Vous avez dit piratage ? Quand le gratuit fait vendre.

Voici un article de Numérama sur le piratage et la vente de musique. Contrairement à ce qu’essaye de faire croire les industriels de la culture, le téléchargement n’est pas foncièrement mauvais pour les artistes. J’avais déjà parlé du piratage et de ses effets positifs sur l’économie, de Paolo Coehlo qui piratait ses propres livres et en vendait plus, voici un exemple de plus qui démontre comment le piratage peut augmenter les ventes:

L’album le plus vendu sur Amazon en 2008 était aussi offert gratuitement
Peer-to-Peer –

Distribué sous licence libre sur les réseaux P2P, l’album Ghosts I-IV de Trent Reznor figure en tête des albums les plus vendus en 2008 sur la plateforme de téléchargement d’Amazon aux Etats-Unis.

« La gratuité c’est le vol« , accusait Denis Olivennes dans un pamphlet qui lui a valu quelques mois plus tard de présider les accords de l’Elysée sur la riposte graduée avec les maisons de disques et les fournisseurs d’accès. « La gratuité c’est des ventes« , pourrait aujourd’hui lui rétorquer Trent Reznor, le très engagé leader de Nine Inch Nails (NiN).

Son album Ghosts I-IV est tout simplement l’album qui s’est le mieux vendu sur la plateforme de téléchargement d’Amazon en 2008, alors-même que Reznor l’avait placé sous une licence Creative Commons pour autoriser son téléchargement et son partage sur les réseaux P2P. Au moment de sa sortie, les internautes pouvaient télécharger gratuitement les neuf premiers morceaux de l’album au format MP3 320 Kbps, avec livret PDF gratuit de 40 pages et autres goodies. L’ensemble des 36 morceaux étaient ensuite vendus ensemble sur Amazon pour 5 $ seulement. Des formules premium entre 10 $ et 300 $ permettaient ensuite aux fans d’obtenir des versions plus riches, jusqu’au coffret Ultre-deluxe dédicacé par Trent Reznor, limité à 2.500 exemplaires.

Partisan du partage de fichiers, l’artiste qui avait quitté Universal pour protester contre la politique de lutte contre le piratage menée contre ses fans avait mis lui-même les neuf premiers morceaux de l’album sur les sites de liens BitTorrent. Dès la première semaine, il a pourtant enregistré 1,6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un résultat probablement très inférieur aux sommes totales collectées par l’artiste, puisqu’il reste encore très téléchargé sur Amazon, et a lancé avec succès d’autres initiatives. Il s’est notamment associé avec Tapulous pour proposer des morceaux de son album sur une version dédiée du jeu Tap Tap Revenge pour iPhone.

Après ça, il sera difficile pour les maisons de disques de prétendre que les licences libres ou la gratuité tuent le marché du disque. Mais elles continueront à le faire puisqu’ici, aucune maison de disque n’a le moindre contrat avec NiN, qui encaisse la majeure partie du chiffre d’affaires en limitant au maximum le nombre d’intermédiaires. Ce qui lui permet de proposer un album de 36 chansons à seulement 5 $, lorsque la plupart des artistes touchent moins de 2 euros sur un album vendu 16 euros dans le commerce. A méditer.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Voici donc une approche originale qui cherche à accompagner les changements liés à internet plutôt que de les combattre aveuglement.

Pour finir je vous conseille de relire l’article « Mieux que gratuit, le business model réinventé » où Kevin Kelly pose des questions interessantes sur la nouvelle économie numérique: L’Internet est une machine à copier. Que faire lorsque les copies sont gratuites ? Vous devez vendre des choses qui ne peuvent être copiées !

SoundUnwound : un wiki dédié à la musique par Amazon

Amazon lance SoundUnwound, une sorte de wikipédia de la musique. Voici une petite description par Numérama:

Amazon a lancé mardi la bêta de SoundUnwound, une sorte de Wikipedia dédié à la musique qui rassemble des informations compilées depuis les bases de données du marchand en ligne, associées à l’IMDB (Internet Media DataBase), Musicbrainz, et aux contributions des utilisateurs.

Très riche, le site propose de multiples entrées croisées pour tous les artistes et albums référencés sur la boutique en ligne, avec biographies, pochettes de disques, vidéos, images, artistes similaires, références de sites de fans, etc. Chaque utilisateur a la possibilité de modifier les pages pour compléter les informations. SoundUnwound propose également des outils originaux, comme une frise historique en Flash de chaque artiste avec les sorties de ses albums représentées dans le temps (voir par exemple avec Michael Jackson).

Ca n’est pas la première fois qu’Amazon s’intéresse ainsi aux wiki pour enrichir les fiches de ses produits. Depuis plusieurs années, le marchand en ligne propose à ses clients américains d’éditer en partie les informations présentées sur certains produits. Le marchand a aussi ouvert son Amapedia, une encyclopédie marchande.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Musique 2.0: Musiciens indépendants – Les 7 « prérequis »

Je republie ici un article d’Ignazio Lo Faro le fondateur de BnFlower, qui discute ici les qualité que le musicien 2.0 doit posséder pour se faire connaître aujourd’hui (Via Numérama)

Divers –
Par Ignazio Lo Faro : Sept conseils pour mieux évoluer dans la musique indépendante sur Internet.
La musique indépendante et Libre devient une réalité sur le Web. Depuis plusieurs années, emmené récemment par les Creatives Commons, un large mouvement redéfinit les contours de ce que sera la place des musiciens indépendants dans le monde de la musique en ligne.Du coup, il serait bon d’essayer (je dis bien essayer) de tirer quelques « prérequis » pour mieux évoluer dans la musique en ligne. Ces « prérequis » permettront au musicien indépendant de mieux appréhender et argumenter sa propre réflexion. Certains de ces « prérequis » sont évidents. D’autres moins.

L’ensemble de cette réflexion est directement issue de l’observation et de l’analyse de ce que je peux vivre au sein de la communauté Bnflower.
Il s’agit donc d’une observation du réel. Des besoins et frustrations que peut rencontrer aujourd’hui un musicien indépendant qui se penche sur Internet et les réseaux mobiles pour faire découvrir sa musique. L’ensemble n’est pas exhaustif et devra être amélioré. Il ne s’agit ici que d’un premier jet qui nécessairement est déjà incomplet.

Je ne fais que tracer brièvement ces 7 principes premiers pour que l’ensemble tienne sur un seul article. Je reviendrai sur chacun de ces principes individuellement dans les semaines qui viennent.

1. Penser « diffusion prescriptive » plutôt que « distribution »

Il y a une différence essentielle entre la distribution de ses œuvres et leur diffusion. La distribution peut se définir par ce que l’on pourrait appeler le modèle HEC (Hosting, Editorial, Content). C’est ce que font des sites comme Vitaminic et de nombreux autres. Ce modèle permet au musicien indépendant de placer sa musique sur une plateforme Internet où des centaines d’autres musiciens se présentent eux aussi. Ce modèle souffre donc d’un effet dit de « goulot d’étranglement ». L’artiste n’est plus visible, car noyé dans la masse.

La « diffusion prescriptive » peut être résumée ainsi : « J’aime ta musique alors je la défends et je la diffuse ». On parle de diffusion, car le principe n’est pas d’entreposer sur une plateforme unique ses oeuvres, mais plutôt de les placer sur des structures qui favoriseront sa diffusion. Les blogs et les radioblogs, les podcasts, le P2P, les radios web, etc., sont d’excellentes technologies qui permettent de pratiquer la diffusion. Cette diffusion est dite prescriptive, car il y a prescription d’un artiste par un fan.
Un fan aime la musique d’un artiste alors il la place en première page de son site/blog, bien en vue.
De plus, il permet l’écoute de cette musique (par Radioblog) mais aussi sa diffusion (par Podcast par ex).
Il ne s’agit pas simplement d’une promotion d’un artiste, mais d’une prescription. La différence tient à ceci. En faisant de la diffusion prescriptive, le gérant d’un site exprime ses goûts. Du coup, ceux qui visitent son site et qui ne sont pas là par hasard, ont de grandes chances d’avoir les mêmes affinités que lui. Il s’agit, un peu, de ce que nous faisons tous lorsque nous recommandons un artiste à un ami qui partage les mêmes goûts et centres d’intérêts que nous.

2. Approfondir la proximité avec les amateurs de musiques (les fans)

La proximité est l’enjeu essentiel que les musiciens vont devoir approfondir dans les années qui viennent. La proximité se construit peu à peu entre un artiste et ceux qui découvrent son talent. Cette proximité est largement facilitée aujourd’hui par Internet et l’ensemble des réseaux fixes et mobiles.
Pour un artiste indépendant, ce qui compte c’est de développer son potentiel à réunir autour de lui des personnes qui vont aimer sa musique. Internet permet cela presque naturellement ; il faut offrir à l’internaute ce que Alban Martin appelle une expérience Il s’agit en fait de construire un espace virtuel (cet espace devra être simple et pratique) où le fan et l’artiste vont tour à tour apprendre à se connaître. De cette connaissance et de cette proximité émergera forcément des liens qui permettront à l’artiste d’être réellement à l’écoute de son public. De plus cette proximité et cette compréhension mutuelle permettront aux fans de rentrer plus dans le détail dans leur compréhension de l’univers de l’artiste.
Le tout formera une dynamique qui forcément produira (avec du temps et du travail) l’adhésion d’autres fans ; et ainsi de suite…

3. Utiliser les licences libres plutôt que la Sacem.

Lorsqu’un artiste doit diffuser sa musique, il doit à tout prix faciliter cette diffusion. Sur le BnFlower nous avons vu le cas d’artistes dont la diffusion était altérée, car ces artistes étaient affiliés à la Sacem. Et pour cause. Lorsque vous êtes « déclarés à la Sacem », il faut payer pour pouvoir diffuser sa musique. L’artiste qui veut diffuser sa musique paye, mais celui qui veut diffuser la musique de cet artiste paye aussi. Du coup, c’est un frein important pour la diffusabilité de l’œuvre. Peu de gens sont prêts à payer pour diffuser la musique d’un autre.
Par contre, des licences comme les Creative Commons permettent une libre diffusion. Nul besoin de payer, ce qui donne un coup de fouet à la diffusion de l’artiste. Donc pour bien diffuser sa musique le musicien indépendant doit favoriser juridiquement cette diffusion. C’est ce qu’il fait s’il opte pour des licences libres, Creative Commons, Art Libre…

4. Miser sur l’international.

Il faut avoir une démarche internationale. C’est un prérequis évident.
La France, c’est 24 millions d’internautes. Le monde, 1 milliard. Les musiciens indépendants peuvent déjà commencer une traduction anglophone de leurs sites. Et pourquoi pas une version chinoise (103 millions d’internautes) le plus vite possible.

5. Se rapprocher des communautés.

Seul, un musicien indépendant ne peut diffuser efficacement sa musique. Le relais par une communauté est donc fondamental. Le mieux est de créer sa propre communauté, mais cela n’est pas chose simple. D’autant plus qu’il commence à exister de nombreuses communautés. Autant en profiter. Là aussi la proximité fan/artistes sera essentielle.

6. Favoriser les concerts et le régionalisme

La représentation publique est pour l’artiste un point essentiel. C’est un prérequis évident.
Il faut à tout prix augmenter les concerts. Mais chacun sait que ce n’est pas facile. Internet permet une meilleure visibilité pour l’annonce de ses concerts. Les communautés ont là aussi un rôle primordial à jouer. Et on trouve de plus en plus de communautés régionales . Il faut donc investir, en temps et en énergie, pour augmenter sa visibilité dans ce type de communauté.

7. Avoir du Talent.

Si vous avez du talent c’est le public qui vous le dira, personne d’autre. C’est un prérequis évident là aussi. Avoir du talent pourrait s’exprimer (pour faire simple) par « le potentiel fédérateur d’un musicien indépendant ».
Ce potentiel fédérateur représente la capacité d’un artiste à réunir autour de lui un public qui apprécie sa musique et qui est prêt à se mobiliser pour la faire découvrir à d’autres .

Très difficile à cerner, ce prérequis est la base fondamentale. Sans talent, aucunes technologie, aucunes communauté, aucune réflexion ne pourront vous aider. Le talent est à la base de tout. C’est la condition sine qua non de tout ce qui précède.

De nombreux artistes indépendants ont du talent.

Ignazio Lo faro
Fondateur de Weedfrance et de la communauté BnFlower.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Joss Stone : « le piratage, c’est brillant »

De plus en plus d’artistes prennent partie pour la libre diffusion des œuvres sur internet. Aujourd’hui un article de Numérama qui présente le point de vue de la chanteuse Joss Stone.

La chanteuse Joss Stone, qui a gagné l’an dernier un Grammy Award, n’a aucun rapport conflictuel avec le piratage. Bien au contraire. Interrogée lors d’une interview sur son sentiment à l’égard du piratage et des gens qui téléchargent ses chansons sur Internet, Stone a abasourdi son interlocuteur : « Je trouve que c’est génial« . « Génial ?« , insiste le journaliste interloqué.

« Oui, j’adore ça. Je trouve que c’est brillant et je vais vous dire pourquoi. La musique devrait être partagée. La seule chose que je n’aime pas c’est le business qui y est attaché. Mais, si la musique est gratuite, il n’y a plus de business, il n’y a plus que la musique. Donc, oui, j’aime ça, je pense que nous devrions partager« , a expliqué la chanteuse.

« C’est bon, si une personne achète [mon disque], ça me va très bien, gravez-le, partagez-le avec vos amis, je m’en fiche. Je me fiche de la manière dont vous l’écoutez à partir du moment où vous l’écoutez. Tant que vous venez à mon concert, et que vous prenez du bon temps à écouter le concert, c’est cool. Je m’en fiche. Je suis content qu’ils l’écoutent« .

Pour Joss Stone, la plupart des artistes qui s’opposent aux fans qui téléchargent leur musique sont subissent un « lavage de cerveau » de la part de leur maison de disques. Juré craché, c’est pas le cas des 52 artistes français qui se sont engagés courageusement pour la riposte graduée…

La chanteuse, visiblement agacée par l’industrie du disque, a entamé une bataille juridique contre sa maison de disques EMI pour obtenir le droit de rompre son contrat qui doit couvrir trois albums.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Musique 2.0: NiN sort (encore) un nouvel album gratuitement, The Slip !

J’écrivais il y a peu « Nine Ich Nails donne un nouveau morceau et continue à encourager les remix ». Je pourrai maintenant écrire « Nine Ich Nails donne un nouvel album et continue à encourager les remix »… Je laisse plutôt Numérama nous décrire tout ça…

Musique Numérique –

Deux mois après avoir sorti lui-même une partie de son album Ghosts I-IV sur The Pirate Bay et après l’avoir mis en téléchargement gratuit sur son site, Nine Inch Nails remet le couvert. Le groupe dirigé par le militant Trent Reznor sort aujourd’hui un nouvel album de 10 chansons, The Slip, qu’il met à nouveau gratuitement à disposition des internautes sur son site, sans DRM et sous licence Creative Commons.


Alors que le groupe Radiohead a annoncé qu’il ne renouvellera certainement pas l’expérience de la musique proposée à un tarif libre sur son site Internet, le leader de Nine Inch Nails Trent Reznor reste à fond dans son nouveau modèle économique et médiatique. Seulement deux mois tout juste après avoir déjà sorti gratuitement son album Ghosts I-IV sur Internet et sur les sites de liens BitTorrent, NiN remet ça avec un nouvel album baptisé The Slip.
Les fans du groupe peuvent d’ores-et-déjà télécharger l’ensemble des dix chansons que composent l’album sur le site officiel de Nine Inch Nails, en entrant simplement leur adresse e-mail. Un message de confirmation est alors envoyé à l’adresse entrée, avec un lien pour télécharger l’album au format compressé MP3, ou aux formats sans perte FLAC, M4A ou même WAV. Pour ces trois derniers formats, le groupe propose exclusivement des liens BitTorrent pour économiser en bande passante et profiter de celle de leurs fans. Une manière de dire leur respect pour le P2P, et de l’exploiter eux-mêmes.

Trent Reznor, qui avait appelé à voler ses CD alors qu’il était encore sous contrat avec Universal, s’est fait remarquer notamment en défendant de vive voix le site pirate Oink, conspué par l’industrie musicale.

L’ensemble de l’album The Slip est évidemment sans DRM, et encore une fois diffusé sous licence Creative Commons by-nc-sa qui autorise les internautes à redistribuer l’album librement à leurs amis ou sur les réseaux P2P, ou même à les remixer sans avoir à payer quoi que ce soit, à la seule condition que tout cela soit fait sans intérêt commercial. Nine Inch Nails propose d’ailleurs sa propre plateforme de remix.

Avec Ghosts I-IV, Nine Inch Nails avait glané 1,6 millions de dollars en une semaine grâce à une formule tarifaire qui allait de la gratuité au coffret ultra-deluxe à 300 $ en édition limitée. Cette fois, pour le moment, The Slip est proposé uniquement en téléchargement gratuit, ou en streaming sur iLike. « Que ceux qui sont intéressés par des produits physiques se rassurent. Nous prévoyons de rendre une version de cet album disponible sur CD et vinyle en juillet« , prévient Nine Inch Nails qui donnera plus de détails par la suite.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Comment faire du buzz: Didier Super pisse sur Universal

Comment faire du buzz avec peu de moyens ? Didier Super comme à son habitude joue l’humour décalé et la provocation. On aime ou on n’aime pas. Moi j’aime et je ne résiste pas au plaisir de republier cet article de Numérama. Pisser sur sa maison de disque, il fallait oser. Au dela de la provoc dont il ets spécialiste, il a aussi une réflexion sur le téléchargement qui pour lui est un moyen de promouvoir le concert.


Pour ceux qui ne connaissent pas le personnage et son humour (spécial), voici d’abord une petite vidéo d’introduction pour vous mettre dans le bain:


Didier Super : Y’en a des biens

Clip réalisé par Kourtajmé
L’article de Numerama:

Il urine sur les bureaux d’Universal Music pour faire sa promo…

On a la promo qu’on peut. Pour son troisième album « Ben Quoi ? » qui doit sortir dans les bacs le 28 avril, Didier Super a choisi d’exploiter à son avantage le courant de révolte contre les maisons de disques. Armé d’une caméra confiée à un complice, il se film en train d’uriner en plein jour sur les murs parisiens d’Universal Music. Effet garanti. « Je pouvais pas deviner que c’était ouvert, c’est une maison de disques, elles sont toutes fermées« , crie-t-il au vigile qui vient l’expédier manu militari.

Derrière la provocation gratuite se cache tout de même, en cherchant bien, un vrai message de fond contre les majors. L’artiste demande aux internautes « un petit geste pour les aider à mourir dignement« , et précisant qu’on ne « les empêchera pas de mourir« .

« En achetant mon disque, vous vous offrez par rapport à quand tu télécharges une boîte en plastique transparent de bonne qualité, et surtout un CD neuf. Alors franchement, pourquoi télécharger ? » demande-t-il avec beaucoup d’ironie, et peut-être de rancoeur à l’encontre de sa propre maison de disques, V2… un label racheté par Universal Music.

« La vie du disque m’importe peu. Je gagne 50 centimes d’euro par disque vendu, alors ça m’est égal que les gens le téléchargent. L’important, c’est le concert. Là, on essaie d’apporter quelque chose en plus, de ne pas être simplement consommé. C’est-à-dire que les gens paient leur place pour danser et recevoir des décibels« , expliquait Didier Super dans une interview publiée en janvier 2007.


Didier Super gère la crise du disque
envoyé par D_Super

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Y’a des chances que cela fasse un peu parler de lui…

Liens

http://www.didiersuper.com/

Interview de Didier Super

Musique 2.0: Interview de Guillaume Champeau et Ignazio Lo Faro

Interview instructive de Guillaume Champeau (Numerama) et Ignazio Lo Faro (BnFlower) deux fervents défenseurs de la musique indépendante et libre en France. Ils parlent de projets innovants pour soutenir et diffuser les artistes indépendants et évoquent brièvement l’avenir de la musique en ligne. Via le Billaut show.

Numerama vous aide à pirater Numerama

Numerama: « nous encourageons tous nos lecteurs qui le souhaitent à copier, voler, pirater sans vergogne ce que nous écrivons, et à reproduire sans payer les articles sur leurs blogs, pages MySpace, e-mails ou papyrus. »

Article extrait de Numerama :

Conformément à la politique qui a toujours été celle de Ratiatum, Numerama n’a aucune intention de garder jalousement les articles que nous écrivons et publions ici quotidiennement. Au contraire, nous encourageons tous nos lecteurs qui le souhaitent à copier, voler, pirater sans vergogne ce que nous écrivons, et à reproduire sans payer les articles sur leurs blogs, pages MySpace, e-mails ou papyrus. Mieux, nous venons même de mettre en ligne un outil qui vous permet de le faire facilement, dans le respect de la licence Creative Commons que nous avons choisie pour mettre quand même quelques règles de bonne séance dans ce monde de sauvages.

Vous trouverez désormais à droite de chaque article un lien « Copier sur mon blog » qui vous explique tout ce que vous avez besoin de savoir sur la licence Creative Commons by-nc-nd que nous utilisons, et qui vous permet de copier tout l’article en un seul clic, pour le coller facilement dans votre éditeur de texte.

Nous demandons simplement à nos amis bloggeurs et internautes et de ne pas modifier le texte pour ne pas en trahir le sens (ou faites-le en distinguant bien vos modifications du reste), de citer l’auteur de l’article, et de laisser un lien actif à la fois vers l’URL de l’article original et vers la licence Creative Commons. Toutes ces notices sont inclues d’office dans un cadre à la fin de l’article lorsque vous les copiez. Merci donc de ne pas le supprimer.

Enfin, il est bien entendu que seules les « recopillages » à titre non commercial sont couverts par cette lience. Si vous souhaitez reproduire des articles de Numerama dans vos magazines ou journaux papier, ou sur des blogs ou sites internet édités dans le but d’en tirer un profit commercial direct, merci de nous contacter pour connaître nos tarifs préférentiels.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Chapeau à Guillaume et l’équipe qui font un super boulot depuis 6 ans et bravo pour cette initiative originale et intéressante ! Je republierai de temps en temps des articles de Numerama et j’encouragerai de même la republication d’article Toc-Arts (j’en reparlerai des que j’aurai rajoute une licence creative commons sur le contenu Toc-Arts).