Lien: Principes de base du marketing pour artistes : Accroitre ses fans

Voici les conseils très concrets d’une jeune agence de relations publiques américaine, Cyber PR, pour les artistes qui souhaitent faire leur promotion sur Internet. Ces conseils sont assez orientés sur l’utilisation de votre page web et de votre newsletter et destinés à augmenter votre public à partir de l’existant.

Principes de base du marketing pour artistes : Accroitre ses fans

Même si je ne suis pas forcement d’accord avec tout, cette série d’astuces est une bonne source d’inspiration pour batir une stratégie de communication sur internet.

Quelles stratégies pour mettre sa musique en téléchargement

Je l’ai dit et redit: barricader sa musique ne sert à rien, internet est un réseau et une musique écoutable est toujours copiable d’une manière ou d’une autre. D’autre part, est ce que le “pire-ratage” pour les artistes ce n’est pas d’être ignoré ? Donc plutôt que de lutter contre la copie, mieux vaut l’utiliser.  Nous allons réfléchir ici à quelques stratégies pour mettre sa musique en téléchargement et la diffuser de façon intelligente.

Avant de démarrer : SACEM vs licences libres

Il faut savoir que lorsque vous êtes « déclarés à la Sacem », il faut payer pour pouvoir diffuser votre musique. L’artiste qui veut diffuser sa musique paye, mais celui qui veut diffuser la musique de cet artiste paye aussi.

[EDIT voir commentaires]

L’inscription à la Sacem a un coût important pour un petit artiste qui ne peut espérer que peu de retours de collecte de droits. De plus ceux qui diffusent la musique de cet artiste payent aussi.

Du coup, c’est un frein important pour la diffusabilité de l’œuvre. Peu de gens sont prêts à payer pour diffuser la musique d’un autre. Par contre, des licences comme les Creative Commons permettent une libre diffusion tout en gardant la paternité de l’artiste. Nul besoin de payer, ce qui donne un coup de fouet à la diffusion de l’artiste.

Où mettre sa musique en téléchargement ?

Il faut que vous soyez là où votre public est déjà:

  • plateformes d’écoute en ligne: itunes, jamendo, last.fm, deezer. Ce sont des lieux dédiés à l’écoute de musique. Il y a beaucoup de choix et cela peut être dur d’être repéré, mais c’est quand même important d’être présent pour vous donner une chance d’être écoutés.
  • réseaux sociaux: myspace, facebook, skyblogs, twitter… Ce sont des lieux de passage, de discussion et de détente importants, comme les cafés en ville. Vous pouvez toucher beaucoup de gens ici. Mais comportez vous de manière sociale. Il ne vous viendrait pas à l’idée de rentrer dans un café et de bombarder aveuglément tout le monde avec vos prospectus ou de leur crier dans les oreilles que votre musique est la meilleure. Comme dans la vie réelle, repérez les personnes les plus susceptibles d’être intéressées et/ou de relayer vos infos, puis engagez la discussion.
  • réseaux p2p: BitTorrent, Emule, … ce sont des lieux ou les gens téléchargent de la musique. Cela peut donc être intéressant d’y être et d’y placer certains morceaux. L’écrivain Paolo Coehlo s’est piraté lui même avec un certain succès. N’oubliez pas de mettre des infos sur le groupe et un lien vers le site dans la description du fichiers et aussi dans l’archive contenant la musique, ça permettra aux gens de revenir vers vous plus facilement.
  • site de partage de vidéos: youtube, dailymotion. Un autre endroit populaire et de rencontre que de plus en plus de gens utilisent. En plus le fait d’avoir des images ou vidéos apporte un plus à la musique. Pas besoin d’avoir forcement une vidéo hyper léchée (vous pouvez faire un diaporama ou mettre une vidéo de concert) mais attention par contre à avoir un son correct, sinon vous ferez fuir tout le monde. Essayez surtout d’être originaux (Voir des conseils pour créer une vidéo virale).
  • sites de diffuseurs: BnFlower, blogueurs, … ils sont intéressés par la musique et veulent vous aider à diffuser la votre. BnFlower est une communauté de diffusion prescriptive dont les membre ont pour but de promouvoir des musiciens qu’ils apprécient. Il y a aussi de nombreux blogueurs qui partagent leurs goûts en ligne. Repérez les prescripteurs qui sont susceptibles d’être intéressés par votre son et envoyez leur un message personnalisé (et non un copier/collé) avec un moyen d’écouter votre musique. S’ils aiment ils vous feront beaucoup de promotion !
  • web radios: une piste que je n’ai jamais explorée, mais je pense qu’il doit y avoir un filon ici: démarcher des webradios et leur proposer de découvrir votre musique pour qu’elles la diffuse. Certaines webradios comme Sing Sing (la meilleure webradio du monde et de St-Malo) ont des auditeurs très fidèles et très à l’affût de nouveautés.
  • votre site web / blog: le point central de votre stratégie de diffusion. Votre musique doit être absolument facile à écouter (et éventuellement à télécharger). Ça semble évident, mais de nombreux sites de musiciens ne proposent pas ou peu de musique à écouter. Pour avoir souvent galeré à chercher à écouter des morceaux sur des sites d’artistes, il m’arrive maintenant de chercher directement le myspace d’un artiste pour être sur de pouvoir écouter sa musique sans tourner en rond. Choisissez une solution qui fonctionne sur la plupart des navigateurs et ne nécessite pas de plugins spéciaux pour écouter.
  • dans la salle de concert: proposez aux gens de repartir d’un avec un ou plusieurs de vos morceaux de l’album ou bien de l’enregistrement du live sur leur clé USB. Ils viennent d’entendre la musique, ils ont aimé, si vous leur donner du matériel, il y a de grandes chances qu’ils continuent à la faire tourner sur leur platines chez eux, la fassent découvrir à leur entourage et continuent à danser 🙂 .

Quelles stratégies pour la diffusion

Je trouve dommage de surprotéger sa musique, autant je trouve aussi dommage de mettre sa musique en téléchargement sans réfléchir avant à une façon de le faire. Il y a pour moi deux idées clés à garder en tête dans une stratégie de diffusion:

La première idée, c’est de tout faire pour faciliter l’appropriation et la diffusion de votre musique par vos fans. Les gens qui vous aiment peuvent et veulent vous aider de multiples façons. Aidez les à vous aider.

La deuxième idée, c’est d’être en contact avec vos fans, parler, écouter, discuter, échanger. Comme vous, ce sont des êtres humains qui aime discuter avec ceux qu’ils apprécient et avoir des nouvelles de temps en temps. Arrêtez le monologue, soyez à l’écoute et engagez une vraie discussion. Vous serez étonné de toutes les choses intéressantes que vous découvrirez.

Quelles stratégies pour mettre de la musique en téléchargement

  • simple téléchargement libre: le plus simple, les gens écoutent en ligne ou téléchargent. Le format doit être mp3 (universel) mais vous pouvez aussi proposer une qualité supérieure (formats wave ou ogg). Les gens prennent, peuvent copier sur leurs baladeurs mp3, téléphones et échanger avec leurs amis.
  • téléchargement après inscription: vous demandez aux gens qui téléchargent leur contact et quelques informations avant de les laisser télécharger. C’est ce que fait Nine Inch Nails. Cela permet de se constituer un carnet d’adresses important et d’annoncer ses nouveautés (nouveaux morceaux, nouveaux concerts, …) à un public ciblé.
  • mettez des morceaux complets, pas des extraits: Un extrait est frustrant. Si on aime, on veut l’écouter jusqu’au bout et le partager. Une chanson complète aura des chances d’être copiée et donnée à des amis. En revanche il y a peu de chances qu’un extrait soit diffusé, car ça vaut rarement le coup.Même si vous ne voulez pas mettre beaucoup de musique en téléchargement, mettez au moins une chanson complète.
  • sortir des news à intervalles réguliers: rien de tel pour garder le contact, les fans savent à quoi s’attendre et reviennent vous voir, ne vous oublient pas. Rien de pire que de faire une grosse com’ puis de tous laisser tomber au bout de 3 mois sans donner de nouvelles. On revient une ou 2 fois sur le site, puis quand on voit que rien ne bouge, on se dit que le groupe est mort et on passe à autre chose.
  • sortir des épisodes musicaux à intervalle réguliers: regarder la stratégie originale de Uniform motion pictures, c’est simple, c’est bon esprit et c’est bien fait. Ça donne envie de faire découvrir à d’autres. L’idée ici c’est de « casser » le format CD, 10-12 titres, sur un album qui ne sort que tous les ans au mieux, sortir de la musique sur la durée, avec un format original (vidéo + graphisme) suscite la curiosité des fans et aide à conserver l’intérêt dans la durée.
  • originalité, remix, détournements, humour, … le public aime les surprises, les idées originales, regardez les points qui vous caractérise et utilisez les pour vous différencier des autres. Chacun est unique. Jouer avec vos forces, mais aussi vos faiblesses…
  • observez et écoutez: regardez les statistiques de musiques écoutées et téléchargées, les vues de vidéos. Écoutez ce que les gens disent ou demandez leur directement.

J’ai mis beaucoup de possibilités dans cet article. Certaines fonctionneront mieux pour certains artistes que pour d’autres. A vous de faire vos choix et vos essais. Combinez certaines de ces stratégies selon vos besoins et vos capacités pour maximiser vos chances de toucher vote public. L’idée générale étant de tisser un filet sur internet en étant partout où les auditeurs passent ou s’arrêtent pour permettre à « ceux qui ne savent pas encore qu’ils adorent votre musique » de la découvrir. 😉

Vous avez déja essayé certaines choses dans ce sens ? Vous pensez à d’autres idées ?

ViralTickets, la vente virale de billets d’évènements

« Comment faire venir les gens aux événements? le marketing viral est une façon; mais Amiando le site allemand va plus loin encore en lançant ViralTickets, un système viral de vente de billets d’événements. Si un utilisateur achète un ViralTicket pour un événement via Amiando, il reçoit un code personnel à faire passer à ses amis. L’ami en question qui utilise ce code recevra une réduction et la personne avec le code d’origine aura droit à un bonus…. »

-> ViralTickets, la vente virale de billets d’évènements

Musique 2.0: Musiciens indépendants – Les 7 « prérequis »

Je republie ici un article d’Ignazio Lo Faro le fondateur de BnFlower, qui discute ici les qualité que le musicien 2.0 doit posséder pour se faire connaître aujourd’hui (Via Numérama)

Divers –
Par Ignazio Lo Faro : Sept conseils pour mieux évoluer dans la musique indépendante sur Internet.
La musique indépendante et Libre devient une réalité sur le Web. Depuis plusieurs années, emmené récemment par les Creatives Commons, un large mouvement redéfinit les contours de ce que sera la place des musiciens indépendants dans le monde de la musique en ligne.Du coup, il serait bon d’essayer (je dis bien essayer) de tirer quelques « prérequis » pour mieux évoluer dans la musique en ligne. Ces « prérequis » permettront au musicien indépendant de mieux appréhender et argumenter sa propre réflexion. Certains de ces « prérequis » sont évidents. D’autres moins.

L’ensemble de cette réflexion est directement issue de l’observation et de l’analyse de ce que je peux vivre au sein de la communauté Bnflower.
Il s’agit donc d’une observation du réel. Des besoins et frustrations que peut rencontrer aujourd’hui un musicien indépendant qui se penche sur Internet et les réseaux mobiles pour faire découvrir sa musique. L’ensemble n’est pas exhaustif et devra être amélioré. Il ne s’agit ici que d’un premier jet qui nécessairement est déjà incomplet.

Je ne fais que tracer brièvement ces 7 principes premiers pour que l’ensemble tienne sur un seul article. Je reviendrai sur chacun de ces principes individuellement dans les semaines qui viennent.

1. Penser « diffusion prescriptive » plutôt que « distribution »

Il y a une différence essentielle entre la distribution de ses œuvres et leur diffusion. La distribution peut se définir par ce que l’on pourrait appeler le modèle HEC (Hosting, Editorial, Content). C’est ce que font des sites comme Vitaminic et de nombreux autres. Ce modèle permet au musicien indépendant de placer sa musique sur une plateforme Internet où des centaines d’autres musiciens se présentent eux aussi. Ce modèle souffre donc d’un effet dit de « goulot d’étranglement ». L’artiste n’est plus visible, car noyé dans la masse.

La « diffusion prescriptive » peut être résumée ainsi : « J’aime ta musique alors je la défends et je la diffuse ». On parle de diffusion, car le principe n’est pas d’entreposer sur une plateforme unique ses oeuvres, mais plutôt de les placer sur des structures qui favoriseront sa diffusion. Les blogs et les radioblogs, les podcasts, le P2P, les radios web, etc., sont d’excellentes technologies qui permettent de pratiquer la diffusion. Cette diffusion est dite prescriptive, car il y a prescription d’un artiste par un fan.
Un fan aime la musique d’un artiste alors il la place en première page de son site/blog, bien en vue.
De plus, il permet l’écoute de cette musique (par Radioblog) mais aussi sa diffusion (par Podcast par ex).
Il ne s’agit pas simplement d’une promotion d’un artiste, mais d’une prescription. La différence tient à ceci. En faisant de la diffusion prescriptive, le gérant d’un site exprime ses goûts. Du coup, ceux qui visitent son site et qui ne sont pas là par hasard, ont de grandes chances d’avoir les mêmes affinités que lui. Il s’agit, un peu, de ce que nous faisons tous lorsque nous recommandons un artiste à un ami qui partage les mêmes goûts et centres d’intérêts que nous.

2. Approfondir la proximité avec les amateurs de musiques (les fans)

La proximité est l’enjeu essentiel que les musiciens vont devoir approfondir dans les années qui viennent. La proximité se construit peu à peu entre un artiste et ceux qui découvrent son talent. Cette proximité est largement facilitée aujourd’hui par Internet et l’ensemble des réseaux fixes et mobiles.
Pour un artiste indépendant, ce qui compte c’est de développer son potentiel à réunir autour de lui des personnes qui vont aimer sa musique. Internet permet cela presque naturellement ; il faut offrir à l’internaute ce que Alban Martin appelle une expérience Il s’agit en fait de construire un espace virtuel (cet espace devra être simple et pratique) où le fan et l’artiste vont tour à tour apprendre à se connaître. De cette connaissance et de cette proximité émergera forcément des liens qui permettront à l’artiste d’être réellement à l’écoute de son public. De plus cette proximité et cette compréhension mutuelle permettront aux fans de rentrer plus dans le détail dans leur compréhension de l’univers de l’artiste.
Le tout formera une dynamique qui forcément produira (avec du temps et du travail) l’adhésion d’autres fans ; et ainsi de suite…

3. Utiliser les licences libres plutôt que la Sacem.

Lorsqu’un artiste doit diffuser sa musique, il doit à tout prix faciliter cette diffusion. Sur le BnFlower nous avons vu le cas d’artistes dont la diffusion était altérée, car ces artistes étaient affiliés à la Sacem. Et pour cause. Lorsque vous êtes « déclarés à la Sacem », il faut payer pour pouvoir diffuser sa musique. L’artiste qui veut diffuser sa musique paye, mais celui qui veut diffuser la musique de cet artiste paye aussi. Du coup, c’est un frein important pour la diffusabilité de l’œuvre. Peu de gens sont prêts à payer pour diffuser la musique d’un autre.
Par contre, des licences comme les Creative Commons permettent une libre diffusion. Nul besoin de payer, ce qui donne un coup de fouet à la diffusion de l’artiste. Donc pour bien diffuser sa musique le musicien indépendant doit favoriser juridiquement cette diffusion. C’est ce qu’il fait s’il opte pour des licences libres, Creative Commons, Art Libre…

4. Miser sur l’international.

Il faut avoir une démarche internationale. C’est un prérequis évident.
La France, c’est 24 millions d’internautes. Le monde, 1 milliard. Les musiciens indépendants peuvent déjà commencer une traduction anglophone de leurs sites. Et pourquoi pas une version chinoise (103 millions d’internautes) le plus vite possible.

5. Se rapprocher des communautés.

Seul, un musicien indépendant ne peut diffuser efficacement sa musique. Le relais par une communauté est donc fondamental. Le mieux est de créer sa propre communauté, mais cela n’est pas chose simple. D’autant plus qu’il commence à exister de nombreuses communautés. Autant en profiter. Là aussi la proximité fan/artistes sera essentielle.

6. Favoriser les concerts et le régionalisme

La représentation publique est pour l’artiste un point essentiel. C’est un prérequis évident.
Il faut à tout prix augmenter les concerts. Mais chacun sait que ce n’est pas facile. Internet permet une meilleure visibilité pour l’annonce de ses concerts. Les communautés ont là aussi un rôle primordial à jouer. Et on trouve de plus en plus de communautés régionales . Il faut donc investir, en temps et en énergie, pour augmenter sa visibilité dans ce type de communauté.

7. Avoir du Talent.

Si vous avez du talent c’est le public qui vous le dira, personne d’autre. C’est un prérequis évident là aussi. Avoir du talent pourrait s’exprimer (pour faire simple) par « le potentiel fédérateur d’un musicien indépendant ».
Ce potentiel fédérateur représente la capacité d’un artiste à réunir autour de lui un public qui apprécie sa musique et qui est prêt à se mobiliser pour la faire découvrir à d’autres .

Très difficile à cerner, ce prérequis est la base fondamentale. Sans talent, aucunes technologie, aucunes communauté, aucune réflexion ne pourront vous aider. Le talent est à la base de tout. C’est la condition sine qua non de tout ce qui précède.

De nombreux artistes indépendants ont du talent.

Ignazio Lo faro
Fondateur de Weedfrance et de la communauté BnFlower.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Créer une vidéo virale pour se faire connaitre

Le marketing viral est une forme de publicité à la diffusion de laquelle le consommateur contribue. La publicité est transmise de personne à personne de façon « contagieuse », je la passe à mes amis qui la passe à leur amis, etc… Grâce à internet et aux réseaux sociaux, ce système de promotion est de plus en plus puissant.

Ainsi, j’avais déjà parlé d’artistes du web qui se sont fait connaître grâce à une simple vidéo mise en ligne qui s’est ensuite diffusée pour être finalement vues des millions de fois. Kamini, la Chanson du Dimanche, Bandy Toaster, la groovy girl ou encore le collectif Improv’Everywhere sont des exemples de la puissance de cette technique.

Comment lancer une campagne de marketing viral et générer du « buzz » ?

JF Ruiz nous propose une série de conseils:

  1. Créer l’émotion !
  2. Faire quelque chose d’inattendue, d’original !
  3. Racontez une histoire !
  4. Laissez des séquelles !
  5. Autoriser le partage, le téléchargement et l’intégration
  6. Connectez-vous avec les diffuseurs et leurs commentaires
  7. Ne jamais restreindre l’accès

Lisez l’article en entier pour des précisions: 7 astuces pour réussir sa campagne de marketing viral

C’est la créativité qui fait la différence, pas le budget dépensé

Voici quelques autres conseils en vrac (pompés en partie d’un article de Conseil Marketing sur le buzz marketing):

  • il faut que la vidéo étonne l’internaute, le fasse rire, l’interpelle… pour qu’il ait envie de la transférer à ses amis.
  • jouez la parodie et l’humour plutôt que sur le talents de vos “comédiens”,
  • Utilisez un thème la mode (c’est un des secrets de toute action marketing, être là au bon moment au bon endroit). Parfois parodier une autre vidéo virale à la mode est une bonne astuce.
  • Ne vous prenez pas pour Steven Spielberg ou une star de la pub : dans une vidéo virale la star c’est pas le produit… La “STAR” c’est celui qui regarde la vidéo, et qui devra avoir envie de l’envoyer à ses amis…
  • N’essayez pas de faire “Pro” si vous n’en n’avez pas les moyens, vous vous décrédibiliserez.
  • faites court, 1 à 2 minutes maxi… si nécessaire faites une série de vidéos à publier en meme temps ou a de courts intervalles pour obtenir un maximum de visibilité.
  • multipliez par 10 à 20 fois la durée estimée du clip pour l’estimation du temps de tournage (ex: pour une vidéo de deux minutes, prévoyez entre 20 et 40 minutes de tournage).
  • attention au buzz négatif, rien n’est acquis. Ce n’est pas parce que vous trouvez cela drôle, que les autres internautes seront intéressés… La vidéo peut se diffuser, mais pas forcément avec des commentaires élogieux.
  • publiez votre vidéo sur tous les sites majeurs de vidéos mais aussi les plus modestes (vous devez obtenir un maximum de visibilité… sachant que les petits sites sont bien moins concurrentiels).
  • Il faut communiquer sur votre vidéo (digg like, réseaux sociaux, blogs, email, …)
  • soigner le référencement (miniature, mots clés, bonne description, lien vers votre site dans la description ET dans la vidéo.
  • Toucher les influenceurs, early adopteurs, les hubs ou ils se rencontrent… mais pas seulement.
  • Attendre et choisir le bon timing pour obtenir la viralité.
  • avoir du talent ! soyez inventif, créatif, différent…

Être au bon endroit, au bon moment, avec le bon matériel

Le démarrage d’une campagne de marketing viral, c’est comme un départ de feu de forêt : c’est la combinaison de nombreux paramètres aléatoires (pluviométrie, type de bois et de sous-bois, temps de réaction des équipes de pompiers…) qui déterminent l’ampleur de la catastrophe. Comprenez par là que si les conditions sont réunies, une simple allumette suffit à provoquer un incendie gigantesque. Et inversement : s’il vient de pleuvoir, même une bombe incendiaire au phosphore ne pourra pas provoquer grand chose.

Créer votre vidéo virale

Pour réfléchir à votre vidéo je vous conseille de jeter un œil à ces liens:

En espérant que ça vous inspire

Creer un widget avec Sprout: Le widget des bijoux de Famille

Deuxième article sur la com’ internet du groupe de musique Les Bijoux de Famille. Aujourd’hui j’explique pourquoi et comment j’ai créé des widgets pour favoriser la promotion du groupe.

Quel est l’intérêt d’un widget ?

Dans un article précédent j’expliquai ce qu’est un widget et je décrivais l’intérêt pour un groupe de musique (ou un artiste en général) d’offrir un widget à ses fans. c’est un cadeau pour les fans et aussi un moyen pour eux de faire de la diffusion prescriptive pour vous.

  • intérêt pour les fans: vous pouvez rajouter sur vos pages du contenu de vos artistes préférés (musique, vidéo, photos, news, …) pour vous et vos visiteurs. C’est très facile à mettre en place et à utiliser.
  • intérêt pour les artistes: vous faites plaisir à vos fans tout en bénéficiant d’une exposition accrue. Chacun de vos fans se transforme en panneau d’affichage voire même en point de vente. Le widget a une vie propre. Comme chacun peut le répliquer il se diffuse de manière virale (c’est contagieux !). Autre intérêt, un certain contrôle sur le contenu et la possibilité de le mettre à jour très facilement

Une jolie représentation de la propagation d’un buzz (bouche à oreille). J’ai oublié la source, si l’auteur se fait connaître je rajouterai avec plaisir la paternité de l’image.

Comment faire un widget pour la promotion d’un artiste?

Quel service utiliser ?

J’ai teste plusieurs services avant de trouver ce qu’il me fallait pour les Bijoux de Famille:

  • plemi est un service qui permet de au musiciens de créer un widget. Celui ci est plutôt joli, malheureusement le service est encore en phase de test et non utilisable.
  • europamp3: un autre service de widget pour musiciens. Celui ci n’est pas super joli, mais est plutot efficace. L’aspect le plus intéressant est qu’il permet de vendre ses titres en ligne. Pour cela vous devez indiquez vos coordonnées bancaires lors de l’inscription et si vous êtes inscrit a la SACEM ou autre service du même type.
  • Widgetbox est un générateur de widget généraliste. L’ergonomie du site est agréable, mais j’ai trouve les options de création un peu limitées. Il semble servir surtout à récupérer du contenu d’une source (fil RSS, HTML) et à le transformer en widget.
  • Sprout Builder est un générateur de widget généraliste. Ultra complet et très ergonomique, il permet quasiment de tout faire. J’ai vraiment été impressionné par la facilité d’utilisation et l’aspect bien conçu de l’interface. C’est donc Sprout que j’ai choisi pour fabriquer mes widgets.

Comment démarrer

Je ne décrirai pas ici le détail d’utilisation de Sprout, mais j’aimerai parler du processus de création du widget. Comme pour la création d’un site web, il est important de se demander quel message on veut faire passer et à qui. Ensuite on va se demander comment faire passer ce message. Pour cela commencer à travailler avec papier et un crayon et faire des ébauches est une bonne approche. Cela permet de mettre ses idées au clair plus rapidement que sur l’ordinateur.

Mes widgets Sprout

Pour commencer j’ai choisi de faire 2 type de widgets. Le premier est un simple jukebox d’une page, contenant la pochette de l’album et un lecteur mp3 avec les titres des Bijoux de Famille. En bas du widget j’ai mis en rouge un bouton « Ajoutez ce lecteur a votre site » pour promouvoir la diffusion de ce widget. Ce widget permet donc aux fans d’insérer un Jukebox Bijoux de Famille dans leur pages pour proposer de la musique en écoute a leurs visiteurs. A noter que j’ai choisi de ne pas démarrer automatiquement la musique lors du chargement de la page. Rien de plus insupportable que de retrouver agressé par une musique alors que l’on n’a rien demandé.

Pour le deuxième widget j’ai choisi un format « youtube ». Pour le contenu, j’ai quasiment réalisé un minisite web, avec une actu en première page, et des pages musique, vidéo, photo dates et contact. Ce widget est plus destiné au fans motivés qui veulent faire activement de la promotion pour les Bijoux de Famille (widget plus encombrant, plus de contenu informationnel, …).

Promouvoir le partage du widget

L’aspect le plus intéressant des widgets, c’est que n’importe qui peut le coller n’importe ou en quelques clics de souris. Ainsi chaque widget Sprout contient un lien « Share » en bas a droite. En cliquant ce lien, l’internaute accède à des options qui permettent d’envoyer le widget sur un des nombreux services en ligne (profil MySpace, commentaires MySpace, Friendster, Facebook, Orkut, Bebo, Tagged, Blogger, Live Spaces, Freewebs, LiveJournal, My Yearbook, Vox, TypePad, Xanga, Multiply, iGoogle, Netvibes, Pageflakes, MiGente), d’envoyer par mail à ses contacts ou encore de récupérer le code HTML pour ajouter le widget à n’importe quelle page web. A coté de ce bouton par défaut j’ai rajouter un bouton en français, plus gros et plus voyant (rouge) pour favoriser le partage de ces widgets par les internautes. Sur le MySpace des Bijoux de Famille nous allons aussi fournir des explications pour montrer aux gens a quoi sert le widget et comment l’ajouter à leur page MySpace.

Ajouter un widget Sprout à sa page MySpace

Sprout a vraiment bien fait les choses, l’opération prends moins de 20 secondes. Difficile de faire plus simple:

  • Cliquez sur le bouton « ajouter à votre site » (ou Share sur tous les Sprout)
  • Cliquez sur le bouton MySpace
  • Rentrez vos identifiants MySpace (email et mot de passe)
  • Choisissez la section ou vous voulez voir le widget apparaitre (par exemple la section musique)
  • Cliquez sur Post pour finaliser.
  • Le widget est inséré automatiquement dans votre page.

Cliquez pour voir en plus grand

Ajouter un widget Sprout a sa page web ou son blog

Ce qui connaissent youtube ne seront pas dépaysés. L’opération est exactement la même que pour récupérer une vidéo. Cliquez sur le bouton « ajouter à votre site » (ou « Share« ) copier le code HTML du widget en cliquant sur « Copy« et le coller dans votre page web ou votre article de blog. Une fois la page en ligne le lecteur sera automatiquement inséré dans la page.

Pour finir

Au final, même si je pense que je vais retoucher ces widgets (est ce que la taille est bonne, le design peut il être amélioré ?), je suis plutôt content de la première version. Parmi les choses que je pense changer: peut être rajouter quelques pages au jukebox (j’aimerai que les gens puissent consulter une autre page dans le widget sans que la musique s’arrête, mais je ne sais pas encore comment faire). Pour le minisite, je voudrai rendre le bouton « partager/ ajouter a votre site » plus voyant pour favoriser la diffusion. Je pense aussi rajouter de la vidéo dans le minisite, voire même créer une mini webTV Bijoux de Famille quand nous aurons assez de contenu intéressant. Autre projet: rajouter dans les widget une boutique avec un moyen de paiement en ligne (pour l’instant le plus simple est d’utiliser PayPal, mais j’aimerai trouver une alternative, car je n’aime vraiment pas PayPal).

Mise à jour 04/02/2011: N’ayant pas eu le succès commercial escompté, Sprout va bientôt passer en version payante destinée aux entreprises à 3000$ /an, ce qui le rend désormais inaccessible à la majorité des artistes. Il reste néanmoins un excellent service, mais réservé aux artistes avec un budget conséquent

Pour ceux qui souhaitent facilement créer un widget type mp3 player, je vous conseille de tester Soundcloud qui est parfait pour partager de la musique.

Diffusion prescriptive: Le diffuseur 2.0 est l’avenir des l’artistes

Avec la multiplication des plateformes de diffusion, des médias et des points de vente, comment se faire connaître et se diffuser? Grâce aux diffuseurs 2.0 ! Je reproduis ici un article très intéressant d’Hubert Guillaud qui discute de l’avenir de la diffusion pour les écrivains.

Diffuseurs 2.0

On le comprend de mieux en mieux. Demain, le livre au format électronique sera disponible plus facilement. On pourra acheter le fichier électronique d’un livre (à un prix moins élevé que le livre papier), peut-être le stocker ailleurs que sur sa machine (pour moins le perdre), sur des plates-formes auxquelles nous serons abonnés, membres ou simples passants. Soit. Mais des plateformes, il y en a des dizaines, des centaines, des milliers ! Qui va diffuser mon fichier sur Le Monde en ligne (pour que les gens puissent y avoir accès depuis leur journal), mais aussi sur mon journal local en ligne ou les sites web des magazines culturels ? Qui va me permettre de faire que mon fichier soit accessible sur les plateformes plus puissantes que la mienne ?

Voila qui repose d’autant plus cruellement la question de la diffusion au format numérique. Qu’un éditeur propose un de ses livres au format numérique sur son site, c’est normal. Mais on le voit à l’aune de l’expérience de ceux qui s’y sont déjà lancés… Comment rendre ces fichiers accessibles depuis d’autres sites, d’autres boutiques, dans d’autres réseaux ? Comment assurer leur diffusion ? Quels partenaires vont me permettre cela ? Est-ce que moi, auteur ou éditeur, je vais devoir démultiplier des partenariats (exclusifs, ou pire, excluants) pour que mon fichier soit disponible sur d’autres sites que le mien ?

Car l’enjeu est bien là finalement. Le problème, n’est pas de rendre son texte disponible au format numérique, mais de le diffuser, de faire qu’il soit accessible, dans ma boutique, mais aussi dans toutes celles des autres – SmartLinks est un piste, mais est-ce la seule ? Comment demain vais-je pouvoir rendre mon fichier disponible chez Amazon, Lulu, Numilog, Google, Galica, Place des libraires, dans les boutiques de confrères, sur les sites web d’autres éditeurs, sur les sites marchands quelconques (Chez Carrefour, Leclerc, Cultura, Ooshop…), mais aussi sur les sites communautaires comme Zazieweb, LlibraryThing, Babelio… Mais aussi sur Facebook ou MySpace…

Je peux être demain l’éditeur de mon propre texte numérique. C’est facile. C’est simple. Je peux le vendre sur une ou deux, voire trois plateformes, facilement. Mais est-ce suffisant ? Est-ce que cela me permet de toucher suffisamment de public, d’être suffisamment accessible ? Comment puis-je le diffuser mieux que je ne sais le faire, et ne pas être cantonné depuis mon propre site, mon propre réseau ? Comment mon fichier peut-il être accessible sur d’autres sites, depuis d’autres réseaux ? Ce n’est pas l’URL de mon fichier qui est important à diffuser, mais le fichier en tant que tel ? Et comment, sur toutes ces plateformes, je saurais ce qui doit m’être crédité, à moi éditeur et à mes auteurs ?

Je pense que nous allons avoir besoin de diffuseurs 2.0. De gens capables de prendre votre fichier et de le diffuser pour vous dans d’autres réseaux que les vôtres. De vous assurer de ses ventes, de vous faire parvenir les décomptes de vente. Comment peut-on imaginer que les éditeurs sauront faire tout ce travail là, autrement qu’en ne passant que par le biais d’une poignée de gros sites marchands – ce qui n’est pas envisageable à terme ? J’avais la même interrogation sur les libraires : comment mon libraire de quartier sera-t-il accessible depuis GoogleBookSearch, pour que je puisse commander mon exemplaire numérique chez lui, si je le veux ? Comment sera-t-il accessible depuis le site de FranceCulture, de Télérama ou de Bibliobs, de Zazieweb, Babelio, etc. ?

L’enjeu est d’autant plus important que le libraire ou l’éditeur est petit. Un gros groupe pourra gérer des partenariats multiples avec des centaines de plateformes. Mais cela ne pourra pas être le cas, pour de petites structures. Or mon problème, demain, à moi éditeur, auteur ou libraire notamment, c’est de pouvoir toucher avec mon exemplaire en vente, d’autres structures que la mienne ou que les plus grosses.

C’est ce que disait O’Reilly : si je veux vendre plus d’exemplaires en .pdf de mon bouquin, il faut qu’il soit disponible sur d’autres boutiques que la mienne. Il faut que moi, petit éditeur, je puisse accéder à XXX boutiques, qu’un intermédiaire le fasse pour moi. Développe les partenariats, les API, qui rendront cela possible. Développer et multiplier les canaux de ventes. On voit bien qu’il y a là, un vrai métier à venir. Et que pour pouvoir être partout, il va nous falloir des gens dont c’est le métier, qui permettront de porter vos ouvrages numériques sur des plateformes toujours plus variés.

Article écrit par Hubert Guillaud (La feuille) et publié sous licence Créative Commons

Conclusion

Le diffuseur 2.0 est l’avenir de l’écrivain 2.0 et plus généralement de l’artiste 2.0. Celui qui a du talent et qui donne à son public (du plaisir, du contenu gratuit, …), qui fidélise ce public qui, en retour, fait de la diffusion prescriptive (”j’aime donc je diffuse”) de l’artiste. Contrairement à Hubert Guillaud, je pense que même si avoir des diffuseurs 2.0 professionnels sera utile, ce ne sera pas suffisant. Il y a aura toujours de nouvelles plateformes et même pour un diffuseur 2.0 professionnel, cela sera impossible à suivre. Je crois plus au recrutement des « consom’acteurs », ces fans très impliqués qui diffuserons le travail de l’artiste, mais aussi pourront héberger des boutiques en ligne (via des widgets) pour devenir un point de vente de leur(s) artiste(s) fétiche(s) et aussi acheter ses œuvres ou les financer. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières (et les longues traînes…) des milliers de diffuseurs/prescripteurs faisant une diffusion cible pourront être plus puissants qu’un média centralisé faisant de la publicité. Qu’en pensez vous ?


BD 2.0: Dilbert teste le partage et les outils collaboratifs

Dilbert, la fameuse BD aux personnages fous furieux du monde de l’entreprise vient de lancer plusieurs services communautaires. Parmi ceux ci, un lecteur exportable pour recevoir la BD du jour sur votre site et même la possibilité de remixer certaines BD.

Très bonne initiative et une première pour le monde de la BD, Scott Adams, le créateur de Dilbert vous propose donc un widget (un lecteur) que vous pouvez afficher dans vos pages pour permettre à vos visiteurs de voir la BD du jour sur votre site. Bon le widget n’est pas le plus beau que j’ai vu (et pourquoi faire une fenêtre carré quand les BD sont en longueur ???), et pas hyper fonctionnel, mais ça marche, voyez donc:

Deuxième innovation, ce qu’il appelle les « mashups », c’est à dire ici la possibilité
de choisir le texte de la dernière case de la BD du jour pour faire un chute différente (avec le slogan: Serez vous plus drole que Scott Adams?). Après inscription au site, chacun est libre de proposer sa chute, les autres inscrits pouvant voter pour l’histoire la plus drôle et commenter.

L’original

dilbertoriginal.jpg

Le remix (plus drole a mon avis)

dilbertmashup.jpg

A coté des lecteurs exportables et des widgets, le site propose d’autres outils collaboratifs comme le partage par email, la sauvegarde, les alertes par RSS, le vote et les commentaires. Je trouve cependant l’aspect un peu fouillis et mieux pas forcement très accessibles aux personnes qui ne sont pas habituées à ces outils 2.0. En tout cas l’initiative est vraiment ouvertes sur la communauté et le partage et c’est ça le plus important.

BD 2.0 : une œuvre et une communauté

En ouvrant ses créations et en laissant jouer son public avec, Scott Adams créer un réseau social autour de son site, ça donne envie de revenir voir son travail et d’en parler. Typiquement pour moi le genre d’initiative qui a de l’avenir et dont l’artiste 2.0 doit s’inspirer…

Pour continuer le sujet, voyez la rubrique Toc-Arts sur les Widgets

Artistes du web: Kamini, le rappeur de la campagne et du web

Kamini Le rappeur Kamini est un pur artiste du web. Il s’est fait connaître grâce à un clip posté sur les sites de partage de vidéos

Kamini est un rappeur francais qui s’était fait connaître du public en postant son clip Marly-Gomont sur un site de partage. Pendant plusieurs mois cette vidéo avait circulée de boite mail en en boite mail et avait connu un succès viral énorme. Voici la vidéo, si vous ne la connaissez pas encore:

Deux mois après sa sortie, le single « Marly-Gommont » produit par RCA-BMG Sony, s’est écoulé à plus de 200 000 exemplaires. En mai 2007, il sort finalement son premier album nommé « Psychostar World » et enchaine plusieurs grosses dates.

Comment exactement en est il arrivé la ?

Je laisse Wikipédia raconter l’histoire:

« En 2006, il écrit et tourne avec des amis la chanson rap Marly-Gomont qui raconte avec humour l’ennui des jeunes dans le monde rural et la difficulté d’appartenir à la seule et unique famille de noirs du village. Son clip, envoyé à plusieurs « majors » de l’industrie musicale le 12 septembre 2006 est refusé, mais amuse les employés des labels qui le font circuler jusqu’à en faire un véritable succès populaire.

Le clip est rapidement relayé par les médias : la chanson passe sur Fun Radio, Skyrock et Contact FM. Kamini est également invité à de nombreuses émissions à commencer par Cauetivi où Cauet décide de le lancer. Puis vient le journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut, Le Grand Journal, La Méthode Cauet, On a tout essayé, Star Academy le 1er décembre 2006, la chaîne Direct 8 le 24 novembre 2006, etc.). Il est même cité parmi les quinze personnalités « nées sur le web » choisies par Time Magazine comme personnalité de l’année. »

Que nous apprends Kamini ?

Qu’avec du talent (et du travail!) on peut arriver à tout ! Sur internet le contenu est roi. Le clip de Kamini est drole, original, la musique, les paroles et le montage sont bien foutus, il y a une harmonie entre tous ces élements. C’est simple, efficace, et ca sent le vrai, le vécu, pas le réchauffé qu’on retrouve souvent à la télé ou à la radio. Et ca, ca fait la différence. Et quelle différence ! Inconnu au fond de sa campagne hier, icone du web le lendemain. Sur, ca ne doit pas être facile à porter et il y a un danger pour lui de retomber dans la facilité et l’anonymat. Mais cet exemple montre la puissance de diffusion d’internet et des réseaux. Alors si vous souhaitez faire pareil, prenez exemple; soyez originaux, soyez frais, soyez vous. Vous êtes uniques alors tirez parti de cette différence.

Surfer la vague d’un succès ?

Comme très souvent à chaque fois qu’une vidéo devient virale et très diffusée on voit des imitations ou des parodies apparaitrent. Kamini n’y échappe pas, voici une imitation/parodie, version Averyon, et ma foi, pas trop mal foutue non plus:

Faut il surfer la vague du succès d’un autre ? Je ne suis pas sur, cela peut vous faire décoller, mais aussi vous emprisonner par la suite. Enfin quoi que vous fassiez, le plus important pour se faire découvrir, c’est le talent et le travail.

Portishead teste la gratuité pour lancer son prochain album


Le nouvel album de Portishead, ‘Third’, attendu depuis si longtemps, sera mis a disposition sur gratuitement sur le site Last.fm et en intégralité à partir du 21 avril, une semaine avant sa sortie officielle.
Nous annonce Sok Borey sur Musique 2.0

Third’ est le premier album du groupe de Bristol en 11 ans, les 11 titres seront disponibles à la demande, gratuitement et en intégralité pendant 7 jours jusqu’à sa sortie officielle le 28 avril.

Intéressante initiative et un bon coup qui devrait nourrir le buzz. Cette annonce peu surprenante arrive juste après que Last.fm ait annoncé que la gratuité était bonne pour les ventes.

A noter que cette initiative ressemble fortement à celle de Radiohead qui avait eux aussi mis leur album en téléchargement libre (les internautes étaient libre de donner ce qu’ils souhaitaient) pour nourrir le buzz.

Ici aussi cette gratuité limitée (l’album sera disponible gratuitement seulement une semaine) est plus utilisée comme un outil de marketing que comme le nouveau business model qu’envisagent Kevin Kelly et de Chris Anderson . Mais bon, c’est un pas de plus vers des modeles alternatifs dans l’industrie de la musique.

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