Playlists et Remix: le futur de la musique

Dopé par la culture web et du partage de musique, les playlists semblent devenir un nouveau format musical standard qui pourrait devenir plus important que l’album traditionnel. Dans ce contexte la diffusion de playlists va devenir un nouveau mode de découverte essentiel pour les artistes.

Derrière la playlist, le remix s’impose lui aussi comme un nouveau standard dans la création culturelle.

Loin d’être marginaux, ces usages sont en train de devenir des phénomènes majeurs et incontournables de la musique avec des conséquences qui vont bien au dela du web.

 

Le nouveau contexte de la musique en ligne

Une tendance importance dans le contexte actuel du web est l’abondance de contenus. La où avant sur un étal de magasin de musique il y a avait quelques centaines de CDs, il y a maintenant des millions de contenus en ligne.

Il y a maintenant un tel excès de contenus sur internet, que chacun est en compétition pour l’attention des gens. Le problème des artistes n’est donc pas le piratage, mais l’obscurité.

Conséquence de cette abondance, une autre tendance grandissante est la curation de contenu qui consiste à sélectionner, éditer et partager les contenus les plus pertinents du Web pour un sujet donné.

Curation et diffusion prescriptive

J’argumente depuis longtemps qu’une forme de curation, la diffusion prescriptive va devenir le moteur le plus important de découverte musicale et que les artistes devraient tenter de favoriser ces formes de curations et diffusion car il s’agit de promotion ciblée et gratuite.

Même si les investisseurs californiens qui financent les Facebook, Spotify ou Pandora sont persuadés que l’avenir de la musique ce sont des services logiciels de recommandation musicale, je crois plus à la curation humaine plutot que celle faite par des algorithmes.

Parce qu’ils se basent sur mes habitudes existantes ou celles de personnes comme moi, ces programmes ont du mal à prendre compte que mes habitudes changent ou à me faire découvrir quelque chose de radicalement nouveau par rapport à ce que j’écoute déja.

Alors qu’écouter une compilation faite par un ami a une valeur différente, justement parce que c’est un ami qui l’a faite.

De la compilation à la playlist

Le phénomène de « playlisting » est ancien. De même qu’avant on enregistrait sur nos cassettes audio des compilations que l’on pouvait aussi échanger, de nos jours, la playlist web se développe aujourd’hui a grande vitesse.

Depuis la révolution du iPod et des baladeurs numériques, on voit ainsi de plus en plus d’échanges de playlists entre amis.

On voit maintenant aussi des outils dédiés pour mieux gérer ces partages de playlists.

Un lecteur musical de playlists

Tomahawk est un lecteur multimédia de playlists. Le principe est simple, vous et vos amis partagez des playlists, sans envoyer les fichiers. Tomahawk lit ces fichiers playlist et cherche la musique correspondante.

Si la musique correspondante se trouve sur votre ordinateur, il la lit directement, sinon il recherche sur des services en ligne comme SpotifySoundCloud, Jamendo ou Youtube, Last FM… mieux, il est capable de lire de la musique stockées dans les répertoires partagés par les autres internautes connectés au logiciel.

Il ne recopie pas la musique, (ce n’est pas du P2P !!), il la lit à partir des autres plateformes et centralise la lecture sur son interface sans téléchargement.

Le projet open data lawn expérimente ce nouvel usage en proposant des playlists téléchargeables et écoutable via Tomahawk. Ces playlists sont mise à disposition sous .xspf, un format de fichier qui stocke une liste de fichiers multimédia (ici de l’audio) ou plutôt une liste de chemins d’accès à ces fichiers.

Des playlists illustrées

Autre signe que la playlist gagne son statut d’oeuvre à part entière, Decorated playlist est un projet explorant le lien entre musique et design en proposant des playlists illustrées graphiquement, se rapprochant de plus en plus d’un format d’album en ligne.

Un nouveau standard ?

Dans ce contexte, il est interessant de regarder la playlist comme un nouveau format musical à part entière au même titre que l’album avant lui.

Soyons clair, la compilation existe depuis longtemps et nous avons tous achetés des compilations de rock, jazz, classique sur CDs.

La nouveauté c’est que la compilation devient « 2.0 », c’est à dire que les auditeurs, ne sont plus seulement acteurs, mais producteurs.

La où avant quelques majors sortaient quelques compilations par an, ce sont maintenant des milliers de personnes qui créent et diffusent leur playlists.

Et chacun étant capable de créer une playlist, il y a plus de créateurs de playlists que de créateurs d’albums. Et donc potentiellement que l’on aura peut être bientôt plus « d’oeuvres » de type playlists que « d’ oeuvres » de types albums.

Ainsi il faut s’attendre à ce que certains bloggueurs et autres musicophiles influents deviennent des producteurs de musiques majeurs.

Un nouveau mode de découverte ?

Un Quentin Tarantino qui sélectionne des musiques pour ses films a probablement fait vendre beaucoup plus de musique à certains des artistes sélectionnés que leur propres albums.

Verra t-on le meme phénomène grâce aux playlists ? Je pense que oui et que dans le futur la découverte sera de plus en plus via des partages de playlists que par des partages d’albums.

Au dela de la playlist: le remix

Que ce soit dans le développement logiciel ou la musique. le remix est une autre tendance majeure du web.

Le remix est un hybride plus ou moins poussé entre les morceaux, à tel point que ceci posent un problème juridique l’oeuvre étant à la fois nouvelle mais aussi composée de morceaux de matériels anciens souvent soumis au droit d’auteur.

Comme j’en parlais dans l’article nouvelle tendance: les remix et mashup de vidéos musicales, cette forme de création grandit très vite et va devenir un usage majeur très bientôt.

Pour entrevoir à quoi va ressembler le futur de la musique, il est interessant de voir ce qui existe déja dans des secteur qui ont déja été bouleversés par le web.

Le monde du logiciel comme indice du futur de la musique

Dans le monde du logiciel en ligne il y a déjà un usage de remix courant que l’on appelle « mashup » (littérallement « purée »).

Un mashup consiste a un assemblage de différent logiciels distinct pour créer une nouvelle application. Google maps est un exemple de logiciel qui a été très utilisé pour des mashups. On trouve ainsi des googles maps de délinquance, de maisons a vendre, d’évènements

Encore une fois ces mashup ne sont pas l’apanage de quelques grosses entreprises, mais plus souvent viennent d’individus qui créent quelque chose qui répond à leur propre besoin, mais une fois mis en ligne peut intéresser beaucoup de monde.

Ce nouveaux outils peuvent réutilisé voire même remodifiés une nouvelle fois par les utilisateurs.

Les artistes peuvent ils utiliser cette tendance en la favorisant comme le font déja les developpeurs ?

Favoriser le remix en imitant les developpeurs ?

Dans le monde du logiciel en ligne, les developpeurs qui veulent favoriser la réutilisation et le remix de leurs logiciels mettent à disposition des developpeurs tiers ce que l’on appelle une API, c’est a dire une forme d’accès à l’application sous forme de flux réutilisable par les développeurs tiers.

On pourrait imaginer que les musiciens mettent en ligne leur morceaux sur des services assez ouverts comme Soundcloud grâce auxquels les internautes pourront écouter la musique et l’ajouter à des playlists écoutables par leurs amis via un lecteur comme Tomahawk.

Et que les artistes qui comme Trent Reznor veulent promouvoir le remix par leurs fans peuvent placer leur morceaux sous licence Creative commons et autoriser le téléchargement sur Soundcloud.

Le phénomène DJ

Sur scène aussi, cette tendance grandit. Depuis plusieurs années les DJs, dont la plus grande partie du travail consiste à sélectionner et diffuser les meilleures musiques selon l’humeur et le gout du public, ont de plus en plus de succès.

Si les musiciens jouent de leur instrument en mixant les notes, les DJs jouent du leur en mixant les samples et les morceaux.

Ainsi dans la scène musicale contemporaine naissante de Bombay où je travaillais, les DJs avaient souvent plus de succès que les groupes auprès du public (mais aussi des organisateurs pour des raisons de couts).

On voit de plus en plus d’artistes comme Midival Punditz qui samplent des morceaux de musique traditionnelles pour les remixer avec des beats contemporains. Mieux ceci donne lieu ensuite à des collaborations live où DJs et intrumentistes

En France aussi depuis plusieurs années des artistes comme Rubin Steiner innovent, fusionnant les styles et mixant l’électronique et le live avec brio.

 

Conclusion

Vous l’aurez compris on est loin de l’ancien modèle, « je produit des chansons, un album, je presse un CD et je le vends ».

Dans un monde où chacun peut être producteur ou diffuseur et où les contenus musicaux sont disponible en quantité quasi-illimitée, il faut arrêter de regarder sur le passé et focaliser le présent.

Quelque soit le futur de la musique, la production et la diffusion de playlists par les fans et le remix seront des usages majeurs avec lesquels ils faudra compter.

Les changements qui surviennent sont certainement perturbants mais à mon avis nous sommes à la veille d’une explosion de créativité qui ouvrent un nouveau monde d’opportunités pour les artistes.

 

Quand donner un CD gratuit fait vendre de la musique

Voici une expérience intéressante rapportée par Terry McBride lors d’une conférence:

Une groupe qu’il manage vendait ses CDs à 15$ de la façon habituelle. Ils en parlent une ou deux fois sur scène et vendent en moyenne pour 300$.

Il leur a demandé d’utiliser une approche différente:

Dites au public: « C’est très important pour nous que vous ayez notre CD. Nous avons travaillé si dur dessus et nous en sommes si fier que nous voulons que vous l’ayez quoiqu’il arrive. Payez ce que vous voulez, mais même si vous n’avez pas d’argent, prenez en un ce soir s’il vous plaît. »

Répétez la même chose avant la fin du concert et ajoutez: « S’il vous plaît, personne ne doit partir d’ici sans une copie de notre CD. Nous avons passé une super soirée ensemble et ça nous toucherait beaucoup si vous en preniez un. »

Cela change la demande d’une requête commerciale à une connexion émotionnelle. Leur donner un CD sans payer renforce cela.

Terry McBride dit que le groupe a fait ça pendant un moment et que très vite ils vendaient pour 1200$ par soirée en moyenne, même en comptant les gens qui prenaient un CD gratuitement. Le prix moyen de vente était autour de 10$.

Mais le plus important:

Comme à chaque spectacle, chaque personne partait avec un CD, ils avaient plus de chances de se rappeler qui ils avaient vus, d’en parler à leurs amis, de l’écouter plus tard, et de devenir encore plus fan ensuite.

Puis quand le groupe revenait dans une ville ou ils avaient insisté pour chaque personne prenne un CD, la fréquentation des concerts doublait ! Les personnes qui avaient pris des CDs sont devenus des fans et ont amené des amis aux concerts suivants.

Traduit à partir de l’article de Music Think Tank : Experiment: Everyone must have a CD, even if free.

Réflexion

Ce genre d’expérience ne marcherait pas à mon avis avec tous les groupes et/ou publics, mais l’approche est intéressante, car en passant d’une démarche commerciale (« achetez mes CDs ») à une démarche de connections émotionnelle avec les gens (« je veux partager ma musique avec vous »), on change la complètement la donne.

A 15$ le CD et une vente classique, seuls les fans purs vont acheter.

Ceux qui ont plutôt aimés, mais ne sont pas prêts à mettre autant d’argent sont perdus pour le groupe. Ils n’achètent pas, et sans le CD,  ils n’entendrons probablement plus la musique par la suite, n’en parleront pas autour d’eux autant que ceux qui ont le CD. au final ils risquent d’oublier rapidement le nom du groupe.

En laissant chacun choisir son prix et en permettant même à ceux qui n’ont pas d’argent d’emporter le CD, le groupe élargit son public au delà du cercle des fans purs et durs et gagne des chances de capter les hésitants. En outre le fait de donner au lieu de vendre crée une relation différente entre le groupe et ses fans, plus proche de la relation entre 2 amis que de la relation vendeur-acheteur.

Conclusion

Ce qu’il y a d’intéressant dans cette expérience, ce que l’on retrouve aussi la formule magique pour les nouveaux modèles économiques de la musique:

connecter avec les fans + donner une raison d’acheter = $$$

Connecter avec les fans:

  • outre le lien direct du concert, il y a une relation plus personnelle et moins commerciale par le fait de donner le CD
  • en emportant la musique avec eux, les « hésitants » ceux qui bien aimés sans être forcement prêts à acheter ont plus de chances de connecter avec l’univers musical du groupe et de devenir de « purs fans » plus tard.

Les raisons d’acheter sont multiples:

  • on a vu le groupe et on l’a apprécié
  • on peut choisir le prix que l’on veut donner en fonction de son intérêt pour la musique et de son budget. On a moins peur de prendre le CD et d’être déçu plus tard.
  • on est plus tenté d’acheter car on est dans cette relation plus personnelle et moins commerciale. En fait on est plus proche du don ou de l’échange que de l’acte achat/vente.

Au final au lieu de toucher seul les fans purs et durs, on crée une relation avec tout le public où on permet à chacun de participer à son niveau et d’y trouver son compte.

Ça vous inspire quoi tout ça ?

Vendre sa musique en recompensant les fans qui la diffuse

Plus de musique, plus de vidéos, plus d’artistes, plus de groupes… Avec internet nous sommes entrés dans une économie de l’abondance et la grosse difficulté pour les artistes c’est d’arriver à gagner de la visibilité et à sortir du lot. Plusieurs analystes prédisent que le partage et les recommandations de proches vont remplacer la publicité. Nous sommes plus susceptible d’acheter quelque chose parce qu’un proche nous l’a recommandé que parce nous l’avons vu dans une publicité.

Une nouvelle tendance dans la musique en ligne est donc de récompenser les fans qui diffusent vos œuvres. On avait déjà vu que les widgets permettaient une diffusion virale et donc un nombre de points de diffusion potentiellement illimités. Nous allons maintenant voir des services de widgets qui proposent des jukebox/boutiques en ligne récompensant les diffuseurs de musique.

Récompensez les diffuseurs

Noisetrade est un service qui propose aux artistes un lecteur musical exportable sur n’importe quelle site et à partir du quel les internautes peuvent acheter un album complet en mp3 a télécharger. La particularité de Noisetrade c’est qu’il propose aux gens 2 façons de payer:

  • soit en choisissant le montant qu’ils veulent payer pour l’album
  • soit en recommandant l’album à trois amis ce qui leur donne le droit de téléchargez l’album gratuitement

Nous avons tous tendance à écouter les recommandations de nos amis, Noisetrade joue sur cela pour favoriser l’écoute et la diffusion de la musique. L’idée étant: plus il y a de monde qui écoute la musique, plus il y aura de gens susceptible de l’aimer et plus il y aura de chances que quelques personnes ayant adoré achètent la musique au prix de leur choix et/ou viennent aux concerts.

Dans une approche similaire BnFlower, un pionnier de la diffusion prescriptive, en propose de tels jukebox, les diffuseurs les plus important gagnant alors des points et étant alors récompensés par une mise en valeur et une meilleure exposition au sein de la communauté BnFlower.

Payez les diffuseurs

Autre système: rémunérez les diffuseurs qui contribuent aux ventes. C’est le modèle de Zaploop et ArtistXite qui visent à partager les revenus avec les internautes qui réalisent des ventes. Ils proposent ainsi des widget faisant office à la fois de jukebox et de boutique en ligne. Le tout est exportable très facilement sur n’importe quel site web, blog, page myspace ou facebook, ce qui permet à n’importe qui de diffuser la musique et de contribuer aux ventes.

Les catalyseurs numériques nous résument le système Zaploop:

Les artistes mettent en ligne  leurs musiques comme dans n’importe quel site.
Côté internaute, l’auditeur s’inscrit et réalise les playlists de ses groupes favoris.Elles sont exportables avec un code embed comme une vidéo youtube ou une playlist Deezer à cette différence près. Pour chaque chanson achetée via ce site, l’auditeur créateur de playlist touche 25% du prix du morceau.

Très similaire, ArtistXite propose lui aussi de rémunérer les diffuseurs qui réalisent des ventes, l’idée étant ici aussi d’encourager les internautes à promouvoir les artistes sur leurs sites. L’artiste décide du prix de vente et touche 70% du montant des ventes, les 30% restant étant partagés entre ArtistXite et les diffuseurs qui ont posté le widget sur leur site et contribué à la vente.

Pourquoi c’est vraiment intéressant

  • l’auditeur/diffuseur choisit ce qu’il veut diffuser (vous vous rappelez, la diffusion prescriptive). Contrairement aux pubs classique qui sont généralement imposées par les régies, ici le diffuseur est le seul maître à bord. Dans le cas de Zaploop et ArtistXite, il peut créer sa playlist personnalisée et diffuser plusieurs artistes différents.
  • l’auditeur/diffuseur fait une recommandation ciblée et personnalisée à son entourage, ce n’est pas du marketing de masse. Le diffuseur choisit ce qu’il aime et sa communauté a plus de chances de prêter intérêt à ses recommandations qu’a un message dans un bandeau publicitaire sur un site quelconque.
  • ces widgets sont très facile à exporter et donc à diffuser. Si il y a encore peu de monde ayant un site web ou un blog, en revanche de plus en plus de gens ont des pages personnelles sur des sites de réseaux sociaux comme MySpace ou Facebook. Dans le futur proche, une grand nombre de gens seront donc des diffuseurs potentiels.

Conclusion

Même si les chances de faire fortune sont encore minces pour les artistes et leur diffuseurs, ces modèles encouragent la diffusion ciblée de musique et favorise la découverte de nouveaux artistes en incluant les fans dans la promotion de ces artistes. Dans l’économie de l’abondance où l’attention est une denrée rare, cette diffusion ciblée est une richesse.

Notez de plus que c’est juste le début. A mesure que les internautes seront plus nombreux, plus connectés et plus à l’aise dans l’utilisation d’internet, ces modèles ont de grandes chances de devenir une pratique courante.

Qu’en pensez vous ? Prêts à essayer ??

Quelles stratégies pour mettre sa musique en téléchargement

Je l’ai dit et redit: barricader sa musique ne sert à rien, internet est un réseau et une musique écoutable est toujours copiable d’une manière ou d’une autre. D’autre part, est ce que le “pire-ratage” pour les artistes ce n’est pas d’être ignoré ? Donc plutôt que de lutter contre la copie, mieux vaut l’utiliser.  Nous allons réfléchir ici à quelques stratégies pour mettre sa musique en téléchargement et la diffuser de façon intelligente.

Avant de démarrer : SACEM vs licences libres

Il faut savoir que lorsque vous êtes « déclarés à la Sacem », il faut payer pour pouvoir diffuser votre musique. L’artiste qui veut diffuser sa musique paye, mais celui qui veut diffuser la musique de cet artiste paye aussi.

[EDIT voir commentaires]

L’inscription à la Sacem a un coût important pour un petit artiste qui ne peut espérer que peu de retours de collecte de droits. De plus ceux qui diffusent la musique de cet artiste payent aussi.

Du coup, c’est un frein important pour la diffusabilité de l’œuvre. Peu de gens sont prêts à payer pour diffuser la musique d’un autre. Par contre, des licences comme les Creative Commons permettent une libre diffusion tout en gardant la paternité de l’artiste. Nul besoin de payer, ce qui donne un coup de fouet à la diffusion de l’artiste.

Où mettre sa musique en téléchargement ?

Il faut que vous soyez là où votre public est déjà:

  • plateformes d’écoute en ligne: itunes, jamendo, last.fm, deezer. Ce sont des lieux dédiés à l’écoute de musique. Il y a beaucoup de choix et cela peut être dur d’être repéré, mais c’est quand même important d’être présent pour vous donner une chance d’être écoutés.
  • réseaux sociaux: myspace, facebook, skyblogs, twitter… Ce sont des lieux de passage, de discussion et de détente importants, comme les cafés en ville. Vous pouvez toucher beaucoup de gens ici. Mais comportez vous de manière sociale. Il ne vous viendrait pas à l’idée de rentrer dans un café et de bombarder aveuglément tout le monde avec vos prospectus ou de leur crier dans les oreilles que votre musique est la meilleure. Comme dans la vie réelle, repérez les personnes les plus susceptibles d’être intéressées et/ou de relayer vos infos, puis engagez la discussion.
  • réseaux p2p: BitTorrent, Emule, … ce sont des lieux ou les gens téléchargent de la musique. Cela peut donc être intéressant d’y être et d’y placer certains morceaux. L’écrivain Paolo Coehlo s’est piraté lui même avec un certain succès. N’oubliez pas de mettre des infos sur le groupe et un lien vers le site dans la description du fichiers et aussi dans l’archive contenant la musique, ça permettra aux gens de revenir vers vous plus facilement.
  • site de partage de vidéos: youtube, dailymotion. Un autre endroit populaire et de rencontre que de plus en plus de gens utilisent. En plus le fait d’avoir des images ou vidéos apporte un plus à la musique. Pas besoin d’avoir forcement une vidéo hyper léchée (vous pouvez faire un diaporama ou mettre une vidéo de concert) mais attention par contre à avoir un son correct, sinon vous ferez fuir tout le monde. Essayez surtout d’être originaux (Voir des conseils pour créer une vidéo virale).
  • sites de diffuseurs: BnFlower, blogueurs, … ils sont intéressés par la musique et veulent vous aider à diffuser la votre. BnFlower est une communauté de diffusion prescriptive dont les membre ont pour but de promouvoir des musiciens qu’ils apprécient. Il y a aussi de nombreux blogueurs qui partagent leurs goûts en ligne. Repérez les prescripteurs qui sont susceptibles d’être intéressés par votre son et envoyez leur un message personnalisé (et non un copier/collé) avec un moyen d’écouter votre musique. S’ils aiment ils vous feront beaucoup de promotion !
  • web radios: une piste que je n’ai jamais explorée, mais je pense qu’il doit y avoir un filon ici: démarcher des webradios et leur proposer de découvrir votre musique pour qu’elles la diffuse. Certaines webradios comme Sing Sing (la meilleure webradio du monde et de St-Malo) ont des auditeurs très fidèles et très à l’affût de nouveautés.
  • votre site web / blog: le point central de votre stratégie de diffusion. Votre musique doit être absolument facile à écouter (et éventuellement à télécharger). Ça semble évident, mais de nombreux sites de musiciens ne proposent pas ou peu de musique à écouter. Pour avoir souvent galeré à chercher à écouter des morceaux sur des sites d’artistes, il m’arrive maintenant de chercher directement le myspace d’un artiste pour être sur de pouvoir écouter sa musique sans tourner en rond. Choisissez une solution qui fonctionne sur la plupart des navigateurs et ne nécessite pas de plugins spéciaux pour écouter.
  • dans la salle de concert: proposez aux gens de repartir d’un avec un ou plusieurs de vos morceaux de l’album ou bien de l’enregistrement du live sur leur clé USB. Ils viennent d’entendre la musique, ils ont aimé, si vous leur donner du matériel, il y a de grandes chances qu’ils continuent à la faire tourner sur leur platines chez eux, la fassent découvrir à leur entourage et continuent à danser 🙂 .

Quelles stratégies pour la diffusion

Je trouve dommage de surprotéger sa musique, autant je trouve aussi dommage de mettre sa musique en téléchargement sans réfléchir avant à une façon de le faire. Il y a pour moi deux idées clés à garder en tête dans une stratégie de diffusion:

La première idée, c’est de tout faire pour faciliter l’appropriation et la diffusion de votre musique par vos fans. Les gens qui vous aiment peuvent et veulent vous aider de multiples façons. Aidez les à vous aider.

La deuxième idée, c’est d’être en contact avec vos fans, parler, écouter, discuter, échanger. Comme vous, ce sont des êtres humains qui aime discuter avec ceux qu’ils apprécient et avoir des nouvelles de temps en temps. Arrêtez le monologue, soyez à l’écoute et engagez une vraie discussion. Vous serez étonné de toutes les choses intéressantes que vous découvrirez.

Quelles stratégies pour mettre de la musique en téléchargement

  • simple téléchargement libre: le plus simple, les gens écoutent en ligne ou téléchargent. Le format doit être mp3 (universel) mais vous pouvez aussi proposer une qualité supérieure (formats wave ou ogg). Les gens prennent, peuvent copier sur leurs baladeurs mp3, téléphones et échanger avec leurs amis.
  • téléchargement après inscription: vous demandez aux gens qui téléchargent leur contact et quelques informations avant de les laisser télécharger. C’est ce que fait Nine Inch Nails. Cela permet de se constituer un carnet d’adresses important et d’annoncer ses nouveautés (nouveaux morceaux, nouveaux concerts, …) à un public ciblé.
  • mettez des morceaux complets, pas des extraits: Un extrait est frustrant. Si on aime, on veut l’écouter jusqu’au bout et le partager. Une chanson complète aura des chances d’être copiée et donnée à des amis. En revanche il y a peu de chances qu’un extrait soit diffusé, car ça vaut rarement le coup.Même si vous ne voulez pas mettre beaucoup de musique en téléchargement, mettez au moins une chanson complète.
  • sortir des news à intervalles réguliers: rien de tel pour garder le contact, les fans savent à quoi s’attendre et reviennent vous voir, ne vous oublient pas. Rien de pire que de faire une grosse com’ puis de tous laisser tomber au bout de 3 mois sans donner de nouvelles. On revient une ou 2 fois sur le site, puis quand on voit que rien ne bouge, on se dit que le groupe est mort et on passe à autre chose.
  • sortir des épisodes musicaux à intervalle réguliers: regarder la stratégie originale de Uniform motion pictures, c’est simple, c’est bon esprit et c’est bien fait. Ça donne envie de faire découvrir à d’autres. L’idée ici c’est de « casser » le format CD, 10-12 titres, sur un album qui ne sort que tous les ans au mieux, sortir de la musique sur la durée, avec un format original (vidéo + graphisme) suscite la curiosité des fans et aide à conserver l’intérêt dans la durée.
  • originalité, remix, détournements, humour, … le public aime les surprises, les idées originales, regardez les points qui vous caractérise et utilisez les pour vous différencier des autres. Chacun est unique. Jouer avec vos forces, mais aussi vos faiblesses…
  • observez et écoutez: regardez les statistiques de musiques écoutées et téléchargées, les vues de vidéos. Écoutez ce que les gens disent ou demandez leur directement.

J’ai mis beaucoup de possibilités dans cet article. Certaines fonctionneront mieux pour certains artistes que pour d’autres. A vous de faire vos choix et vos essais. Combinez certaines de ces stratégies selon vos besoins et vos capacités pour maximiser vos chances de toucher vote public. L’idée générale étant de tisser un filet sur internet en étant partout où les auditeurs passent ou s’arrêtent pour permettre à « ceux qui ne savent pas encore qu’ils adorent votre musique » de la découvrir. 😉

Vous avez déja essayé certaines choses dans ce sens ? Vous pensez à d’autres idées ?

Perkins 14: le premier film écrit par Internet

Electron Libre nous signale le premier film « user-generated »

Une première : un film a été réalisé aux Etats-Unis entièrement avec la participation des fans. Sur Massify, un site de networking pour l’industrie du cinéma, les internautes ont voté depuis un an les différentes étapes de la production et de la réalisation du film, jusqu’à l’affiche et le choix des acteurs. Le résultat, Perkins 14, un film d’horreur sur des enfants kidnappés qui terrorisent une petite ville, sera diffusé au HorrorFest du 9 au 15 janvier.

Selon Massify, cultiver un public avant la sortie d’un film permet de s’assurer une meilleure réception ainsi que d’augmenter les revenus liés à la publicité. Une idée qui permet aussi d’impliquer les fans dans un processus créatif de façon interactive et démocratique. Reste à voir si la qualité sera à la hauteur des attentes.

Cette implication des fans dans le processus créatifs mais aussi promotionnel et commercial, n’est pas sans rappeler certaines initiatives de co-création dans la musique ou l’édition.

Ceci me renforce dans mon idée que l’avenir de la culture est dans l’interactivité entre les créateurs et les fans.

Musique 2.0: Musiciens indépendants – Les 7 « prérequis »

Je republie ici un article d’Ignazio Lo Faro le fondateur de BnFlower, qui discute ici les qualité que le musicien 2.0 doit posséder pour se faire connaître aujourd’hui (Via Numérama)

Divers –
Par Ignazio Lo Faro : Sept conseils pour mieux évoluer dans la musique indépendante sur Internet.
La musique indépendante et Libre devient une réalité sur le Web. Depuis plusieurs années, emmené récemment par les Creatives Commons, un large mouvement redéfinit les contours de ce que sera la place des musiciens indépendants dans le monde de la musique en ligne.Du coup, il serait bon d’essayer (je dis bien essayer) de tirer quelques « prérequis » pour mieux évoluer dans la musique en ligne. Ces « prérequis » permettront au musicien indépendant de mieux appréhender et argumenter sa propre réflexion. Certains de ces « prérequis » sont évidents. D’autres moins.

L’ensemble de cette réflexion est directement issue de l’observation et de l’analyse de ce que je peux vivre au sein de la communauté Bnflower.
Il s’agit donc d’une observation du réel. Des besoins et frustrations que peut rencontrer aujourd’hui un musicien indépendant qui se penche sur Internet et les réseaux mobiles pour faire découvrir sa musique. L’ensemble n’est pas exhaustif et devra être amélioré. Il ne s’agit ici que d’un premier jet qui nécessairement est déjà incomplet.

Je ne fais que tracer brièvement ces 7 principes premiers pour que l’ensemble tienne sur un seul article. Je reviendrai sur chacun de ces principes individuellement dans les semaines qui viennent.

1. Penser « diffusion prescriptive » plutôt que « distribution »

Il y a une différence essentielle entre la distribution de ses œuvres et leur diffusion. La distribution peut se définir par ce que l’on pourrait appeler le modèle HEC (Hosting, Editorial, Content). C’est ce que font des sites comme Vitaminic et de nombreux autres. Ce modèle permet au musicien indépendant de placer sa musique sur une plateforme Internet où des centaines d’autres musiciens se présentent eux aussi. Ce modèle souffre donc d’un effet dit de « goulot d’étranglement ». L’artiste n’est plus visible, car noyé dans la masse.

La « diffusion prescriptive » peut être résumée ainsi : « J’aime ta musique alors je la défends et je la diffuse ». On parle de diffusion, car le principe n’est pas d’entreposer sur une plateforme unique ses oeuvres, mais plutôt de les placer sur des structures qui favoriseront sa diffusion. Les blogs et les radioblogs, les podcasts, le P2P, les radios web, etc., sont d’excellentes technologies qui permettent de pratiquer la diffusion. Cette diffusion est dite prescriptive, car il y a prescription d’un artiste par un fan.
Un fan aime la musique d’un artiste alors il la place en première page de son site/blog, bien en vue.
De plus, il permet l’écoute de cette musique (par Radioblog) mais aussi sa diffusion (par Podcast par ex).
Il ne s’agit pas simplement d’une promotion d’un artiste, mais d’une prescription. La différence tient à ceci. En faisant de la diffusion prescriptive, le gérant d’un site exprime ses goûts. Du coup, ceux qui visitent son site et qui ne sont pas là par hasard, ont de grandes chances d’avoir les mêmes affinités que lui. Il s’agit, un peu, de ce que nous faisons tous lorsque nous recommandons un artiste à un ami qui partage les mêmes goûts et centres d’intérêts que nous.

2. Approfondir la proximité avec les amateurs de musiques (les fans)

La proximité est l’enjeu essentiel que les musiciens vont devoir approfondir dans les années qui viennent. La proximité se construit peu à peu entre un artiste et ceux qui découvrent son talent. Cette proximité est largement facilitée aujourd’hui par Internet et l’ensemble des réseaux fixes et mobiles.
Pour un artiste indépendant, ce qui compte c’est de développer son potentiel à réunir autour de lui des personnes qui vont aimer sa musique. Internet permet cela presque naturellement ; il faut offrir à l’internaute ce que Alban Martin appelle une expérience Il s’agit en fait de construire un espace virtuel (cet espace devra être simple et pratique) où le fan et l’artiste vont tour à tour apprendre à se connaître. De cette connaissance et de cette proximité émergera forcément des liens qui permettront à l’artiste d’être réellement à l’écoute de son public. De plus cette proximité et cette compréhension mutuelle permettront aux fans de rentrer plus dans le détail dans leur compréhension de l’univers de l’artiste.
Le tout formera une dynamique qui forcément produira (avec du temps et du travail) l’adhésion d’autres fans ; et ainsi de suite…

3. Utiliser les licences libres plutôt que la Sacem.

Lorsqu’un artiste doit diffuser sa musique, il doit à tout prix faciliter cette diffusion. Sur le BnFlower nous avons vu le cas d’artistes dont la diffusion était altérée, car ces artistes étaient affiliés à la Sacem. Et pour cause. Lorsque vous êtes « déclarés à la Sacem », il faut payer pour pouvoir diffuser sa musique. L’artiste qui veut diffuser sa musique paye, mais celui qui veut diffuser la musique de cet artiste paye aussi. Du coup, c’est un frein important pour la diffusabilité de l’œuvre. Peu de gens sont prêts à payer pour diffuser la musique d’un autre.
Par contre, des licences comme les Creative Commons permettent une libre diffusion. Nul besoin de payer, ce qui donne un coup de fouet à la diffusion de l’artiste. Donc pour bien diffuser sa musique le musicien indépendant doit favoriser juridiquement cette diffusion. C’est ce qu’il fait s’il opte pour des licences libres, Creative Commons, Art Libre…

4. Miser sur l’international.

Il faut avoir une démarche internationale. C’est un prérequis évident.
La France, c’est 24 millions d’internautes. Le monde, 1 milliard. Les musiciens indépendants peuvent déjà commencer une traduction anglophone de leurs sites. Et pourquoi pas une version chinoise (103 millions d’internautes) le plus vite possible.

5. Se rapprocher des communautés.

Seul, un musicien indépendant ne peut diffuser efficacement sa musique. Le relais par une communauté est donc fondamental. Le mieux est de créer sa propre communauté, mais cela n’est pas chose simple. D’autant plus qu’il commence à exister de nombreuses communautés. Autant en profiter. Là aussi la proximité fan/artistes sera essentielle.

6. Favoriser les concerts et le régionalisme

La représentation publique est pour l’artiste un point essentiel. C’est un prérequis évident.
Il faut à tout prix augmenter les concerts. Mais chacun sait que ce n’est pas facile. Internet permet une meilleure visibilité pour l’annonce de ses concerts. Les communautés ont là aussi un rôle primordial à jouer. Et on trouve de plus en plus de communautés régionales . Il faut donc investir, en temps et en énergie, pour augmenter sa visibilité dans ce type de communauté.

7. Avoir du Talent.

Si vous avez du talent c’est le public qui vous le dira, personne d’autre. C’est un prérequis évident là aussi. Avoir du talent pourrait s’exprimer (pour faire simple) par « le potentiel fédérateur d’un musicien indépendant ».
Ce potentiel fédérateur représente la capacité d’un artiste à réunir autour de lui un public qui apprécie sa musique et qui est prêt à se mobiliser pour la faire découvrir à d’autres .

Très difficile à cerner, ce prérequis est la base fondamentale. Sans talent, aucunes technologie, aucunes communauté, aucune réflexion ne pourront vous aider. Le talent est à la base de tout. C’est la condition sine qua non de tout ce qui précède.

De nombreux artistes indépendants ont du talent.

Ignazio Lo faro
Fondateur de Weedfrance et de la communauté BnFlower.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Découvrez l’univers vidéo de Toc-Arts grace à Galaxy

Retrouvez la sélection vidéo de Toc-Arts grâce à Galaxy, un nouvel agrégateur/lecteur vidéo

Je cherchais depuis longtemps à créer ma « chaine TV » pour diffuser sur Toc-Arts, une sélection éclectique d’artistes, musiciens, dessinateurs, réalisateurs pour ma communauté. Plutôt fan de logiciels libres, j’avais testé pendant un temps Broadcast Machine, un logiciel qui permettrai de mettre en ligne des vidéos, ou de mettre des liens vers les plateformes d’hébergement. Ça fonctionnai à peu près, mais l’utilisation était un peu laborieuse et obligeait les internautes à quitter Toc-Arts pour visualiser la sélection. De plus le développement du logiciel a été arrêté ce qui a coupé court à toute amélioration possible.

Galaxy un nouvel agrégateur/lecteur vidéo

J’ai donc récemment changé de système et décider d’utiliser Galaxy, un méta-lecteur qui agrège des vidéos de différentes plateformes (Dailymotion et Youtube pour l’instant) dans une interface 3D très agréable. Dans le futur proche on imagine que Galaxy pourra agréger aussi n’importe d’autres documents multimédia en ligne (photos, audio, …) et plus encore…

Bien que Galaxy innove sur de nombreux points (interface personnalisable avec habillage 3D, un système qui permet le suivi des internautes, …) qui intéresseront particulièrement les technophiles, je me contenterai ici de parler de ce qui est les plus intéressant pour les artistes, labels, assos.

Et je vais vous reparler de widgets

En effet Galaxy permet d’exporter vos liste de lecture Dailymotion vers un widget Galaxy personnalisable, ce qui vous permet d’afficher votre sélection sur votre site web, blog, … en 2 coup de clics. Voici le résultat:



tKaap Galaxy : Favoris de « tocarts« 

J’ai donc utilisé le même principe pour créer une page contenant ma sélection de vidéos.

A noter que le widget Galaxy fonctionne maintenant sur Myspace. Voici la procédure pour installer ce Galaxy dans votre page MySpace. Vous pouvez donc utilisez Galaxy pour partager les vidéos de vos musiques, œuvres, sur vos pages et celles de vos fans.

Pour finir, notez que Galaxy est juste la première pierre d’un projet plus ambitieux pour le web communautaire: Tkaap et que les créateurs du projet ont choisi une approche particulièrement intéressante, puisqu’ils discutent sur leur blog chaque phase du développement de l’appli et recueille l’avis de leur communauté pour améliorer leur service. J’ai hâte de voir la suite.

La Galaxy Vidéo de Toc-Arts

Dans cette nouvelle interface toute belle, je présenterai donc une sélection vidéos éclectiques d’artistes que j’ai apprécié pour leur originalité, mais aussi parfois des « hors sujets » parfois un peu sport (c’est aussi de l’art) ou bien techno. Vous pouvez vous abonnez au fil RSS de Toc-Arts vidéos pour recevoir les mises à jours, en copiant ce lien dans votre lecteur de fil RSS préféré: http://feeds.feedburner.com/toc-arts-tv
Si vous ne savez pas ce que c’est que le RSS, jetez un œil à la page abonnements.

Créer une vidéo virale pour se faire connaitre

Le marketing viral est une forme de publicité à la diffusion de laquelle le consommateur contribue. La publicité est transmise de personne à personne de façon « contagieuse », je la passe à mes amis qui la passe à leur amis, etc… Grâce à internet et aux réseaux sociaux, ce système de promotion est de plus en plus puissant.

Ainsi, j’avais déjà parlé d’artistes du web qui se sont fait connaître grâce à une simple vidéo mise en ligne qui s’est ensuite diffusée pour être finalement vues des millions de fois. Kamini, la Chanson du Dimanche, Bandy Toaster, la groovy girl ou encore le collectif Improv’Everywhere sont des exemples de la puissance de cette technique.

Comment lancer une campagne de marketing viral et générer du « buzz » ?

JF Ruiz nous propose une série de conseils:

  1. Créer l’émotion !
  2. Faire quelque chose d’inattendue, d’original !
  3. Racontez une histoire !
  4. Laissez des séquelles !
  5. Autoriser le partage, le téléchargement et l’intégration
  6. Connectez-vous avec les diffuseurs et leurs commentaires
  7. Ne jamais restreindre l’accès

Lisez l’article en entier pour des précisions: 7 astuces pour réussir sa campagne de marketing viral

C’est la créativité qui fait la différence, pas le budget dépensé

Voici quelques autres conseils en vrac (pompés en partie d’un article de Conseil Marketing sur le buzz marketing):

  • il faut que la vidéo étonne l’internaute, le fasse rire, l’interpelle… pour qu’il ait envie de la transférer à ses amis.
  • jouez la parodie et l’humour plutôt que sur le talents de vos “comédiens”,
  • Utilisez un thème la mode (c’est un des secrets de toute action marketing, être là au bon moment au bon endroit). Parfois parodier une autre vidéo virale à la mode est une bonne astuce.
  • Ne vous prenez pas pour Steven Spielberg ou une star de la pub : dans une vidéo virale la star c’est pas le produit… La “STAR” c’est celui qui regarde la vidéo, et qui devra avoir envie de l’envoyer à ses amis…
  • N’essayez pas de faire “Pro” si vous n’en n’avez pas les moyens, vous vous décrédibiliserez.
  • faites court, 1 à 2 minutes maxi… si nécessaire faites une série de vidéos à publier en meme temps ou a de courts intervalles pour obtenir un maximum de visibilité.
  • multipliez par 10 à 20 fois la durée estimée du clip pour l’estimation du temps de tournage (ex: pour une vidéo de deux minutes, prévoyez entre 20 et 40 minutes de tournage).
  • attention au buzz négatif, rien n’est acquis. Ce n’est pas parce que vous trouvez cela drôle, que les autres internautes seront intéressés… La vidéo peut se diffuser, mais pas forcément avec des commentaires élogieux.
  • publiez votre vidéo sur tous les sites majeurs de vidéos mais aussi les plus modestes (vous devez obtenir un maximum de visibilité… sachant que les petits sites sont bien moins concurrentiels).
  • Il faut communiquer sur votre vidéo (digg like, réseaux sociaux, blogs, email, …)
  • soigner le référencement (miniature, mots clés, bonne description, lien vers votre site dans la description ET dans la vidéo.
  • Toucher les influenceurs, early adopteurs, les hubs ou ils se rencontrent… mais pas seulement.
  • Attendre et choisir le bon timing pour obtenir la viralité.
  • avoir du talent ! soyez inventif, créatif, différent…

Être au bon endroit, au bon moment, avec le bon matériel

Le démarrage d’une campagne de marketing viral, c’est comme un départ de feu de forêt : c’est la combinaison de nombreux paramètres aléatoires (pluviométrie, type de bois et de sous-bois, temps de réaction des équipes de pompiers…) qui déterminent l’ampleur de la catastrophe. Comprenez par là que si les conditions sont réunies, une simple allumette suffit à provoquer un incendie gigantesque. Et inversement : s’il vient de pleuvoir, même une bombe incendiaire au phosphore ne pourra pas provoquer grand chose.

Créer votre vidéo virale

Pour réfléchir à votre vidéo je vous conseille de jeter un œil à ces liens:

En espérant que ça vous inspire

Distributeur Automatique de Culture pour des oeuvres libres

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Remplacer les friandises et autres sodas des Distributeurs Automatiques traditionnels placés dans les lieux publics par de nouveaux types de distributeurs qui favorisent la diffusion de contenus libres avec des licences libres… pour toucher directement le grand public.

Article rédigé par Jean-Luc Raymond le 23 juillet 2008 et publié sous licence creative commons.

L’éditeur de livres libres InLibroVeritas via Mathieu Pasquini lance en France un concept innovant : les Distributeurs Automatiques de Culture (DAC). L’objectif : remplacer les friandises et autres sodas des Distributeurs Automatiques traditionnels placés dans les lieux publics par de nouveaux types de distributeurs qui favorisent la diffusion de contenus libres avec des licences libres… pour toucher directement le grand public.

On peut imaginer mettre dans ce DAC non seulement de la musique, des DVD mais aussi des livres, des logiciels libres… Des oeuvres culturelles partagées et partageables qui retrouvent tout leur sens avec un mode de distribution plutôt inédit pour ce genre de créations :

“Détourner un concept, renverser les habitudes, bouger l’établi, comme toujours l’Art Libre trouve sa propre voie, et offre un nouveau mode de distribution/diffusion dans son écosystème.”

Un Distributeur Automatique de Culture peut aussi informer (brochures et guides municipaux, productions d’associations…),  mettre en place des oeuvres créées par des artistes locaux, des écoles et aussi pour donner ; oui, donner!

InLibroVeritas a présenté un prototype du Distributeur Automatique de Culture lors du Festival Libre Accès qui s’est déroulé à la Mairie du 2e Arrondissement de Paris, le 20 juin dernier. Pour personnaliser ce distributeur et en assurer sa diffusion, l’éditeur s’est associé à RSA Distribution. En standard, l’offre de Distributeur Automatique de Culture intègrera dans son catalogue des oeuvres musicales de Dogmazic, des films de Ralamax et des ouvrages de InLibroVeritas.

Il se murmure que le premier Distributeur Automatique de Culture sera mis en place à la rentrée à l’EPN du Point Cyb du Centre Information Jeunesse du Val d’Oise (France) sis à Cergy-Pontoise (1 place des Arts).

Pour plus de renseignements sur cette initiative :

Un site à visiter : ILV Distribution et un E-mail : contact@ilv-distribution.com

Merci à Olivier Lacombe du Centre Information Jeunesse du Val d’Oise pour cette information délivrée lors du Forum des Usages Coopératifs de Brest.

Article rédigé par Jean-Luc Raymond le 23 juillet 2008 et publié sous licence creative commons.

Aide Artistes: Un groupe sur MySpace pour la promo des musiciens

Aide Artiste est un groupe de discussion sur MySpace qui aide les musiciens à trouver des pistes pour se faire connaître et veut favoriser les échanges entre artistes et diffuseurs.

Voici la description de ce groupe par Herbert, le modérateur:

Musiciens, artistes… : de l’Amateur au PRO

  • * Laissez une petite « fiche technique » qui soit réaliste mais avantageuse
  • * Annoncez les événements que vous voulez mettre en place pour faire le BUZZ
  • * Attachés de Presse, directeur de radios ou télés locales (ou Web) : vous êtes les Bienvenus !
  • * J’indique déjà 4 radios prêtes à écouter vos titres et à les passer…
  • * Tous ceux qui peuvent aider savent ce qu’il leur reste à faire…

Des animateurs et responsables de radios / médias sont prêts à vous intégrer dans leurs émissions / leur programmation ! J’ai en effet contacté plus de 98 radios, et un certain nombre se sont montrées intéressées !

Choisissez le PLUS BEAU de tous vos titres, votre morceau le plus travaillé / avantageux / abouti, et LANCEZ-VOUS !

Pour cela, faites un bref descriptif de ce que vous avez à proposer : le style de musique, le titre, le lien vers votre blog, la qualité de votre échantillon (il est bon d’avoir un son qualité CD, pour que le fichier MP3 puisse passer sur les ondes SANS PROBLÈME).

  • * Soit ils vont venir écouter VOTRE tube, et si cela leur plaît, VOUS AVEZ TOUTES VOS CHANCES !
  • * Soit j’indique leur manière de les contacter pour passer dans leur programmation.

C’est un bel outil, je pense, alors dans votre propre intérêt, UTILISEZ-LE… !

Les âmes bienveillantes qui, sans être directement concernées, « ONT LE BRAS LONG », sont bien entendu invitées à « retrousser leurs manches »…

Vous pourrez trouver un forum et poster des articles pour faire votre promo et discuter avec les autres membres des astuces pour se faire connaître. On trouve déjà quelques articles intéressants et des contacts de personnes qui travaillent dans des radios et cherche de nouveaux talents à diffuser. A suivre…

  • * http://groups.myspace.com/AIDEARTISTES
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