qu’ils nous montreraient ce que font les vrais groupes de rock après les concerts (faire la fête jusqu’à 5h du matin, boire comme des trous, jeter la télé par la fenêtre), mais grosse déception, non seulement ils se sont très bien comportés, mais se sont aussi révélés être des gars très sympas.

Nous avons vendu quelques CD et vinyles ce soir la. Nous avons aussi eu la deuxième demande de dessin la plus bizarre de la tournée. Quelqu’un nous a demandé un dessin de Angela Merkel avec l’ex president Sarkozy a sa gauche, et le nouveau président Hollande à sa droite. Bizarre!

Le matin, nous avons passé une heure dans une grande pièce (très haute de plafond) derrière la scène où nous pris quelques vidéos. Les gens de la salle de concert ne savaient pas que nous étions la et nous enfermés ! Et ce qui est génial avec des portes insonorisées, c’est qu’on n’entends pas les gens frapper dessus !

Nous avons réussis a nous échapper après avoir frappé à la porte sans espoir pendant plusieurs minutes puis nous avons pris des nouvelles photos de presse à la sortie de la salle. Nos photos presse actuelles sont de 2008 !

Au final, c’était pas si mal pour un début de tournée.

Distance parcourue: 1300 km
Finances après le concert: – 132€

Jour 3: Essential Existence Gallery, Leipzig

1er juin, nous jouons dans une ancienne usine qui a été convertie en gallerie d’art dans la 2eme plus grosse ville d’Allemagne de l’est, Leipzig.

Le concert a été organisé par le netlabel qui a sorti notre premier album en 2009 (Aaahh Records) et nous avons joué avec Entertainment for the Braindead (alias Julia) qui a fait un super set, créant des boucles avec beaucoup d’instruments différents (guitare, banjo, flute, etc…) et disant beaucoup de choses en allemand que j’étais incapable de comprendre.

Ils avaient un vidéo projecteur bien cool et un énorme mur blanc derrière la scène et les visuels étaient géniaux ce soir là. Nous étions un peu inquiets que l’écho dans le batiment soit un problème, mais c’était agréable d’entendre toute cette reverb naturelle sur la batterie et le chant.

Le paiement n’était pas trop mal non plus et nous avons vendu un peu de merch. Nous avons même réussi à équilibrer les comptes ce soir là.

Le lendemain matin, nous avons eu un super petit déjeuner anglais dans le Cantona Café avec notre ami Patrick.

Après avoir écouté presque tous les CDs que nous avions dans la voiture, nous avons demandé à Patrick de nous indiquer un magasin de musique. Nous avons fini dans un endroit étrange juste à coté de Cantonna café et pris quelques albums de Beach House (excellent), Spain (pas mal) et Poliça (pas terrible). Nous ne savions pas que la musique de BeachHouse allait être nous suivre toute la tournée.

Distance parcourue: 1750 km
Finances après le concert: + 16 €

Jour 4: Aaltra Vox Festival, Chemnitz

Renaud et moi avions joué au Aaltra bar en 2009 et avions passé de très bon moments, et nous étions impatient de jouer à Aaltra Vox 2012 (un petit festival en plein air avec 4 groupes), particulièrement parce que nous avions du annuler un concert là bas en 2011.

Jörg, le propriétaire, avait loué un gros vidéo projecteur professionnel pour l’évènement, donc nous avions de nouveau un grand écran.

Nous avons joué un assez bon concert, même s’il faisait un temps glacial ce soir la. Nous avons aussi eu pas mal de succès à la table de merch, vendant beaucoup de CDs et de vinyles (avec des dessins personnalisés dessus).

Le cachet pour le concert était plutôt bien aussi, donc après Chemnitz, nous avions de l’argent en poche et commencions à nous sentir bien content de la tournée.

Jörg a de très bon gout musicaux et nous a donné quelques pistes. Fenster et Wooden Peak (2 groupes de Berlin, tout 2 géniaux).

Distance parcourue: 1865 km
Finances après le concert: + 530 €

Jour 5: Zukunftvisionen2012, Görlitz

Le dimanche 2 juin, nous partond pour Görlitz à la frontière Pologne-Allemagne. Robert, le gars qui organise le concert est un ami de Jörg d’Aaltra. Il nous a contacté quand il a appris que nous jouions à Chemnitz et a réussi à organiser quelque chose.

Le concert a eu lieu dans une maison abandonné (il y en a quelques unes à Görlitz apparement) transformée en galerie d’art.

La reverb naturelle et les planchers en bois nous ont donné un son organique vraiment agréable, ce qui nous a fait vraiment apprécier le concert, même si le sonorisateur m’a forcé a utiliser un micro auquel je n’était pas du tout habitué. Il a eu raison d’insister, car c’était un micro très funky.

Nous avons de nouveau pas mal réussi avec nos CDs et vinyles. Le fait que les gens puissent acheter un CD/Vinyle et avoir un dessin unique fait spécialement pour eux, devant leur yeux, semble vraiment bien passer et nous commencions a suspecter qu’il y a avait un espèce d’effet viral en marche. Une fois que quelque gens commencaient à montrer leur leur CD/Vinyles personnalisés à leur amis, la queue s’est allongée et le pauvre Renaud a du passer des heures au stand de merch à dessiner des petits chevaliers, des princesses et même parfois des politiciens !

Notre récompense pour avoir joué un bon concert ? De la malbouffe, ouais !

Nous avons eu une longue discussion avec Robert chez lui après le concert. Vu que Görlitz était très près de la Pologne, nous avons décidé de traverser la frontière pour une visite rapide.

Distance parcourue: 2045 km
Finances après le concert: + 808 €

Jour 6: Morph Club, Bamberg

Comme la plupart de musiciens le savent, ce n’est pas facile de manger correctement quand vous êtes en tournée? Nous avons fait de notre mieux pour trouver de la nourriture saine chaque fois que nous avons pu. Pas d’exception pour le 6eme jour.

Quand nous avons su que nous allions jouer quelque concerts en Allemagne, nous avons posté un message ou deux sur Facebook demandant de l’aide pour trouver quelque dates. Armin le programmateur du Morph club nous a contacté via un type sympa appelé Daniel, qui était un ami avec un des gens qui ont organisé pour nous le concert à Freibourg.

Morph club était une salle de concert / boite de nuit très correct avec des lumières très clinquantes.

Il n’y a pas eu énormément de monde (c’était un lundi soir et nous avions très peu de fans dans la région) mais c’était un super concert concert et nous avons passé un bon moment. Nous avions fait une sorte de pari entre nous ce soir la pour savoir si nous pouvions faire rouler quelqu’un au sol pendant la chanson « Roll Over ». Ce soir la notre voeux a été exaucée quand non pas un mais deux personnes ont fait des roulades magnifiquement synchronisées pendant la chanson. Génial ! J’aurai aimé vous montrer une photo, mais j’avais les 2 mains occupées quand c’est arrivé.

Le cachet était pas trop mal ce soir et nous avons vendu nos 5 derniers vinyles (merde, nous aurions du en amener plus avec nous!)

Comme nous n’avions pas nous lever tôt le lendemain et les gens étaient cool, nous sommes resté pour quelque verres. Renaud a aussi pu faire le barman un petit moment.

Et nous avons eu la demande la plus bizarre que nous avions jamais eu ce soir la de la part de Andy notre nouveau pote sonorisateur. Oui c’est une saucisse que vous voyez !

Distance parcourue: 2525 km
Finances après le concert: + 1032 €

Jour 7: Concert à la maison, Berlin

La prochaine étape était un concert à la maison à Berlin, organisé par Julia de Entertainment of the Braindead et diffusé live sur les réseaux par Christian de Aaahh Records.

C’était un peu étrange de jouer dans l’appartement de quelqu’un mais le public était très sympa. Il y avait deux groupes avant nous. Un gars appellé Maxim Vaga, qui jouait du piano et chantait avec une voix qui me rappelleait un chanteur-compositeur appellé Brian Straw. Et puis Phia, venat d’Australie, qui faisait des boucles de Kalimba. Super funky ! allez l’écouter.

Nous avons été payés par donations et vendu quelque CDs.

Un de nos passeports a disparu… Nous avons appellé l’inspecteur Derrick, mais il n’a pas répondu.

Sur une note plus légère, nous avons eu un boeuf vraiment sympa après le concert où nous avons probablement écrit la meilleure chanson jamais écrite au monde, mais nous l’avons oubliée ensuite. Bof!

Distance parcourue: 2990 km
Finances après le concert: + 933 €

Jour 8 Ä, Berlin

Renaud et moi avions joué à Ä en 2009 alors c’était assez facile de rejouer la. Ils avaient des règles très strictes pour les instruments bruyants alors nous avon pas pu jouer avec la batterie malheureusement. Même le cajon était trop bruyant !

Nous étions un peu crevé ce jour la et nos copines/femmes et familles commencaient à nous manquer, mais ca ne se voyait pas …

Pendant les balances, ils n’arrétaient pas de baisser le volume et j’étais incapable d’entendre ce que je jouais. Heureusement le concert s’est vraiment bien passé et même si c’était un peu comme un match de boxe des années 50 dedans (plein de fumée et blindé de monde), l’atmosphère était géniale et nous avons bien réussi avec quelques dons et vente de CDs.

Distance parcourue: 2992 km
Finances après le concert: + 1053 €

Jour 9: Swamp Club, Freiburg

Nous avons du nous lever tôt pour conduire jusqu’à Freiburg et avec l’état de routes allemandes, nous étions vraiment inquiets d’arriver en retard. Nous avons réussi a arriver avec une heure d’avance et à nous relaxer une heure à l’auberge de jeunesse ou nous logions.

Le concert avait été organisé par un groupe de fans qui étaient derrière la campagne Vinyles sur Facebook (celle qui a commencé avec un gars demandant si nous aurions pu presser des vinyles et qui s’est terminé par le financement participatif du pressage de 250 vinyles).

Juste après les balances, nous sortions de la salle et nous allions visiter le centre ville (sous la pluie) quand un groupe de 6 personnes s’est arrêté et nous a demandé si nous parlions français et si nous étions Uniform Motion. Ils avaient fait toute la route depuis Strasbourg pour venir nous voir. Cool !

La salle était relativement petite et le temps que nous soyons rentrés, c’était complet. Ils ont même du refuser du monde et laisser 40 personnes à la porte ce qui est un peu triste pour eux, mais un peu cool en même temps ! 🙂

C’était notre dernier concert et particulièrement spéciale pour Olivier car ses grands-mères étaient toutes deux originaires de Freiburg.

Les gars qui organisaient le concert n’attendaient pas tant de monde et finirent par offrir à nous, l’ingénieur son et le groupe qui ouvrait, plus d’argent que ce qui était prévu à l’origine, ce qui a très gentil de leur part.

Renaud a fait beaucoup de dessins sur CDs ce soir la et a même dessiné une image sur le teeshirt du jeune cousin de Jack Bauer !

La première partie était un gars appelé Godot, musique mellow, vraiment sympa. Je suis sur que les paroles sont géniales, mais je pourrait pas dire car il chantait en allemand.

Distance parcourue: 3832 km
Finances après le concert: + 1513 €

A noter: Les gens la était géniaux et pour la toute première fois, une chose étrange est arrivée. Le public a chanté avec nous ! Bizarre, mais sensation agréable.

Jour 10: Maison !

Distance parcourue: 4852 km
Finances après le concert: + 1258 €

Si nous prenons en compte l’argent que nous avons dépensé durant la tournée (il faut manger où que vous soyez), nous avons gagné 522€ chacun (le salaire minimum en France pour 9 jours de travail est environ de 457€). Bien sur il y a des choses comme l’assurance maladie, la retraite et d’autres bénéfices qui rendent la comparaison difficile, mais ca veut quand même dire que nous avons été capable de tourner pour 9 jours, et non seulement nous n’avons pas perdu d’argent, mais nous avons gagné une salaire décent.

C’est très clair pour nous que nous aurions juste équilibré les comptes si nous n’avions pas vendu de merch durant la tournée. Les CDs et les vinyles ont donc été essentiels pour rendre notre tournée viable financièrement.

La chose importante que nous avons ramené avec nous à la maison, c’est que nous avons vraiment connecté avec le public et qu’ils ont appréciés nos spectacles autant que nous?

C’est une chose sur laquelle Mastercard ne pourra pas mettre ses sales pattes !

 

D’autres lectures

Les autres articles sur les démarches d’Uniform Motion:

Liste de programmes d’aide et financement de projets musicaux professionnels

Initiative intéressante portée par les principales sociétés de gestion de droits et organisations professionnelles de la filière musicale, MonProjetMusique.fr, est site dédié au financement des projets musicaux professionnels qui ambitionne de devenir une référence dans le secteur.

Il répertorie les aides financières publiques et celles de la filière musicale, pour tous les projets, toutes les structures, toutes les musiques, sur tout le territoire et propose aux organisations qui offrent des programmes d’aide (région, département, ville, agence culturelle…) de contribuer à enrichir le site avec:

  • les financements proposées
  • les données des aides attribuées les années précédentes

Le site liste aussi des catégories principales pour aider chacun à trouver ses aides:

  • artiste & créateur, 
  • producteur de spectacle vivant, 
  • organisateur de festival, 
  • producteur de musique, 
  • producteur audiovisuel, 
  • formateur, éditeur, enseignant.
Le site permet aussi de voir les projets financés les années précédentes et de filtrer les différents programmes d’aide, par genre musical, par région…

Plutot joli et pas mal foutu, il aidera a y voir plus clair et pourra peut être apporter un peu de transparence quand à l’usage qui est fait de ces aides.

Lien: MonProjetMusique.fr (trouvé via Combustible)

En complément jetez aussi un oeil à cet article qui vous donne d’autres adresses pour trouver des aides et subventions pour la musique.

Le jeu comme outil de storytelling transmédia: l’exemple de Guillaume Barraband

Pour faire connaitre et vendre sa musique, il ne suffit pas d’avoir une boutique en ligne et de faire de la publicité sur Facebook. Le storytelling transmédia, c’est à dire raconter une histoire autour de votre univers musical via plusieurs supports multimédia, est un moyen de faire rentrer les auditeurs dans votre univers. Dans ce contexte, le jeu est un outil intéressant. Illustration avec un livre jeu musical interactif proposé par l’artiste toulousain Guillaume Barraband.

 

 

Un monde de musique jetable

Aujourd’hui la musique est un produit de consommation courante. Que ce soit Youtube, les sites de streaming ou les réseaux de téléchargement, on trouve toute la musique du monde sur Internet.

Paradoxalement, on écoute moins qu’avant. Si dans le passé, on se devait de choisir un album, on l’écoutait dans les rayons quand on pouvait ou bien on faisait le pari de l’acheter uniquement par rapport à sa couverture, et on rentrait chez soi pour l’écouter.

Parfois on regrettait son choix. Parfois on devait passer plusieurs écoutes avant d’accrocher. Mais souvent ceux la mêmes que l’on avait du mal à apprécier aux premières écoutes devenaient ceux qui restaient ensuite longtemps avec nous.

Aujourd’hui le choix est est infini, on peut passer d’une musique à l’autre en un clic. A tout moment, on peut choisir la musique qui correspond à notre humeur présente.

On n’accroche pas au bout de quelques secondes ? On zappe !

Conséquence pour les artistes ? Quand on a un univers musical un peu complexe ou original, ca peut être dur de faire rentrer les auditeurs dans la musique.

Doit on écrire uniquement des chansons dont les 5 premières secondes sont spécialement travaillées pour accrocher les youtubers qui souffrent de déficit chronique de l’attention ?

Cela peut marcher pour certaines musiques, mais pas pour toutes.

Le jeu comme outil de storytelling transmédia

Pour faire connaitre et vendre sa musique, il ne s’agit pas donc juste d’avoir une boutique en ligne et de faire de la publicité sur Facebook. Il faut arriver à faire prendre le temps aux gens de rentrer votre univers musical et si possible de les y faire rester le temps de les faire accrocher.

Raconter des histoires multimédias/transmédia (lire: c’est quoi le storytelling transmédia ?), c’est à dire des histoires racontées via différents supports (blog, réseaux sociaux, images, sons, vidéos) en tirant partis des spécificités de chaque support  mais en jouant sur les complémentarités pour créer une expérience unifiée, globale et originale, est un moyen de faire découvrir un album ou un projet musical mais aussi de faire vivre la musique au dela du concert ou de l’album.

Dans une stratégie de storytelling transmédia, le jeu est un outil très puissant et qui peut être décliné sous de nombreuses formes.

Voici un exemple intéressant de jeu interactif proposé par l’artiste toulousain Guillaume Barraband.

Le livre-jeu dont vous êtes le héros

Pour offrir un autre moyen de découvrir sa musique et son nouvel album, Guillaume Barraband propose un jeu interactif original et centré autour de l’univers musical de son nouvel album L’Épopée Rustre.

Voici une description par Guillaume:

(…) ce livre-jeu est né de l’envie de vous faire découvrir l’album en vous amusant et de manière interactive. Fini la navigation passive ou vous cliquez sur un média pour entendre, lire ou voir quelque chose en rapport avec un disque que vous voulez découvrir…

L’idée a donc été d’imaginer un scénario aux multiples facettes, des petites histoires, une aventure, différente de celle du spectacle mais avec le même matériau de base : les 13 chansons de l’album l’Épopée Rustre.

Ainsi, chaque chapitre de ce livre-jeu, lié aux plages du disque, vous immergera dans l’imaginaire des différents titres qui le composent. Vous aurez par ailleurs la possibilité d’entendre la BO du livre-jeu tirée de l’album, en laissant le son de votre ordinateur allumé.

(…)

Oui, L’Épopée Rustre, ce n’est plus seulement un album et un spectacle, c’est aussi un livre-jeu dont vous pouvez être le héros, en vous glissant dans la peau d’un personnage aux troubles mémoriels légèrement handicapants : moi! En effet, il se trouve que « J’ai des absences » et en m’incarnant, tel un ongle de pied contrariant et vigoureux, vous entrerez au cœur des chansons de ce disque et de mon esprit sinueux…

Vous serez en quête de ma mémoire perdue et d’une demoiselle, la douce « Alice », susceptible de permettre de la retrouver. Il vous faudra être attentif aux indices, bien lire toute l’histoire pour pouvoir déjouer les pièges ou les absurdités de certains chapitres. Ce périple sera semé d’embuches, de détournements, de décalages et de contrepieds. Il y aura des méchants bien sûr, mais vous ne serez pas forcément le gentil vous-même ! Certains « mondes » ne vous seront accessibles qu’à partir d’un nombre de points minimum réalisés dans le chapitre précédent. Dextérité, réflexes et perspicacité vous seront indispensables pour arriver au bout d’une histoire que vous construirez vous-même en fonction de vos choix et de vos performances.

Il est probable que vous croisiez souvent le spectre de Charles Baudelaire en atterrissant malgré vous au chapitre de la « Charogne ». Cela ne devra pas vous décourager…

 

Ainsi tout à tour au cours de différents chapitres, vous aurez à répondre à des quizz, tirer sur des personnages en mouvement, jouer à la roulette, voir des stip teases ou attraper des canapés au vol ! Le tout évidemment en rapport avec la musique, l’univers de l’album et l’humour de Guillaume.

 

 

 

Plutôt bien fait et amusant, le jeu vous permet de gagner des points qui vous permettent d’accéder à différents chapitres et si vous êtes parmi les meilleurs scores, de gagner l’album et des goodies.

Pour finir…

Je vous laisse découvrir le jeu interactif de Guillaume, l’Épopée Rustre.

Et ce clip sympa que je vous avais déja fait voir:

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