Les évènements co-créatifs pour passer du Do-it-yourself au Do-it-Together

Si la tendance actuelle dans le monde artistique c’est le DIY « faire soi-même », je pense que le futur va être le « faire ensemble » (Do-it-together, DIT).  Si sur Toc-Arts j’écris depuis longtemps sur la collaboration des artistes avec les fans, avec d’autres artistes, comment créer ensemble, en parallèle j’étudie depuis 2 ans de nouvelles formes de création collaborative centrées sur des évènements. Je présente ici une vision de ces formats d’évènements comme outil pour faciliter le « faire ensemble ».

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Quand les fans réalisent des clips vidéos pour leur groupe préféré

Voici quelques exemples de clips qui ont été réalisés par des fans de groupes parfois de manière spontanée parfois suite aux demandes de groupes.

Les clips spontanés

Tryo, « L’hymne de nos campagne »

Un clip réalisé par Clara, une fan de 16 ans…

Daft punk – « Harder Better Faster Stronger »

Cette chanson a généré un nombre impressionnant de clips et autres remix. En voici 2 qui ont très bien marchés:

Groovy dancing girl – Bandy Toaster

Une vidéo filmé au ralenti dans une arrière cour de Dublin + une danseuse talentueuse = plus de 4 millions de vues !!

Daft Hands

2 mains + 1 marqueur = plus de 34 millions de vues !!! Attendez que les mains s’ouvrent vers le milieu du clip pour voir le coté sympa.

Le point commun de ces clips c’est qu’ils ont demandés très peu de moyens pour les réaliser, tout est basé sur la créativité. En plus non seulement les fans font le clip spontanément, mais ce sont aussi eux qui font la promotion en faisant passer la vidéo de proche en proche.

Recrutez ses fans:

Certains groupes ont poussé l’idée plus loin en demandant à leurs fans de participer à la création de leur clips.

Le concours d’animations de Radiohead

Pour son album In Rainbows, Radiohead à lancé l’année dernière un concours de vidéos d’animation pour un de ses morceaux.

Résultats:  plus de 900 scripts proposés, 236 clips vidéos et au final 4 gagnants et 4 clip brillants:

Tobia Stretch – transmutation

Kota & Totori – 15 steps

Clement Picon – Reckoner

Wolfgang Jaiser & Claus Winter – 16 tracks

Nine Inch Nails – Ghost Film Festival

Encore une fois Trent Reznor a innové avec un projet artistique expérimental. Apparemment Nine Inch Nails avait composé la musique de cet album instrumental avec une approche cinématographique en tête. Pour la sortie de l’album Ghost Reznor a ensuite demandé aux fans de créer des clips à partir de ses chansons et de les inclure dans un groupe YouTube. Ici pas de règles, vous pouvez faire un clip, un court-métrage ou une vidéo complètement abstraite.

Résultat plus de 2500 clip vidéos créés !

Conclusion

Bon on est d’accord il faut avoir un minimum de fans pour espérer pouvoir tenter ce genre d’approche, mais ceci est juste un exemple de co-création fans-artistes. Il y a d’autres façons de faire participer les fans dans votre promotion, et à votre échelle, on en reparlera. Et puis toutes les vidéos ne sont pas forcément géniales, non plus.

Mais je reste fasciné par la qualité de certaines de ces vidéos et la facon dont elle apparaissent spontanément grâce des fans passionnés.

Est ce que vous connaissez d’autres exemples de vidéos sympas réalisées spontanément par des fans ?

Original: des fans + des webcams = un clip musical

Un clip vidéo original réalisé à partir de vidéos de fans filmés à la webcam et montées. Un exemple original et intéressant de vidéo de musique.

Ce clip du groupe Sour pour la chanson ‘Hibi no Neiro’ a été réalisé à partir de vidéos de la communauté de fans du groupe filmés avec des webcams. Comme quoi, avec de la créativité et de l’originalité on peut faire des choses sympas, même sans beaucoup d’argent et de matériel.

Lien: My Major Company (NE) révolutionne (PAS) le business du disque ?

Mise à jour janvier 2013: cet article datant de 2009, une mise à jour s’impose. Controle excessif, couts énormes, opacité, depuis ses début le projet n’a jamais vraiment rien fait de sérieux et a fait beaucoup de mécontents, lire à ce sujet: . En fait l’entreprise semble avoir repris tous les travers des majors sans aucune des avantages des modèles communautaires.

Cela n’ote rien aux potentiel du modèle de financement communautaire de la création. Je laisse l’article ici, mais je vous conseille d’oublier très vite cette entreprise et d’aller lire à la place le guide du crowdfunding pour les artistes.

 

Article original:

Encore un service dont je voulais parler depuis longtemps: My Major Company est un label communautaire permettant aux internautes de produire directement leurs artistes. C’est donc un modèle de financement alternatif qui peut etre tres interessant pour les musiciens qui ont du talent mais peu d’argent pour démarrer.

Voici un article qui raconte la success-story de Gregoire dont l’album a tres bien marché avec My Major Company (MAJ: il semble que ce « succès » ait été orchestré pour le lancement, mais soit le résultat d’une manipulation). Évidemment ce n’est dit que ce modèle marche pour tous les musiciens, mais cela peut néanmoins être intéressant d’essayer pour certains.

My Major Company est devenu le principal portail de découvertes et de lancements de jeunes artistes talentueux comme Thierry de Cara, Joyce Jonathan, ou encore Agonie, une jeune rappeuse dont l’album De l’autre côté du mur vient tout juste d’arriver dans les bacs. Le principe est simple, mais révolutionnaire. Rien à voir avec MySpace, qui propose « seulement » d’écouter des chansons, le plus souvent autoproduites ; ici, on peut investir dans la production d’un album, d’un simple clic ! En amont, une équipe de directeurs artistiques évalue les candidatures, et propose aux meilleurs d’avoir une page personnalisée sur laquelle ils pourront faire découvrir leurs univers musicaux aux internautes. Et en avant les dons ! Mise minimum exigée : 10 euros. Un total de 70.000 euros est nécessaire pour être produit, et une partie des bénéfices des ventes revient ensuite aux internautes-producteurs….

Lire l’article complet: My Major Company révolutionne le business du disque

licences Creative Commons: les différents droits pour protéger et partager une œuvre

Comment mettre ses œuvres en partage tout en conservant la paternité de son travail. Après l’introduction au fonctionnement des licences creative commons, deuxième explications BD sur les différents droits et les différentes licences.

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Ceci est la traduction en français d’une création originale de Creative Commons, A Spectrum of Rights. (Credits de la version originale : Cartoon concept and design by Neeru Paharia. Original illustrations by Ryan Junell, Photos by Matt Haughey.)

Images publiées sous licence creative commons et traduites par Philippe Daigremont:

Les licences creative commons – les différents droits

Plus d’informations sur les creative commons

Pirater Toc-Arts ?

Depuis ses débuts, Toc-Arts est sous licence creative commons: « J’encourage tous les lecteurs qui le souhaitent à copier, voler, pirater sans vergogne ce que nous écrivons, et à reproduire sans payer les articles sur leurs blogs, pages MySpace, e-mails ou papyrus…« 

Creative Commons License

licences Creative Commons: comment ca marche et pourquoi tous les artistes devraient les utiliser

Une explication simple sous forme de BD a propos des licences Creative Commons; comment ça marche et pourquoi tous les artistes devraient les utiliser. J’avais déja parlé de pourquoi une société libre d’emprunter et de construire sur le passé est culturellement plus riche qu’une autre (le “piratage” favorisait la créativite culturelle). Les licences libres de type creative commons donnent un cadre légal au partage et favorise la diffusion et la créativité. Une introduction aux licences libres que je voulais publier depuis longtemps, ça y est c’est fait.

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Ceci est la traduction en français d’une création originale de Creative Commons, How It Works. (Credits de la version originale : Cartoon concept and design by Neeru Paharia. Original illustrations by Ryan Junell, Photos by Matt Haughey.)

Images publiées sous licence creative commons et traduites par Philippe Daigremont:

Les licences creative commons comment ca marche

Plus d’informations sur les creative commons

Pirater Toc-Arts ?

Depuis ses débuts, Toc-Arts est sous licence creative commons: « J’encourage tous les lecteurs qui le souhaitent à copier, voler, pirater sans vergogne ce que nous écrivons, et à reproduire sans payer les articles sur leurs blogs, pages MySpace, e-mails ou papyrus…« 

Creative Commons License

Perkins 14: le premier film écrit par Internet

Electron Libre nous signale le premier film « user-generated »

Une première : un film a été réalisé aux Etats-Unis entièrement avec la participation des fans. Sur Massify, un site de networking pour l’industrie du cinéma, les internautes ont voté depuis un an les différentes étapes de la production et de la réalisation du film, jusqu’à l’affiche et le choix des acteurs. Le résultat, Perkins 14, un film d’horreur sur des enfants kidnappés qui terrorisent une petite ville, sera diffusé au HorrorFest du 9 au 15 janvier.

Selon Massify, cultiver un public avant la sortie d’un film permet de s’assurer une meilleure réception ainsi que d’augmenter les revenus liés à la publicité. Une idée qui permet aussi d’impliquer les fans dans un processus créatif de façon interactive et démocratique. Reste à voir si la qualité sera à la hauteur des attentes.

Cette implication des fans dans le processus créatifs mais aussi promotionnel et commercial, n’est pas sans rappeler certaines initiatives de co-création dans la musique ou l’édition.

Ceci me renforce dans mon idée que l’avenir de la culture est dans l’interactivité entre les créateurs et les fans.