Un artiste remixe les interprétations d’une de ses chansons publiées par ses fans sur youtube

On connaissait les fans qui font de reprises de leur artistes préférés. On connaissait les artistes qui remixent les chansons d’autres artistes. On avait aussi vu un fan faire un clip pour Radiohead en mixant des vidéos publiées par d’autres fans sur Youtube.

Et bien dans la même lignée, voici un artiste dont les chansons ont été reprises par de nombreux fans et qui, plutôt que de bloquer leur diffusion comme beaucoup d’ayant-droits l’auraient fait, a choisi de remixer ces versions « pirates » pour en faire une nouvelle oeuvre.

Je reprends ici un article de Guillaume Champeau publié sur Numérama qui décrit mieux le contexte:

On savait que Gotye faisait de belles chansons. On saura maintenant qu’il les fait avec coeur et intelligence. Le musicien a mis en ligne dimanche un clip, repéré par Nikopik, qui est un remix de nombreuses reprises de son hit « Somebody that I used to know » publiées sur YouTube. « Je n’ai pas pu résister à l’énorme remixabilité que m’offrait un tel ensemble de matière première, variée et connectée à la fois« , explique l’auteur sur YouTube.

Gotye a réutilisé les chansons sans y ajouter le moindre son. Il a simplement joué sur le mixage pour réaliser cette unification, au résultat franchement très réussi. Sur son blog, l’artiste publie les adresses de l’ensemble des créations utilisées, en donnant à la fois l’URL de la vidéo, et celle de l’internaute. Une belle manière de les remercier d’avoir choisi de réinterpréter et de diffuser leur version de Somebody that I used to know, même sans en avoir demandé l’autorisation ou sans avoir versé de royalties, comme la loi américaine l’exige.

Par ailleurs, l’oeuvre de remix de l’artiste démontre le danger des DRM à outrance, s’ils étaient efficaces. Gotye explique en effet qu’il a utilisé KeepVid.com pour pouvoir télécharger les vidéos de YouTube, et les importer ensuite dans Ableton Live et After Effects. Or le fait de télécharger les vidéos est interdit par le contrat de YouTube, et Google est récemment parti en chasse contre les outils de téléchargement et de conversion pour YouTube. Si l’on vivait dans un monde où les volontés contractuelles étaient respectées et incontournables, Gotye n’aurait pas pu réaliser son hommage.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

 

Si vous êtes curieux vous pouvez voir le détail des (nombreuses !) vidéos youtube utilisées sur le site de Nikopic qui a reperé l’info en premier.

Un autre exemple de l’évolution de la culture d’un modèle basé sur un droit d’auteur fermé vers un modèle ouvert qui favorise les collaborations, les remix et la créativité.

Eteignez la TV, allumez Toc-Arts TV !

Je relance une chaine vidéo sur Toc-Arts, pour vous faire partager mes plus belles découvertes et j’espère vous inspirer dans vos créations.

J’explique ci dessous mes motivations et objectifs, mais si vous ne souhaitez pas lire, vous pouvez directement allumez Toc-Arts TV

Toc-Arts TV - vidéos pour les artistes

L’industrie s’appauvrit, mais les artistes s’enrichissent

Le but de Toc-arts c’est d’enrichir la scène artistique par la base. Un des aspects consistant à donner des astuces sur les outils web, l’autre à penser les nouveaux modèles économiques et les opportunités qui permettront aux artistes de vivre de leur art.

Un autre aspect important pour moi c’est aussi d’enrichir la scène culturelle en favorisant la découverte de nouveaux sons, images, vidéos.

Si Internet a cassé les modèles économiques de l’industrie culturelle, en revanche il a ouvert un nouveau monde d’opportunités pour s’enrichir artistiquement.

Avant si on était isolé dans un coin du monde on ne pouvait accéder qu’à ce qu’il y avait autour de soi.

Aujourd’hui que l’on soit au coeur de la silicon valley californienne, au fin fond de la campagne gersoise ou indienne, on peut accéder à une quantité infinie de contenus.

On peut accèder aux grandes oeuvres du passé et du présent en quelques clics, mais aussi à des cours, des astuces pour apprendre la musique, le dessin, …

Personnellement, grâce à Youtube, j’ai pu prendre des lecons de chant, de percussion ou de clarinette, et il ne se passe pas une semaine sans que je ne découvre une musique, un film ou une autre oeuvre fascinante.

La création s’appuie sur les influences

Tous les grands artistes qui ont existés ont été inspirés par leurs prédecesseurs. Certains débattront sur les limites entre plagiat et inspiration, moi je pense que nous sommes tous influencés par les autres, et que la copie et la réappropriation sont essentielles pour la création et globalement sont des choses positives.

L’histoire du Amen break, sample d’un break de batterie de quelques secondes qui a donné naissance ou influencé plusieurs genres de musiques est à ce propos assez instructive. (lire à ce propos: Le “piratage” favorise la créativite culturelle)

La diversité pour nourrir la créativité

Je pense aussi que la diversité est essentielle pour la créativité. Quand vous demandez à certains grands artistes comment ils en sont arrivés a produire telles oeuvres grandioses, bien souvent l’idée leur est venu de quelque chose de très different dans un autre domaine, mais qui les assez inspirés dans leur travail pour produire, après qu’il se soit réappropriés l’idée, quelque chose de nouveau et génial.

Ainsi une idée est bien souvent la juxtaposition et l’assemblage d’idées existantes sous une forme nouvelle. Souvent c’est une rencontre, une écoute, une découverte bouleversante qui a lancé une carrière.

Bref je pense que plus on est exposé à de belles et bonnes choses, plus on se nourrit culturellement, et plus on a de chance de produire soi-même de belles choses  (même si ce n’est pas garanti, et que parfois l’isolément peut être interessant pour partir dans une voie ou personne n’est allé).

C’est donc avec ces idées en tête que je relance Toc-Arts TV, projet lancé sous une autre forme il y quelques années et mis en pause pendant un moment.

Toc-Arts TV, tous les arts et pour tous les artistes

Dans Toc-Arts TV, vous retrouverez beaucoup de musique, que ce soit des concerts, des clips, ou parfois même juste une image statique si la musique le vaut, mais aussi des courts métrages, de la photos, du dessin, de la peinture, … Certains clips seront du travail de pro, d’autres du travail d’amateur.

Nous partirons dans les cultures européennes, africaines, juives, musulmanes, indiennes, sud américaines, etc … pour découvrir des arts traditionnels ou bien très contemporains et innovants.

La musique ira de la chanson francaise à l’electro en passant par du jazz, du rock, du funk, du reggae,des musiques du monde ou des fusions improbables …

J’ai hésité un moment à organiser par catégories, petits artistes découverts, vieux baroudeurs confirmés, musique, pas musique, … Au final, j’ai préféré tout mettre dans un fil unique et vous laissez l’option de zappez quand cela ne vous accroche pas.

Alors quand vous avez un peu de temps à perdre au bureau ou à la maison, venez zappez un peu sur Toc-Arts TV. La chaine contient déja plusieurs heures de vidéos, chacune avec ses spécificités (120 vidéos différentes représentant plus de 21h pour l’instant !).

Je vous recommande donc de ne vous faire quelques vidéos à la fois pour prendre le temps d’apprécier les différences.

Participez !

Je recois beaucoup de demandes de chroniques ou de promo d’artistes. Je réponds rarement par manque de temps et surtout car je me refuse à devenir chroniqueur (J’aime découvrir de la musique, mais chroniquer c’est un autre boulot!). En même temps j’aime bien filer un coup de main à un artiste de temps en temps quand j’ai un coup de coeur. Pour trouver un compromis, je propose de relayer les vidéos que je trouverai intéressantes.

Si vous souhaitez proposez une vidéo pour Toc-Arts TV, que ce soit la votre ou celle de quelqu’un d’autre:

  • envoyez un mail à lilious@toc-arts.org
  • mettez en intitulé « Vidéo pour Toc-Arts TV »
  • un lien vers la vidéo (obligatoirement Youtube) .
  • Point important: le son doit être correct. L’image peut être de qualité moyenne mais le son ne doit pas casser les oreilles, sinon la vidéo sera immédiatement rejetée.

Que je publie la vidéo ou pas, vous n’aurez pas probablement pas de réponse de ma part, mais je ferai l’effort de visionner ce que vous m’envoyez.

Eteignez la TV, allumez Toc-Arts TV !

En espérant que vous fassiez de belles découvertes !


Toc-Arts TV - vidéos pour les artistes

Musique, peinture, courts métrages,… votre source d’inspiration quotidienne.
 

 

 

Youtube, prescripteurs et le futur de la musique en ligne

Google et Youtube continuent d’évoluer et de rajouter des nouveautés qui ont un impact sur le monde la musique en ligne. Je vous présente ici une suite à mon premier article Youtube et le futur de la musique en ligne.

Pourquoi Youtube ?

Certains lecteur me demandaient pourquoi focaliser sur Youtube, il y a bien d’autre sites vidéos.

Oui, mais voila s’il n’est pas le premier portail de partage de vidéos apparu, (Dailymotion existe depuis plus longtemps), Youtube est le plus gros site de partage, un lieu majeur d’écoute de musique en ligne et étant propriété de Google, il préfigure de nouveaux modèles à venir.

Une petite infographie vous fera comprendre l’immense plateforme qu’est devenu Youtube:


Infographie par TechWelkin.com et signalée par Defmaster
Cependant pour rappeler que Youtube n’est pas le seul, ne négligez pas Viméo qui a su attirer une communauté très riche d’artistes.

Les prescripteurs: sources de recommandation

 

Je parlais dans mon premier article des « prescripteurs », sources de recommandation reconnues et mise en valeur par Youtube:

 

De la même manière qu’il identifie les artistes, Youtube identifie les sources qui recommandent ces vidéos et proposent une option “Vu sur: ” avec un lien vers une page consacrée à la source de la vidéo: Ces sources, des sites web spécialisés et externes à Youtube semblent être reconnus en tant que prescripteurs puisque Youtube leur consacre une page et recense les vidéos qu’ils ont publiés à l’extérieur de Youtube.

 

Certains lecteur me demandaient comment fonctionne ce système ? Comment les prescripteurs sont ils choisis ?

Et bien je suis tombé récemment sur cette vidéo de l’artiste indienne Nadini Srikar,  qui m’a permis de comprendre un peu plus ce système.

 

Comme vous pouvez le voir la source est blueFROG, une entreprise musicale indienne associant salle de concert, enregistrement et promotion d’artistes. Ayant travaillé pendant plus d’un an et demi à la stratégie digitale de cette entreprise, j’ai donc quelques clés pour m’aider à comprendre comment Youtube choisit d’afficher ces prescripteurs.

Alors explorons.

Quand on clique sur le nom de la source, on accède à une page Youtube qui apparait comme un flux avec les dernières vidéos du prescripteur.

 

 

Même si ce flux ressemble a une chaine Youtube, les vidéos affichés n’ont pas été posté par le prescripteur sur son compte Youtube, mais sur son site web.

En effet , quand on clique sur Read more (lire plus) on est redirigé vers le site du prescripteur.

Notez que le lien lui même redirige vers une sous page, faisant elle même partie d’une page sur l’artiste:

 

 

Alors pour résumer:

  • blueFROG poste  des vidéos Youtube sur son site, ces vidéos sont déja sur Youtube et seulement intégrées (embed) dans le site.
  • Google scanne régulièrement ce site et recense les vidéos intégrées sur une page Youtube générée automatiquement
  • ces données sont utilisées dans les pages de vidéos comme celle de Nadini Srikar pour indiquer que blueFROG a republié la vidéo (ce qui en pratique équivaut à une recommandation).
  • notez que la page blueFROG crée automatiquement par youtube est différente de la page Youtube où blueFROG publie (upload) ses propres vidéos. Et qu’il n’y pour l’instant aucun lien entre les deux. On imagine que prochainement il y aura un système pour lier et consolider les deux identités/pages
  • on imagine que Youtube utilise les données d’intégration (embed) de vidéos sur le web comme un indicateur de popularité qui pourrait être utilisé pour les moteurs de recherche de Youtube, de Google, mais aussi dans le système qui vous propose d’autres vidéos après la fin de la vidéo que vous avez regardé.

« it’s the social, stupid! »

Dans une futur pas si lointain on imagine que cette generation de recommandations personnalisées va être de plus en plus important, pas seulement chez Google.

On voit déja Facebook s’associer  des services de musique comme Spotify avec en fond la même idée: utilisez le comportement des utilisateurs et leur interactions avec les contenus pour proposer des recommandations personnalisées à ces utilisateurs et à leur amis.

Facebook étudie déja vos comportement sur son site pour comprendre les contenus qui suscitent votre interet, la prochaine étape sera d’affiner cette compréhension en scannant directement vos playlists.

L’approche n’a rien de nouvelle, c’est ce qu’essaye déja de faire Last.FM ou Pandora, mais on voit que la course pour créer le meilleur système de recommandation continue.

« it’s the economy, stupid! »

Pourquoi cette course à la recommandation ? Pour vous faire plaisir les petits loulous, mais pas seulement.

C’est surtout un moyen de donner un valeur ajoutée à l’expérience musicale. Et donc potentiellement de générer un modèle économique viable.

C’est ce qu’anticipait Kevin Kelly  quand il disait:« Lorsque les copies sont gratuites, vous devez vendre des choses qui ne peuvent être copiées. »

Et une expérience personnalisée avec un système qui vous propose une majorité de titres que vous trouverez géniaux pourraient etre un de moyens pour générer un modèle économique profitable.

A ce sujet lisez l’excellent article de Kevin Kelly sur les moyens de monétiser l’expérience musicale à l’heure du peer-to-peer: Mieux que gratuit, le business model réinventé

Comment devenir un prescripteur sur Youtube ?

Revenons à Youtube. Il y a des milliers de sites qui integrent des vidéos musicales dans leur pages.

Comment Youtube choisit il les prescripteurs qu’il va afficher dans ses pages vidéos ? Je n’ai pas de preuve directe, mais voici à mon avis ce qui passe.

Google utilise les données de son moteur de recherche pour savoir identifier des sites de référence dans le monde la musique.

Lorsque je travaillait le référéncement de blueFROG, j’essayai de travailler le contenu et les liens pour optimiser le positionnement du site web de blueFROG pour des mots clés comme « gigs in mumbai » (concerts à Bombay), « gig calendar » (agenda des concerts), « music venue  » (salle de concert), …

Ce travail d’optimisation autour des thématique de la musique live associé au comportement des internautes qui visitent le site de blueFROG après avoir fait des recherches liés à la musique aident Google à determiner que blueFROG est un site de référence dans la musique.

Pour devenir un prescripteur sur Youtube, il faut donc à mon avis avoir déja un bon référencement autour de la musique (incluant sa composante sociale, à savoir les citations dans les médias sociaux).

Et la pas de secret, c’est un travail de longue haleine pour optimiser son positionnement et accroitre sa popularité.

Par contre un aspect interessant c’est que dans ce domaine un simple blog pour peu qu’il soit populaire, peut devenir lui aussi devenir un site de référence qui fera jeu égal avec de grand sites.

Je pense que cela sera d’autant plus vrai dans le futur où j’imagine que plutot que de se baser uniquement sur des gros sites généralistes, Google accordera plus d’importance aux sites de niches comme il le fait de plus en plus.

Si vous publiez uniquement des revues sur le heavy métal extreme tendance « tractopelle-core » depuis 10 ans, il y a des chances que votre site deviennent une reference pour Google dans ce domaine 🙂

 

Le futur: la vente sur Google play ?

Rehgardons encore la vidéo Youtube de Nadini Srikar:

 

 

Notez que d’un coté on a le design Youtube disant « acheter cette chanson sur: » et de l’autre l’artiste qui a mis ses propres liens vers ses sites de vente (Amazon, Itunes, OVI) dans la description…

Le système n’est pas encore tout à fait au point…

La reconnaissance la musique présente dans la vidéo se faisant à priori automatiquement (comment??), il serait interessant que Google informe l’artiste et lui propose de rajouter ses propres sites de ventes .

Ou alors il faut s’attendre à ce que Google favorise les liens de vente via Google Play, l’ancien Android Market où Google espère imiter ce qu’Apple a fait avec l’iTunes Music Store et l’App Store, à  savoir vendre de la musique, des vidéos, des applications pour smartphone, des jeux, où encore de livres éléctroniques… pour les ordinateurs, mais aussi et surtout les smartphones et tablettes.

Conclusion

Le monde la musique en ligne continue à evoluer très vite. Pour les technophobes, ne vous inquiétez pas. Voici comment vous pouvez vous faire connaitre et vendre votre musique sur internet (ou pas):

  • il faut être bon dans ce que vous faites
  • autant que possible rendre votre musique facilement écoutable et diffusable (sur internet ou hors ligne)
  • pensez diffusion prescriptive, (voir les 7 pre-requis pour un musicien indépendant)
Une très bonne illustration de ce que je vous dis:
je voulais finir cet article en vous laissant écouter la musique de Nadini Srikar via la vidéo que je décrivais.
Je ne rédige pas de recommendations pour artistes, mais j’aime bien profiter de mes articles pour faire découvrir des artistes que je trouve interessant.
Hors quand on essaye d’intégrer la vidéo hors de Youtube voici le message: intégration désactivée sur demande (de l’auteur de la vidéo).

Forcer les gens a cliquer pour aller sur Youtube c’est imposer de faire un clic de plus (de trop?) avec le risque que peu de gens fassent l’effort d’aller voir.

C’est stupide car c’est se priver d’une promotion par les fans (comme je voulais le faire) et un moyen de réduire sa visibilité.

 Le système de prescripteur de Youtube que je décrivais plus haut sera lui aussi bloqué puisque si la vidéo ne peut etre intégrée ailleurs sur le web, il n’y aura pas reconnaissance de recommandation par des sites web externes et probablement un positionnement moindre sur Youtube.
Coup de chance ici il semble que la vidéo ait été intégrée sur le site de blueFROG AVANT que l’integration soit bloquée, ce qui a permis à la recommandation « Vu sur: » d’apparaitre sur Youtube, mais malheureusement oblige les visiteurs du site à un clic de plus…

Conclusion de la conclusion

Pour finir je vous encourage quand meme à aller la vidéo de Nadini Srikar sur Youtube.

La scène contemporaine est en train de grossir à grande vitesse et l’on voit beaucoup d’artistes dans cette lignée, fusionnant musique traditionnelle indienne et des musiques électroniques actuelles. Cela donne une idée de ce qui se passe en ce moment dans la scène musicale en Inde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Artiste 2.0: YouTube + EBay + Etsy= combo gagnant pour BlueHeronArts

Voici une nouvelle initiative originale qui utilise le web au mieux, à la fois pour la promotion, la vente, mais aussi et surtout pour créer du lien entre l’artiste et son public.

BlueHeronArts est un artiste faisant de la peinture chinoise . Pour information, la peinture chinoise est un art très délicat. Le papier utilisé est hyper absorbant et si on laisse le pinceau une fraction de seconde de trop, on obtient une grosse tache immonde. Il faut donc savoir ou l’on va lorsque l’on peint, être très rapide et surtout très précis car il impossible de retoucher la peinture après coup. La réalisation d’une telle peinture a donc un coté assez magique.

Blueheronarts vous permet de voir la magie de la création en filmant la réalisation de chacune de ses peintures et en les mettant a disposition sur en ligne sur sa chaine youtube.

C’est vraiment impressionnant comme il donne vie à ses toiles et le résultat est magnifique, jugez plutôt:

Les œuvres sont ensuite mises en vente en ligne sur sa boutique personnelle sur EBay.

Je trouve ca vraiment sympa de pouvoir choisir sa peinture tout en voyant comment elle a été crée ! Malgré la distance on garde un sentiment de proximité car on peut voir l’artiste dans son travail, en train de créer ses œuvres, et le connaître mieux, …

A coté de ça, il profite de sa notoriété pour vendre des bijoux sur Etsy, le site de vente d’artisanat en ligne!

A l’opposé du marketing classique ou il s’agit uniquement de faire passer son message souvent de façon impersonnelle, internet permet ainsi de créer un lien personnel entre l’artiste et son public. C’est la création d’un tel lien entre l’artiste et ses fans qui, à mon avis, est la clé du succès sur internet.

Blueheron est donc pour moi un bon exemple d’artiste 2.0, qui utilise internet à la fois pour se faire connaître au delà de son entourage proche, engager une relation avec son public, mais aussi vendre ses œuvres.

Cela montre aussi très bien a mon avis pourquoi internet est une chance pour tous les artistes. En permettant aux artistes de rencontrer un public sans limitation géographique, mais aussi de vendre sans moyens sophistiqués, internet donne aux « petits » artistes les moyens de jouer dans la cour des grands.