Zoybar, le kit de guitare open source avec un corps imprimé en 3D

Zoybar propose à ses utilisateurs un kit de guitare modulaire qui permet d’assembler une guitare personnalisable. Mieux grace à la démocratisation des imprimantes 3D, certains parties peuvent être conçues et produites par l’utilisateur lui même.

 

Zoybar, le kit de guitare open source avec un corps imprimé en 3D

Traduit à partir de l’article Open Source Guitar Kit With 3-D Printed Body publié à l’origine sur Wired.com

Zoybar est comme Meccano pour la musique. C’est un kit de guitare open source que vous assemblez, et les parties modulaires peuvent être assemblées en de nombreuses combinaisons pour produire des instruments de différentes formes. Le kit peut être acheté en configuration basse ou 6 cordes, mais le meilleur c’est que vous pouvez personnaliser encore plus les designs vous même.

Les kits guitare sont mis à disposition sous licence Creative Commons, et les fichiers CAD peuvent être téléchargés et bricolés librement dans le logiciel de 3D libre et open source Blender.

Le kit Zoybar est livré avec un cou fretless, un micro humbucker, plus des morceaux pour faire un squelette de corps et quelques vis et écrous pour faire tenir le tout ensemble. Les prix démarrent à 670$ et augmentent selon les options d’envoi. Quels est le son d’une guitare imprimée en 3D ? tester le:

Zoybar Tor

 

Cet exemple n’est que la partie émergée d’un mouvement beaucoup plus vaste, l’open source hardware, à savoir l’application de la philosophie open source aux monde des objets et des machines qui promet de révolutionner pas mal de choses.

Je vous reparlerai prochainement de ce sujet très prometteur.

Créer des vidéos multimédias interactives et des remix avec Popcorn Maker

Popcorn Maker est un outil en ligne qui permet d’intégrer dans des vidéos d’autres contenus web (audio, cartes, liens flux twitter, …) pour créer des documents multimédia très riches. Comme la plupart des services en ligne, Popcorn Maker fournit un code d’intégration (embed code) pour republier la vidéo remixée ailleurs sur le web sous forme de widget.

Conçu par Mozilla (qui a notamment développé Firefox) dans l’esprit c’est très proche de Thinglike un outil pour créer des images interactives, mais version vidéo.

Pour démarrer, il suffit de fournir un lien vers une vidéo en ligne issue de Youtube, Vimeo, ou d’un code HTML5 puis d’ajouter des modules (images, textes, pop-up, liens, flux Twitter, cartes Google ou des articles Wikipédia…) pour enrichir la vidéo.

Ces différents modules apparaitront alors au cours de la lecture de la vidéo.

L’interface de l’outil est très simple : Une piste avec des calques où vous positionner vos modules

popcorn-maker-video-interactives-remix

Pour enregistrer il faudra vous créer un compteauprès de Mozilla Persona. Il vous sera alors possible d’exporter votre nouvelle vidéo sous forme de widget via un code à intégrer sur un blog, un réseau social, un site web…

Voici la vidéo de présentation de l’outil (en anglais). 

J’entrevois beaucoup de possibilités pour les documentaires, les journalistes réalisant des infographies enrichies, … Au dela j’imagine que des artistes prêts à expérimenter en s’amusant comme Uniform Motion qui avait crée un jeu multimédia participatif avec Thinglike, trouveront des idées pour créer des remix inattendu.

A noter qu’il est possible de remixer des vidéos multimédia existantes, le site de Popcorn maker proposant même un bouton « Remix it » sur les plus populaires.

Cela va dans le sens de la culture du remix que l’on voit émerger de plus en plus nettement.

En fait en extrapolant on imagine qu’un jour il existera un web ouvert avec des contenus sous licences libres et des outils comme Popcorn Maker qui populariserons la création et le remix à grande échelle, n’importe qui pouvant prendre n’importe quel contenu et le combiner, le transformer avec d’autres pour créer quelque chose de nouveau en quelques minutes.

Vu la vitesse à laquelle des outils comme Facebook, Twitter, Youtube, les smartphones ont déja transformés les usages et la vitesse à laquelle la technologie continue d’évoluer, ce jour n’est probablement pas très loin.

 

Testez le: Popcorn Maker

MashUp Film Festival: Collaboration, partage, remix et vidéo

mashup-film-festivalLes 15 et 16 juin 2013 aura lieu à Paris le MashUp Film Festival, un événement  consacré a ce nouveau mode d’expression artistique qu’est le mashup. Organisé par le Forum des images, le festival est en entrée libre.

Culture libre, collaboration, partage, remix video musical, outils de création 3D, logiciels libres de montage, réalisation de film d’animation ou de flipbook avec un téléphone portable, crowdfunding, DIY, le tout dans des formats divers et variés, l’évènement promet d’être très très riche.

Je publie ci dessous le communiqué de presse, mais jetez aussi un oeil au site du festival, vous trouverez le programme complet, mais aussi plein d’infos sympas, notamment une section bien fournie sur l’histoire du Mashup.

 

Bienvenue au festival de la vidéo web créative, participative et collaborative !

Remix, remontages, détournements, mashup : les internautes s’approprient les images. Avec des moyens réduits, en autoproduction, ils en inventent de nouvelles. Ils créent des œuvres jamais vues, explorent des territoires jamais découverts, imaginent des processus de création jamais tentés. Le festival interroge cette pratique à travers plusieurs temps forts :

  • Conférence-manifeste « Demain, l’art sera libre et généreux ! » présentée sous forme de mashup. Une suite de rencontres, débats, projections, performances en présence d’artistes et de penseurs…
  • Grande soirée VJ « Remixons le domaine public ! » avec Matt Black (Coldcut), DJ Oof, Ouananiche et Olivier Blaecke.
  •  « Salon des arts partagés » : ateliers, installations interactives, stands… pour expérimenter concrètement et collectivement les libertés créatives les plus diverses (outils, projets, collectifs…).
  • Projections dont l’avant-première parisienne de THE FINAL CUT, LADIES AND GENTLEMEN de György PálfiUn chef-d’œuvre du mashup, présenté au Festival de Cannes 2012 (Cannes Classics).

Programmation complète sur www.mashupfilmfestival.fr
Toute l’actualité sur www.facebook.com/MashUpFilmFest

 

 

 

Resources pour les artistes: les contenus Toc-Arts libérés

liberationLes contenus de Toc-Arts passent sous licence Creative Commons BY-SA, ce qui permet à n’importe qui d’en faire usage, y compris commercial, à seule condition de citer la source.

Des ressources pédagogiques

Au fil des années, Toc-Arts a accumulé pas mal de ressources pédagogiques. Les articles les plus lus sont des guides relativement complets sur des sujets variés, des réseaux sociaux au modes de financement, du streaming à la stratégie. Par exemple:

Copie et réutilisation

Ces contenus de Toc-Arts étaient déja sous licence Creative Commons, ce qui permettaient aux lecteurs de les réutiliser, mais la licence que j’avais choisi ne permettait pas d’en faire un usage commercial (sauf à demander l’autorisation d’abord).

L’idée était de permettre aux lecteurs de reprendre des contenus s’il le souhaitait, tout en empechant quelqu’un de se faire de l’argent sur mon dos (crainte légitime de tous les créateurs de contenus…).

Or il est des cas où la possibilité de réutiliser des contenus pour un usage commercial est vraiment utile et légitime: un formateur peut vouloir réutiliser des diapos, un article, une infographie, … un auteur pourrait réutiliser des articles entiers dans un ouvrage…

Combien de fois avez vous vu une image, une infographie, un texte qui vous semblait parfait pour ce que vous souhaitez faire mais que vous ne l’avez pas utilisé car il y a avait un droit d’auteur ? ou pire que vous avez bricolé quelque chose en cachette avec ce contenu sans y être autorisé ?

Copie et innovation

Parce que je pense que la liberté de copier et de remixer favorise la création, je « libère » aujourd’hui le contenu publié sur Toc-arts.

Les contenus publiés seront maintenant disponibles sous licence Creative Commons BY-SA, ce qui permet à n’importe qui de le réutiliser, y  compris pour un usage commercial. Seule conditions, citer la source (Lilian Ricaud, Toc-Arts.org) et laisser votre travail derivé sous les même conditions d’utilisation (vous ne pouvez pas remettre un copyright dessus).

creative-commons-by-sa

Ceci s’inscrit dans une démarche que j’ai entreprise dans mon activité professionnelle de formateur, où j’ai déjà commencé à libérer mes contenus de formation au travail collaboratif.

Je sais que certains formateurs ou auteurs me lisent: la licence CC-BY-SA vous permet de réutiliser ces contenus pour vos formations, ouvrages, y compris pour un usage commercial. J’espère que ces contenus vous serviront dans votre activité professionnelle, y compris à gagner de l’argent.

L’importance des biens communs

Toc-Arts a toujours été un projet ayant pour but de soutenir l’écosystème culturel à la base en aidant les artistes amateurs et les associations culturelles qui les aident.

Toc-Arts n’existerait pas sans les nombreuses lectures que des passionnés ont écrites et mises en ligne, sans les nombreuses musiques entendues, sans les nombreuses partitions transcrites par des amateurs, sans tout un tas de tutoriels, sans les logiciels libres qui font tourner ce site et une  partie de l’Internet…

Nous vivons en batissant sur la culture produite par ceux qui sont passés avant nous.

En libérant ainsi les contenus de Toc-Arts, je veux ajouter ma part à un ensemble de biens communs existant. J’espère que ces contenus seront utiles à d’autres comme certains contenus et logiciels libres m’ont été utiles dans le passé.

Si cela vous parle et que vous partagez ces valeurs, aidez Toc-Arts en faisant de la promotion ou en faisant un don ou un cadeau de soutien.

 

 

source de l’image: http://domino.centerblog.net/58-paul-eluard 

Everything is a remix: réflexions sur la copie, la création et l’innovation

Une documentaire vidéo qui fait réfléchir sur la création et la copie, le droit d’auteur. Une piste de reflexion sur les changements apportées par le numérique, mais aussi une source d’inspiration pour les créateurs.

Saviez vous que Led Zeppelin ne s’est pas seulement inspiré d’autres groupes de son époque, mais à carrément pompé bon nombre de ses tubes, parfois sans même prendre la peine de modifier le titre ou la chanson ?!

Saviez vous qu’en regardant attentivement Star Wars on peut deviner quelles oeuvres Georges Lucas a copié et transformé pour créer son chef d’oeuvres ?

Produite par Kirby Fergusson la série Everything is a remix est particulièrement fascinante.

A travers des exemples concrets Kirby Fergusson montre comment toute création est avant une copie modifiée d’une création précédente.

Toute création est un remix

Les vidéos sont en anglais mais proposent des sous-titres en français. Elles durent une dizaine de minutes chacune et sont très agréable regarder.

 

Le site de Kirby Fergusson
Everything is a remix

Créativité, innovation et remix

Contrairement à l’idée que l’on a du créateur, génie solitaire créant quelque chose d’entièrement nouveau dans un grand moment d’illumination, la réalité semble plus terre à terre.

Nous sommes tous influencé par le passé et que nous voulions ou non, ce que nous créons n’est jamais entièrement nouveau mais est l’aboutissement d’une série de micro-innovations qui ont démarrées par des imitations.

Mais je ne crois pas que ce soit problématique, au contraire. En l’acceptant et le comprenant on peut l’utiliser pour mieux créer.

Et c’est la que la vidéo de Kirby Ferguson est particulièrement intéressante pour les créateurs car il donne une équation simple qui résume simplement le processus créatif:

Créer = Copier + transformer + combiner

Dans toute création il y a d’abord une ou plusieurs copie. Copier est un phénomène naturel, reprendre ce que l’on aime et imiter c’est la meilleure manière d’apprendre, et se former .

Dans un deuxième temps pourtant, la copie est modifiée, transformée, elle peut changer de contexte être adaptée, rester semblable ou devenir complètement méconnaissable.

Enfin dernière phase du processus: combiner les copies transformées: c’est cet assemblage qui créer l’oeuvre originale et lui donne l’identité, le style, la patte de son créateur.

En pratique ce n’est pas aussi simple et binaire, mais globalement le processus créatif me semble fonctionner comme ca. Bien sur vous me direz certains créateurs innovent et font quelque chose qui n’a jamais été fait avant.

C’est alors intéressant de voir comment des créateurs particulièrement inventifs comme Michel Gondry parlent de leur inspirations. Bien souvent à la base, il y a eu une influence, quelque chose qu’ils ont copié mais tellement transformé par la suite que l’inspiration d’origine est méconnaissable.

Au final, je trouve ces idées plutôt rafraichissantes car elles ouvrent plein de pistes pour la création, la créativité, l’innovation, les remix…

Evidemment cela va en conflit ouvert avec une vision étroite du droit d’auteur… Kirby montre d’ailleurs très a propos que si la plupart d’entre nous n’avons pas de problèmes et a prendre et réutiliser le travail des autres, il est en revanche bien plus dur  pour nous de voir notre travail réutilisé.

« La plupart d’entre nous n’ont pas de problème avec la copie (tant que c’est nous qui copions) »

Pourtant à l’origine le droit d’auteur avait pour but de donner un avantage aux inventeurs et créateurs pendant une durée limitée avant que la création ou l’invention revienne dans le domaine public pour être librement réutilisée.

Culture du remix et innovation ouverte

 

Pourtant si la copie et le remix ont toujours existés dans l’histoire de la création et de l’innovation, c’était jusqu’alors un épiphénomène, me semble t-il. Je ne suis pas historien et je me trompe peut être, mais il me semble que si dans le passé on copiait ponctuellement quand le besoin s’en faisait sentir, la culture du remix a ceci de différent qu’elle accepte et recherche activement la copie comme principe fondamental du processus créatif.

Qu’en pensez vous ?

 

Un artiste remixe les interprétations d’une de ses chansons publiées par ses fans sur youtube

On connaissait les fans qui font de reprises de leur artistes préférés. On connaissait les artistes qui remixent les chansons d’autres artistes. On avait aussi vu un fan faire un clip pour Radiohead en mixant des vidéos publiées par d’autres fans sur Youtube.

Et bien dans la même lignée, voici un artiste dont les chansons ont été reprises par de nombreux fans et qui, plutôt que de bloquer leur diffusion comme beaucoup d’ayant-droits l’auraient fait, a choisi de remixer ces versions « pirates » pour en faire une nouvelle oeuvre.

Je reprends ici un article de Guillaume Champeau publié sur Numérama qui décrit mieux le contexte:

On savait que Gotye faisait de belles chansons. On saura maintenant qu’il les fait avec coeur et intelligence. Le musicien a mis en ligne dimanche un clip, repéré par Nikopik, qui est un remix de nombreuses reprises de son hit « Somebody that I used to know » publiées sur YouTube. « Je n’ai pas pu résister à l’énorme remixabilité que m’offrait un tel ensemble de matière première, variée et connectée à la fois« , explique l’auteur sur YouTube.

Gotye a réutilisé les chansons sans y ajouter le moindre son. Il a simplement joué sur le mixage pour réaliser cette unification, au résultat franchement très réussi. Sur son blog, l’artiste publie les adresses de l’ensemble des créations utilisées, en donnant à la fois l’URL de la vidéo, et celle de l’internaute. Une belle manière de les remercier d’avoir choisi de réinterpréter et de diffuser leur version de Somebody that I used to know, même sans en avoir demandé l’autorisation ou sans avoir versé de royalties, comme la loi américaine l’exige.

Par ailleurs, l’oeuvre de remix de l’artiste démontre le danger des DRM à outrance, s’ils étaient efficaces. Gotye explique en effet qu’il a utilisé KeepVid.com pour pouvoir télécharger les vidéos de YouTube, et les importer ensuite dans Ableton Live et After Effects. Or le fait de télécharger les vidéos est interdit par le contrat de YouTube, et Google est récemment parti en chasse contre les outils de téléchargement et de conversion pour YouTube. Si l’on vivait dans un monde où les volontés contractuelles étaient respectées et incontournables, Gotye n’aurait pas pu réaliser son hommage.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

 

Si vous êtes curieux vous pouvez voir le détail des (nombreuses !) vidéos youtube utilisées sur le site de Nikopic qui a reperé l’info en premier.

Un autre exemple de l’évolution de la culture d’un modèle basé sur un droit d’auteur fermé vers un modèle ouvert qui favorise les collaborations, les remix et la créativité.

Réflexions sur l’appropriabilité des oeuvres d’arts

Un discussion sur l’appropriation de la culture par les amateurs et la culture de l’appropriation qui en découle notamment le remix des oeuvres comme fait social.

Un article un peu long, mais particulièrement intéressant pour comprendre le nouveau monde de la culture à l’heure du numérique.

Extrait:

La dématérialisation des contenus apportée par l’informatique et leur diffusion universelle par internet confère aux œuvres de l’esprit une fluidité qui déborde tous les canaux existants. Alors que la circulation réglée des productions culturelles permettait d’en préserver le contrôle, cette faculté nouvelle favorise l’appropriation et la remixabilité des contenus en dehors de tout cadre juridique ou commercial. Dans le contexte globalisé de l’économie de l’attention, l’appropriabilité n’apparaît pas seulement comme la caractéristique fondamentale des contenus numériques: elle s’impose également comme le nouveau paradigme de la culture post-industrielle.

Un des éléments clé à retenir pour moi est le fait que la copie et le remix font partie intégrante de la culture du web.

Dans ce contexte, je pense que les artistes devraient réfléchir à comment travailler avec ces usages plutot que contre afin de pouvoir les utiliser au lieu de les subir.

Playlists et Remix: le futur de la musique

Dopé par la culture web et du partage de musique, les playlists semblent devenir un nouveau format musical standard qui pourrait devenir plus important que l’album traditionnel. Dans ce contexte la diffusion de playlists va devenir un nouveau mode de découverte essentiel pour les artistes.

Derrière la playlist, le remix s’impose lui aussi comme un nouveau standard dans la création culturelle.

Loin d’être marginaux, ces usages sont en train de devenir des phénomènes majeurs et incontournables de la musique avec des conséquences qui vont bien au dela du web.

 

Le nouveau contexte de la musique en ligne

Une tendance importance dans le contexte actuel du web est l’abondance de contenus. La où avant sur un étal de magasin de musique il y a avait quelques centaines de CDs, il y a maintenant des millions de contenus en ligne.

Il y a maintenant un tel excès de contenus sur internet, que chacun est en compétition pour l’attention des gens. Le problème des artistes n’est donc pas le piratage, mais l’obscurité.

Conséquence de cette abondance, une autre tendance grandissante est la curation de contenu qui consiste à sélectionner, éditer et partager les contenus les plus pertinents du Web pour un sujet donné.

Curation et diffusion prescriptive

J’argumente depuis longtemps qu’une forme de curation, la diffusion prescriptive va devenir le moteur le plus important de découverte musicale et que les artistes devraient tenter de favoriser ces formes de curations et diffusion car il s’agit de promotion ciblée et gratuite.

Même si les investisseurs californiens qui financent les Facebook, Spotify ou Pandora sont persuadés que l’avenir de la musique ce sont des services logiciels de recommandation musicale, je crois plus à la curation humaine plutot que celle faite par des algorithmes.

Parce qu’ils se basent sur mes habitudes existantes ou celles de personnes comme moi, ces programmes ont du mal à prendre compte que mes habitudes changent ou à me faire découvrir quelque chose de radicalement nouveau par rapport à ce que j’écoute déja.

Alors qu’écouter une compilation faite par un ami a une valeur différente, justement parce que c’est un ami qui l’a faite.

De la compilation à la playlist

Le phénomène de « playlisting » est ancien. De même qu’avant on enregistrait sur nos cassettes audio des compilations que l’on pouvait aussi échanger, de nos jours, la playlist web se développe aujourd’hui a grande vitesse.

Depuis la révolution du iPod et des baladeurs numériques, on voit ainsi de plus en plus d’échanges de playlists entre amis.

On voit maintenant aussi des outils dédiés pour mieux gérer ces partages de playlists.

Un lecteur musical de playlists

Tomahawk est un lecteur multimédia de playlists. Le principe est simple, vous et vos amis partagez des playlists, sans envoyer les fichiers. Tomahawk lit ces fichiers playlist et cherche la musique correspondante.

Si la musique correspondante se trouve sur votre ordinateur, il la lit directement, sinon il recherche sur des services en ligne comme SpotifySoundCloud, Jamendo ou Youtube, Last FM… mieux, il est capable de lire de la musique stockées dans les répertoires partagés par les autres internautes connectés au logiciel.

Il ne recopie pas la musique, (ce n’est pas du P2P !!), il la lit à partir des autres plateformes et centralise la lecture sur son interface sans téléchargement.

Le projet open data lawn expérimente ce nouvel usage en proposant des playlists téléchargeables et écoutable via Tomahawk. Ces playlists sont mise à disposition sous .xspf, un format de fichier qui stocke une liste de fichiers multimédia (ici de l’audio) ou plutôt une liste de chemins d’accès à ces fichiers.

Des playlists illustrées

Autre signe que la playlist gagne son statut d’oeuvre à part entière, Decorated playlist est un projet explorant le lien entre musique et design en proposant des playlists illustrées graphiquement, se rapprochant de plus en plus d’un format d’album en ligne.

Un nouveau standard ?

Dans ce contexte, il est interessant de regarder la playlist comme un nouveau format musical à part entière au même titre que l’album avant lui.

Soyons clair, la compilation existe depuis longtemps et nous avons tous achetés des compilations de rock, jazz, classique sur CDs.

La nouveauté c’est que la compilation devient « 2.0 », c’est à dire que les auditeurs, ne sont plus seulement acteurs, mais producteurs.

La où avant quelques majors sortaient quelques compilations par an, ce sont maintenant des milliers de personnes qui créent et diffusent leur playlists.

Et chacun étant capable de créer une playlist, il y a plus de créateurs de playlists que de créateurs d’albums. Et donc potentiellement que l’on aura peut être bientôt plus « d’oeuvres » de type playlists que « d’ oeuvres » de types albums.

Ainsi il faut s’attendre à ce que certains bloggueurs et autres musicophiles influents deviennent des producteurs de musiques majeurs.

Un nouveau mode de découverte ?

Un Quentin Tarantino qui sélectionne des musiques pour ses films a probablement fait vendre beaucoup plus de musique à certains des artistes sélectionnés que leur propres albums.

Verra t-on le meme phénomène grâce aux playlists ? Je pense que oui et que dans le futur la découverte sera de plus en plus via des partages de playlists que par des partages d’albums.

Au dela de la playlist: le remix

Que ce soit dans le développement logiciel ou la musique. le remix est une autre tendance majeure du web.

Le remix est un hybride plus ou moins poussé entre les morceaux, à tel point que ceci posent un problème juridique l’oeuvre étant à la fois nouvelle mais aussi composée de morceaux de matériels anciens souvent soumis au droit d’auteur.

Comme j’en parlais dans l’article nouvelle tendance: les remix et mashup de vidéos musicales, cette forme de création grandit très vite et va devenir un usage majeur très bientôt.

Pour entrevoir à quoi va ressembler le futur de la musique, il est interessant de voir ce qui existe déja dans des secteur qui ont déja été bouleversés par le web.

Le monde du logiciel comme indice du futur de la musique

Dans le monde du logiciel en ligne il y a déjà un usage de remix courant que l’on appelle « mashup » (littérallement « purée »).

Un mashup consiste a un assemblage de différent logiciels distinct pour créer une nouvelle application. Google maps est un exemple de logiciel qui a été très utilisé pour des mashups. On trouve ainsi des googles maps de délinquance, de maisons a vendre, d’évènements

Encore une fois ces mashup ne sont pas l’apanage de quelques grosses entreprises, mais plus souvent viennent d’individus qui créent quelque chose qui répond à leur propre besoin, mais une fois mis en ligne peut intéresser beaucoup de monde.

Ce nouveaux outils peuvent réutilisé voire même remodifiés une nouvelle fois par les utilisateurs.

Les artistes peuvent ils utiliser cette tendance en la favorisant comme le font déja les developpeurs ?

Favoriser le remix en imitant les developpeurs ?

Dans le monde du logiciel en ligne, les developpeurs qui veulent favoriser la réutilisation et le remix de leurs logiciels mettent à disposition des developpeurs tiers ce que l’on appelle une API, c’est a dire une forme d’accès à l’application sous forme de flux réutilisable par les développeurs tiers.

On pourrait imaginer que les musiciens mettent en ligne leur morceaux sur des services assez ouverts comme Soundcloud grâce auxquels les internautes pourront écouter la musique et l’ajouter à des playlists écoutables par leurs amis via un lecteur comme Tomahawk.

Et que les artistes qui comme Trent Reznor veulent promouvoir le remix par leurs fans peuvent placer leur morceaux sous licence Creative commons et autoriser le téléchargement sur Soundcloud.

Le phénomène DJ

Sur scène aussi, cette tendance grandit. Depuis plusieurs années les DJs, dont la plus grande partie du travail consiste à sélectionner et diffuser les meilleures musiques selon l’humeur et le gout du public, ont de plus en plus de succès.

Si les musiciens jouent de leur instrument en mixant les notes, les DJs jouent du leur en mixant les samples et les morceaux.

Ainsi dans la scène musicale contemporaine naissante de Bombay où je travaillais, les DJs avaient souvent plus de succès que les groupes auprès du public (mais aussi des organisateurs pour des raisons de couts).

On voit de plus en plus d’artistes comme Midival Punditz qui samplent des morceaux de musique traditionnelles pour les remixer avec des beats contemporains. Mieux ceci donne lieu ensuite à des collaborations live où DJs et intrumentistes

En France aussi depuis plusieurs années des artistes comme Rubin Steiner innovent, fusionnant les styles et mixant l’électronique et le live avec brio.

 

Conclusion

Vous l’aurez compris on est loin de l’ancien modèle, « je produit des chansons, un album, je presse un CD et je le vends ».

Dans un monde où chacun peut être producteur ou diffuseur et où les contenus musicaux sont disponible en quantité quasi-illimitée, il faut arrêter de regarder sur le passé et focaliser le présent.

Quelque soit le futur de la musique, la production et la diffusion de playlists par les fans et le remix seront des usages majeurs avec lesquels ils faudra compter.

Les changements qui surviennent sont certainement perturbants mais à mon avis nous sommes à la veille d’une explosion de créativité qui ouvrent un nouveau monde d’opportunités pour les artistes.

 

licences Creative Commons: les différents droits pour protéger et partager une œuvre

Comment mettre ses œuvres en partage tout en conservant la paternité de son travail. Après l’introduction au fonctionnement des licences creative commons, deuxième explications BD sur les différents droits et les différentes licences.

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Ceci est la traduction en français d’une création originale de Creative Commons, A Spectrum of Rights. (Credits de la version originale : Cartoon concept and design by Neeru Paharia. Original illustrations by Ryan Junell, Photos by Matt Haughey.)

Images publiées sous licence creative commons et traduites par Philippe Daigremont:

Les licences creative commons – les différents droits

Plus d’informations sur les creative commons

Pirater Toc-Arts ?

Depuis ses débuts, Toc-Arts est sous licence creative commons: « J’encourage tous les lecteurs qui le souhaitent à copier, voler, pirater sans vergogne ce que nous écrivons, et à reproduire sans payer les articles sur leurs blogs, pages MySpace, e-mails ou papyrus…« 

Creative Commons License

licences Creative Commons: comment ca marche et pourquoi tous les artistes devraient les utiliser

Une explication simple sous forme de BD a propos des licences Creative Commons; comment ça marche et pourquoi tous les artistes devraient les utiliser. J’avais déja parlé de pourquoi une société libre d’emprunter et de construire sur le passé est culturellement plus riche qu’une autre (le “piratage” favorisait la créativite culturelle). Les licences libres de type creative commons donnent un cadre légal au partage et favorise la diffusion et la créativité. Une introduction aux licences libres que je voulais publier depuis longtemps, ça y est c’est fait.

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Ceci est la traduction en français d’une création originale de Creative Commons, How It Works. (Credits de la version originale : Cartoon concept and design by Neeru Paharia. Original illustrations by Ryan Junell, Photos by Matt Haughey.)

Images publiées sous licence creative commons et traduites par Philippe Daigremont:

Les licences creative commons comment ca marche

Plus d’informations sur les creative commons

Pirater Toc-Arts ?

Depuis ses débuts, Toc-Arts est sous licence creative commons: « J’encourage tous les lecteurs qui le souhaitent à copier, voler, pirater sans vergogne ce que nous écrivons, et à reproduire sans payer les articles sur leurs blogs, pages MySpace, e-mails ou papyrus…« 

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