Vendre sa musique en recompensant les fans qui la diffuse

Plus de musique, plus de vidéos, plus d’artistes, plus de groupes… Avec internet nous sommes entrés dans une économie de l’abondance et la grosse difficulté pour les artistes c’est d’arriver à gagner de la visibilité et à sortir du lot. Plusieurs analystes prédisent que le partage et les recommandations de proches vont remplacer la publicité. Nous sommes plus susceptible d’acheter quelque chose parce qu’un proche nous l’a recommandé que parce nous l’avons vu dans une publicité.

Une nouvelle tendance dans la musique en ligne est donc de récompenser les fans qui diffusent vos œuvres. On avait déjà vu que les widgets permettaient une diffusion virale et donc un nombre de points de diffusion potentiellement illimités. Nous allons maintenant voir des services de widgets qui proposent des jukebox/boutiques en ligne récompensant les diffuseurs de musique.

Récompensez les diffuseurs

Noisetrade est un service qui propose aux artistes un lecteur musical exportable sur n’importe quelle site et à partir du quel les internautes peuvent acheter un album complet en mp3 a télécharger. La particularité de Noisetrade c’est qu’il propose aux gens 2 façons de payer:

  • soit en choisissant le montant qu’ils veulent payer pour l’album
  • soit en recommandant l’album à trois amis ce qui leur donne le droit de téléchargez l’album gratuitement

Nous avons tous tendance à écouter les recommandations de nos amis, Noisetrade joue sur cela pour favoriser l’écoute et la diffusion de la musique. L’idée étant: plus il y a de monde qui écoute la musique, plus il y aura de gens susceptible de l’aimer et plus il y aura de chances que quelques personnes ayant adoré achètent la musique au prix de leur choix et/ou viennent aux concerts.

Dans une approche similaire BnFlower, un pionnier de la diffusion prescriptive, en propose de tels jukebox, les diffuseurs les plus important gagnant alors des points et étant alors récompensés par une mise en valeur et une meilleure exposition au sein de la communauté BnFlower.

Payez les diffuseurs

Autre système: rémunérez les diffuseurs qui contribuent aux ventes. C’est le modèle de Zaploop et ArtistXite qui visent à partager les revenus avec les internautes qui réalisent des ventes. Ils proposent ainsi des widget faisant office à la fois de jukebox et de boutique en ligne. Le tout est exportable très facilement sur n’importe quel site web, blog, page myspace ou facebook, ce qui permet à n’importe qui de diffuser la musique et de contribuer aux ventes.

Les catalyseurs numériques nous résument le système Zaploop:

Les artistes mettent en ligne  leurs musiques comme dans n’importe quel site.
Côté internaute, l’auditeur s’inscrit et réalise les playlists de ses groupes favoris.Elles sont exportables avec un code embed comme une vidéo youtube ou une playlist Deezer à cette différence près. Pour chaque chanson achetée via ce site, l’auditeur créateur de playlist touche 25% du prix du morceau.

Très similaire, ArtistXite propose lui aussi de rémunérer les diffuseurs qui réalisent des ventes, l’idée étant ici aussi d’encourager les internautes à promouvoir les artistes sur leurs sites. L’artiste décide du prix de vente et touche 70% du montant des ventes, les 30% restant étant partagés entre ArtistXite et les diffuseurs qui ont posté le widget sur leur site et contribué à la vente.

Pourquoi c’est vraiment intéressant

  • l’auditeur/diffuseur choisit ce qu’il veut diffuser (vous vous rappelez, la diffusion prescriptive). Contrairement aux pubs classique qui sont généralement imposées par les régies, ici le diffuseur est le seul maître à bord. Dans le cas de Zaploop et ArtistXite, il peut créer sa playlist personnalisée et diffuser plusieurs artistes différents.
  • l’auditeur/diffuseur fait une recommandation ciblée et personnalisée à son entourage, ce n’est pas du marketing de masse. Le diffuseur choisit ce qu’il aime et sa communauté a plus de chances de prêter intérêt à ses recommandations qu’a un message dans un bandeau publicitaire sur un site quelconque.
  • ces widgets sont très facile à exporter et donc à diffuser. Si il y a encore peu de monde ayant un site web ou un blog, en revanche de plus en plus de gens ont des pages personnelles sur des sites de réseaux sociaux comme MySpace ou Facebook. Dans le futur proche, une grand nombre de gens seront donc des diffuseurs potentiels.

Conclusion

Même si les chances de faire fortune sont encore minces pour les artistes et leur diffuseurs, ces modèles encouragent la diffusion ciblée de musique et favorise la découverte de nouveaux artistes en incluant les fans dans la promotion de ces artistes. Dans l’économie de l’abondance où l’attention est une denrée rare, cette diffusion ciblée est une richesse.

Notez de plus que c’est juste le début. A mesure que les internautes seront plus nombreux, plus connectés et plus à l’aise dans l’utilisation d’internet, ces modèles ont de grandes chances de devenir une pratique courante.

Qu’en pensez vous ? Prêts à essayer ??

Reflexion: le futur de la musique vue par Gerd Leonhard

Quels seront les nouveaux modèles économiques de la musique demain ? Pour ceux qui se demande où va l’industrie de la musique, voici de quoi nourrir vos réflexions: voici une conférence en ligne donnée par Gerd Leonhard, auteur, stratège, blogueur sur le futur des médias.

Ces réflexions sont particulièrement pertinentes pour les personnes travaillant dans l’industrie des médias, mais j’espère intéresseront aussi les artistes.

Le tout est en anglais. Pour ceux qui ont du mal, j’essaierai de revenir sur les points qu’il développe au cours des articles suivants.

La video de la conférence:

Les diapos de la conférence
http://drop.io/mediafuturist/presentation (mot de passe:  » future « )

Pour aller plus loin, téléchargez gratuitement son livre Music 2.0 au format pdf: http://www.music20book.com/

Les sites internet pour les musiciens: une sélection par Zik’n’Blog

Une sélection de sites  utiles pour les musiciens: vendre son CD physique, vendre sa musique au format mp3, diffuser sa musique librement, des concours, annoncer vos concerts. Beaucoup de sites Canadiens, mais les musiciens français y trouveront aussi des liens utiles:

Les sites internet pour les artistes | Zik’n’Blog

Jeter un oeil au passage au reste du site (en particulier la liste d’archives qui remonte jusqu’à septembre 2000, « aaah, le bon vieux temps de Napster, … » ). Zik’n’blog est une mine d’informations et de réflexions intéressantes sur la musique en ligne.

Et pour ceux qui sont sur Twitter, suivez la veille culturelle de Caroline Fontaine @sincever

Where is my song, un nouveau blog sur la musique en ligne

« Olivier, fondateur de Mystar.tv, pour ceux qui connaissent (peut-être !) vient d’ouvrir www.whereismysong.net, un « blog » (rhaaa ce mot ») bref un site total perso avec des idées dedans rapport à la musique en ligne, son avenir et  et tout ça.
La chose a pour vocation de parler (beaucoup) des initiatives intéressantes / innovantes, des nouveaux modèles, des nouveaux artistes, malins et hors circuits traditionnels, plus quelques coups de cœur perso, parce que bon … L’idée étant de rester dans le bien fichu et constructif, vu que tout ça est passionnant. »

Des thèmes qui, évidemment, m’intéressent particulièrement… 😉 bon démarrage à Where is my song, en espérant que l’on aura plein d’échanges d’idées constructives…

Lien: 20 choses que vous devez savoir sur la musique en ligne

Ce billet est le premier d’une longue série sur la musique en ligne, traduits et adaptés du livre d’Andrew Dubber, auteur du blog ‘New Music Strategies”. Andrew a travaillé dans l’univers de la radio et pour l’industrie de la musique. Il a écrit de nombreux articles sur la musique en ligne et les stratégies de distribution qu’offrent les nouvelles technologies. Il a notamment co-écrit un livre sur les nouvelles technologies destiné au diffuseurs dans les pays émergeant pour le compte de l’UNESCO.

>20 choses que vous devez savoir sur la musique en ligne

Et les majors de se demander encore pourquoi les gens n’achètent plus de CD…

Eric, de Presse-Citron, explique pourquoi le public n’achète plus de CDs en prenant pour exemple le dernier album de Laurent Voulzy, une espèce de compilation de vieux titres réchauffés. Quelles leçons en tirer ?

« Voilà pourquoi nous n’achetons plus de CD »

Extrait de l’article d’Eric

Récapitulons, nous avons :

  • une publicité louche sur les chaînes de télévision aux heures grand public vantant un nouvel album de Laurent Voulzy
  • un album inécoutable sur les sites qui le proposent à la vente
  • un Fnac.com qui s’obstine à proposer de la pré-écoute dans un format qui fait chier tout le monde
  • un site officiel de l’artiste qui ne fournit que le minimum syndical et qui donne surtout envie de fuir
  • une méthode générale essayant de faire passer du vieux pour du neuf, autrement dit un album de compilation de reprises pour un “nouvel album”

C’est sur que ça donne pas envie d’acheter…

Quelles leçons en tirer pour un musicien qui veut vendre son album?

  • évitez la communication type bombardement massif et préférer une promotion ciblée envers un public qui est susceptible d’être intéressé par votre musique. A vous de bien réfléchir où, quand, comment communiquer avec ce public. Soyez à l’écoute, communiquer, c’est un échange pas juste un monologue.
  • favoriser l’écoute en exposant votre album sur votre site et sur d’autres plateformes. Proposez un format d’écoute universel (mp3 par exemple) et plusieurs façons d’écouter (widget, téléchargement, …). Vu le prix d’un CD, on veut être sur que ça va nous plaire avant d’acheter.
  • ayez un site attractif. Pas forcement besoin d’avoir des animations flash spectaculaires qui clignotent dans tous les sens, mais plutôt un site dynamique efficace où les informations sont mises à jours régulièrement et où les visiteurs peuvent interagir avec les musiciens. N’oubliez pas d’ ajoutez une boutique en ligne sur votre site pour favoriser la vente de vos œuvres.
  • soyez original et surtout soyez authentique. Comme dit ma grand-mère, « n’essayez pas de péter plus haut que votre cul ». Mieux vaut rester simple et faire ce que l’on sait faire sans se la raconter que de créer une attente et ensuite de ne pas être à la hauteur.

Des conseils simples qui semblent évidents mais que pourtant les maisons de disque n’ont pas l’air d’avoir appris malgré leur déboires. Vous en pensez quoi ?

PS: C’est quoi ce concours sur le site de Laurent Voulzy ? « Jeu concours pour rencontrer Laurent Voulzy. A gagner un médiator collector. » C’est une blague ?  On gagne quoi ? une rencontre ou un médiator ? Si c’est un médiator c’est un peu pathétique… En plus quand on clique sur la bannière il ne se passe rien… Ça fait pitié…

Vite, demandons à l’armée colombienne d’intervenir pour libérer Laurent, pris en otage par sa maison de disques… 😉

Je ne les qualifierai pas de voleurs sauf s’ils me traitent de pirate

Auteur de L’Anarchisme triomphant : Le logiciel libre et la mort du copyright, et du Manifeste du Point-Communiste, Eben Moglen est considéré comme l’un des penseurs les plus radicaux, mais aussi les plus pertinents, de la société de l’information. Internet Actu revient sur ses positions sur le copyright et l’industrie de la musique.

Je vous invite à prendre le temps de lire cet article d’Internet Actu, sur Eben Moglen, un personnage peu ordinaire. Jetez un œil en particulier aux extraits choisis, traduits, compilés et (“librement”) adaptés de ses propos sur l’industrie de la musique. J’en ai copié ici un petit morceau pour vous donner envie d’aller lire la suite:

“Je ne les qualifierai pas de voleurs sauf s’ils me traitent de pirate”

Il faudrait d’ailleurs qu’ils admettent qu’ils (les industriels de la musique) militent pour l’ignorance, pour l’acculturation, qu’ils revendiquent le fait que vous ne devriez avoir accès à la culture que dans la mesure où vous avez assez d’argent pour vous l’offrir, ou plutôt l’acheter. Et plus ils agiront de manière brutale, déraisonnable, disproportionnée, plus ils se discréditeront.

Je ne les qualifierai pas de voleurs sauf s’ils me traitent de pirate. Les artistes n’ont rien à craindre des gens qui aiment ce qu’ils font. Les amateurs de musique ne peuvent pas faire de mal aux artistes qu’ils apprécient, même si les industriels s’acharnent à le leur faire croire.

Car le problème n’est pas tant d’empêcher les gens de “voler” des fichiers que d’empêcher les artistes de découvrir qu’il existe des alternatives, et qu’ils peuvent vivre sans ce genre d’intermédiaires. On assiste en effet à un retournement d’alliance, au détriment de l’industrie, entre ceux que l’on appelait des “consommateurs” et ceux que l’on appelait des “producteurs”.

Et ce qui menace le plus l’industrie du disque, ce n’est pas l’amateur de musique et d’échanges de fichiers, c’est le fait que Madonna, et plein d’autres, commencent à quitter leurs maisons de disque car n’ont plus grand chose à leur apporter, contrairement aux tourneurs et aux organisateurs de concerts.

La suite sur Internet Actu…

Voir aussi les autres conférences, traduites en français, d’Eben Moglen sur Framablog.

Pourquoi j’ai piraté mon frère et volé les bijoux de famille

Mon frère fait partie de plusieurs groupes de musique pourtant j’ai été obligé trouver une astuce pour télécharger la musique de ses myspace, et de pirater le groupe « les Bijoux de Famille ». Pourquoi ? Pour les aider faire leur promotion internet.

Récit du délit

Mon frère fait partie de plusieurs groupes de musique (Khemeia et les Bijoux de Famille), mais comme nous sommes souvent éloignés géographiquement, comme n’importe quel autre fan je dois me rabattre sur les sites internet et pages myspace pour pouvoir écouter les musiques . Or même avec de la bonne volonté, c’est parfois difficile de pouvoir écouter la musique: le site n’est pas à jour ou ne contient pas de musique (Avouez que c’est ballot pour un groupe de musique…).

Le Myspace me donne toujours des boutons, mais je me force à y aller car je veux récupérer quelques titres pour faire découvrir à des amis. Là je suis content, je peux écouter quelques titres. Malheureusement, la plupart sont juste des extraits et surtout rien n’est téléchargeable. Comment faire écouter à mes amis non connectés à internet ? Et pourquoi faire écouter si la musique se coupe au moment ou ça devient intéressant ? Pour moi ça ne vaut pas le coup de perdre du temps pour faire écouter juste un extrait à un ami.

Voila pour la première partie de l’histoire. La deuxième partie c’est que je devais récemment aider pour la promo internet des Bijoux. Comment faire ma promo ? La promo d’un groupe de musique sans proposer de musique à faire écouter est un non sens. Ils m’ont donc fait passer les codes d’accès au myspace pour que je puisse récupérer du matériel promotionnel. Tout content, je vais donc dans l’espace de gestion pour essayer de récupérer la musique. Las, même avec les codes d’accès impossible de télécharger un titre (ou alors impossible de trouver dans le fouillis myspace) … Retour à la case départ

Je perd patience. Comment récupérer de la musique pour ma/leur promo. Leur demander de me l’envoyer prendrai encore du temps et c’est maintenant que j’ai le temps pour bosser sur la promo. Je pourrai aussi jouer la musique en ligne et utiliser un enregistreur, mais c’est aussi galère.

Après quelques minutes de recherche je trouve enfin une astuce pour télécharger directement la musique depuis myspace. Il s’agit de File2HD, un service qui permet de télécharger n’importe quel type de média, depuis n’importe quelle page web. Son utilisation est très simple: rentrer l’adresse de la page web contenant un média (musique, vidéo, photo, …) et le site génère une liste avec les liens pour télécharger directement ce qui vous intéresse. Ainsi finalement je réussi à pirater et « voler » la musique des Bijoux de Famille.

Libérez le contenu !

Deux leçons à retenir de cette histoire:

  • Verrouiller votre musique empêche vos fans de la diffuser et de vous faire de la promotion (par diffusion prescriptive). C’est dommage car cela freine grandement le bouche à oreille.
  • Verrouiller votre musique n’empêche pas les gens réellement motivés de voler votre œuvre et de la diffuser sous d’autre formats et sans votre autorisation.

A l’inverse:

Proposer votre musique sous différents formats et sur différents sites favorise son exposition et sa diffusion et facilite le bouche à oreille

Conclusion: libérez le contenu et aider vos fans à vous diffuser ! Vous n’êtes pas obligés de mettre l’intégralité de votre œuvre en ligne, mais offrez au moins quelque chose de substantiel pour que vos fans aient quelque chose a se mettre sous la dent et l’envie de le partager.

La suite de la promo des Bijoux de Famille

Dans les prochains articles, je ferai une description de ce que nous faisons pour la promo internet des Bijoux de Famille et de leur nouvel album. Au programme : optimisation du site web pour renforcer les interactions avec les fans et préparation d’un widget.

Ca vous inspire quoi cette histoire ?

Musique 2.0: NiN sort (encore) un nouvel album gratuitement, The Slip !

J’écrivais il y a peu « Nine Ich Nails donne un nouveau morceau et continue à encourager les remix ». Je pourrai maintenant écrire « Nine Ich Nails donne un nouvel album et continue à encourager les remix »… Je laisse plutôt Numérama nous décrire tout ça…

Musique Numérique –

Deux mois après avoir sorti lui-même une partie de son album Ghosts I-IV sur The Pirate Bay et après l’avoir mis en téléchargement gratuit sur son site, Nine Inch Nails remet le couvert. Le groupe dirigé par le militant Trent Reznor sort aujourd’hui un nouvel album de 10 chansons, The Slip, qu’il met à nouveau gratuitement à disposition des internautes sur son site, sans DRM et sous licence Creative Commons.


Alors que le groupe Radiohead a annoncé qu’il ne renouvellera certainement pas l’expérience de la musique proposée à un tarif libre sur son site Internet, le leader de Nine Inch Nails Trent Reznor reste à fond dans son nouveau modèle économique et médiatique. Seulement deux mois tout juste après avoir déjà sorti gratuitement son album Ghosts I-IV sur Internet et sur les sites de liens BitTorrent, NiN remet ça avec un nouvel album baptisé The Slip.
Les fans du groupe peuvent d’ores-et-déjà télécharger l’ensemble des dix chansons que composent l’album sur le site officiel de Nine Inch Nails, en entrant simplement leur adresse e-mail. Un message de confirmation est alors envoyé à l’adresse entrée, avec un lien pour télécharger l’album au format compressé MP3, ou aux formats sans perte FLAC, M4A ou même WAV. Pour ces trois derniers formats, le groupe propose exclusivement des liens BitTorrent pour économiser en bande passante et profiter de celle de leurs fans. Une manière de dire leur respect pour le P2P, et de l’exploiter eux-mêmes.

Trent Reznor, qui avait appelé à voler ses CD alors qu’il était encore sous contrat avec Universal, s’est fait remarquer notamment en défendant de vive voix le site pirate Oink, conspué par l’industrie musicale.

L’ensemble de l’album The Slip est évidemment sans DRM, et encore une fois diffusé sous licence Creative Commons by-nc-sa qui autorise les internautes à redistribuer l’album librement à leurs amis ou sur les réseaux P2P, ou même à les remixer sans avoir à payer quoi que ce soit, à la seule condition que tout cela soit fait sans intérêt commercial. Nine Inch Nails propose d’ailleurs sa propre plateforme de remix.

Avec Ghosts I-IV, Nine Inch Nails avait glané 1,6 millions de dollars en une semaine grâce à une formule tarifaire qui allait de la gratuité au coffret ultra-deluxe à 300 $ en édition limitée. Cette fois, pour le moment, The Slip est proposé uniquement en téléchargement gratuit, ou en streaming sur iLike. « Que ceux qui sont intéressés par des produits physiques se rassurent. Nous prévoyons de rendre une version de cet album disponible sur CD et vinyle en juillet« , prévient Nine Inch Nails qui donnera plus de détails par la suite.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com